Histoire des élections en Afrique : série de livres de Régis Marzin – 1. La Côte d’Ivoire
Histoire des élections en Afrique : série de livres de Régis Marzin – 1. La Côte d’Ivoire
Régis Marzin, 30 janvier 2026, regismarzin.bsky.social
Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes
Aux Editions de La Principauté des Baobabs
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Le livre ‘Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes’
+ Addendum du 25 janvier 2026 (p16) : 1897
La série de livres ‘Histoire des élections en Afrique’
L’auteur de la série de Régis Marzin ‘Histoire des élections en Afrique’
Sommaire du livre ‘Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes’
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Le livre ‘Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes’
‘Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes’ de Régis Marzin,
aux Editions de La Principauté des Baobabs, décembre 2025
Sur le site des Editions de La Principauté des Baobabs
Sur le site de la BNF le 30.1.2026
Résumé
Le livre sur l’histoire des élections en Côte d’Ivoire de 1945 à 2025 est extrait d’une ‘Histoire des élections en Afrique sur 55 pays de 1792 à 2025’. Il en reprend la structure chronologique. Les premiers chapitres placent l’histoire électorale ivoirienne dans l’histoire plus large de tout le continent africain et de l’espace des anciennes colonies françaises. Les élections arrivent en Côte d’Ivoire après la Seconde Guerre mondiale, comme dans la plupart des anciennes colonies françaises. Félix Houphouët-Boigny commence alors sa carrière politique entre la France et l’Afrique. A partir des années 50, le politicien donne une place motrice à la Côte d’Ivoire dans un espace géopolitique d’abord en pleine transformation puis figé par la guerre froide. Il entre au gouvernement français en 1956. Vers 1958, son parti le PDCI-RCA reste le seul parti. Le président ivoirien est connu pour son rôle dans un système néocolonial, mais il joue aussi un rôle moteur dans le démarrage de la vague du monopartisme dans les anciennes colonies françaises et donc dans la diffusion du monopartisme en Afrique.
Quand vient l’heure de revenir au multipartisme, en Côte d’Ivoire, aucun travail d’élaboration intellectuelle collectif n’est réalisé pour s’éloigner correctement du monopartisme. Le pays devient, pour d’autres pouvoirs issus des années 80, un ‘modèle’ de retour au multipartisme sans démocratisation réelle. Avec quatre autres élections de cette époque, la présidentielle ivoirienne d’octobre 1990 participe à diffuser l’essentiel des méthodes qui seront utilisées dans le quart de siècle suivant pour détourner les processus électoraux. La rupture de la fin des années 90 est trompeuse. L’ancien régime disparaît mais aucun consensus ne s’établit sur l’organisation des élections. Le décès de Félix Houphouët-Boigny place la Côte d’Ivoire dans un engrenage de conflits de prise de pouvoir que rien ne semble plus pouvoir arrêter.
Les conflits autour des processus électoraux, en particulier avec le RDR d’Alassane Ouattara autour de la question de l’‘ivoirité’, participent à créer une tension qui aboutit à la guerre civile entre septembre 2002 et 2007. Le processus électoral de 2010 est le processus électoral le plus complexe de toute l’Histoire des élections en Afrique (dixit l’auteur qui les a tous étudiés). A partir de là, chaque élection est organisée dans une période de ‘suite de guerre civile’ qui a du mal à trouver une issue. Si depuis 2010, les principaux acquis sont le règlement de la crise de l’ivoirité et des progrès dans l’unité nationale, le troisième mandat de 2020 a une odeur de maintien de la paix non assumé. La nouvelle génération de dirigeants, qui seraient idéaux car vierges des règlements de compte des conflits passés, tarde à arriver au pouvoir. Après la période de monopartisme et la période conflictuelle d’adaptation au multipartisme, une nouvelle période tarde à s’ouvrir.
Intention, méthode, contenu
L’auteur retrace de manière la plus complète possible l’histoire des élections en Côte d’Ivoire en décrivant les liens de cette histoire avec un contexte externe. Selon une méthode expérimentée sur des dizaines ou des centaines de processus électoraux en Afrique, il analyse chaque processus électoral de manière détaillée, en mettant en exergue les dysfonctionnements et les éléments conflictuels, en évaluant l’éloignement d’un processus électoral théorique idéal consensuel. Il rassemble de nombreuses sources en cherchant à ne pas s’éloigner de l’‘objectivité’ des faits. La complexité de la présidentielle ivoirienne de 2010 apparaît dans le nombre de page nécessaire pour expliquer correctement sa logique. L’auteur termine sur la présidentielle de 2025, dans un contexte mondial de régression démocratique fortement marqué en Afrique depuis 2016.
Dans des processus électoraux manquant de qualité démocratique, au travers des faits, les logiques des nombreux acteurs, divers et variés sont visibles. L’auteur tente d’estimer l’importance de leurs actions dans les logiques historiques, dans les suites de causes et conséquences, en considérant les similitudes observées sur un ensemble de pays. En particulier, l’histoire ivoirienne met en lumière un grand nombre d’actions de dirigeants français. L’auteur décrit régulièrement à l’œuvre une « Françafrique électorale », une partie de la Françafrique spécialisée dans des interventions sur des processus électoraux. Cependant, la Françafrique n’est jamais n’est pas étudiée en tant que sujet de ce livre. Son étude concerne un ensemble de pays et sa description détaillée, demanderait une synthèse géographique ultérieure.
L’histoire électorale ivoirienne semble ne commencer que dans les années 90, mais elle ne se comprend correctement qu’en retrouvant les éléments de continuité historique depuis 1945. L’auteur propose de considérer l’histoire électorale de différents pays d’Afrique en rassemblant des données géographiques et historiques, en commençant par la Côte d’Ivoire, pour tenter de prendre un recul utile à la réflexion.
Régis Marzin
Paris, le 30 janvier 2026
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Addendum du 25 janvier 2026 (p16) : 1897
Le Conseil supérieur des colonies entre 1891 et 1939, en Côte d’Ivoire au moins à partir de 1897
A Paris, le 19 octobre 1883, après l’arrivée de Jules Ferry au pouvoir, est mis en place par le Sous-Secrétaire d’État aux Colonies, Félix Faure, le Conseil supérieur des colonies, un conseil consultatif sur les lois des colonies, au service du secrétariat d’Etat… En 1897, des élections ont lieu en Guinée française, aux Comores et en Côte d’Ivoire où quelques dizaines de personnes participent…
Consulter l’addendum de Régis Marzin du 25 janvier 2026
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La série de livres de Régis Marzin ‘Histoire des élections en Afrique’
La série des livres ‘Histoire des élections en Afrique’ est issue d’une recherche de l’auteur sur l’histoire des élections dans tous les pays d’Afrique, 55 pays. L’auteur commence à travailler sur les élections en Afrique en 2009. Il liste d’abord les élections en Afrique depuis 1990. En lien avec des témoins engagés, crise électorale après crise électorale, il expérimente sa propre méthode d’analyse détaillée des processus électoraux. Il commence à rédiger une enquête historique en 2018. Il rassemble alors de nombreuses sources en cherchant à ne pas s’éloigner de l’‘objectivité’ des faits.
Dans le plan de l’ouvrage global esquissé sur 55 pays, la priorité est donnée à un angle chronologique et les chapitres sont dans un ordre chronologique. Dans ce cadre temporel sont distingués des thèmes différents selon les époques. Les données de différents pays sont synthétisées par époque. Les périodes des chapitres sont liées à des mouvements historiques communs et à des influences extérieures.
Pour une commodité d’édition, dans une étape finale à partir de 2025, l’enquête est divisée par pays ou zones géographiques, en conservant le plan chronologique de l’enquête globale, unique pour toute la série des livres ‘Histoire des élections en Afrique’ et qui dépend donc de l’enquête globale et pas du pays ou de la zone du livre. Quelques livres chronologiques sont envisagés en particulier le livre sur la période 1792-1945.
En outre, entre 2015 et 2018, l’auteur a conçu un cadre théorique autour d’un classement des régimes politiques et d’un classement des élections. Il a rassemblé à partir de 2016 dans des études annuelles des données dans des graphiques pour permettre une visibilité des évolutions de nombreux facteurs depuis 1990. La rédaction de l’histoire s’inscrit dans ce cadre, qui permet de vérifier constamment une cohérence des informations avec des parcours nationaux sur plusieurs décennies et une cohérence d’ensemble. Cependant, dans les livres, les classements des études ne sont pas repris comme référence dans la description des faits historiques de l’‘Histoire des élections en Afrique’ : ils sont presque effacés pour en rester aux faits plus objectifs des processus électoraux.
Travaillant sur tous les pays d’Afrique, l’auteur considère selon la même méthode les pays francophones, anglophones, lusophones et autres. Il souhaite fournir une matière qui permette de renouveler des analyses historiques et politiques. Il tente de relier des regards internes et externes à l’Afrique et de montrer leurs interactions et leur complémentarité. Les données qui s’accumulent le long d’une description complète d’un processus historique permettent, entre autres choses, de mieux cerner les relations entre les actions des acteurs internes et externes à l’Afrique.
L’‘Histoire des élections en Afrique’ est une série inédite que les Editions de La Principauté des Baobabs inaugure.
Livre de la série publié :
- Côte d’Ivoire de 1945 à 2025, la démocratie à l’épreuve des urnes – Décembre 2025
Autres livres attendus en 2026 :
- Histoire des élections en Afrique : 1792-1945 – Sortie prévue en 2026
- La passionnante épopée de l’Afrique de l’Ouest anglophone, Sierra Leone, Libéria, Nigéria, Ghana, Gambie, (1792-2025) – Sortie prévue en 2026
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L’auteur de la série ‘Histoire des élections en Afrique’
Régis Marzin est journaliste et chercheur indépendant spécialisé en politique africaine, à Paris. Ancien ingénieur en système d’information et militant associatif, il se consacre depuis 2009 à l’étude des élections en Afrique. A partir de 2009, un travail régulier avec des acteurs africains engagés pour la démocratie dans leur pays lui permet de mieux comprendre les subtilités électorales et un point de vue africain sur les processus électoraux. Il est auteur de rapports annuels sur l’état de la démocratie en Afrique depuis 2016, qui associent le classement des régimes politiques et l’analyse des processus électoraux. Il réalise également des études spécifiques synthétiques sur des points transversaux, par exemple sur la biométrie, la limitation du nombre de mandats, les commissions électorales ou les élections locales. Après une première phase de préparation de plusieurs années, il commence en 2018 à écrire une histoire des élections en Afrique, dans 55 pays d’Afrique, de 1792 à nos jours.
Régis Marzin
Paris, le 30 janvier 2026
Sommaire du livre ‘Côte d’Ivoire de 1945 à 2025. La démocratie à l’épreuve des urnes’
Introduction 6
1. Avant 1945, priorité française au Sénégal, l’Algérie et la Tunisie 15
Le Conseil supérieur des colonies entre 1891 et 1939, en Côte d’Ivoire au moins à partir de 1897 (en addendum)
2. Première phase de multipartisme après la Seconde Guerre mondiale 17
Des ouvertures politiques déclenchées par la guerre mondiale en vue d’une décolonisation 17
1945-1950 : l’ascension de Félix Houphouët-Boigny au moment de la diffusion du droit de vote 18
1945-1960 : diffusion du suffrage féminin et du suffrage universel 23
Les années 50 entre fraudes électorales et avancées vers les indépendances 31
1948 à 1956, arrangement politique plutôt que fraudes : le désapparentement du RDA du PCF 32
17 colonies françaises sur 18: 1956-1958 : élections d’Assemblées pour mettre en place des exécutifs 38
16 colonies françaises sur 18 : 1958 : référendum constitutionnel de la Communauté française 41
17 colonies françaises : 1959 : assemblées constituantes et création des Etats 44
Vague de premiers ‘partis uniques de fait’ dans les colonies françaises en 1959 45
Une dispersion sous contrainte des élections en Afrique dans les années 50 48
Les années 60 et les élections de la période des indépendances 49
1956-1968 : quand 39 pays deviennent indépendants, des élections pour de nouvelles ‘nations’ 49
Ex-colonies françaises en 1960 : la seule ‘présidentielle’ en Côte d’Ivoire 51
Conclusion : un processus de démocratisation continental lié à la décolonisation 51
3. De la période de la décolonisation à 1990 : l’Afrique des partis uniques 53
Elections après indépendances et fin des phases de multipartisme 53
Ex-colonies françaises : l’ancienne métropole influe sur le choix des dirigeants 54
Montée des partis uniques dans les années 60 et leur domination jusqu’en 1990 60
L’Afrique politique figée par ou pendant la guerre froide et la Côte d’Ivoire à l’Ouest 64
Luttes contre les partis uniques et crise de la dette 64
Conclusion 66
4. 1990 : bouleversement continental au retour du multipartisme 67
Mobilisation pour la fin des partis uniques : le cas de la Côte d’Ivoire 67
Début de retour au multipartisme au premier semestre 1990 puis fin 1990 et en 1991 69
Avant la Baule, pour Jacques Pelletier, la Côte d’Ivoire prioritaire 70
20 juin 1990, le discours de la Baule 71
FMI et Banque mondiale impliqués dans le passage au multipartisme en raison de la crise de la dette 72
Le quasi-revirement de François Mitterrand de fin 1991 appliqué en Côte d’Ivoire 73
Modèle et contre-modèles : Bénin et Gabon et Côte d’Ivoire dès le premier semestre 1990 74
En 1990, le multipartisme redémarre en pratique dans les ex-colonies françaises 75
Automne 1990 et 1991 : face au modèle béninois, les (contre) modèles gabonais et ivoirien 76
Bilan du changement de politique française en 1990 autour du retour au multipartisme 78
Conclusion sur la migration du monopartisme au multipartisme en 1990 et 1991 79
5. 1990-1994 : phase de démocratisation rapide au retour du multipartisme ? 81
Retour au multipartisme : mobilisations, négociations et élections dans 36 pays 81
Côte d’Ivoire : 1990, un multipartisme rapidement imposé par et pour Félix Houphouët-Boigny 82
Actions d’origine extérieure en Côte d’Ivoire, aides et sanctions 88
Bilan des mobilisations populaires 89
Modification des constitutions : aucune limitation du nombre de mandats en Côte d’Ivoire 91
Vu de France et d’Europe : multipartisme ou démocratie ? 91
Le ‘projet de la Baule’ trébuche à Abidjan en 1990 quand survient la présidentielle 91
Une politique française construite sur des actions contradictoires 94
Conclusion 95
6. 1994 – 1995 : coup d’arrêt antidémocratique après le génocide des Tutsi du Rwanda 97
L’année 1994 entre génocide des Tutsi au Rwanda et fin de l’apartheid en Afrique du Sud 97
La Côte d’Ivoire tarde à créer une commission électorale dans les années 90 98
Conclusion 99
7. 1996 – 2007 : l’Afrique anglophone avance plus vite vers la démocratie 100
8. 1995 – 2007 : la Côte d’Ivoire instable de la période Chirac 101
22 octobre 1995 : la présidentielle boycottée dans l’engrenage de l’ivoirité 101
Législatives du 26 novembre 1995 sous les yeux d’observateurs instrumentalisés 101
La question de l’« ivoirité » sous la présidence d’Henri Konan Bédié de 1995 à 1999 104
22 octobre et 10 décembre 2000 : présidentielle et législatives sous le sceau de l’’ivoirité’ 107
Conclusion 120
9. 2010-2011 : le conflit électoral en Côte d’Ivoire, un paroxysme africain 121
31 octobre et 28 novembre 2010 : présidentielle dans l’impasse et certification de l’ONU 121
La guerre civile et les négociations de paix 121
En amont, la lente constitution du fichier électoral biométrique avec la Sagem entre 2006 et 2008 126
De fin 2008 à fin 2010, mises au point en amont approximatives 138
Campagne électorale et jours de vote 144
Compilation nationale des résultats et entrée en crise électorale 150
La guerre civile de mi-décembre 2010 et avril 2011 172
Règlement de compte final 181
Conclusion, analyse générale du processus électoral et des actions françaises 183
11 décembre 2011 : législatives boycottées en suite de guerre civile ou retour à la « normalité » ? 191
La biométrie électorale au cœur d’un plan de maintien de la paix ? 199
Printemps arabe concomitant et adaptation rapide de la politique française en 2011 201
10. Les années 2010 : guerres, coups d’Etat, focalisation sécuritaire, droit international et UE 206
Le droit international et les processus électoraux en Afrique 206
Elections et ONU : l’ONUCI dans l’histoire des interventions de maintien de la paix 207
Construire l’Etat de droit pour faire avancer des processus de démocratisation ? 210
En 2011, la crise électorale devient un dossier majeur puis une épine dans le pied de la CPI 215
Alassane Ouattara et la tentative de coup d’Etat du 16 septembre 2015 au Burkina Faso 221
Présidentielle du 25 octobre 2015 : un climat « apaisé » sans Laurent Gbagbo ? 222
Conclusion 238
11. 2018-2025 : la limitation du nombre de mandats est-elle possible en Côte d’Ivoire ? 240
En 2020, après le décès d’un dauphin, la limite de deux mandats oubliée 240
Crise des limitations du nombre de mandats en Afrique de l’Ouest : la CEDEAO neutralisée 255
Présidentielle du 31 octobre 2020 : la constitution oubliée pour un « cas de force majeure » 259
Législatives du 6 mars 2021 : baisse de tension miraculeuse 284
Locales et sénatoriales des 2 et 16 septembre 2023 289
Présidentielle du 25 octobre 2025 : continuité sans perspectives de solution 294
Conclusion 311


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