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Gabon – Revue de presse coup d’Etat électoral – media gabonais

3 septembre 2016

Revue de presse sur le coup d’Etat électoral au Gabon

Partie 2 : media et réseaux sociaux gabonais

Régis Marzin, blog Regard * Excentrique,

4 septembre 2016, mis à jour le 5.9 à 16h30 et 23h55, le 6.9 à 23h, le 7.9 à 14h30, le 8.9 à 13h30, le 9.9 à 19h30, le 12.9 à 15h30, le 14.9 à 14h, le 17.9 à à 23h, , le 19 à 17h, le 20 à 13h, le 21 à 22h, le 22 à 19h, le 23 à 13h, le 25 à 23h59, le 26 à 22h, le 27 à 13h, le 30 à 23h59, le 2.10 à 16h, le 4.10 à 23h30, le 10 à 23h.

Lire aussi sur R*E :

Revue de presse partie 1 : media français et internationaux + interviews Ping

Résumé de l’actualité, jour par jour + Bilan des victimes + Réactions internationales

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Media et réseaux sociaux gabonais

http://gabonreview.com/

https://www.facebook.com/Gabonreview/

Hacké le 30. Muet depuis le 31. A repris le 6.

http://info241.com/

Hacké le 1.9, puis refonctionne, puis hacké le dimanche 4.9 à 20h45

http://echosdunord.com/

Peu d’articles

http://www.gabonmediatime.com/

En service le 4.9, après un arrêt d’une journée le 31.8.

A annoncé la disparition d’un journaliste le 2.9

Inaccessible du 16 au 21.9.16. OK le 22.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/

Fonctionne normalement : reprises d’articles, vidéos, traductions

Le 4.9 nombreuses images des blessés.

http://www.gabonews.com/
Rien depuis le 30.8 A repris le 6.9.

http://www.gouvernement.ga/, Gouvernement gabonais

Quelques information en direct sur twitter :

#Gabon
#Bongoiskilling
#Bongoischeating

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10.10, 15h39

http://gabonreview.com/blog/jean-ping-annonce-conseil-gabonais-de-resistance/

Jean Ping annonce le Conseil gabonais de la résistance

Publié par Loic Ntoutoume dans POLITIQUE sur lundi 10 octobre 2016 à 15:39 / 0 commentaires

L’ancien candidat consensuel de l’opposition, Jean Ping, a tout récemment annoncé la création d’un Conseil gabonais de la résistance (CGR). Mission : unifier les actions contre le régime d’Ali Bongo Ondimba.

Dans sa «troublante» sérénité, l’ancien président de la commission de l’Union africain dévoile progressivement ses outils et stratégies de contestation de la victoire du président de la République. Après la journée de recueillement, lancée le 6 octobre dernier en mémoire des civils gabonais morts lors des violences post-électorales, Jean Ping annonce la mise en place d’une structure de lutte pacifique contre le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, qualifié «d’illégitime».

«J’invite l’ensemble des partis, personnalités politiques et amis du Gabon à poursuivre les efforts engagés en vue du respect de la souveraineté du peuple gabonais et partant, le rétablissement de la légalité républicaine. Face à ce coup d’État militaro-électoral intervenu suite à l’élection présidentielle du 27 août 2016, il apparaît donc nécessaire d’organiser la résistance au régime d’Ali Bongo Ondimba, à travers toute l’étendue du territoire et partout dans le monde», a-t-il lancé le 7 octobre 2016.

Plus concret, Jean Ping a annoncé huit mesures pour isoler et résister au pouvoir d’Ali Bongo. Ces moyens se définissent autour de l’unification, la mutualisation des contacts, la sensibilisation et la mobilisation des soutiens. Celle-ci s’amorcera, par l’organisation, à l’initiative de l’ancien candidat consensuel de l’opposition, d’un dialogue national ouvert à tous : partis politiques, société civile et diaspora. «Les mouvements associatifs, les organisations patronales et internationales amies du Gabon et préoccupés par la grave crise politique que notre pays traverse seront invités à apporter leurs précieuses contributions en faveur de la construction d’un cadre institutionnel fort et crédible, garant d’une véritable démocratie», a-t-il garanti.

«Tout en envisageant les mesures d’isolement de ce régime dictatorial, illégitime et totalement discrédité au sein de la communauté internationale, j’estime urgent et prioritaire de promouvoir toute action visant à faire prendre des sanctions ciblées à l’encontre des auteurs et complices de ce coup d’État militaro-électoral», a affirmé l’ancien président de la commission de l’Union africain. Assurant ne pas être exhaustif dans son listing, les mesures précitées visent Ali Bongo Ondimba, Marie Madeleine Mborantsouo, René Ella Aboghe, Alain Claude Bilie By Nze, Pacôme Moubelet Moubeya, Lambert Noel Matha, Mathias Otounga Ossibadjo, Frédéric Bongo Ondimba, Hervé Patrick Opianga et le général d’armée Jean Ekoua.

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10.10, 15h22

http://gabonreview.com/blog/climat-postelectoral-arrestation-de-sylvie-nkoghe-mbot/

Climat postélectoral : Arrestation de Sylvie Nkoghe-Mbot

Publié par Stevie Mounombou dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur lundi 10 octobre 2016 à 15:22 / 0 commentaires

Co-auteur d’un rapport supposé compromettant sur les violences postélectorales, la présidente engagée du syndicat Hippocrate a été interpellé, le 7 octobre dernier à Libreville.

Sylvie Nkoghe-Mbot, présidente du syndicat Hippocrate, interpellée le 7 octobre 2016 à Libreville. © 2.bp.blogspot.com

Très connue pour son franc-parler, la présidente de l’ONG Hippocrate est actuellement sous les verrous. Selon des responsables de la coalition syndicale Dynamique Unitaire, Sylvie Nkoghe-Mbot a été interpellée, le 7 octobre dernier à Libreville, pour avoir rédigé un rapport sur les violences postélectorales.

Avec certains de ses collègue, ce médecin de 56 ans a constitué un dossier cataloguant toutes les victimes des dernières violences politiques postélectorales : décédées, blessées, disparues, ayant été en contact avec une structure médicale, de manière à présenter les faits véridiques, avec témoignages des personnels médicaux traitants, devant toutes les opinions qui s’y intéresseraient.

 «Je viens d’être désigné avocat par la famille de Sylvie Mbot, co-auteur d’un rapport accablant sur les victimes des exactions de la Garde républicaine (GR)», a également déclaré l’avocat français Eric Moutet, déjà en charge de la défense de Jean Ping. «Je vais intervenir demain (ce 10 octobre, ndlr) auprès des autorités canadiennes car ses enfants sont de nationalité canadienne», a jouté l’avocat à l’AFP.

Selon toute vraisemblance, le document co-rédigé par la pédiatre de 56 ans contient certainement des informations embarrassantes au point qu’elle ait été arrêtée. D’entrée, les regards se tournent vers le bilan des morts des violences ayant éclaté après qu’Ali Bongo ait été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel du 27 août dernier.

La société civile et l’opposition revendiquent plusieurs dizaines de morts notamment, tandis que le pouvoir fait état de moins de cinq décès. Par ailleurs, l’arrestation de Sylvie Nkoghe-Mbo, qu’une partie de l’opinion assimile à un règlement de compte pour ses prises de positions radicales, n’est pas pour arranger la position du Gabon aux yeux des institutions de défense des droits de l’Homme.

Sylvie Nkoghe-Mbot est une pédiatre et femme politique. Membre très active de la Dynamique Unitaire, elle est également le président du Syndicat Hippocrate, qui regroupe des médecins, pharmaciens, biologistes et chirurgiens-dentistes de la Caisse nationale sécurité sociale (CNSS). A ce titre, Sylvie Nkogue Mbot dénonce régulièrement «le sabotage du système de santé gabonais» ainsi que le pillage systématique des fonds de l’Etat par une petite caste. Ancienne déflatée des agents hospitaliers de la CNSS depuis 2013, elle n’a pas perçu ses droits légaux ni intégré à la fonction publique. Un engagement radical qui en fait une «cible parfaite» pour les défenseurs du régime.

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10.10

http://www.gabonmediatime.com/violences-post-electorales-sylvie-mbot-arretee-pour-son-rapport-preliminaire/

Violences post-électorales : Sylvie Mbot, arrêtée pour son rapport préliminaire ?

Par Morel Mondjo – 10 octobre 2016

Le Docteur Sylvie Nkoghe-Mbot a été interpellée dans la journée du vendredi 07 octobre à son domicile par des agents des forces de sécurité sans uniformes. Selon certaines informations, elle serait détenue dans les locaux de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM), appelés communément le B2.

Selon des informations recueillies auprès de ses proches, la présidente du syndicat Hippocrate (syndicat des médecins, pharmaciens, biologistes et chirurgiens-dentistes de la Caisse Nationale Sécurité Sociale), et membre active  du mouvement de la société civile Dynamique unitaire aurait été interpellé à son domicile. Aucune information officielle n’a, cependant, été diffusée à ce jour, pour faire connaître les véritables raisons de cette interpellation.

Pour certains, cette arrestation serait liée à la participation du Dr Sylvie Nkoghe-Mbot à la rédaction d’un rapport préliminaire sur les victimes des violences post-électorales. Notamment celles allant du 31 au 02 septembre 2016. Le dit rapport de 39 pages, reprend, les identités des personnes blessées par balles ainsi que la liste des structures hospitalières au sein desquels les victimes étaient soignées. Il répertorie aussi,  les personnes tuées par balles dont les corps ont été retrouvés dans les maisons mortuaires.

D’autres affirment par ailleurs, que l’arrestation de la secrétaire confédérale de Dynamique Unitaire en charge des affaires parapublique et privées aurait été motivée par le besoin des autorités d’empêcher la divulgation des informations sur les répressions violentes post-électorales.

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10.10, 15h13

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-eelv-destitution-dali-bongo/

Présidentielle 2016 : EELV pour la destitution d’Ali Bongo

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur lundi 10 octobre 2016 à 15:13

Exhortant la France à prendre une batterie de mesures contre le régime gabonais, le parti écologiste français a exhorté les autorités françaises, ce 10 octobre, à ne pas reconnaître la victoire d’Ali Bongo à la dernière élection présidentielle.

Nouvelle vague contestataire après la victoire d’Ali Bongo à la dernière présidentielle, avec Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui a haussé le ton. Dans une déclaration publiée ce 10 octobre, le parti politique écologiste français a exhorté «le gouvernement français à ne pas reconnaître l’élection d’Ali Bongo, à le pousser à libérer tous les prisonniers politiques et à mettre fin aux atteintes aux libertés publiques et civiles». Une démarche qui permettrait ainsi au pays de «contribuer positivement à une sortie de crise au Gabon».

En effet, EELV s’est indigné de la réaction ambiguë de la France depuis le début de la crise postélectorale au Gabon, «au vu des très graves exactions dont s’est rendu coupable le gouvernement gabonais sur ses populations».

Parmi les exactions listées par ce parti, figurent en bonne place des dizaines de morts et de disparitions, les geôles remplies de prisonniers politiques détenus dans des conditions préoccupantes et indignes. Notamment des acteurs politiques comme l’ancien député Bertrand Zibi Abeghé et Firmin Ollo Obiang. ou encore des leaders syndicaux à l’instar de Roger Ondo Abessolo, Cyrlin Koumba Mba Essiane ou de simples citoyens comme Landry Amiang et Rodney Ekorezock.

Dénonçant ainsi le silence persistant de François Hollande, ainsi que les récentes déclarations du ministre français des Affaires étrangères, EELV a estimé que «la France doit déposer une résolution au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu afin de missionner une enquête internationale sur les violentes répressions».

Dans le même ordre, la France devrait aussi soutenir le travail de la Cour pénale internationale dans le cadre de la saisine dont elle fait l’objet. «La France doit réviser sa coopération militaire : les forces de répression du pouvoir gabonais, notamment la garde présidentielle qui est l’auteur des principales violences post-électorales, comprennent encore un grand nombre de coopérants français», a ajouté EELV.

Pour le parti écologiste français, la France doit œuvrer au sein de l’Union européenne (UE) afin que celle-ci prenne des sanctions ciblées. «Notamment des restrictions en matière de déplacements et un gel des avoirs des principaux responsables des violences», a déclaré EELV, demandant également à l’UE de lancer «une procédure de consultation au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, comme prévu en cas de violations des droits humains, des principes démocratiques  et de l’Etat de droit».

 «Il est temps que la France révise ses relations avec les pays africains : trop souvent elles consistent encore à soutenir des dictateurs au détriment des peuples afin de préserver ses intérêts et ceux de certains grands groupes», a estimé le parti politique. Car, en l’état : «La France contribue à affaiblir les tenants de la lutte pacifique et démocratique et prend le risque d’alimenter instabilité et insécurité, engendrant des conséquences qui ne manqueront pas de se faire ressentir jusque chez nous», a conclu EELV.

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10.10, 9h13

http://info241.com/match-gabon-maroc-entre-rencontre-sportive-et-impopularite-d-ali,2263

Match Gabon-Maroc : entre rencontre sportive et impopularité d’Ali Bongo

10 octobre 2016 à 09h16min

Un match comptant pour la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 a eu lieu samedi à Franceville entre le Gabon et le Maroc. Au-delà du football, se jouait également la crise post-électorale gabonaise et la popularité d’un président élu à la seule discrétion de la Cour constitutionnelle, présidée par la belle-mère d’Ali Bongo. Le régime a donc sorti les artifices pour convaincre l’opinion de la popularité d’Ali Bongo qui était aux premières loges de cette rencontre.

Un stade quasiment vide

Pour ce faire, les autorités gabonaises ont usé de moyens colossaux pour faire mentir certains activistes qui avaient appelé au boycott de ce match. Selon nos sources sur place, les Altogovéens ont bénéficié de la gratuité des billets d’entrée au stade. Un riverain de Franceville a d’ailleurs témoigné sur l’affluence constatée samedi après-midi au stade.

« Au début l’entrée était payante voici pourquoi il y avait pas beaucoup de monde. A la fin de la première mi-temps, il paraît que le PR (Ali Bongo, ndlr) s’est fâché. Il a dit de faire venir tout le monde au stade, et qu’on ne devait plus payer l’entrée. Il faut que le stade soit plein. Moi je suivais le match en case. On est venu nous chercher. on devait take (récupérer, ndlr) le gain après. Mais à la fin, ils viennent nous dire que notre gain c’est l’entrée que le PR a payé. Après les autres sont allés au bar, moi j’ai refusé. Je suis rentré a la maison« , a indiqué Rodrigue.

D’autres spectateurs auraient été transportés gratuitement depuis Libreville, les villes et villages environnants, selon d’autres sources. Une liste de présence aurait même circulé pour les employés de l’administration publique venus depuis Libreville, à la demande du Premier ministre.

Malgré toutes ces stratégies déployées par le camp d’Ali Bongo pour faire du beau monde, le public a clairement boudé le match. En effet, beaucoup d’Altogovéens n’ayant pas digéré la forfaiture de la réélection d’Ali Bongo, ont jugé utile de manifester leur mécontentement en restant cloîtrés chez eux. Serait-ce un signal fort que montre cette population à l’endroit d’autres communautés ?

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9.10

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9.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/a-documentary-of-situation-in-jean.html

Vidéo 12’43, sur QG Jean Ping le 31.8 avant l’attaque de la Garde républicaine

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9.10, 21h33

http://gabonreview.com/blog/unoca-fin-de-mission-abdoulaye-bathily/

Unoca : fin de mission pour Abdoulaye Bathily

Publié par Gérald Mounomby dans AFRIQUE sur dimanche 09 octobre 2016 à 21:33 / 3 commentaires

Après 30 mois au Gabon, l’ancien ministre d’Etat sénégalais va quitter Libreville le 31 octobre prochain. L’universitaire et professeur d’histoire qui avait succédé au Tchadien Abou Moussa au début de l’année 2014 va se consacrer à «sa campagne pour conquérir le poste de président de la Commission de l’Union africaine (UA)», dont l’élection est prévue pour janvier prochain. Mais il part «quelque peu déçu» de n’avoir pas, selon un de ses proches, «trouvé des autorités disposées à œuvrer en tout temps pour la démocratie et la paix».

Abdoulaye Bathily, 69 ans, a décidé de tourner la page. Il va se consacrer à autre chose. Avec l’appui de son pays, le Sénégal, et d’un grand nombre d’autres Etats du continent, l’ancien ministre d’Etat auprès du président de la République Macky Sall va briguer la présidence de la Commission de l’Union africaine pour succéder à l’actuel titulaire du poste, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Celle-ci n’aura fait qu’un mandat et souhaite retourner dans son pays pour tenter de succéder, selon toute vraisemblance, à son ex-mari Jacob Zuma en 2019 !

Celui qui est encore le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale et chef du Bureau sous-régional des Nations unies pour quelques semaines part favori pour le scrutin de janvier prochain. Pour l’instant, après l’échec de la désignation d’un successeur à Dlamini-Zuma en juillet dernier, aucun candidat ne s’est déclaré, à l’exception du Rwandais Donald Kaberuka, ancien président – 2005-2015 – de la Banque africaine de développement (BAD).

Parlant parfaitement l’anglais, Abdoulaye Bathily qui a soutenu une thèse de doctorat en histoire à l’université de Birmingham en Angleterre veut mettre à profit son passage aux Nations unies et l’expérience qu’il y a acquise à la disposition de l’Union africaine. Il a de ce fait décidé de partir plus tôt que prévu, car son mandat devait en réalité s’achever le 31 décembre 2016. Pendant son séjour dans la sous-région, il a été très actif dans la résolution de la crise centrafricaine marquée par une période de transition plus longue que prévu. Il a aussi tenté une médiation – avec moins de succès celle-là – au Congo lors de la crise pré et post-électorale. Au Gabon, le Représentant spécial des Nations unies a régulièrement appelé à un dialogue entre toutes les parties, mais, selon un de ses proches, il n’a pas trouvé des autorités disposées à accepter ce dialogue «qui aurait permis de détendre l’atmosphère avant l’élection présidentielle».

 «Abdoulaye Bathily a été surtout marqué par le refus «diplomatique» du gouvernement gabonais de voir arriver, à Libreville au début du mois de septembre, une délégation de l’Union africaine conduite par son président en exercice, le Tchadien Idriss Déby». L’Unoca et l’Union africaine venaient alors d’annoncer d’une même voix leur intention de mener une médiation de paix. Cette mission avait en effet pour but d’explorer toutes les voies devant mener au retour à la sérénité et à la paix. La même source indique qu’il y a d’abord eu «deux sorties incommodantes» : d’abord celle du ministre gabonais des Affaires étrangères d’alors qui déclara qu‘«il n’y a pas péril en la demeure au Gabon, et qu’il ne voit pas pourquoi la communauté internationale viendrait au chevet du Gabon». Puis, il y eut l’interview d’Ali Bongo sur Radio France International (RFI), au cours de laquelle il déclara que les chefs d’Etat africains peuvent toujours venir jouir de l’hospitalité gabonaise. Peu de temps après cette interview du chef de l’Etat gabonais, c’est le Premier ministre d’alors, Daniel Ona Ondo, qui est venu donner à Abdoulaye Bathily, au cours de l’entretien entre les deux hommes le 5 septembre, peu après 18 heures au siège de l’UNOCA, la position officielle de l’Etat gabonais : «la visite de la délégation des chefs d’Etat africains n’est pas nécessaire». «Cette position des autorités gabonaises avait passablement agacé le responsable onusien», indique la même source.

L’on affirme également que le Représentant spécial des Nations unies n’a pas non plus beaucoup aimé «tout ce qui s’est fait autour des membres des missions d’observation de la dernière élection présidentielle du 27 août, avec cette affaire d’écoutes téléphoniques illégales de ses membres, mais aussi cette nuit d’horreur du 31 août et les violences qui ont suivi l’annonce des résultats de l’élection, toutes ces personnes tuées, tous ces soupçons d’irrégularités lors de la compilation des résultats…»

L’élection à la présidence de la Commission de l’Union africaine se tiendra au cours du prochain sommet des chefs d’Etat prévu en janvier 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie).

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9.10, 21h28

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-tournons-page-demande-comptes-a-france/

Crise postélectorale : «Tournons la page» demande des comptes à la France

Publié par Stevie Mounombou dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur dimanche 09 octobre 2016 à 21:28

Dans une lettre ouverte adressée au président français, la campagne internationale œuvrant à la promotion de l’alternance démocratique en Afrique a dressé une liste de requêtes. Notamment le changement de diplomatie vis-à-vis du Gabon et le gel de la coopération sécuritaire.

Dans le prolongement de sa série d’actions initiées depuis le «hold-up électoral» électoral d’Ali Bongo au dernier scrutin présidentiel, Tournons la page a adressé une lettre ouverte à François Hollande, le 5 octobre dernier. Œuvrant à la promotion de l’alternance démocratique en Afrique, les promoteurs de cette campagne ont demandé à Francois Hollande un changement de diplomatie vis-à-vis d’Ali Bongo et le gel de la coopération sécuritaire suite au hold-up électoral.

Tournons la page a fondé sa démarche sur la position de la France tout au long de la crise postélectorale au Gabon, avec une voix beaucoup plus forte vers la critique qu’à l’accoutumée. «Si les autorités du Gabon ont la responsabilité première de prendre les initiatives qui restaurent la confiance des Gabonais en leurs institutions, la France n’a-t-elle pas la responsabilité d’accorder sa politique extérieure avec le respect des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques ?», s’est interrogé le mouvement.

Dans ce sens, Tournons la page s’est livré à une série de questions tout aussi pertinentes : «Quelle confiance les Français peuvent-ils avoir en l’action diplomatique de leur pays ? Quel message envoyez-vous aux Gabonais (…) qui risquent leur vie pour refuser la confiscation du pouvoir dans leur pays ? Alors que les services secrets gabonais ont mis sur écoute les observateurs de l’Union Européenne lors de leur mission à Libreville, continuerez-vous à faire d’Ali Bongo Ondimba un interlocuteur légitime ?»

Le mouvement estime que «Le non-respect par la Cour constitutionnelle d’une confrontation des procès-verbaux des bureaux de votes en présence des deux parties est la preuve d’une inversion flagrante des résultats qui valide la victoire de Jean Ping».  Il estime qu’il est encore temps pour la France de rectifier le tir. «C’est pourquoi nous vous demandons de geler les relations diplomatiques avec le gouvernement d’Ali Bongo et de suspendre la coopération sécuritaire française auprès de ce régime», a lancé Tournons la page.

Par ailleurs, les signataires de la lettre ouverte estiment que «La France peut rappeler son attachement au respect des droits de l’homme, en demandant la libération de tous les militants de la société civile et de tous les détenus politiques ainsi qu’une enquête internationale indépendante sous l’égide des Nations unies sur les massacres, les disparitions et les arrestations arbitraires». Pour conclure, « Tournons la page » pense que «La France devrait demander des comptes concernant la mise sur écoute des observateurs européens par les services secrets gabonais et sanctionner les responsables du coup d’Etat électoral et de la répression contre le peuple gabonais (gel et surveillance de leurs avoirs à l’étranger, interdiction de visa, annulation des titres de séjour…)».

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9.10, 21h26

http://gabonreview.com/blog/jean-remy-yama-libre-dix-plus-fort/

Jean Rémy Yama libre et «dix fois plus fort»

Publié par La Rédaction dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur dimanche 09 octobre 2016 à 21:26 / 5 commentaires

Libéré le 6 octobre après 89 jours passés à la prison centrale de Libreville, Jean Rémy Yama, président du Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec),  déclare avoir été arrêté pour des raisons politiques. Il affirme être devenu «dix fois plus fort qu’avant pour continuer le combat de la justice et de la vérité».

Jean Rémy Yama, président du Snec, à peine sortie de prison. ©. D.R.

Les 89 jours  passés dans les geôles de la prison centrale de Libreville par Jean Rémy Yama ne semblent pas altérer sa détermination et son moral. Libéré le 6 octobre 2016, le président du Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec), tout en se réjouissant de sa libération, a déclaré, être devenu dix fois plus fort qu’avant pour continuer le combat. «J’ai été libéré, je suis heureux et je remercie tous ceux qui m’ont apporté leur soutien. Après ces 89 jours de détention, je sors de là, dix fois plus fort qu’avant, pour poursuivre le combat de la justice et de la vérité», a déclaré Jean Rémy Yama sur TV+.

Si Jean Rémy Yama reconnaît que ses conditions de détention étaient normales, il a tout de même envisagé de procéder à un certain nombre d’examens médicaux pour savoir l’état réel de sa santé. «Mon état santé apparent semble être normal. Je peux vous rassurer en ce qui me concerne que je n’ai jamais été menotté, torturé en prison depuis le premier jour de mon arrestation jusqu’à à ma libération», a-t-il déclaré. «J’entends toutefois effectuer des examens pour savoir mon état réel de santé. Parce que  nous étions au contact des cafards et des rats dans les cellules», a-t-il poursuivi.

Le président du Snec dit avoir été arrêté pour des raisons politiques. «Il n’y a aucun élément. On ne m’a jamais présenté  même à l’instruction un seul élément qui prouverait que j’ai lancé des cailloux aux policiers. J’ai toujours dit que j’ai été arrêté pour des raisons politiques», a-t-il soutenu, avant d’exiger la libération de ses codétenus notamment, Sylvain Koumba Mba du Syndicat de l’agriculture et Roger Abessolo des Affaires sociales arrêtés le même jour que lui. «Nous étions vingt-quatre, le 9 juillet. Il y en a eu onze qui ont été libérés et il en reste encore treize qui sont en détention. Je me joins à ce combat pour exiger leur libération avant quoi que ce soit», a-t-il martelé.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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9.10, 21h31

http://gabonreview.com/blog/rentree-scolaire-dynamique-unitaire-durcit/

Rentrée scolaire : La Dynamique Unitaire durcit le ton

Publié par La Rédaction dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur dimanche 09 octobre 2016 à 21:31 / 16 commentaires

Au cours d’une déclaration faite, le 7 octobre, à l’occasion de la libération du président du Snec, Jean Rémy Yama, la confédération syndicale «Dynamique unitaire» conditionne la rentrée scolaire par la libération des co-détenus de ce dernier, notamment  Sylvain Koumba Mba et Roger Abessolo. 

Simon Ndong Edzo, délégué général de la confédération de dynamique unitaire. ©. D.R.

24 heures après la libération de leur camarde syndicaliste, Jean Rémy Yama, président du Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec), la Dynamique unitaire, une confédération syndicale, s’est prononcée par la voix du délégué général, Simon Ndong Edzo. «Depuis le 6 octobre 2016, le président Jean Rémy Yama a été libéré aux environs de 17 heures. Tout en nous réjouissant de cette libération, nous notons tout de même que celle-ci intervient au-delà des heures légales de service en République gabonaise», a-t-il déclaré avant de s’interroger : «Que cache le régime à travers une telle pratique illégale ?».

Si pour les autorités judiciaires, la libération de Jean Rémy yama peut contribuer à ramener la sérénité pour mieux aborder la prochaine rentrée de classes, les membres de la Dynamique unitaire ne l’entendent pas de cette oreille. D’autant que pour eux, deux de leurs camarades : Sylvain Koumba Mba du Syndicat de l’agriculture et Roger Abessolo des affaires sociales, arrêtés pourtant pour les mêmes chefs d’accusation que Jean Rémy Yama, sont toujours incarcérés.

La Dynamique unitaire conditionne cette rentrée par leur libération et celle de beaucoup d’autres préalables. «Considérant que tous les problèmes posés restent intacts, considérant le mépris du gouvernement vis à vis des travailleurs que nous sommes, prenant à témoin l’opinion nationale et internationale sur la méthode désinvolte du gouvernement (…) nous rappelons à tous les travailleurs que la grève décrétée depuis le 16 juillet 2016 n’a jamais été levée ni suspendue», a déclaré le délégué général.  «Nous exigeons la libération sans condition de nos deux camarades, le paiement intégral des rappels, la prime d’incitation à la performance du 2e trimestre 2015 dans les secteurs santé, éducation et affaires sociales, l’ouverture des stages et le concours bloqué jusqu’à ce jour». Des préalables sans lesquels, a affirmé Simon Ndong Edzo, aucune rentrée des classes ne peut avoir lieu.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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http://www.gabonmediatime.com/interview-exclusive-avec-jean-gaspard-ntoutoume-ayi/

Entretien exclusif avec Jean Gaspard NTOUTOUME AYI

Par Lauris Pemba –  9 octobre 2016

Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi est sans aucun doute la révélation de la dernière campagne présidentielle. Membre de l’Union nationale, ingénieur de formation et banquier de profession, il a su se distinguer à la tête de la commission communication du candidat Jean Ping. Nous nous sommes entretenus avec lui, dans le cadre d’un tour d’horizon de l’actualité politique politique du moment.

  • Jean Gaspard Ntoutoume-Ayi, commençons notre interview par une question qui revient régulièrement dans l’opinion. Confirmez-vous l’existence d’une grave crise au Gabon à même de provoquer l’implosion de cette nation ?

Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas parler une même langue ou appartenir à un même groupe ethnographique. C’est le fait d’avoir accompli ensemble de grandes choses dans le passé et de surtout vouloir en accomplir de plus grandes dans l’avenir.

Depuis l’indépendance du Gabon, la direction du pays se trouve entre les mains de la même formation politique. En 1968, cette formation politique s’est transformée en Parti Démocratique Gabonais (PDG), non sans transformer le régime pluraliste gabonais en monopartisme, et le PDG en Parti-État. Cette aventure de triste mémoire a duré 22 ans. Malgré le retour au multipartisme en 1990, le PDG s’est maintenu au pouvoir jusqu’à ce jour en truquant systématiquement toutes les élections politiques au Gabon.

En 2009, à la faveur du décès du Président Omar Bongo Ondimba, le peuple gabonais avait clairement manifesté son désir d’alternance. Il est désormais acquis que c’est André Mba Obame qui a remporté l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 et que le candidat du PDG n’est arrivé qu’en 3ème position. Malgré cela, ce dernier s’est imposé au pouvoir par la force des armes et avec la complicité de toutes les institutions en charge de la gestion du processus électoral, notamment le Ministère de l’intérieur, le Ministère de la défense, la Cénap et la Cour constitutionnelle.

Arrivé au pouvoir par un coup d’État électoral, incapable de mettre en œuvre un projet de développement politique, économique et social pour le pays, cet homme a imposé au Gabon un pouvoir autocrate d’une cupidité, d’un amateurisme, d’une brutalité et d’une violence jamais connus par la génération contemporaine. Le mandat présidentiel finissant s’est ainsi déroulé dans un climat de crise permanente, au cours duquel on aura assisté à la dissolution d’un parti politique, à l’emprisonnement de leaders syndicaux et de responsables politiques, etc.

Lors de l’élection présidentielle du 26 août 2016, le peuple gabonais s’est clairement et massivement prononcé en faveur de Jean Ping qui avait été désigné comme le candidat unique de l’opposition. Malgré qu’il ait obtenu dans les urnes moins de 30% des suffrages, les institutions en charge de la gestion de cette élection ne se sont pas gênées pour imposer de nouveau, au prix du sang des Gabonais, le candidat du PDG à la tête de l’État. Plusieurs dizaines de personnes ont été assassinées par des balles réelles, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées et on dénombre toujours de nombreux disparus.

Plus que par le passé, ce dernier passage en force s’est déroulé au vu et au su du monde entier qui a ainsi assisté, comme impuissant, à un coup d’État militaro-électoral au Gabon. Mais à la différence de 2009, le peuple gabonais semble déterminé à ne pas laisser prospérer cette énième forfaiture. La journée du 06 octobre 2016 illustre l’état d’esprit de la population et préfigure ce à quoi nous devrions assister dans notre pays.

  • Vous êtes un militant de l’Union Nationale (UN) et depuis la dynamique de la candidature unique, vous  êtes porte parole de Jean Ping, candidat à la présidentielle du 27 août dernier comment se passe votre cohabitation dans le camp Ping?

Tout se passe très bien, dès lors que nous sommes tombés d’accord sur le candidat unique il n’y avait plus qu’un camp, celui pour l’alternance. La Commission Communication de la Coordination Nationale de Campagne que j’ai la responsabilité de présider est composée de femmes et d’hommes de toutes les générations. Il y a “mon oncle” Philippe Djeno, qui est notre sage, et “ma fille” Elza-Ritchuelle Boukandou, notre benjamine. Nous plaisantons énormément. C’est d’ailleurs ce qui nous caractérise le plus. Notre principale “tête de turque”, c’est la sottise. Nous avons ainsi vécu une campagne joyeuse au sein de l’équipe Communication.

Il m’a été proposé de présider la Commission Communication de la Coordination Nationale de Campagne qui a été mise en place pour porter la candidature unique, alors que je ne m’étais jamais occupé de communication avant. Dans l’équipe de campagne de Casimir Oye Mba, avec les autres compagnons de l’UN, je m’occupais du scrutin, de la rédaction de son projet de société et des discours. Dès que j’ai accepté la responsabilité de présider la Commission Communication du candidat unique, je me suis mis au travail avec le même enthousiasme et la même détermination que lorsque qu’il s’agissait de la campagne du candidat de mon parti. Je l’ai fait d’abord pour moi-même, c’est-à- dire pour mon pays et pour notre ambition politique commune. L’état d’esprit qui était le mien habitait également l’ensemble des membres de la Commission.

Nous continuons à travailler en étant très soudés. Dans notre équipe, nous appartenons à des formations politiques différentes notamment l’UPG, Héritage et Modernité et Union Nationale, et tout va bien. Nous sommes désormais une petite famille.

  • Actualité politique oblige,  René Ndemezo’o vient de donner son accord pour le dialogue politique proposé par Ali Bongo Ondimba, comment la nouvelle est-elle reçue dans le camp de Jean Ping ?

René Ndemezo’Obiang était le Président de la Coordination Nationale de Campagne de Jean Ping, donc son Directeur de campagne. Cela exprime à suffisance la confiance en la personne et le lien politique entre les deux hommes.

Alors que Jean Ping a clairement exprimé sa position sur le sujet, lors de son message aux Gabonais le 29 septembre 2016, René Ndemezo’Obiang a fait le choix d’accepter d’aller dialoguer avec les auteurs du coup d’État militaro-électoral. C’est sa liberté. Le peuple Gabonais appréciera.

Pour ce qui me concerne, je sais pouvoir dire que le dialogue est l’instrument que le PDG utilise toujours pour se sortir de sa situation d’illégitimité politique endémique, et continuer de s’imposer au pouvoir envers et contre tout. Dans la période récente, le premier dialogue politique au Gabon date de 1990, avec la Conférence nationale. C’est elle qui a permis à Omar Bongo et au PDG de rester au pouvoir après 1990. Après le vol de l’élection présidentielle de décembre 1993, c’est un autre dialogue, les Accords de Paris, qui ont permis à Omar Bongo et au PDG de conserver le pouvoir. Ce fut encore le cas avec les Accords d’Arambo de 2006 qui ne furent rien d’autre que le dialogue qui vint légitimer le Hold-up électoral de 2005, où Pierre Mamboundou s’était vu voler sa victoire par Omar Bongo Ondimba.

Toutes ces rencontres, placées sous le sceau du dialogue, n’ont eu comme résultats que de permettre aux opposants du moment d’être associés à la gestion du pays. Le Gabon et les Gabonais n’en n’ont tiré aucun profit. Pire, le mal profond du Gabon est cette forme de connivence qui avait fini par s’installer au sein de la classe politique au détriment des intérêts du pays et de ses populations.

C’est pour cette raison qu’André Mba Obame n’a jamais souhaité légitimer le coup d’État électoral de 2009. Et Jean Ping a fait le même choix le 29 septembre dernier. En démocratie, c’est celui qui remporte l’élection qui a la responsabilité de diriger le pays et qui doit rendre des comptes.

À titre personnel, je considère qu’accepter de dialoguer avec des putschistes et des criminels, c’est trahir la mémoire des jeunes Gabonais qui ont été assassinés. Accepter le dialogue, c’est faire le jeu du pouvoir établi et légitimer ce coup d’État militaro-électoral. Je me refuse à compromettre durablement l’avenir du Gabon en continuant à accepter que ce soit la loi du plus fort et du meilleur menteur qui guide notre pays. Je me refuse à sacrifier l’avenir de mon pays, donc de mes enfants, pour un poste au gouvernement ou une position personnelle de confort. Notre pays mérite mieux que cela. Nous devons être exigeants avec nous-mêmes et avec les principes de la démocratie et de l’État de droit, si nous voulons voir notre pays se hisser au rang des Nations modernes et développées.

Ce sont ces manières de faire, ces combines d’arrière-boutique entre acteurs politiques, qui justifient le regard condescendant que le monde porte sur nos pays et qui humilient chaque jeune gabonais, si fier de son pays.

  • Pensez-vous que d’autres personnalités proches de Jean Ping vont emboîter le pas du président de Démocratie Nouvelle ?

Ce sont des choix personnels qu’il est souvent difficile de prévoir. Mais je serais personnellement surpris que Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba, Léon Paul Ngoulakia, Zacharie Myboto, Dijob Divungui Di Ding et Paulette Missambo, pour ne citer que ceux-là, prennent cette voie.

Dans tous les cas, j’ai le sentiment que ce choix, qui est majoritairement rejeté par l’opinion, ne portera que sur un nombre réduit de personnes.

  • Depuis la validation de la réélection d’Ali Bongo, le camp Ping a multiplié les déclarations et sort d’une première journée d’action, quel est le bilan de la “journée de recueillement “ ?

Dans son adresse du 29 septembre 2016, Jean Ping avait invité  “le peuple Gabonais à observer, le jeudi 6 octobre 2016, une journée nationale de recueillement pour nos morts et de compassion pour toutes les familles endeuillées, et toutes les victimes de la barbarie qui s’est abattue sur notre pays”. En toute objectivité, je crois que cette journée a été un franc succès dans tout le pays, et principalement à Libreville et Port-Gentil, malgré les menaces et autres intimidations qu’ont subies de nombreux gabonais de la part du pouvoir établi.

Le succès de cette journée du 06 octobre 2016 permet également de confirmer la mobilisation du peuple gabonais et son refus de voir l’imposture s’installer dans notre pays.

  • Aujourd’hui la mobilisation semble faiblir au niveau national, tandis que la diaspora enchaîne les sit-in et les marches un peu partout. Quel message lancez-vous à l’endroit de ces gabonais ?

Dans son adresse du 29 septembre dernier, le propos de Jean Ping a été très clair :

« J’appelle chaque Gabonaise et chaque Gabonais à une résistance active jusqu’à la fin de la forfaiture. Le peuple gabonais doit rejeter et faire obstacle, avec la plus grande détermination, à cette nouvelle imposture qui veut s’imposer à notre pays. Nous devons Tous refuser ce coup d’état militaro-électoral qui n’offre aucune perspective au Gabon. Pour ma part, je m’y engage.

Des compatriotes sont morts, parmi lesquels de nombreux jeunes, tués par ce pouvoir. Ils ne doivent pas être morts pour rien. Ils ne sont pas morts pour rien. Ils sont morts pour que la démocratie, l’alternance et le changement voient enfin le jour dans notre pays. Nous devons à ces héros de réaliser ce pour quoi ils ont consenti au sacrifice suprême. »

Mon message à nos compatriotes est très clair. Il ne s’agit pas de mobilisation, mais de résistance active. Il ne s’agit pas du seul Jean Ping, mais de chaque Gabonaise et chaque Gabonais. Jean Ping est celui que les Gabonais ont élu le 27 août 2016. Notre pays ne peut et ne doit se permettre de laisser prospérer cette nouvelle imposture. Nous devons imposer aux putschistes et au monde le choix libre et démocratique du peuple gabonais. Nous devons imposer notre souveraineté.

  • La communauté internationale avait demandé à Jean Ping de déposer un recours à la Cour constitutionnelle tout en sachant qu’elle est la Tour de pise des Bongo. Le résultat était connu d’avance de tous. Ali Bongo a pris ses fonctions, un gouvernement est nommé. Dans l’opinion d’aucuns se disent que la vie a repris son cours. Les Gabonais sont-ils abandonnés à leur triste sort ?

Il était important que Jean Ping dépose ce recours devant la Cour constitutionnelle, même si nous ne nous faisions aucune illusion sur ses conclusions.

Nous savons tous quelle est la nature du pouvoir qui dirige notre pays. Mais il nous fallait en faire la démonstration à la face du monde. Il nous fallait faire la démonstration que ce pouvoir n’a aucune légitimité politique, en tant qu’il est ultra minoritaire dans le pays. Et il nous fallait faire la démonstration que les Institutions qui dans notre pays sont en charge de la gestion du processus électoral sont partisanes et que les femmes et les hommes qui en ont la direction ont la charge de maintenir ce régime auquel ils sont asservis.

La communauté internationale a soutenu Jean Ping et le peuple gabonais comme jamais auparavant dans l’histoire politique de notre pays. Les communiqués de l’Union européenne, des États-Unis et de la France n’ont pas disparu. Ils resteront inscrits comme le témoignage de leur soutien lors du coup d’État militaro-électoral. L’absence des Chefs d’État de la CEMAC et de la CEEAC à l’investiture précipitée est une première dans l’histoire de la diplomatie gabonaise. Cette position des pays de notre sous-région ne doit pas être oubliée. Nous devons leur en savoir gré à tous ses pays et à ces organisations pour leur soutien.

Mais nous devons surtout retenir de la situation actuelle que le Gabon ne sera libéré que par les Gabonais eux-mêmes. Notre destin est entre nos mains.

  • Nous avons suivi l’intervention de Maître Altit, avocat de Jean Ping sur TV Afrique à propos de la saisine de la CPI, que pouvez vous dire à nos lecteurs à ce sujet ?

Je crois qu’après avoir entendu Maître Altit, certains doivent avoir perdu le sommeil. Ceux qui sont responsables des massacres perpétrés à Libreville à partir du 31 août et leurs complices doivent savoir qu’il ne leur sera plus possible d’éviter le Glaive de la justice.

Les Gabonais peuvent être désormais assurés de ce qu’une justice indépendante se prononcera sur les assassinats et les violations de leurs droits humains qui se sont produits au cours de cette période.

Pour l’avenir, c’est aussi un avertissement à celles et ceux qui voudraient s’y essayer à nouveau. Désormais, le Gabon est sous la surveillance effective de la CPI. A bon entendeur…

  • Jean Gaspard Ntoutoume-Ayi, vous êtes ingénieur de formation mais votre ascension en politique est très impactante, qu’en pensez-vous? Et quel message à l’endroit du peuple gabonais ?

Je ne sais pas si j’ai de l’impact, et cela est d’ailleurs secondaire, mais l’engagement politique est ma part de devoir pour mon pays. Mon père était instituteur, il est décédé en 1974, j’avais 6 ans. Ma mère, femme au foyer, a dû faire face à ce drame pour subvenir aux besoins de ses enfants. Elle a entrepris de tenir un étal de vente de légumes au Marché de Mont-Bouet pour nous nourrir, mes frères et sœur et moi.

Aujourd’hui notre pays peut-il encore offrir le parcours scolaire qui a été le mien à l’enfant d’une commerçante ? J’en doute. C’est pour cette raison que je fais de la politique. Je veux que chaque jeune Gabonais ait, en droit comme dans les faits, accès aux mêmes opportunités qui m’ont été offertes par mon pays. J’ai fréquenté de très bonnes écoles, les prétentieux diront les meilleures. C’est grâce au Gabon, mon pays. Ma mère n’aurait jamais pu payer. Je ne mourrais pas de faim, loin de là, ma mère se battait. L’école primaire était gratuite et se trouvait à moins de 200 m de notre domicile. Le lycée était lui aussi gratuit et était le meilleur du pays. Je payais une carte de transport à 400 francs CFA. Je n’ai jamais été dans une classe surchargée, jamais dans une classe de plus de 40 élèves. Les enseignants étaient dignement traités.  

C’est pour offrir cela à chaque jeune Gabonais que je me suis engagé en politique. Ce pays régresse d’année en année, et particulièrement depuis 2009. Les plus jeunes méritent mieux que cela, ils ont  eux aussi droit à ces opportunités que beaucoup d’entre nous ont eu avant eux.

Je me sens libre parce que j’ai reçu une instruction et une formation. Je le dois aux impôts des Gabonais, donc à mon pays. L’intérêt général est une priorité pour moi. Seul le peuple m’oblige.

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8.10

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8.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/declaration-by-dynamique-unitaire.html

Vidéo DÉCLARATION DE DYNAMIQUE UNITAIRE

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8.10, 12h37

http://info241.com/jean-ping-annonce-la-creation-d-un-conseil-gabonais-de-la,2260

Jean Ping annonce la création d’un Conseil gabonais de la résistance
8 octobre 2016 à 12h37min

Dans une déclaration datée d’hier et parvenue à notre rédaction ce samedi, Jean Ping qui conteste toujours la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août, annonce la création d’un Conseil gabonais de la résistance. Ce conseil aura la lourde tache d’unifier les actions contre le régime d’Ali Bongo.

Jean Ping continue de protester contre le « coup d’État militaro-électoral » fomenté par le régime d’Ali Bongo. Après avoir réussi jeudi, un premier tour de force contre les nouvelles autorités gabonaises en appelant à une journée de recueillement pour les civils gabonais assassinés lors des violences post-électorales, l’opposant passe désormais à l’offensive avec l’annonce de 8 mesures concrètes pour isoler et résister au pouvoir d’Ali Bongo.

Le président « élu » annonce une série de 8 mesures pour combattre pacifiquement le pouvoir « illégitime » d’Ali Bongo. Parmi celles-ci figurent en bonne place le Conseil gabonais de la résistance, chargé de coordonner et d’unifier les actions « des patriotes et des amis du Gabon opposés au régime illégitime d’Ali Bongo, et favorable à l’alternance démocratique au Gabon« .

En outre plusieurs personnalités dont Ali Bongo, tenues pour responsables de ce coup de force électoral, figurent en bonne place dans le tableau de chasse de l’opposant et de la résistance qu’il appelle de ses vœux. Personnalités contre lesquelles, Jean Ping appelle la communauté internationale à des sanctions ciblées.

Voici l’intégralité de la déclaration du 7 octobre de Jean Ping : …

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8.10

http://www.gabonmediatime.com/les-huit-mesures-pronees-par-jean-ping-pour-la-resistance-au-regime-dali-bongo-ondimba/

Les huit mesures prônées par Jean Ping pour « la résistance au régime d’Ali Bongo Ondimba »

Par Morel Mondjo – 8 octobre 2016

C’est à la faveur d’une déclaration datée du 7 octobre que Jean Ping a détaillé l’ensemble des mesures qu’il compte mettre en place en vue « d’organiser la résistance au régime d’Ali Bongo Ondimba, à travers toute l’étendue du territoire et partout dans le monde. »

À l’entame de son propos, Jean Ping a réitéré son invitation faite au peuple gabonais lors de son message à la Nation du jeudi le 29 septembre 2016, à Libreville, afin de faire échec au « coup d’État militaro-électoral » orchestré par le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, « j’invite l’ensemble des partis, personnalités politiques et amis du Gabon à poursuivre les efforts engagés en vue du respect de la souveraineté du peuple gabonais et partant, le rétablissement de la légalité républicaine » avait-il lancé.

Ainsi, selon l’opposant cette résistance s’amorcera préalablement par « l’organisation d’un dialogue national ouvert à tous : partis politiques, société civile et diaspora. Les mouvements associatifs, les organisations patronales et internationales amies du Gabon et préoccupés par la grave crise politique que notre pays traverse seront invités à apporter leurs précieuses contributions en faveur de la construction d’un cadre institutionnel fort et crédible, garant d’une véritable démocratie » souligne-t-il. Par ailleurs, il a envisagé la mise en place d’un certain nombre de mesures visant à « discipliner et coordonner l’action de tous les patriotes démocrates et partisans du changement » coordonnée par un Conseil Gabonais de la Résistance (CGR).

Pour ce faire, huit actions seront entreprises en vue d’organiser cette résistance active, notamment : …

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8.10

http://www.gabonmediatime.com/cour-penal-internationale-la-contre-attaque-de-jean-ping/

Cour pénal internationale : la contre-attaque de Jean Ping

Par Morel Mondjo – 8 octobre 2016

Invité du journal Afrique de TV5, Maître Emmanuel Altit, avocat de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine et principal opposant d’Ali Bongo Ondimba, est revenu sur le dossier en examen au bureau du procureur général de la Cour pénale internationale.

D’abord, sur les conditions de travail avec l’opposition, l’avocat international, représentant Jean Ping auprès de la CPI, évoque les difficultés qu’il rencontre pour mener à bien sa mission, « les opposants sont surveillés, pourchassés, arrêtés, brutalisés, et parfois bien pis…il est donc difficile de travailler dans les conditions normale, néanmoins en prenant des précaution extrêmement importante, compte tenu de la situation, compte tenu du caractère violent du régime, de son côté dictatorial, nous parvenons à travailler sérieusement » affirme-t-il d’entrée de jeux. Il rappelle d’ailleurs que cette enquête ne se limitera pas seulement aux événements de la crise post-électorale dernière, mais elle s’intéressera aussi au crime commis depuis 2009.

Par ailleurs, concernant la plainte introduite par le gouvernement gabonais auprès de la CPI, Emmanuel Altit relève que « parce que nous enquêtions, et nous enquêtions depuis le début, parce que les autorités gabonaise savent exactement le risque qu’elles couraient, alors elles se sont dit, on va combattre le feu par le feu, on va à notre tour déposer plainte », l’homme de droit poursuit en expliquant le mode de saisine de la CPI. Pour lui, les autorités gabonaises « n’ont pas compris qu’on ne déposait pas plainte à la Cour Pénale international et ce qu’elles croyaient être une plainte contre Jean Ping est en réalité ce qu’on appelle dans notre jargon une situation qu’elles réfèrent au procureur », ajoutant que l’acte posé par le pouvoir gabonais n’est pas une plainte,  précisant qu’il s’agit « simplement un cadre juridique dans lequel le procureur de la Cour Pénale internationale peut mener désormais un examen préliminaire ».

Abordant la question sur le sérieux de la plainte introduite par le gouvernement, Maître Emmanuel Altit précise « vous avez d’un côté un effet d’annonce, ce sont les autorités gabonaise qui ont cru que ça suffisait pour faire oublier leurs turpitudes et les crimes commis, et j’insiste, le fait que dans nos enquêtes nous allons pointer, et nous pointons les responsabilités des uns et des autres ».

Enfin concernant la possibilité que l’examen préliminaire aboutisse à une enquête, il confie « nous construisons un dossier, et c’est ce dossier sera utilisé par le procureur, ensuite il sera libre de transformé cette enquête préliminaire qui comprendra notre dossier, et c’est ça le point important parce que les autorités gabonaise ne lui ont pas donnés de dossier et se sont contentés de lui dire il faut que vous vous intéressiez, ils ne lui ont pas donné de dossier.», « nous le donnerons au fur et à mesure que nous aurons des éléments suffisamment important pour impliquer les responsables et démontrer la réalité des crimes contre l’humanité » conclut-il.

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8.10

http://www.gabonmediatime.com/europe-ecologie-les-verts-la-france-ne-doit-pas-reconnaitre-la-victoire-dali-bongo/

Europe Ecologie Les Verts : « La France ne doit pas reconnaître la “victoire” d’Ali Bongo »

Par Henriette Lembet – 8 octobre 2016

Le parti français de gauche, Europe écologie les verts (EELV) est revenu sur la crise post-électorale gabonaise à travers une déclaration des porte-paroles nationaux Julien Bayou et Sandra Regol rendue publique ce 7 octobre 2016.

Plantant le décor en démontrant la volonté manifestée par les autorités gabonaises « d’enterrer rapidement les controverses liées à l’élection présidentielle et la crise grave qui s’en est suivie », EELV précise que le Gabon « s’est doté d’un nouveau gouvernement dimanche 2 décembre dans la rapidité, la même qui entachait déjà l’investiture précipitée d’Ali Bongo après la confirmation de sa ‘’victoire’’ par la Cour constitutionnelle malgré d’ ‘’évidentes anomalies’’ relevées par l’opposition et la Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne (UE) ».

Décriant par la suite les violences post-électorales, notamment « les très graves exactions dont s’est rendu coupable le gouvernement gabonais sur ses populations », Europe Ecologie Les Verts (EELV) s’est indigné de la réaction ambiguë de la France depuis le début de la crise. Le parti dénonce « le silence persistant de François Hollande », ainsi que « les récentes déclarations du Ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault ».

Craignant que « le peuple gabonais, qui a déjà payé un lourd tribut au coup de force électoral de M. Ali Bongo, ne se sente trahi par la communauté internationale ». Le parti politique français ajoute « dizaines  de morts et de disparitions » qui sont à déplorer et le fait que « les geôles gabonaises regorgent de prisonniers politiques détenus dans des conditions préoccupantes et indignes ». Citant parmi les personnes détenues « l’ancien député Bertrand Zibi Abeghé et Firmin Ollo Obiang, leaders syndicaux, Roger Ondo Abessolo, Cyrlin Koumba Mba Essiane et de simples citoyens comme Landry Amiang et Rodney Ekorezok ».

Lançant un appel aux autorités françaises qui peuvent encore « contribuer positivement à une sortie de crise au Gabon ». Les écologistes ont exhorté « le gouvernement français à ne pas reconnaître l’élection d’Ali Bongo », mais aussi de « le pousser à libérer tous les prisonniers politiques et à mettre fin aux atteintes aux libertés publiques et civiles ».

Pour Europe Ecologie Les Verts demande au gouvernement de son pays, gouvernement auquel des membres du parti y sont nommés de « déposer une résolution au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU afin de missionner une enquête internationale sur les violentes répressions. Elle doit aussi soutenir le travail de la Cour pénale internationale dans le cadre de la saisine dont elle fait l’objet ».

En définitive, pour EELV, la France ne doit pas contribuer à affaiblir les tenants de « la lutte pacifique et démocratique » sinon elle prendrait le risque « d’alimenter instabilité et insécurité » ce qui engendrerait des conséquences qui ne manqueront pas de se faire ressentir « chez-nous » conclut le communiqué.

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7.10

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7.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/jean-pings-lawyer-on-tv5-lavocat-de.html

Emmanuel Altit, un des 3 avocats français de Jean Ping sur TV5 monde

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7.10, 18h03

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-guerre-lobbies/

Présidentielle-Gabon : La guerre des lobbies

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 07 octobre 2016 à 18:03 / 32 commentaires

Si l’élection présidentielle est bel et bien terminée au Gabon, dans l’ombre, les deux principaux adversaires n’ont pas cessé de mener leur campagne auprès des élus américains, pour tenter de les convaincre de leur victoire respective.   

Plusieurs semaines après l’annonce des premiers résultats et la confirmation de la Cour constitutionnelle de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle d’août dernier, Jean Ping n’a pas fini de décrier le «vol» dont il assure avoir été victime de la part des autorités gabonaises, notamment celles en charge de l’organisation de cette élection. Après avoir invité la communauté internationale, la France en particulier, à «prendre ses responsabilités» et à le  reconnaître comme «le véritable président élu du Gabon», l’ancien président de la Commission de l’Union africaine tenterait depuis plusieurs semaines de rallier les élus américains à sa cause.

Il s’appuierait sur l’avocat Craig H. Metz, du cabinet Nelson Mullins Riley & Scarborough avec lequel il travaille depuis plusieurs années. Rémunéré à hauteur de 50 000$ (environ 29,4 millions de francs CFA) par mois, l’ancien directeur de cabinet du représentant républicain de la Caroline du sud, Floyd Spence, a la mission de convaincre les parlementaires américains à reconnaître la victoire de Jean Ping, croit savoir La lettre du continent. L’opposant est également représenté à Washington par un cabinet de lobbying, CD Global Strategies, dont le fondateur, Calvin Dark, fut longtemps le lobbyiste du Maroc aux Etats-Unis.

Pourtant, à l’image de la France ayant récemment réaffirmé son soutien aux autorités de Libreville, rien ne permet de présager que cette tentative de Jean Ping puisse aboutir au résultat escompté. D’autant qu’en face, le vainqueur officiel du scrutin n’a pas cessé d’activer ses lobbies.

Selon nos confères, c’est notamment le cabinet Ogilvy, filiale du géant britannique WPP, qui s’occupe de «convaincre les parlementaires américains de la réalité de la victoire (d’Ali Bongo), validée par la Cour constitutionnelle gabonaise». Ce cabinet qui «mobilise pas moins de six lobbyistes», s’appuie sur «un contrat de 243 000$» (environ 142,9 millions de francs CFA) signé avec la présidence gabonaise. Mieux, le même cabinet, par l’entremise de James Stewart, un ancien porte-parole du Parti travailliste, est également chargé de vendre les qualités de son client auprès des institutions et des parlementaires britanniques. Alors qu’une partie de l’Europe avait clairement exprimé ses doutes dès l’annonce des résultats de la présidentielle au Gabon, récemment, l’Union européenne et la France ont réaffirmé leur soutien aux autorités gabonaises. L’on pourrait être amené à penser que les lobbies d’Ali Bongo ont été les plus percutants sur ce coup.

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7.10, 17h40

http://gabonreview.com/blog/crise-politique-douze-associations-exigent-sanctions-ciblees-contre-pouvoir/

Crise politique : Douze associations exigent des sanctions ciblées contre le pouvoir

Publié par Loic Ntoutoume dans POLITIQUE sur vendredi 07 octobre 2016 à 17:40 / 13 commentaires

Dans une lettre ouverte publiée le 7 octobre 2016, à l’attention du Secrétaire général des Nations-unies, de la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et du président de la République française, le Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique, propose des mesures  pour l’«instauration» de la démocratie au Gabon.

Manifestation anti-Ali Bongo Ondimba à Paris. © Vincent Lindeneher

Rédigée en quatre grandes parties retraçant dans une logique chronologique les raisons de la situation de crise que connaît le Gabon, la lettre ouverte à l’attention de Ban Ki-Moon, Federica Mogherini et François Hollande, propose des actions ciblées contre le pouvoir, à la hauteur «de la gravité de la situation».

Selon le collectif, le coup de force de la Cour constitutionnelle des 22 et 23 septembre 2016, «soutenu» par le président tchadien a été suivi d’une absence de prise de responsabilité de la communauté internationale. «Celle-ci n’a pas condamné l’instruction par la Cour constitutionnelle du recours déposé par Jean Ping menée de manière opaque et en violation de plusieurs dispositions légales, et n’a pas réitéré son exigence d’une vérification correcte et transparente du vote en fonction d’une confrontation des procès verbaux des bureaux de vote, en particulier dans le Haut-Ogooué. En outre, le gouvernement gabonais est allé jusqu’à mettre sur écoute téléphonique les membres de la mission d’observation européenne et a tenté de empêcher cette mission de réaliser correctement son observation», reprochent les 12 associations membres signataires de ladite lettre.

Estimant que la communauté internationale se met en position de responsabilité par rapport à ce pourrissement, pour avoir poussé Jean Ping à recourir à la Cour constitutionnelle, puis l’avoir ensuite abandonné après la manipulation d’Idriss Déby et de la Cour constitutionnelle.

Le collectif estime qu’«en n’exigeant pas au Gabon, au-delà de l’exercice illégal de la Cour constitutionnelle, une vérification réelle des procès-verbaux des bureaux de vote, la communauté internationale a commencé à entrer dans la fausse légalité des dictatures africaines. Se faisant, elle entraine le Gabon dans ce même cercle vicieux d’impunité, de répression, et d’élection fraudée pour garantir l’impunité, pour une durée indéterminée. Le premier coup d’Etat électoral de 2009 avait déjà commencé à pousser le pays sur cette voie. Elle renvoie ainsi la population à elle-même, pour résister à la dictature, au risque d’aboutir à un pourrissement non maîtrisé», indique-t-il.

Pour sortir le pays de l’impasse,  le collectif recommande plusieurs actions, notamment la dénonciation du rôle de la Cour constitutionnelle dans le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo ; la reconnaissance de la victoire de Jean Ping, suite au refus de la Cour constitutionnelle de respecter l’exigence de confrontation des procès-verbaux des bureaux de votes dans un recomptage réalisé dans un cadre contradictoire, en présence des deux parties.

Les douze associations signataires de la lettre exige également la libération de tous les prisonniers politiques et l’adoption  au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies d’une résolution en vue de diligenter une enquête sur les massacres commis par les forces armées gabonaises depuis le 31 août 2016. Elles souhaitent également que de sanctions ciblées soient prises à l’encontre des principaux responsables du coup d’Etat électoral et des massacres, en fonction entre le 31 août 2016 et le 2 octobre 2016 : Ali Bongo Ondimba, Marie-Madeleine Mborantsuo, Mathias Otounga Ossibadjouo, Pacôme Moubelet- Boubeya, Alain Claude Bilie -By –Nze et le général Grégoire Kouna.

L’intégralité de la lettre ouverte ICI

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7.10, 16h56

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-gabon-occasion-manquee-selon-nicolas-sarkozy/

Présidentielle 2016-Gabon : Une « occasion manquée » selon Nicolas Sarkozy

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur vendredi 07 octobre 2016 à 16:56

Au cours d’une interview accordée le 7 octobre à Rfi sur la politique africaine de France, Nicolas Sarkozy, candidat aux primaires de la droite, a qualifié la dernière élection présidentielle du Gabon « d’occasion manquée », invité les acteurs politiques à éviter les violences et à faire des prochaines législatives un « moyen pour la consolidation de la démocratie au Gabon ».

Invité sur Radio France internationale (Rfi) pour décliner les grandes lignes de la prochaine politique africaine de France au cas où il serait élu président de France en 2017, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, s’est prononcé sur la présidentielle du 27 août dernier au Gabon. « J’ai vu les élections au Gabon, elles sont incontestablement une occasion manquée. Elles ont été l’objet de contestations multiples. Les chiffres qui ont été publiés provoquent au minimum l’étonnement », a-t-il déclaré.

Si  Nicolas Sarkozy a justifié son silence depuis déroulement du scrutin par peur « d’être taxé de donneur de leçons d’un passé postcolonial, ou de complice d’une élection qui ne s’est pas bien passée », il observe tout de même que le scrutin a été faussé dès le départ. « La première chose, c’est qu’il aurait fallu renforcer l’importance des contrôles internationaux avant l’élection et pas après. La deuxième chose, c’est que la contestation montre que le recomptage était sans doute la seule solution possible », a déclaré le président des Républicains.

Interrogé ensuite sur son prétendu soutien apporté à Ali Bongo en 2009, Nicolas Sarkozy a estimé que « l’élection présidentielle de cette année n’a pas eu la même importance de contestations que celle de 2009 ».  « La France n’a pas fait l’élection d’Ali Bongo, ceux qui disent ça ne connaissent rien au Gabon, et d’ailleurs sont insultants pour les Gabonais », a-t-il poursuivi, tout en reconnaissant que « La récente  élection a été entachée d’un certain nombre de doutes. Tout le monde le dit et je me joins à cette analyse ».

Très préoccupé par la situation sociopolitique du Gabon actuelle, Nicolas Sarkozy a invité le président de la République à éviter « que le Gabon verse dans la violence ». « Des initiatives politiques fortes doivent être prises (…) par Ali Bongo », a-t-il insisté. Sarkozy invite tous les acteurs politiques à faire des prochaines élections législatives un « rendez-vous non manqué » pour, a-t-il insisté, « la consolidation de la démocratie au Gabon».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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7.10

http://info241.com/un-leader-syndical-gabonais-libere-apres-3-mois-de-captivite,2257

Un leader syndical gabonais libéré après 3 mois de captivité judiciaire

7 octobre 2016 à 07h18min

Le monde syndical gabonais souffle enfin. Emprisonné le 9 juillet pour avoir mis en place un organisme citoyen anti-régime, Jean Remy Yama, sociétaire de Dynamique unitaire (DN) l’un des plus imposant regroupement syndical du pays avait vite de la prison. Le leader syndical a été libéré hier après-midi après près de 3 mois d’emprisonnement.

Il avait été fait prisonnier politique avant même le début de la campagne présidentielle gabonaise. Jean Remy Yama a enfin recouvré la liberté hier à 17h après 3 mois de captivité judiciaire. Président de Dynamique unitaire (DU), le syndicat le plus puissant des fonctionnaires, sa libération a été saluée par ses pairs alors que certains y voient un signe d’apaisement des autorités gabonaises dans le but de parvenir à une rentrée scolaire sous de bons auspices. Car plusieurs syndicats du monde de l’éducation avaient appelé à son boycott si la libération du président du Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC) du Gabon n’était pas effective.

Plusieurs syndicats avaient appelés à la libération de Jean Remy Yama et des siens

Jean Remy Yama avait été arrêté le 9 juillet dernier après avoir organisé une manifestation publique contre le président sortant Ali Bongo. Lors de celle-ci, les autorités judiciaires l’avaient incarcéré pour disent-elles, avoir lancé des cailloux sur des agents de police. Un motif qu’a toujours réfuté le leader syndical qui a ainsi passé toute la campagne, l’élection présidentielle et son contentieux électoral sous les verrous, lui qui comptait bien y prendre une grande place avec la mise en place de « Témoins actifs », une organisation de la société civile qui devait veiller au bon déroulement de la présidentielle comme observateurs citoyens.

Lors de la manifestation du 9 juillet qui avait été dispersée par la police, plusieurs leaders syndicaux dont Jean Remy Yama avaient été interpellés. Il est donc le premier d’une longue série à en sortir alors que d’autres croupissent toujours emprisonnés dans les prisons Librevilloises.

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6.10

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6.10, 17h51

http://gabonreview.com/blog/journee-de-deuil-appel-quasiment-suivi-population/

Journée de deuil : Un appel quasiment suivi par la population

Publié par Stevie Mounombou dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 06 octobre 2016 à 17:51

Prévu ce 6 octobre à travers le pays, l’appel à la journée de «deuil national» a eu un écho à la limite du favorable auprès de la population. Un succès mitigé certes, mais à des années-lumière de l’échec annoncé par les autorités.

Calme perceptible dans les rues de Libreville, le 6 octobre 2016. © Gabonreview et Facebook

Initiée par Jean Ping et largement relayée par des activistes contre le régime d’Ali Bongo, la journée de recueillement en guise de «deuil national» a été observée par une frange importante de la population.  A Libreville, notamment, l’appel a été bien suivi. La plupart des administrations ont tourné au ralenti. A l’hôtel de ville, «nous avons enregistré plus de 50% d’agents d’absents», a signalé un hiérarque de la municipalité de Libreville, tandis que les reporters de Gabonreview ont constaté au ministère du Budget, à celui des Mines ou encore au ministère de l’Economie, que plus de la moitié des bureaux étaient vides.

Mieux, la ville était engourdie jusqu’en milieu de matinée et elle est restée peu animée pour un jour ouvrable avec, en prime, des magasins fermés par endroit dans les quartiers populaires. Même constat dans le trafic routier urbain, relativement fluide pour un jour de milieu de semaine. «La circulation était trop fluide aujourd’hui. Nous avons un embouteillage tous les jours entre Avorbam et la base aérienne n°1. J’ai rarement eu autant de facilité à sortir de mon quartier un jour ouvrable», a déclaré un riverain d’Angondjé, un quartier de la banlieue nord de Libreville. Pour les transports en commun, par contre, notamment chez les conducteurs de taxis, c’était un jour sans. «Il n’y a pas de clients : la recette est très mauvaise», a déploré un taximan. «Depuis le matin je n’ai vraiment rien eu. Il est 14h et je dois rendre la voiture, j’ai fait le plein et il ne me reste que six mille francs. La journée est bad», confirme un autre.

Les exemples ne manquent pas pour montrer qu’en dépit des «ont dit», l’appel à cette journée de recueillement a eu un écho assez favorable. Le résultat est peut-être en deçà des attentes, mais beaucoup des gabonais sont restés chez eux, malgré les mises en garde des autorités.

La veille de cette journée, en effet, le ministre du Travail a martelé dans un communiqué aux relents forts dissuasifs, que la journée du 6 octobre était bel et bien ouvrable. «Sans déroger au respect dû aux morts, le ministre du Travail précise que la journée du jeudi 6 octobre 2016 reste ouvrable», peut-on lire dans le texte. Eloi Nzondo s’est également offusqué du relai, par les médias, de cet appel à la ville morte. «Depuis quelques jours, une certaine presse diffuse des informations sur l’organisation d’une journée de deuil national, jeudi 6 octobre 2016, et appelle de ce fait les Gabonais et notamment les travailleurs à ne pas aller au travail», a déploré le ministre. «Cette attitude vise à semer le trouble dans les esprits des travailleurs et à mettre en danger la sécurité de leurs emplois», a fustigé le ministre du Travail. Invoquant les dispositions des décrets réglementant le régime des jours fériés en République gabonaise, Eloi Nzondo rappelé qu’«aucun individu n’a le droit de décréter une journée chômée». «Je demande à tous les employeurs et les responsables des administrations publiques et privées de prendre les dispositions nécessaires afin que chaque travailleur puisse vaquer librement à ses occupations professionnelles», a-t-il conclu.

Au-delà de cette mise en garde, certaines indiscrétions rapportent qu’en coulisse, aussi bien dans les administrations que dans les structures privées, des menaces de représailles ont été proférées aux employés et agents qui répondraient favorablement à cet appel.

C’est le cas du maire de Port-Gentil, qui s’est montré moins condescendant que le ministre du Travail. Dans une circulaire adressée aux secrétaires généraux d’arrondissement et aux chefs de services de l’administration municipale, l’édile de la capitale économique a donné des instructions pour l’instauration d’un système de fiche de présence. «Sur instructions de monsieur le maire, il vous est demandé de dresser une liste de présence au poste des agents municipaux pour la journée du 6 septembre 2016. Les agents absents à leurs postes ne percevront pas leurs émoluments à la fin du mois», peut-on lire sur le document. Tout ceci a très certainement participé à limiter l’impact de la journée de «deuil national».

Libreville s’est véritablement animé après 15 heures et, sur les réseaux sociaux, de nombreux pourfendeurs de Jean Ping en ont publié des photos pour prouver l’échec de l’opération. Commentaire d’un pro-Ping lu sur Facebook : «On n’avait pas dit qu’on mettrait le Gabon en mode ‘pause’ ou en mode ‘stop’. Nous avons invité les Gabonais à rester chez eux et à observer une journée de recueillement, de méditation et de réflexion. La méditation ne dure pas des heures et des heures».

En lançant l’appel à une journée de « deuil national » le 29 septembre dernier, Jean Ping et les siens visaient clairement, au-delà du recueillement, une paralysie de l’économie sur 24 heures. La paralysie n’a pas eu lieu mais l’activité économique n’a pas tourné non plus à plein régime.

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6.10

http://www.gabonmediatime.com/appel-a-la-journee-du-recueillement-top-ou-flop/

Appel à la journée du recueillement : Top ou Flop ?

Par Lauris Pemba – 6 octobre 2016

Pour rendre hommage aux victimes de la crise post-électorales, Jean Ping, appelait le 29 septembre dernier, les gabonaises et les gabonais à « observer, le jeudi 6 Octobre 2016, une journée nationale de recueillement pour nos  morts et de compassion pour toutes les familles endeuillées, et toutes les victimes de la barbarie qui s’est abattue sur notre pays.»

Dans les deux principales villes du pays, Libreville et Port-Gentil, ce jeudi revêt les allures d’un dimanche même si les villes ne sont pas complètement “ morte”.

A Libreville, les grandes artères de la ville, habituellement bondées sont moins fréquentées aujourd’hui. Le marché de Nkembo par exemple, a ouvert très tard dans la journée. La présidente de l’Association des commerçantes du 2ème Arrondissement de Libreville et son adjointe qui s’opposaient à l’ouverture du marché ont été arrêtées par la police, nous rapporte une source présente sur les lieux. Malgré l’ouverture tardive, la fréquentation est inférieure par rapport à une journée normale.

Au centre ville, dans la matinée, les parkings des administrations n’étaient pas remplis de véhicules même si  plusieurs administrations ont ouvert. Des directeurs et chefs de services ont fait établir des listes de présence avec pour objectif d’initier des procédures disciplinaires sans doute nous rapporte un fonctionnaire en poste au ministère de l’Agriculture.

Pour Cyd Aubiang, cadre dans une ONG gabonaise, il n’est pas allé travailler parce qu’il estime que « ceux qui sont morts, ne sont pas morts en vain. Ils sont morts parce qu’ils ont cru à un idéal, ils ont cru à une espérance. Alors, je suis resté chez moi, lorsque je suis sorti de la maison, j’étais vêtu de noir pour manifester mon adhésion et rendre hommage à mes frères et soeurs disparus lors de ces violences que nous devons tous condamner avec la dernière énergie. »

Loïc Zotta, lui aussi cadre dans une société de réassurance, a préféré aller travailler. « Je suis allé travailler parce que c’est d’abord mon devoir» a-t-il affirmé, ajoutant par la suite « comme d’autres gabonais je suis sensible (…) pour nos frères et soeurs qui sont tombés durant ces nombreuses manifestations ». Le jeune cadre, émet également une pensée à l’endroit des disparus et appel, les politiques à  « réfléchir et se mobiliser pour le dialogue inclusif (…) meilleure solution pour que la mémoire de ces derniers soit respectée. Et qu’à l’avenir nous ne vivions plus ce type de situations.» conclut-t-il.

A Port-Gentil, ce matin il y a eu des retrouvailles au carrefour Château pour une marche silencieuse, puis une messe à l’église St Paul. Les commerces ont ouvert, pas tous cependant, dans les entreprises de l’avis général, les bureaux étaient quasi déserts. « Ceux qui s’y sont rendus par contrainte étaient soit en noir ou en blanc en signe de solidarité.» nous rapporte, Kevin R. A la mairie centrale, malgré les menaces de suspension de salaire en cas d’absence du Secrétaire général, plusieurs agents municipaux ne sont pas allés travailler.

Mayabi Binet, Secrétaire général adjoint de l’Onep est resté chez lui,  il a dit se recueillir à son domicile comme tout citoyen concerné. Par rapport à l’Onep, nous rapporte-t-il   « c’est personnel, ça  engage chaque employé dans ses convictions, et son engagement politique.» a-t-il conclu.

Jean Gaspard Ntountoume Ayi, porte parole de Jean Ping, qui suit cette journée depuis le Congo où ils se trouve actuellement, nous confie que de ce qui lui revient  « il y a eu un pourcentage important de personnes qui ne sont pas venues. Mais je ne puis le confirmer ou l’évaluer.»

De l’avis général,  le bilan de la journée est mitigé, certaines personnes ne sont pas allés travailler, d’autres y sont allés. Même si le mot d’ordre n’a pas été respecté à la lettre, les deux principales villes vivent ce jeudi 6 octobre 2016 comme une journée particulière.

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6.10, 13h07

http://gabonreview.com/blog/reelection-dali-bongo-lappel-a-resistance-pgp/

Réélection d’Ali Bongo : L’appel à la résistance du PGP

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 06 octobre 2016 à 13:07 / 28 commentaires

Le Parti gabonais du progrès (PGP), dont est membre Jean Ping, a récemment appelé les militants de l’opposition à la «résistance active», pour mettre fin au régime en place.

Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, président du PGP, le 5 octobre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Plusieurs jours après l’appel de Jean Ping à la «résistance active» des Gabonais dans le but de contester la réélection d’Ali Bongo à la suite du scrutin présidentiel d’août dernier, le Parti gabonais du progrès (PGP) lui a emboité le pas. Dans le cadre de la journée de recueillement, organisée par le candidat malheureux de la dernière présidentielle, en mémoire des morts des émeutes du 31 août au 1er septembre 2016, Benoît-Joseph Mouity-Nzamba a exhorté les populations à continuer de refuser la victoire du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG). Pour le président du PGP, formation pôlitique dont l’ancien président de la commission de l’Union africaine est membre, il s’agit de «refuser le fait accompli».

Et s’il n’a pas manqué d’affirmer que «Jean Ping est bel et bien le président de la République gabonaise élu le 27 août 2016», il pense trouver dans cette «résistance active» le moyen de «faire échec à la dictature régnante et de faire triompher (leur) droit, (leur) victoire commune». De l’avis de Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, «un pouvoir minoritaire même secouru par quelques félons ne peut venir à bout de la résistance d’un peuple déterminé, organisé et conscient de son bon droit».

Abordant la main-tendue d’Ali Bongo, notamment le gouvernement d’ouverture récemment formé et supposé mettre fin à la crise politique actuelle, le premier responsable du PGP s’est littéralement montré moqueur. «(Ali Bongo) a brisé ce qui faisait le bien commun des Gabonaises et des Gabonais : la paix des cœurs et des esprits. L’entrée au sein d’un gouvernement fait de bric et de broc, de quelques profito-situationnistes ne change rien à la situation dramatique de notre pays. Le coup d’Etat militaro-électoral installe, de façon durable, la méfiance et la haine», s’est-il exprimé, non sans condamner les emprisonnements et autres pressions exercées sur les soutiens de Jean Ping, à l’instar des responsables de sa propre formation politique.

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5.10

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5.10

http://www.gabonmediatime.com/pour-moukagni-iwangou-la-cour-constitutionnelle-a-prive-des-gabonais-de-leur-droit-de-vote/

Pour Moukagni Iwangou, la Cour constitutionnelle a privé des gabonais de leur droit de vote

Par Lauris Pemba – 5 octobre 2016

Au cours d’une conférence de presse, tenue le 30 septembre dernier à l’hôtel Hibiscus à Louis dans le 1er arrondissement de Libreville, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Président de l’aile « loyaliste » de l’Union du peuple gabonais (UPG) est revenu sur le déni du droit orchestré par la Cour constitutionnelle au cours du récent processus électoral.

S’appuyant sur les dispositions de la Loi organique sur la Cour constitutionnelle, Moukagni-Iwangou a fait la démonstration de la violation par la Haute Cour, du droit de vote des citoyens du 2ème arrondissement de la commune de Libreville dont elle a annulé l’élection dans 17 bureaux.

En effet, le 23 septembre dernier lors de l’audience de délibéré qui confirmait la victoire d’Ali Bongo Ondimba avec 50,66 % des suffrages, la Cour constitutionnelle avait décidé de valider la demande d’annulation formulée par voie reconventionnelle des suffrages exprimés de 21 bureaux de vote du 2ème arrondissement de la capitale en violation des dispositions prévues par la loi organique qui exigent l’organisation d’une nouvelle élection là où l’annulation a été prononcée.

Il a évoqué par la suite l’article 84a de la Loi organique n°009/2011 du 25 septembre 2011 qui dispose « Si les opérations électorales sont déclarées nulles par l’application de l’une des dispositions prévues aux articles 81 et 82 de la présente loi organique, l’annulation s’étend, selon le cas, à toute la section ou à toute la circonscription électorale », il a poursuivi en disant que « la décision est notifiée aux parties et au Ministre chargé de l’Intérieur qui, en cas d’annulation, prend toutes les dispositions pour le renouvellement des opérations électorales. La personne élue, dont l’élection est annulée, reste éligible à l’élection partielle qui est organisée en conséquence ».

En déduction, Moukagni Iwangou précise qu’ « avec l’annulation prononcée sur vingt et un (21) bureaux, la Cour n’a pas lu les dispositions des articles 83a et 84 de sa propre loi.» Autrement dit en validant la réélection d’Ali Bongo Ondimba sans que le scrutin ne soit repris dans la circonscription dont l’annulation a été prononcée, la Cour constitutionnelle a privé des gabonais de  leur droit de vote.

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5.10

http://www.gabonmediatime.com/appel-a-la-journee-de-recueillement-la-note-illegale-du-maire-de-port-gentil/

Appel à la journée de recueillement : la note illégale du maire de Port-Gentil

Par Lauris Pemba – 5 octobre 2016

Dans un message prononcé à la Nation le 29 septembre dernier, Jean Ping avait invité «  le peuple Gabonais à observer, le jeudi 6 octobre 2016, une journée nationale de recueillement pour nos morts et de compassion pour toutes les familles endeuillées, et toutes les victimes de la barbarie qui s’est abattue sur notre pays.

Le jeudi 6 octobre 2016, les Gabonais des neuf (9) provinces et de la diaspora sont invités à rester chez eux et à observer une journée de recueillement, de méditation et de réflexion. »

Suite à cet appel, plusieurs agents du secteur public et privé dénonçaient faire l’objet des menaces et d’intimidations  s’ils venaient à s’absenter ce jeudi. Mais aucune note officielle ne venait confirmer leurs propos.

Sylvestre Onanga, Secrétaire général de la mairie de Port-Gentil a donc produit, sur instruction du Maire de Port-Gentil, Bernard Aperano, une note de service, référencé n° 00056/POM/DB/CPG/CAB.M/SG/MY2016 à l’endroit des « secrétaires généraux d’arrondissement, les directeurs et chefs de services de l’administration municipale » qu’il a sommé  « de dresser une liste de présence au poste des agents municipaux pour la journée du jeudi 06 octobre 2016. »

L’objectif visé par l’établissement de ces listes est de sanctionner pécuniairement « les agents absents à leur poste de travail ». Lesquels « ne recevront pas leurs émoluments du mois en cours. » conclut la note.

Or, l’article 145 du Code du Travail, dispose  « aucun salaire n’est du en cas d’absence ». Ce qui signifie que seuls les jours d’absence constatés et non justifiés, peuvent entrainer un non versement de salaire à l’employé.

La sanction qui porterait sur des jours régulèrement travaillés doit être frappée d’illégalité et devrait pouvoir donner lieu à l’ouverture d’une procédure contre la mairie de Port-Gentil, devant les juridictions compétentes. C’est-à-dire, devant le tribunal du travail pour les contractuels de la mairie, ou devant le tribunal administratif pour les fonctionnaires municipaux.

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5.10, 6h31

http://info241.com/voter-sert-il-encore-a-quelque-chose-au-gabon,2251

5 octobre 2016 à 6h31min

Le citoyen Ricky Nguema-Eyi, à la lumière des faits têtus de la récente présidentielle gabonaise, partage dans cette analyse ses inquiétudes sur le fatalisme des présidentielles au Gabon, remportées à chaque scrutin par le seul Parti démocratique gabonais, sous l’œil complice de la « communauté occidentale ». « Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ça ? », s’interroge-t-il à haute voix avant d’ouvrir le débat sur les autres moyens à finalement envisager pour faire entendre la vérité des urnes confisquée et l’alternance réclamée inlassablement par les populations gabonaises. Lecture.

… En effet, si la communauté internationale ne dénonce pas clairement l’imposture ; et si les élites politiques et intellectuelles gabonaises ne rejettent pas fermement la dictature en refusant formellement de s’associer à un régime déloyal et illégitime, la confiance des Gabonais risque de se tourner vers des extrémistes, démagogues et autres chefs de guerre…

S’agissant du Gabon, il est évident que les dés étaient pipés d’avance ; les conditions et préalables à l’organisation d’une élection transparente n’étant pas réunis :

Un état-civil incontesté ;

L’établissement des listes électorales et leur révision par consensus des protagonistes ;

Le libre accès de tous les candidats aux médias publics ;

La suppression des votes groupés des soldats et forces de l’ordre ; etc.

… Il s’agit désormais d’étudier toutes les options possibles. La perturbation de meetings et autres manifestations politiques, l’inondation de messages des comptes twitter et facebook des personnalités publiques (politiciens, journalistes, people, syndicalistes, leaders d’opinion, acteurs socio-associatifs…), le « harcèlement » des responsables de grandes entreprises traitant avec les dirigeants du pays (certaines entreprises ne supportant pas de voir leur réputation salie sur les réseaux sociaux ni dans les médias), l’organisation de sit-in devant des lieux de pouvoir (les institutions de la république)… sont des méthodes « radicales » parmi d’autres.

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4.10

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http://gabonreview.com/blog/diplomatie-rechauffement-relations-france-lue/

Diplomatie : Réchauffement des relations avec la France et l’UE ?

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mardi 04 octobre 2016 à 19:34 / 42 commentaires

Les encourageant à «ouvrir un nouveau chapitre», les représentants de l’Europe au Gabon ont récemment assuré les autorités gabonaises de leur soutien.

Emmanuel Issose Ngondet et Dominique Renaux, le 3 octobre 2016. © Primature-Gabon

Si les relations étaient tendues entre le Gabon et certains de ses partenaires internationaux depuis l’annonce des premiers résultats du scrutin présidentiel d’août 2016, elles semblent se réchauffer peu à peu ces derniers jours. Après avoir suscité le courroux des autorités gabonaises, en émettant des doutes sur les résultats du scrutin, la France et l’Union européenne, en l’occurrence, ont récemment donné des signes d’apaisement, après la formation du premier gouvernement du second septennat d’Ali Bongo.

Emmanuel Issose Ngondet et Helmut Kulitz, le 3 octobre 2016. © Primature-Gabon

En plus de ceux de la Russie et de la Chine, les ambassadeurs de France et de l’Union européenne, sont allés féliciter Emmanuel Issoze Ngondet, le 3 octobre 2016. Pour les deux représentants européens, il s’est notamment agi de renouveler la confiance de l’Europe au Gabon. Mais davantage d’encourager les autorités gabonaises à chercher l’apaisement à travers le dialogue politique auquel a appelé Ali Bongo, il y a quelques semaines. Un dialogue supposé sortir le pays de la crise générée par la dernière élection présidentielle.

«Après la période troublée qu’a connue le Gabon, il est important aujourd’hui de regagner la confiance, de renouer les fils du dialogue et de favoriser la réconciliation et le respect de l’Etat de droit», a exhorté Dominique Renaux au terme de son audience avec le nouveau chef du gouvernement gabonais. Pour l’ambassadeur de France au Gabon, ce n’est qu’à travers ces mesures que le Gabon parviendra à «faire face aux défis économiques et sociaux» qu’il s’est lancé. Il n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer que la France sera aux côtés des autorités gabonaises pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs.

Le même «message de soutien et d’encouragement» a été relayé par Helmut Kulitz auprès d’Emmanuel Issose Ngondet. Le chef de délégation de l’Union européenne au Gabon a également tenu à inviter les autorités gabonaises à saisir «l’opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre». Comme quoi, tout semble revenir au beau fixe entre le Gabon et l’Europe, dont le positionnement, au terme de l’élection présidentielle, avait trop vite laissé présager un étiolement durable de confiance entre les deux parties.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/the-president-of-delegation-of-european.html

Jo Leinen, le président de la délégation des députés européens de la MOE-UE : « C’était clair qu’il (le ministre de l’intérieur) avait des systèmes d’espionnage… ça ajoute à notre impression que les élections étaient tout à fait manipulées, le résultat est faussé, bien sûr acheté des voix, etc.. c’est vraiment très mauvais pour l’avenir du Gabon ».

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4.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/to-prevent-gabonese-people-from.html

POUR EMPÊCHER LES GABONAIS DE COMMUNIQUER LE 6 OCTOBRE 2016, LE RÉGIME COMPTE À NOUVEAU COUPER INTERNET

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http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-mis-ecoute-observateurs-de-lue-reagissent/

Présidentielle 2016 : Mis sur écoute, les observateurs de l’UE réagissent

Publié par Loic Ntoutoume dans L’ACTUALITÉ sur mardi 04 octobre 2016 à 16:41 / 0 commentaires

Prenant acte des révélations d’écoutes téléphoniques réalisées par les services secrets gabonais, sur ses collègues, lors de la présidentielle 2016, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon, Mariya Gabriel, a qualifié cette opération «d’inacceptable».

Convié à l’émission «Invité Afrique» de  Radio France internationale (RFI), le 4 octobre 2016, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon, Mariya Gabriel, a marqué son indignation au micro de Christophe Boisbouvier, par rapport, à l’écoute par les services secrets gabonais des conversations des membres de la mission d’observation de l’Union européenne. «Il n’y avait aucun besoin de procéder à une écoute vu que nous avons respecté notre mandat, le principe de neutralité et d’interférence. Et nous avons travaillé du début à la fin dans la pleine transparence», a-t-elle affirmé.

De l’avis Mariya Gabriel, tous les membres de la mission électorale qu’elle conduisait ont respecté scrupuleusement les clauses de l’accord signé, le 26 juillet 2016, entre le gouvernement gabonais et l’UE. Il est ici question du Code de bonne conduite et des éléments du protocole d’entente stipulant que «la mission est là pour se baser sur des observations factuelles et respecter le principe de neutralité et de non interférence».

«Nous n’avons rien à cacher et c’est ce que nous faisons aujourd’hui en travaillant sur le rapport final, qui sera une analyse complète du processus électoral. Dans les communiqués de la mission que nous avons déjà sortis, on indique clairement l’analyse du processus que nous faisons y compris ces défaillances. Notre force est que lorsqu’on parle de défaillance et d’anomalie, c’est basé sur nos observations directes et le rapport final fournira des éléments en supplémentaires à cette analyse», a-t-elle affirmé.

Intimidation, exfiltration

Outre l’écoute téléphonique dont certains membres de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon ont été victime, ces derniers ont également été l’objet de plusieurs campagnes d’intimidation, les contraignant à écourter leur séjour au Gabon. «Aucun membre de la mission n’a été exfiltré. En revanche, certains membres de la mission ont quitté le Gabon quelques jours plutôt que prévu car, effectivement, ils avaient fait l’objet de menaces par des individus non identifiés. L’intimidation a dépassé certaines limites», a souligné Mariya Gabriel.

La mission d’observation de l’UE déplore qu’il n’y ait pas eu la possibilité de confrontation des procès-verbaux des différents camps, lors du contentieux électoral. «Ce qui est important a noter est que d’une part nos observateurs n’ont pas eu accès à toutes les provinces, à toutes les commissions électorales provinciales y compris la province du Haut-Ogooué et, ensuite, il y a le taux de participation dans la province du Haut-Ogooué qui lui n’est pas cohérent avec les chiffres que nous disposons pour les bulletins blancs ou nuls. La procédure telle qu’elle a été suivie dans le cadre du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle n’a pas permis de lever les doutes sur ces résultats», a indiqué le chef de la mission.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/the-president-of-delegation-of-european.html

Jo Leinen, le président de la délégation des députés européens de la MOE-UE : « C’était clair qu’il (le ministre de l’intérieur) avait des systèmes d’espionnage… ça ajoute à notre impression que les élections étaient tout à fait manipulées, le résultat est faussé, bien sûr acheté des voix, etc.. c’est vraiment très mauvais pour l’avenir du Gabon ».

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/to-prevent-gabonese-people-from.html

POUR EMPÊCHER LES GABONAIS DE COMMUNIQUER LE 6 OCTOBRE 2016, LE RÉGIME COMPTE À NOUVEAU COUPER INTERNET

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http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-mis-ecoute-observateurs-de-lue-reagissent/

Présidentielle 2016 : Mis sur écoute, les observateurs de l’UE réagissent

Publié par Loic Ntoutoume dans L’ACTUALITÉ sur mardi 04 octobre 2016 à 16:41 / 0 commentaires

Prenant acte des révélations d’écoutes téléphoniques réalisées par les services secrets gabonais, sur ses collègues, lors de la présidentielle 2016, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon, Mariya Gabriel, a qualifié cette opération «d’inacceptable».

Convié à l’émission «Invité Afrique» de  Radio France internationale (RFI), le 4 octobre 2016, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon, Mariya Gabriel, a marqué son indignation au micro de Christophe Boisbouvier, par rapport, à l’écoute par les services secrets gabonais des conversations des membres de la mission d’observation de l’Union européenne. «Il n’y avait aucun besoin de procéder à une écoute vu que nous avons respecté notre mandat, le principe de neutralité et d’interférence. Et nous avons travaillé du début à la fin dans la pleine transparence», a-t-elle affirmé.

De l’avis Mariya Gabriel, tous les membres de la mission électorale qu’elle conduisait ont respecté scrupuleusement les clauses de l’accord signé, le 26 juillet 2016, entre le gouvernement gabonais et l’UE. Il est ici question du Code de bonne conduite et des éléments du protocole d’entente stipulant que «la mission est là pour se baser sur des observations factuelles et respecter le principe de neutralité et de non interférence».

«Nous n’avons rien à cacher et c’est ce que nous faisons aujourd’hui en travaillant sur le rapport final, qui sera une analyse complète du processus électoral. Dans les communiqués de la mission que nous avons déjà sortis, on indique clairement l’analyse du processus que nous faisons y compris ces défaillances. Notre force est que lorsqu’on parle de défaillance et d’anomalie, c’est basé sur nos observations directes et le rapport final fournira des éléments en supplémentaires à cette analyse», a-t-elle affirmé.

Intimidation, exfiltration

Outre l’écoute téléphonique dont certains membres de la mission d’observation de l’Union européenne au Gabon ont été victime, ces derniers ont également été l’objet de plusieurs campagnes d’intimidation, les contraignant à écourter leur séjour au Gabon. «Aucun membre de la mission n’a été exfiltré. En revanche, certains membres de la mission ont quitté le Gabon quelques jours plutôt que prévu car, effectivement, ils avaient fait l’objet de menaces par des individus non identifiés. L’intimidation a dépassé certaines limites», a souligné Mariya Gabriel.

La mission d’observation de l’UE déplore qu’il n’y ait pas eu la possibilité de confrontation des procès-verbaux des différents camps, lors du contentieux électoral. «Ce qui est important a noter est que d’une part nos observateurs n’ont pas eu accès à toutes les provinces, à toutes les commissions électorales provinciales y compris la province du Haut-Ogooué et, ensuite, il y a le taux de participation dans la province du Haut-Ogooué qui lui n’est pas cohérent avec les chiffres que nous disposons pour les bulletins blancs ou nuls. La procédure telle qu’elle a été suivie dans le cadre du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle n’a pas permis de lever les doutes sur ces résultats», a indiqué le chef de la mission.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/jean-marc-ayrault-speaks-about-gabon-on.html

Vidéo Jean-Marc Ayrault sur TV5 Monde

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/ali-bongo-answers-to-tv5-that-telephone.html

LE RÉGIME ALI BONGO RÉPOND À TV5 QUE LES ÉCOUTES TÉLÉPHONIQUES SONT TOUT À FAIT BANALES AU GABON

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/the-terms-of-agreement-signed-between.html

ACCORD SIGNÉ ENTRE L’UE ET LE GABON POUR L’OBSERVATION DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2016

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2.10, 23h07

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-mis-ecoute-observateurs-de-lue-bientot-vises-enquete/

Présidentielle 2016 : Mis sur écoute, les observateurs de l’UE bientôt visés par une enquête

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur dimanche 02 octobre 2016 à 23:07 / 22 commentaires

Après avoir mis ses membres sur écoute, les autorités gabonaises annoncent l’ouverture imminente d’une enquête visant la Mission d’observation électorale de l’Union européenne dans le cadre de la dernière présidentielle.

Pour avoir révélé «la marginalisation de la Cenap», déploré «le manque de transparence des organismes de gestion des élections» et émis des doutes sur les résultats du scrutin présidentiel du 27 août 2016 au Gabon, notamment dans la province du Haut-Ogooué, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne s’est attirée les foudres des autorités gabonaises. Plus d’un mois après la publication de son premier rapport sur la tenue de cette élection, le gouvernement gabonais annonce l’ouverture imminente d’une enquête. Celle-ci devrait permettre de faire la lumière sur la prétendue impartialité des membres de la MOE-UE (Mission d’observation électorale de l’Union européenne).

Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, Garde des sceaux. © D.R.

Dans un communiqué daté du 30 septembre 2016, Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, dit avoir récemment pris «connaissance d’éléments laissant apparaître des dysfonctionnements dommageables de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne». Et dans les prochains jours, annonce-t-elle, l’ensemble de ces éléments seront transmis aux autorités judiciaires gabonaises «afin de procéder aux vérifications indispensables et actes d’enquête nécessaires, dans le respect des règles procédurales applicables».

«Eléments» : écoutes téléphoniques

Parlant des «éléments» que le gouvernement gabonais dit avoir recueillis, le Journal du dimanche indique, dans sa livraison du 2 octobre 2016, indique qu’il s’agit en réalité d’écoutes téléphoniques. Le JDD dit avoir eu accès à «une vingtaine d’enregistrements clandestins». Au moins six personnes ont été mises sur écoute par les services secrets gabonais, indique l’hebdomadaire, qui n’a pas manqué de révéler quelques passages. Certaines conversations enregistrées font état des craintes des fonctionnaires gabonais, mais surtout des doutes des observateurs.

«Ils sont en train de chercher comment tricher et que ça ne se voie pas trop», aurait déclaré un observateur de l’UE à un autre qui lui aurait répondu : «Bongo sait qu’il a perdu, mais comment il va faire pour annoncer qu’il a gagné ?» Le 31 août 2016, à l’annonce des résultats du scrutin et de la victoire d’Ali Bongo, la chef adjointe de la mission, Polyna Lemos, aurait d’ailleurs téléphoné à un de ses collègues et lui aurait dit : «Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire.»

La «Une» du JDD du 2 octobre 2016. © D.R

Une tentative de décrédibiliser le rapport final de la MOE-UE

Si l’initiative des autorités gabonaises peut surprendre, certains prétendent que l’enquête annoncée est une façon pour Libreville de se venger de la MOE-UE, accusée de n’avoir pas respecté le «contrat» signé avec le gouvernement gabonais. «La République gabonaise avait invité la Mission d’observation électorale de l’Union européenne et ses observateurs à se rendre sur place afin de suivre toutes les phases du processus électoral de manière impartiale», rappelle le communiqué du ministre de la Justice, qui espère désormais que Bruxelles prenne «à son tour les mesures qui s’imposent». Pour d’autres, cette enquête apparaît comme une tentative de dénigrement de la MOE-UE. Après l’intervention de diverses personnalités ayant, chacune son tour, déploré la liberté des observateurs, Libreville tenterait de prendre à contre-pied le rapport de synthèse des émissaires de Bruxelles, qui devrait être rendu public d’ici à deux mois. Un rapport qui ne devrait pas manquer de faire apparaître les différentes irrégularités constatées lors du processus électoral au Gabon.

Pour des observateurs de la vie politique, cette affaire risque d’envenimer la relation déjà fortement fragilisée entre Bruxelles et Libreville depuis quelques semaines.

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2.10

http://info241.com/presidentielle-gabonaise-les-observateurs-europeens-epies-par,2247

Présidentielle gabonaise : les observateurs européens étaient épiés par Ali Bongo

Publié le 2 octobre 2016 à 14h35min

Le Gabon est décidément un pays à part. Ce dimanche, l’hebdomadaire français Le Journal du dimanche (JDD) nous apprend qu’au moins 6 des 60 membres de mission d’observation de l’Union européenne ont été mis sur écoute par les services secrets gabonais. L’un d’eux a même dû quitter le pays en raison de menaces de mort pesant sur lui grâce aux écoutes illégales pratiquées par le régime Bongo.

« Bongo sait qu’il a perdu… »

Le JDD révèle ce dimanche le contenu de quelques unes des écoutes commandées par les autorités gabonaises à l’insu des observateurs européens venus pour la présidentielle du 27 août. Des méthodes clandestines et illégales d’un régime qui ne se refuse rien dans son ambition de se maintenir au pouvoir depuis 1967. Au fort de cette crise, l’un d’eux a du faire ses valises du Gabon car craignant pour sa vie.

L’enquête publiée aux pages 14 et 15 de l’hebdomadaire n°3638, évoque le contenu de ces écoutes diligentées par Ali Bongo et l’inversion des résultats de la présidentielle en leur possession. Ces écoutes retranscrites montrent bien que les observateurs craignaient pour leur propre sécurité et pronostiquaient déjà sur l’annonce de résultats truqués qui favoriseraient le sortant Ali Bongo.

L’un des observateurs écouté à son insu déclare notamment : « Bongo sait qu’il a perdu, mais comment il va faire pour annoncer qu’il a gagné ?« . L’un d’eux prophétise même cette inversion des résultats : »Y’a 3.000 voix d’écart qui seraient annoncées pour Bongo, alors qu’à l’origine y’avait 60.000 voix d’écart pour Ping. Comment faire avaler la couleuvre ?« .

La double page consacrée aux écoutes des services secrets gabonais

La diplomatie plutôt que la transparence

Ces écoutes bien qu’illégales montrent l’hypocrisie que revêtait les déclarations diplomatiques de la mission d’observation européenne sur le hold-up électoral qui jouait pourtant sous leurs yeux. Mais aussi sur l’insécurité qui a clairement gagnés les Européens. La consigne aura été la suivante confie l’un d’eux : « Vous prendrez uniquement ce qui est indispensable. Pas de panique, mais vous vous doutez bien de ce qui va se passer. C’est évident« .

C’est surement au fait de ces échanges entre les membres de la délégation européenne qui sont accablants pour le régime d’Ali Bongo, que les autorités gabonais ont annoncé récemment l’ouverture d’une enquête de justice contre eux au Gabon.

Des révélations qui montrent bien que la communauté européenne est bien au fait du coup d’Etat perpétré à nouveau par Ali Bongo mais préfère calmer le jeu diplomatiquement, en laissant au peuple Gabonais le soin de vivre avec le tyran qu’il n’a pas élu. Un énième scandale dont le régime Bongo est depuis bien trop coutumier.

… télécharger l’enquête du JDD : http://info241.com/IMG/pdf/jdd_gabon.pdf

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2.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/the-terms-of-agreement-signed-between.html

Monseigneur Basile Mvé-Engone de l’archevêché de Libreville, qui n’a pas dit le moindre mot pour condamner les massacres perpétrés par les escadrons de la mort d’Ali Bongo, s’est empressé d’organiser dans la cathédrale Sainte-Marie, le plus grand et plus prestigieux lieu de culte catholique au Gabon, une messe d’action de grâce pour les juges de la Cour Constitutionnelle qui viennent de voler leurs suffrages aux Gabonais et valider une élection truquée dont les conséquences ont fait au bas mot, plusieurs dizaines de mort.

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2.10

http://www.gabonmediatime.com/les-gabonais-de-france-assignent-francois-hollande-devant-le-tribunal-de-lhistoire/

Les Gabonais de France assignent  François Hollande devant le « Tribunal de l’histoire »

Par Harold Tchibinda – 2 octobre 2016

Prévue pour se tenir ce premier octobre, la manifestation des gabonais de France contre la validation de la réélection à la tête de l’Etat d’Ali Bongo Ondimba a belle et bien eu lieu. Ils étaient dès 11 heures près de 2000 individus devant le Palais de l’Elysée, pour un sit-in avant de se déporter au Trocadéro à 14 heures.

Tout de jaune vêtues, les manifestants ont effectué une marche de protestation contre un “second coup d’Etat électoral” d’Ali Bongo. La foule s’est par la suite déplacée du Trocadéro à l’ambassade au  26 Avenue Raphaël, 75016 à Paris. Affichant leur soutien à Jean Ping, les manifestants ont tenu à faire porter leur voix même si beaucoup défendent plus les principes démocratiques que le leader lui-même.

Notons que la diaspora française a été à l’origine de multiples actions offensives depuis la proclamation des résultats. Nicolas Sarkozy, victime collatérale, a au cours de ces derniers jours, essuyé une multitude d’intrusions dans ses meetings, fait d’une jeunesse révoltée par un vote dans lequel elle ne se reconnaissait pas.

Le retour de plusieurs prisonniers politiques, est réclamé par les manifestants Bertrand Zibi, Ngoma, Rodney Ekorezok, Jean-Rémy Yama,…

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2.10

http://www.gabonmediatime.com/le-marche-de-franceville-reduit-en-cendre/

Le marché de Franceville réduit en cendre

Par Henriette Lembet – 1 octobre 2016

Le marché de Potos dans la communde de Franceville a été incendié dans la nuit du vendredi 30 septembre au 1er octobre 2016 aux environs 1 heure. De sources autorisées, les auteurs étaient au nombre de 9. Deux d’entre eux ont été interpellés par les agents de la police judiciaire et sont actuellement entendus.

L’on apprend également que le représentant de Jean Ping dans la commune de Franceville aurait été présenté par les deux individus comme étant  le commanditaire de l’incendie. Il serait actuelement arrêté et interrogé à cet effet par les officiers de police judicaire en charge de l’enquête.

Alors que la capitale du Haut-Ogooué n’avait pas connu de heurts le 31 août dernier à la suite de l’annonce des résultats provisoire de la présidentielle, d’aucuns s’interrogent sur le rapprochement qui pourrait être fait entre les auteurs de cette acte criminel et Jean Ping. S’agirait-il d’une machination en vue d’imputer à des innocents ces faits?  Nous y réviendrons.

+ Photos :  http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/fire-last-night-of-potos-market-in.html

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2.10

http://www.gabonmediatime.com/violences-post-electorales-dehors-les-tirs-et-les-corps-pleuvaient-cetait-des-executions-sommaires-dixit-tare-ovono/

Violences post-électorales : « Dehors, les tirs et les corps pleuvaient. C’était des exécutions sommaires », dixit Tare Ovono

Par La Rédaction – 2 octobre 2016

Nous vous publions ici, le témoignage d’un jeune gabonais rescapé de l’assaut de Jean Ping mené par des agents de forces de sécurité et de défense dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016.

L’auteur, Tare Ovono, membre de SACRI International, nous expose son cauchemar à travers un extrait de mail envoyé à une personne chère vendredi dernier.

« Bonjour Wami,

Je vais bien pour le moment. Je suis passé à deux doigts de me faire buter. A deux reprises des forces de l’ordre m’ont pointé l’arme dessus. Nous manifestions contre la fraude flagrante des dernières élections présidentielles. La nuit du mercredi 31, nous nous sommes repliés dans le QG du candidat de l’opposition à qui on venait de voler l’élection. Nous étions assis confortablement sous les tentes en train de papoter quand vers 1h50 du matin, un hélicoptère de la garde républicaine s’est mis à survoler au dessus de nos têtes. Jusqu’alors tout était normal. Nous nous disions qu’ils n’oseraient pas attaquer vu que le QG était mitoyen à l’ambassade de Guinée équatoriale. Nous n’étions pas armés. Il n’y avait donc pas de raison qu’on nous tire dessus. C’était mal les connaître. L’hélicoptère s’est mis à charger sur nous avant que les équipes au sol postées de l’autre côté du portail ne répliquent. C’était au rythme de bombes assourdissantes, de bombes lacrymogènes à l’haleine suffocante et des tirs de mitraillettes. Je ne te dis pas la cohue dans les escaliers. C’était sauf qui peut. On devait profiter du moindre abri possible. Des vitres des balcons de l’immeuble de cinq étages volaient aux éclats. Il fallait ramper pour éviter de recevoir une balle et de profiter du peu d’air pur que la poudre suffocante n’avait pas encore pollué.

Dehors, les tirs et les corps pleuvaient. C’était des exécutions sommaires. J’entends encore les cris des personnes atteintes avant d’être réduites au silence. En zone de guerre, le silence est plus inquiétant que les salves de fusil. Par moment, quand tout se calmait autour de moi, je me demandais si je n’étais pas mort par hasard. Toute la nuit, des agents de la garde républicaine ont procédé au saccage des véhicules garés à proximité, à la recherche de je ne sais quoi. D’après certaines sources, ils rechercheraient des armes. Selon d’autres sources, ils voulaient se saisir des PV des bureaux de vote afin de les détruire. Ce fut la nuit la plus longue de mon existence.

Quand les armes se sont tues, soit au petit matin, je suis sorti de mon refuge pour m’enquérir de la situation. Arrivé au rez de chaussée, j’ai été accueilli par une arme pointée sur moi, tenue par un gendarme en treillis, cagoulé, gilet pare balles au torse. Par réflexe, j’ai voulu rebrousser chemin et remonter les marches d’escalier. Le soldat m’a intimé l’ordre de ne pas courir si je ne voulais pas me retrouver criblé de balles. On nous a mis à genoux, les mains croisées sur la tête avec téléphones arrêtés. Vers 5h36, mon téléphone bien qu’éteint a sonné comme chaque matin normal de travail. Il fallait leur approbation pour que je l’arrête. On a reçu des intimidations verbales. Chance que je me promène toujours avec un roman en main. Le volume m’a servi de support à mes genoux qui se faisaient mordre par le béton de la cour où on nous avait placés. Une heure plus tard, mon petit frère et sa femme qui avaient manifesté avec moi étaient aussi retirés de l’immeuble manu-militari. Tout un soulagement de les voir en vie. Pendant les émeutes, j’ai vécu des moments mystiques. Une voix me disait de ramener mon petit frère et sa femme en vie. Je sais que mon petit frère peut être assez impulsif. Je devais lui éviter de prendre des risques inconsidérés. On nous a chargés dans des fourgonnettes tel du bétail pour nous ficher. A cette heure, je suis peut-être fiché comme apprenti terroriste par le pouvoir. On a utilisé la même rhétorique pour nous traiter de casseurs oubliant le motif premier de la marche. Une de mes tantes, capitaine de gendarmerie, est venue m’extirper des rangs avant qu’on ne me lise les chefs d’accusation. Ce jour-là nous sommes rentrés, mon frère, sa femme et moi à pied car toutes les rues de la capitale étaient en feu. Les magasins avaient été pillés.

Le lendemain, l’ambassade du Canada à Yaoundé était à mes trousses. Ma tante qui vit à Bordeaux a signalé ma disparition à l’ambassade qui a pu me joindre afin de connaître les conditions de détention et les chefs d’accusation retenus contre nous. Je leur suis infiniment reconnaissant. Nous avons été chanceux de sortir de là vivant, dans cet endroit aux relents de sang et de poudre chimique. Un de mes cousins n’aura pas la même chance que nous car on le retrouvera à la morgue, le corps boursouflé et couvert d’ecchymoses. Jusqu’à nouvel ordre, toute autopsie en république gabonaise est formellement interdite. Résultat des courses, le corps de mon cousin se trouve encore à la morgue dans des conditions de conservation minimalistes. Les pompes funèbres de la capitale sont débordées. On entasse désormais neuf corps par tiroir. La famille tient à autopsier le corps. Mais il est dans l’intérêt des pouvoirs de cacher la vérité, de faire passer ces morts pour des morts naturelles.

La vie reprend son cours timidement. On essaie de ne plus traîner dans les rues tard le soir. Le soleil se lève chaque matin, indifférent à la douleur des vivants. Le pays est divisé. Les gabonais ont besoin de réconciliation. Tout tourne au ralenti. On va au travail juste pour assurer la continuité de service. Les réseaux sociaux ont été bloqués depuis le jour de la proclamation des résultats. Internet passe de 6AM-6PM c’est tout. La messagerie instantanée est Je suis de plus en plus sceptique envers l’état nation où tous les pouvoirs sont concentrés aux mains de l’exécutif.

Je suis retourné sur les lieux du QG mercredi dernier, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer devant l’étendue des dégâts, murs et vitres criblés de balles. Instinctivement, je me suis mis à caresser du doigt tous les impacts de balles. Je les comptais dans ma tête. A un moment j’en ai perdu le décompte tant il y en avait. Les voix des mourants, de ceux qui ont perdu leur vie ce jour triste m’habitent encore. J’entends leurs cris de douleurs et de supplication avant que la mitraillette ne retire la vie de leurs jeunes corps.

Je pense que ces événements m’ont plus ébranlé que je le pense. J’ai toujours l’impression de ne pas être en sécurité dans les rues ou à la maison. Une impression d’être suivi. J’ai eu une montée d’urticaire dernièrement. Tout mon corps est couvert. Je suis obligé de m’occuper soit par la lecture ou la musique. Sans quoi, je risque d’y penser sans arrêt. En y pensant des idées sombres m’assaillissent. Je n’arrive pas à coucher ces événements sur du papier. Nous avons introduit un recours auprès de la cour constitutionnelle pour épuiser toutes les voies de recours possibles, même si on ne s’attend pas à grand chose venant de cette institution à la solde du pouvoir. J’essaierai tout en mon pouvoir pour en sortir indemne. J’ai décidé de m’engager désormais en politique, de ne plus être un citoyen qui subit.

Maintenant nous sommes soumis à la décision de la cour qui peut soit valider l’élection c’est-à-dire déclarer le président sortant vainqueur ou renverser la décision de la CENAP et déclarer Jean Ping vainqueur. La dernière option relèverait d’un miracle car cette cour a été surnommée la tour de Pise vu qu’elle penche toujours du côté du pouvoir. Les résultats du Haut-Ogooué sont l’objet du contentieux électoral. En fait ces résultats sont arrivés longtemps après ceux des autres provinces. Les résultats de cette région émis par la commission électorale ne cadrent pas avec ceux des procès verbaux émanant des bureaux et remis aux représentants des candidats. Le taux de participation du Haut-Ogooué frôle les 100% pendant que la moyenne nationale est de 55%. Du jamais vu dans une démocratie. Le représentant de l’opposition dans cette province a reconnu devant huissiers avoir perçu 15 millions pour qu’il entérine de faux PV.

Le schisme semble vraiment s’installer au pays. Tout le monde accuse cette province d’avoir fait du repli identitaire. Les rues sont quadrillées de soldats armés jusqu’aux dents. Ce matin en allant au bureau, les rues étaient désertes. Tout le monde se calfeutre entre quatre murs. La nouvelle technique consiste à venir cueillir des gens chez eux pour les amener vers des destinations inconnues où ils subissent les tortures les plus avilissantes s’ils ne sont pas tout simplement refroidis. On parle de plusieurs centaines de morts depuis le début des émeutes. Ces corps gênants seraient simplement enterrés dans des fosses communes. Les familles sont désespérées de ne recevoir aucune nouvelle de leurs proches depuis près d’un mois. Il est vendredi, je quitte le bureau ne sachant pas trop quand est-ce que j’y reviendrai. La poudrière pourrait éclater à tout moment..»

Récit de Tare Ovono, membre de SACRI International.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/jean-pings-message-to-gabonese-diaspora.html

LE MESSAGE DE JEAN PING A LA DIASPORA GABONAISE

Vidéo

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/great-march-by-gabonese-diaspora-in.html

Photos manifestation à Paris

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/10/laurence-ndong-in-program-discussing.html

Vidéo Laurence Ndong sur Ziana TV sur Afrique centrale

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Note R*E : Séraphin Moundounga se trompe parce que la position française de JM Ayrault sur Europe 1 a été communiquée par les services du MAE français, donc de manière officielle, elle est sur le site :

http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2016-09-29.html#Chapitre12

http://www.gabonmediatime.com/seraphin-moundounga-ali-bongo-manipule-le-peuple-contre-la-france/

Seraphin Moundounga : « Ali Bongo manipule le peuple contre la France »

Par Henriette Lembet – 1 octobre 2016

Sur son compte officiel facebook, L’ancien Vice premier ministre, ministre de la justice, démissionnaire a remis les pendules à l’heure ce samedi premier septembre. Il est revenu sur les propos de Jean Marc Ayrault laissant croire que le France a reconnu l’élection Ali Bongo Ondimba.

D’entré de jeu, Seraphin Moundounga affirme « Ali Bongo manipule le peuple contre la France ». A l’endroit des Gabonaises et Gabonais du Gabon et de la diaspora, l’ancien soutien d’Ali Bongo Ondimba attire l’attention sur « une grossière et grave manipulation » qui tend à faire « circuler dans les médias une partie isolée de l’interview donnée par le Chef de la diplomatie française sur Europe 1.», Laquelle partie laisserait penser que la position de la France vis-à-vis du palais de bord de mer a changé.

Il n’en est rien rassure le vice premier ministre démissionnaire. « En vérité la position initiale de la France n’a pas changé et je l’ai moi-même vérifié ce jour à Paris où je continue à œuvrer inlassablement auprès de la communauté internationale pour qu’elle nous aide, nous peuple déterminé, à libérer le Gabon et à recouvrer notre pleine souveraineté qu’Ali Bongo séquestre depuis le 31 août, grâce à des mercenaires désormais essoufflés », précise-t-il.

Seraphin Moundounga accuse le site d’actualité proche de la présidence d’être à l’origine de cette supercherie. « La manipulation opérée hier par (le compte) Tweeter @AfricTelegraph recherche un retournement du peuple gabonais contre la France et les intérêts français au Gabon, pour que Ali Bongo prenne la posture du défenseur desdits intérêts et ainsi tenter de forcer la France à le soutenir. » confie-t-il.

A l’endroit de ses partisans qui ont naturellement décuplés depuis sa sortie tonitruante du gouvernement et du Parti démocratique gabonais au lendemain de l’annonce des résultats provisoire de la présidentielle. « Ne tombons pas dans le piège d’un Ali Bongo qui fait désormais feu de tout bois connaissant sa fin irréversible », renchérie l’ancien ministre tout en mettant en garde. « Il fera à chaque fois courir toutes sortes de rumeurs sur la communauté internationale, et sur toutes les personnes qui soutiennent le peuple gabonais dans sa lutte de libération ».

In fine, Séraphin Moundounga appelle à la vigilance et prévoit un retour à Libreville « pour finaliser la libération » conclut-il.

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http://info241.com/5e-semaine-de-mobilisation-des-gabonais-de-france-contre-ali,2245

5e semaine de mobilisation des Gabonais de France contre Ali Bongo

Publié le 1er octobre 2016 à 15h22min

La victoire controversée d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août a toujours du mal à passer auprès de la diaspora gabonaise. Ce samedi, pour la 5e fois depuis le début de la crise post-électorale gabonaise, ce sont à nouveau plusieurs milliers de gabonais, venus des quatre coins de la France, qui se sont donnés rendez-vous à la place du Trocadéro de Paris pour dire non à Ali Bongo.

Pour la 5e semaine consécutive, les gabonais de France sont debouts à Paris pour dénoncer le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo. Avant de se retrouver à la place du Trocadero, les militants gabonais étaient ce matin devant l’Elysée pour interpeller le président français François Hollande sur le respect de la vérité des urnes bafouée par Ali Bongo et ses nombreux complices.

Quelques unes des banderoles des manifestants Gabonais

Les manifestants dénoncent la « traîtrise des institutions » dont celle la Cour constitutionnelle qui a validé mot pour mot toutes les demandes du président sortant en annulant notamment des résultats des bureaux de vote favorable à l’opposant Jean Ping. Dénonçant ainsi un déni de démocratie et une décision inique, les Gabonais de la diaspora souhaitent désormais interpeller les autorités françaises et européennes sur la crise née des résultats contestés de la récente présidentielle dont les violences auraient coûté la vie à des centaines de civils.

La manifestation de ce samedi à Paris, après le rassemblement de la place du Trocadéro, sera suivie d’une marche pacifique jusqu’à l’ambassade du Gabon située dans le 16e arrondissement pour une nouvelle fois crier leur colère contre le hold-up de la vérité des urnes dont se serait rendu coupable Ali Bongo pour se maintenir au pouvoir.

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1.10

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/no-mr-ayrault-we-no-longer-tolerate.html

Vidéo JM Ayrault sur Europe 1

Jean Marc Ayrault, le ministre Français des Affaires Etrangères, vient d’indiquer sur Europe 1 et sur la pointe des pieds que son pays acceptait et reconnaissait la réélection d’Ali Bongo. Très bien ! …

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30.9

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30.9, 18h12

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-determination-de-jean-ping/

Crise postélectorale : La détermination de Jean Ping

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 30 septembre 2016 à 18:12 / 23 commentaires

Loin d’être désemparé, l’ancien candidat à la dernière présidentielle a réaffirmé, ce 30 septembre sur RFI, son engagement dans le combat de revendication de sa victoire face à Ali Bongo : «On ne peut pas être KO quand on sait qu’on a le peuple, le droit et la communauté internationale avec soi».

© answersafrica.com

En dépit de la prestation de serment d’Ali Bongo, Jean Ping ne désarme pas, comme il l’a une nouvelle fois démontré sur Radio France internationale (RFI), ce 30 septembre. «Je ne peux pas être KO. On ne peut pas être KO quand on sait qu’on a le peuple avec soi, le droit avec soi et la communauté internationale avec soi. On ne peut pas être KO», a confié Jean Ping, expliquant au passage son appel à la «résistance active».

«Ça veut dire, tout simplement, que nous avons en face de nous quelqu’un qui a usurpé les résultats des élections, qui a fait un coup d’Etat militaro-électoral, qui a pris le pouvoir, qui veut le conserver encore sept ans. Ça veut dire 57 ans de pouvoir. Et ils utilisent tous les moyens pour y arriver. Et je crois que, cette fois-ci, le peuple ne veut plus de ça», a expliqué Jean Ping.

L’ancien candidat à la dernière présidentielle est également revenu sur le dialogue inclusif que le pouvoir entend organiser incessamment. Avec qui ? Jean Ping s’en est expliqué. «C’est simple : le dialogue est quelque chose qu’on ne peut pas négliger. Surtout lorsque le pays traverse une crise aussi grave. Je pense simplement que le dialogue doit être organisé par celui qui a gagné les élections, avec tous les Gabonais», a-t-il indiqué. «Pas par celui qui n’a pas gagné et qui cherche un dialogue juste pour se faire légitimer ! Et de surcroît, il vous appelle au dialogue revolver sur la tempe, les Mirage qui terrorisent les populations à basse altitude, les hélicoptères d’attaque, les emprisonnements, les tueries… Est-ce un dialogue, ça ? Ce n’est pas un dialogue !», a-t-il poursuivi.

Taxé d’incitateur à la haine et à la violence par ses détracteurs, Jean Ping s’en est défendu. «La violence est pratiquée par Ali, pas par nous (…) Les avions à réaction qui volent à basse altitude, c’est contre qui ? Les hélicoptères d’attaque, c’est contre qui ? Les arrestations arbitraires, c’est contre qui ? Les morts qui ne cessent de s’accumuler, c’est contre qui ? Il y a une volée de violence disproportionnée de l’Etat. Nous, nous n’avons tué personne, nous n’avons pas d’armes», a-t-il déclaré.

Conseillé par la communauté internationale de déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle, après la proclamation de la victoire d’Ali Bongo par la Commission nationale électorale autonome et permanente (Cenap), l’ancien candidat a dit être partagé sur le fait d’accepter cette démarche. «Non, parce que si nous ne l’avions pas fait, la communauté internationale nous aurait accusés de ceci ou de cela, de ne pas vouloir respecter les règles. Nous l’avons donc fait en pensant que la communauté internationale jouerait à son tour son rôle. Et ça n’a pas été le cas. Nous pensons que la communauté internationale doit maintenant jouer son rôle», a-t-il indiqué, avant d’ajouter : «La population gabonaise en appelle à l’assistance de la communauté internationale».

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30.9

http://www.gabonmediatime.com/education-nationale-limprobable-rentree-scolaire/

Éducation nationale : L’improbable rentrée scolaire

Par Lauris Pemba

30 septembre 2016

La Convention Nationale des Syndicats du Secteur de l’Éducation (Conasysed) sort d’un long silence et prend position. Alors que la rentrée administrative habituellement attendu pour début septembre se tient cette année le 3 octobre prochain, les enseignant entendent entrer en grève dès le 17 octobre, date effective du début des cours sur l’ensemble du territoire.

Une rentrée scolaire sous conditions pour la Conasysed

La convention syndicale a conditionné la rentrée scolaire sur la satisfaction complète de certains points. Il s’agit notamment de la libération des leaders syndicaux Jean-Rémi Yama, Ondo Mba, Koumba Mba arrêtés le 9 juillet dernier. « Nous ne pouvons pas reprendre les cours pendant que Jean Rémy Yama et les autres sont arbitrairement emprisonnés », nous confie Marcel Libama.

De même, le paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) du 2ème trimestre 2015, le paiement des rappels, l’organisation du concours interne d’entrée à l’École Normale Supérieure (ENS), le paiement des cas d’omissions de la prime incitative à la fonction enseignante 2015 (PIFE), le paiement intégral des arriérés de salaires, l’augmentation des capacités d’accueil et la réhabilitation des établissements vétustes.

Un point important pour les leaders syndicaux est bien sûr le retour à un climat sécuritaire déjà soulevé par les employés de l’Onep, la Conasysed prône également pour un climat favorable à une reprise des cours parce que « si il n’y a pas de sécurité personne ne peut correctement effectuer son travail » nous confie une enseignante sous anonymat.

La balle est désormais dans le camp du ministère de l’Éducation nationale dont le nouveau patron au sein du prochain gouvernement n’aura pas de répit.

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30.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/no-mr-ayrault-we-no-longer-tolerate.html

Jean Marc Ayrault, le ministre Français des Affaires Etrangères, vient d’indiquer sur Europe 1 et sur la pointe des pieds que son pays acceptait et reconnaissait la réélection d’Ali Bongo. Très bien !

Cette reconnaissance de Jean Marc Ayrault a le bénéfice de clarifier les choses et de nous prouver que nous sommes absolument seuls dans cette guerre contre Ali Bongo. Nous ne pouvons compter sur personne. L’ambassadrice des USA avait déjà annoncé la couleur, et la France vient d’emboiter le pas. Nous on reste sur nos positions, on garde le cap. L’objectif reste le même et les grandes chancelleries qui désormais soutiennent ouvertement Ali Bongo, cessent d’être des interlocuteurs à considérer, à nos yeux.

Pour ce blog, la leçon à retenir, la grande leçon, la plus importante leçon à retenir, est que si nous voulons gagner cette guerre à l’usure, dans laquelle l’endurance sera l’élément le plus déterminant, NOUS DEVONS NOUS DOTER D’UNE OPTION MILITAIRE INDÉPENDANTE.

Le quartier général de Jean Ping a été bombardé par les forces d’Ali Bongo, sous encadrement technique Français et dont les hélicoptères de combat qui pilonnaient du ciel, le bâtiment, étaient pilotés par des Français. Tout ceci se passait sous le regard goguenard des militaires Français dont la base au Gabon est située à moins de 500 mètres du QG de Jean Ping ; mais évidemment, ils n’ont rien vu ni rien entendu.

La réalité est qu’Ali Bongo a aujourd‘hui la supériorité militaire et il va continuer à s’armer pour mieux nous subjuguer dans le futur. Par contre nous, nous n’avons rien entre les mains pour faire face à ses Mirages F1, hélicoptères de combats, chars d’assaut, que nous avons vu être lancés contre un peuple sans défense. Mais ce n’est pas grave, au départ, l’ANC n’avait que la volonté et la détermination de ses membres, comme les Gabonais aujourd’hui ; mais petit à petit, les gens se sont organisés et ont pu s’équiper avec le succès qu’on connait.

Chers lecteurs, ce blog appelle les Gabonais de bonne volonté, en dehors du cadre politique de Jean Ping, car il ne peut être associé à cette démarche vu qu’il doit rester légaliste et républicain, à s’équiper et à s’entrainer, où qu’ils soient, de façon à ce que les milices cagoulés d’Ali Bongo sachent que s’ils nous attaquent, ils auront face à eux des personnes capables de leur répondre du tac au tac. Et dans cette démarche, nous n’avons aucune leçon à recevoir d’aucune des grandes chancelleries, ou organismes internationaux qui nous ont regardé mourir sans lever le petit doigt.

Notre destin sera déterminé par nous-mêmes et personne ne fera le Gabon à notre place. Même si nous trébuchons, relevons nous et avançons car nous avons déjà prouvé que nous pouvons faire de grandes choses avec notre seule détermination. Imaginez si nous étions équipés !

Chers lecteurs, sans option militaire, nous sommes partis pour la monarchie pour des centaines d’années, car après avoir tué tant de gabonais, les Bongo, Mborantsuo et compagnie et leur descendance ne pourront jamais céder normalement le pouvoir. Ils vont continuer à s’armer pour nous maintenir sous leur botte. Nous n’avons plus le choix, nous devons faire de même pour arracher notre liberté.

On ne lâche rien, 2016 ne sera pas 2009, même si l’hypocrisie et la perfidie elles, restent égales. On va se battre jusqu’au bout !

Posted 2 hours ago by Charlie M.

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30.9

http://www.gabonmediatime.com/coupure-dinternet-les-gabonais-ont-trop-de-telephones-mobiles-dixit-ali-bongo/

Coupure d’internet : « les Gabonais ont trop de téléphones mobiles (…) », dixit Ali Bongo

Par Henriette Lembet – 30 septembre 2016

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30.9

http://www.gabonmediatime.com/la-cour-constitutionnelle-choisit-lopacite-pour-valider-la-reelection-dali-bongo/

La Cour constitutionnelle choisit l’opacité pour valider la réélection d’Ali Bongo

Par Henriette Lembet – 30 septembre 2016

Un quart d’heure avant le terme du délai de 8 jours légalement prévu pour former un recours en contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, Jean Ping par le biais de ses conseils, Maîtres Jean-Rémy Bantsantsa et Éric Iga-Iga, saisissait la Cour constitutionnelle le 8 septembre dernier, en réformation des résultats annoncés par le ministre de l’Intérieur à la suite de l’élection du 27 août dernier et cela ne concernait que la province du Haut-Ogooué, parce que c’est la province qui posait véritablement problème dans cette élection du point de vue du camp de Jean Ping.

Aux dires de Maître Jean-Remy Bantsantsa, la procédure était d’ « une opacité qui n’a d’égale en matière de procédure devant les juridictions gabonaises ».

Plusieurs relances restées sans suite. De Me Jean Remy Bantsantsa l’on apprendra que le recours de Jean Ping a « été communiqué dès le lendemain (c’est-à-dire le 9 septembre courant) à la partie adverse qui avait, je crois 5 jours pour répondre », que « les avis d’audience étaient notifiés 30 minutes avant que la Cour ne siège,  quelque fois très tard dans la nuit ». Des révélations qui démontrent une volonté de maintenir à l’écart une des parties au procès.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire du mercredi, Antsia, l’avocat revèle que « cette procédure était entourée d’une opacité du début à la fin. Un juge rapporteur a été désigné avec à ses côtés deux juges rapporteurs adjoints. L’instruction qui a été menée n’a jamais été contradictoire. En dehors des mémoires qui ont été échangés, rien n’a été contradictoire ». Le cycle répétitif de la Cour lors des contentieux électoraux liés à la présidentielle. Luc Bengone Nsi le dénonçait déjà en 2009.

« Du dépôt de la requête au greffe, à la décision de la Cour constitutionnelle en passant par l’instruction menée par Hervé Moutsinga, au demeurant doyen des juges constitutionnels, Jean Ping n’a reçu aucun procès-verbal de la partie adverse sur les 297 que le Parti démocratique gabonais arguait détenir » nous confie l’hebdomadaire du mardi, La Loupe. Le journal précise également qu’ « il va de même pour les mémoires responsifs et les autres demandes de la partie qui avait saisi la haute Cour ».

Maître Bantsantsa avait saisi le greffier en chef de la Cour constitutionnelle, Me Nosthène Ndinga, par lettre en date du 13 septembre 2016, référencée N/Féf : 852/16/063/jdb aux fins de solliciter la communication des mémoires de la partie adverse. Lettre dont le greffe accusait réception la même date.

La lettre rappelait à la Cour les dispositions de l’article 25 alinéa 1 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : « la procédure devant la cour constitutionnelle est gratuite, écrite et contradictoire » précisait-il avant d’ajouter que l’article 73 de la même loi affirmait que le rapporteur désigné par le président de la cour « instruit contradictoirement l’affaire », en estimant qu’elles étaient violées par les magistrats instructeurs.

Le juge Hervé Moutsinga, dans sa réponse datée du 20 septembre et référencée n°051/CC n’a pas cru bon de faire droit à cette demande pourtant fondée sur des dispositions légales en vigueur. Il précise dans sa lettre «  les juges rapporteurs rappellent que la procédure devant cette juridiction est écrite et contradictoire et que l’instruction est menée par un ou plusieurs rapporteurs. Ce sont donc ces juges rapporteurs qui organisent l’exécution des mesures d’enquête qu’ils jugent nécessaires pour éclairer la religion de la Cour constitutionnelle », avant de refuser la demande de la mise en place d’une commission d’experts sollicitée par Jean Ping. Hervé Moutsinga, écrit «  votre demande de mise en place d’une commission d’experts issue des deux camps en procès n’est pas admise ».

Même si en définitive, il affirme que « la Cour constitutionnelle procédera conformément à la loi, à la vérification des procès-verbaux et au recomptage des suffrages obtenus par tous les candidats bureau de vote par bureau de vote », précisant également « en ce qui concerne la province du Haut-Ogooué que pour ce qui est de l’étendue de la circonscription électorale ». La demande de communication des mémoires de la partie adverse sollicitée par Maître Bantsantsa est restée lettre morte. C’est à une demande réconventionnelle d’annullation de 21 bureaux de vote dans le deuxième arrondissement de Libreville que la Cour ferra droit. En plus de l’opacité décrié par l’avocat.

Cette opacité de la Cour constitutionnelle a perduré jusqu’au rendu de la décision. L’on a pu observé au cours de l’audience de délibération, l’absence très remarquable des avocats de Jean Ping et du public à l’exception de quelques soutiens d’Ali Bongo Ondimba et de diplomates. A ce propos, Maître Bantsantsa confie à nos confère d’Antsia toute sa triste sur ce contentieux qui a conduit à la confirmation de la réélection d’Ali Bongo Ondimba. « Je suis triste pour mon pays. Que ceux qui ont perpétré ce qui s’est passé se rappellent ceci : la Cour constitutionnelle rend ses décisions au nom du peuple. Le peuple a élu clairement un président dans les urnes et tout le monde le sait. La Cour constitutionnelle a pris la lourde responsabilité de désigner un président de la République. Je reste triste. Je suis vraiment triste » conclut-il.

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30.9, 8h58

http://info241.com/incarcerations-post-electorales-le-parquet-de-libreville,2242

Incarcérations post-électorales : le parquet de Libreville complice des violations du Code de procédure pénale ?
Publié le 30 septembre 2016 à 08h58min

Depuis le début des violences post-électorales et même avant le démarrage de la campagne présidentielle gabonaise, les arrestations de citoyens opposés au président sortant Ali Bongo se sont multipliées sous la supervision du parquet de Libreville. Depuis, plusieurs voix s’élèvent pour pointer le non respect par les auxiliaires de justice du Code de procédure pénale fondant l’action de la justice gabonaise. Analyse.

Plusieurs anciens prisonniers enfermés lors des violences post-électorales, ont témoigné de leurs conditions de détention. Plusieurs familles étaient dès lors privées de tout contact avec leurs proches arrêtés par la police. Que dit réellement le Code de procédure pénale gabonais devant les dérives observées et décriées contre parquet de Libreville dirigé par Steeve Ndong Essame Ndong ?

Les droits des prévenus foulés au pied

Au Gabon, l’action judiciaire est définie par un Code de procédure pénale issue de la loi n°036/2010 du 25 novembre 2010, adoptée par les deux chambres parlementaires et promulguée par le président Ali Bongo, lui-même. Dans celui-ci, notamment le titre II concernant les enquêtes de justice, les droits des prévenus et des officiers de police judiciaire sont clairement définis.

Selon l’article 50 de ce Code fixe la durée de la garde à vue à 48h renouvelable une fois : « La durée de la garde à vue ne peut excéder 48 heures. Elle peut être prolongée d’un nouveau délai de quarante huit heures par autorisation écrite du Procureur de la République« . Or, plusieurs citoyens ont vu leur garde à vue prolongée de plusieurs centaines d’heures, loin de celles prescrites par la loi qui fonde l’action judiciaire.

L’article 52 précise que « Toute personne gardée à vue a le droit d’informer, par tout moyen, une personne de sa famille, de son entourage ou son employeur de la mesure dont elle est l’objet« . Or, durant les gardes à vue et le procès de 392 personnes à Libreville, les prévenus n’avaient ni le doit de parler à leurs proches ni celui de signaler leur arrestation comme le prévoit le Code de procédure judiciaire.

La responsabilité du parquet engagée

Le même précise que « Pendant la durée de la garde à vue, il est fait obligation d’entretenir la personne en parfait état de nutrition et d’hygiène« . Cela n’a pas toujours été le cas. Plusieurs personnes libérées ont déploré les conditions de leurs incarcérations et les tortures subies par celles-ci de la part des forces de l’ordre. Tout ceci encore en violation de la Loi.

Le parquet de Libreville placé sous l’autorité du procureur de la République, est tenu de s’assurer de la régularité des opérations de détention et d’enquête comme le stipule l’article 56 : « Le Procureur de la République, informé par l’Officier de Police Judiciaire, s’assure de la régularité des opérations« .

Il est donc établi que les dérives observées sont sous la seule responsabilité du procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong, chargé de faire observer la loi dans toute sa rigueur à la fois contre les potentiels coupables mais aussi contre les forces de l’ordre qui ont violé les droits élémentaires des citoyens.

Cliquez sur l’icone pour parcourir l’intégralité du Code de procédure pénale gabonais

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29.9

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29.9,

http://www.gabonmediatime.com/jean-ping-je-suis-habite-par-la-responsabilite-de-veiller-sur-le-peuple-gabonais-qui-ma-elu-le-27-aout-2016/

Jean Ping : « Je suis habité par la responsabilité de veiller sur le peuple Gabonais qui m’a élu le 27 août 2016 »

Par La Rédaction – 29 septembre 2016

Au lendemain de la nomination par Ali Bongo Ondimba de son premier ministre, Jean Ping désigné « président élu » par ses partisans, a prononcé un message à la Nation ce jeudi le 29 septembre 2016, à Libreville, au sein de son domicile sis au Bas de Gué-Gué.

Nous vous publions in extenso, le contenu de la son allocution.

Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes,

Au nom des Gabonaises et des Gabonaises de toutes générations et de toutes conditions, je prends la parole aujourd’hui, pour exprimer une fois de plus la consternation de tout un peuple meurtri dans sa chair et dans son âme, suite aux graves évènements auxquels nous avons tous assisté ces derniers jours dans notre pays.

Au lendemain de la nomination d’Ali Bongo comme président de la République, par la Cour constitutionnelle, je me suis exprimé pour dénoncer ce coup d’état militaro-électoral. Depuis lors, vous avez constaté que j’ai observé un relatif silence.

J’ai entendu les appels des Gabonais de toutes les provinces et de la diaspora. Je voudrais vous rassurer, j’affirme ici ma détermination à assumer mes responsabilités de président élu par le peuple souverain ; au-delà des circonstances qui nous sont imposées.

Je suis habité par la responsabilité de veiller sur le peuple Gabonais qui m’a élu le 27 août 2016.

Président élu par vous, peuple gabonais, je réaffirme ubi et orbi que je ne reconnaîtrai pas le pouvoir d’Ali Bongo qui a les mains souillées du sang de nos compatriotes.

Je ne reconnaitrai pas ce pouvoir qui a fait massacrer froidement de nombreux Gabonais, tout simplement parce qu’ils réclamaient le respect de leurs suffrages exprimés le 27 août 2016.

Je ne reconnaîtrai pas ce pouvoir inquisiteur, qui enlève les Gabonais dans les rues, comme dans leurs maisons et les emprisonne arbitrairement.

Je ne reconnaîtrai pas ce pouvoir qui ne respecte pas les droits humains, y compris les plus élémentaires.

C’est pourquoi, je vous demande, Peuple gabonais, de rejeter massivement aussi ce pouvoir, de ne lui accorder aucun crédit ; en vertu de la légitimité que vous m’avez donnée.

A nos frères et sœurs des forces de défense et de sécurité, je vous demande à nouveau de remplir votre devoir dans le strict respect de votre déontologie en évitant tout dérapage et toute atteinte aux droits de l’Homme.

Mes chers compatriotes,

Avec l’audace qui caractérise toujours tous ceux qui empruntent les raccourcis périlleux de l’histoire, voilà que l’imposteur appelle au dialogue. Quel dialogue ? Avec qui et dans quel but ?

Voilà quelqu’un qui a été désavoué par le peule et battu dans les urnes, qui demande à celui à qui il a volé l’élection de venir dialoguer avec lui !

Il le demande de surcroît le révolver sur la tempe, les hélicoptères d’attaque et les mirages volant à basse altitude au-dessus de nos maisons.

Non, nous ne cèderons ni aux menaces, ni aux intimidations. Nous n’irons à aucun dialogue sous l’égide de cet imposteur.

A ses appels trompeurs à un dialogue de légitimation, nous disons non.

A ses menaces et intimidations, nous ne cèderons pas.

Personnellement, dans mes fonctions nationales et internationales, je n’ai cessé de pratiquer le dialogue. Donc je ne suis pas fondamentalement contre le dialogue.

Ma position à ce sujet est claire, je ne m’associerai pas à cette vaine tentative de légitimation de la forfaiture que les Gabonais dénoncent.

J’appelle chaque Gabonaise et chaque Gabonais à une résistance active jusqu’à la fin de la forfaiture.

Le peuple gabonais doit rejeter et faire obstacle, avec la plus grande détermination, à cette nouvelle imposture qui veut s’imposer à notre pays.

Nous devons Tous refuser ce coup d’état militaro-électoral qui n’offre aucune perspective au Gabon. Pour ma part, je m’y engage.

Des compatriotes sont morts, parmi lesquels de nombreux jeunes, tués par ce pouvoir. Ils ne doivent pas être morts pour rien. Ils ne sont pas morts pour rien. Ils sont morts pour que la démocratie, l’alternance et le changement voient enfin le jour dans notre pays.

Nous devons à ces héros de réaliser ce pour quoi ils ont consenti au sacrifice suprême.

Notre combat n’est pas contre un ou des individus : quel qu’ils soient. Notre combat est contre un système dictatorial et pour la démocratie.

Dans le respect des normes internationales en matière de démocratie, en accord avec l’éthique républicaine, nous devons ensemble nous engager pour la libération de notre pays du joug de cette dictature qui vient d’être réinstallée par la Cour constitutionnelle.

C’est fort de tout cela qu’avec gravité, j’annonce solennellement les initiatives qui suivent :

J’invite le peuple Gabonais à observer, le jeudi 6 octobre 2016, une journée nationale de recueillement pour nos morts et de compassion pour toutes les familles endeuillées, et toutes les victimes de la barbarie qui s’est abattue sur notre pays.

Le jeudi 6 octobre 2016, les Gabonais des neuf (9) provinces et de la diaspora sont invités à rester chez eux et à observer une journée de recueillement, de méditation et de réflexion.

J’appelle le peuple à se préparer à un dialogue national inclusif qui sera organisé à mon initiative et selon des modalités qui sont à l’étude.

Parce que ce nouveau coup d’Etat militaro-électoral a créé dans notre pays une situation de crise sans précédent dans notre histoire, il me reviendra d’œuvrer prioritairement à la réconciliation des filles et fils de ce pays en ouvrant un dialogue national inclusif.

Ainsi, j’invite les Gabonaises et les Gabonais de toutes les conditions, pour que nous nous mettions autour d’une table afin de jeter ensemble les bases du nouveau Gabon que nous souhaitons tous : le Gabon de justice, de vérité, de transparence et de bonne gouvernance.

Ce dialogue national inclusif sera, pour la majorité nouvelle que nous confère le suffrage du 27 août 2016, avec tous les Gabonais, l’occasion de mettre en place les fondements d’une nouvelle République.

J’invite dès cet instant, les partis politiques, les syndicats, la société civile, les confessions religieuses, la diaspora et toutes les autres forces vives de la Nation à se préparer à prendre une part active à ce dialogue national.

Je lance un appel solennel au monde libre.

Dans cette bataille pour la libération de notre pays, nous demandons au monde libre de se tenir aux côtés du peuple gabonais en danger.

La Communauté internationale, avec insistance, a fait valoir l’impérieuse nécessité de se conformer aux voies légales et de jouer le jeu des institutions. Le processus électoral s’est soldé par le vote massif des Gabonais en ma faveur, malheureusement suivi d’un coup d’état militaro-électoral. Et cela, nul ne le conteste.

C’est le lieu ici, d’inviter la Communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités, devant cette situation qui l’engage également.

Nous demandons à la communauté internationale de prendre des sanctions ciblées à l’encontre des personnes qui se sont rendues coupables de ce coup d’état militaro-électoral.

Nous demandons aux organisations humanitaires, notamment à Amnesty international, et au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), de venir au Gabon pour faire toute la lumière sur les assassinats, les disparitions et les violations des droits de l’Homme qui sont perpétrés dans notre pays depuis le 31 août 2016.

Pour sa part, le peuple Gabonais est résolu à prendre son destin en main.

Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes,

En cette période décisive de l’histoire de notre pays, comme je m’y suis engagé personnellement, je ne cèderai pas, je ne reculerai pas.

Le Gabon est notre pays. Son destin repose d’abord et avant tout sur la détermination de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais.

Ensemble, disons-le : 2016 ne sera pas 2009.

Que Dieu bénisse le Gabon

Je vous remercie.

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29.9, 20h20

http://gabonreview.com/blog/jean-ping-ne-reconnaitrai-pouvoir-dali-bongo/

Jean Ping : «Je ne reconnaîtrai pas le pouvoir d’Ali Bongo !»

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 29 septembre 2016 à 20:20 / 37 commentaires

Deux jours après la prestation de serment d’Ali Bongo, le candidat consensuel de l’opposition, convaincu de sa victoire, n’entend pas reconnaître le pouvoir du président de la République. Il déploie un agenda.

Des jours après la décision de la Cour constitutionnelle confirmant la victoire du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) lors du dernier scrutin présidentiel, Jean Ping qui dénonce un «coup d’état militaro-électoral» n’a pas arrêté de considérer qu’il est le véritable président élu du Gabon. Et visiblement, la cérémonie d’investiture du président de la République organisée le 27 septembre dernier ne l’en a pas dissuadé. À la faveur d’une déclaration, le 29 septembre à Libreville, le candidat consensuel de l’opposition a réaffirmé sa «détermination à assumer (ses) responsabilités de président élu par le peuple souverain, au-delà des circonstances».

«Je réaffirme urbi et orbi que je ne reconnaîtrai pas le pouvoir d’Ali Bongo qui a les mains souillées de sang de nos compatriotes. Je ne reconnaîtrai pas ce pouvoir qui a fait massacrer froidement de nombreux Gabonais, tout simplement parce qu’ils réclamaient le respect de leurs suffrages exprimés le 27 août 2016», a déclaré l’ancien président de la commission de l’Union africaine devant ses soutiens et les militants ayant bravé l’impressionnant dispositif des forces de l’ordre en faction devant l’entrée du domicile de l’opposant depuis plusieurs jours. Pour lui, il est également inenvisageable de reconnaître un «pouvoir inquisiteur qui enlève les Gabonais dans les rues, comme dans leurs maisons et les emprisonne arbitrairement».

En réponse à l’appel au dialogue lancé par Ali Bongo, Ping a martelé : «Voilà quelqu’un qui a été désavoué par le peule et battu dans les urnes, qui demande à celui à qui il a volé l’élection de venir dialoguer avec lui ! Il le demande de surcroît le révolver sur la tempe, les hélicoptères d’attaque et les mirages volant à basse altitude au-dessus de nos maisons. (…) Nous n’irons à aucun dialogue sous l’égide de cet imposteur. A ses appels trompeurs à un dialogue de légitimation, nous disons non. (…)   Personnellement, dans mes fonctions nationales et internationales, je n’ai cessé de pratiquer le dialogue. Donc je ne suis pas fondamentalement contre le dialogue. Ma position à ce sujet est claire, je ne m’associerai pas à cette vaine tentative de légitimation de la forfaiture que les Gabonais dénoncent.»

A contrario, Jean Ping annonce une série d’initiatives dont l’organisation par ses soins d’un autre dialogue. «J’invite le peuple Gabonais à observer, le jeudi 6 octobre 2016, une journée nationale de recueillement pour nos morts et de compassion pour toutes les familles endeuillées, et toutes les victimes de la barbarie qui s’est abattue sur notre pays. (…) J’appelle le peuple à se préparer à un dialogue national inclusif qui sera organisé à mon initiative et selon des modalités qui sont à l’étude.» Et d’inviter les formations politiques, les syndicats, la société civile, les confessions religieuses, la diaspora et «toutes les autres forces vives de la Nation à se préparer à prendre une part active à ce dialogue national.»

A la communauté internationale qui a fait valoir «avec insistance» la nécessité pour lui «de se conformer aux voies légales et de jouer le jeu des institutions», il a lancé une nouvelle invite à «prendre ses responsabilités». Il a invité les Gabonais à se joindre à lui, à «rejeter et faire obstacle» au pouvoir d’Ali Bongo et à «ne lui accorder aucun crédit». Le candidat malheureux à la dernière présidentielle a également demandé aux ONG humanitaires internationales, «notamment à Amnesty international, et au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), de venir au Gabon pour faire toute la lumière sur les assassinats, les disparitions et les violations des droits de l’Homme qui sont perpétrés dans notre pays depuis le 31 août 2016.»

Jean Ping a tenu à préciser que, conformément à son engagement personnel, il ne cédera ni ne reculera jusqu’à ce que sa victoire lui soit rendue.

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29.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/lawyers-for-franco-gabonese-jailed-and.html

LES S AVOCATS DES FRANCO-GABONAIS INCARCÉRÉS ET BRUTALISÉS PAR ALI BONGO, ÉCRIVENT À FRANÇOIS HOLLANDE

Lettre du 28.9 de William Bourdon et Eric Moutet

« Vous savez sans doute l’intensité des menaces exercées à l’encontre des membres de la Cour constitutionnelle… »

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29.9, 18h09

http://info241.com/crise-post-electorale-la-cpi-ouvrira-un-examen-preliminaire-pour,2243

Crise post-électorale gabonaise : la CPI ouvrira un examen préliminaire pour génocide
Publié le 29 septembre 2016 à 18h09min

La Cour pénale internationale (CPI) saisie il y a 8 jours par les autorités gabonaises sur les violences post-électorales gabonaises qui ont fait 4 morts officiellement, a déclaré ce jeudi, devoir procéder prochainement à un « examen préliminaire de la situation afin de déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une enquête sont réunis« .

Pour la Cour internationale présidée par Fatou Bensouda, « Il s’agit d’un processus consistant à examiner les informations disponibles afin de déterminer, en toute connaissance de cause, s’il existe ou non une base raisonnable pour ouvrir une enquête au regard des critères posés par le Statut de Rome« .

Le 21 septembre dernier, la ministre de la justice gabonaise avait saisie la CPI avec un dossier comportant des allégations de génocides que les autorités imputent volontiers au rival du président gabonais sortant, Jean Ping. Composé essentiellement de liens vers des médias en ligne et de liens vidéos, le dossier à charge des autorités gabonaises devra être examinée par la Cour pour déterminer oui ou non s’il y a matière à enquêter.

Dans la requête gabonaise, l’affaire des « cafards » y tient une bonne place parmi les prétentions des autorités gabonaises. L’affaire dont le contenu avait été détourné par le camp d’Ali Bongo, avait été un argument de campagne usé par celui-ci en vain devant le tribunal correctionnel de Libreville. Rappelons que des citoyens victimes de tortures des forces de polices gabonaises avaient également saisis la CPI avant la plainte des autorités publiques gabonaises.

Voici l’intégralité de la déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, concernant le renvoi transmis par la République gabonaisede ce 29 septembre :…

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29.9, 13h30

http://gabonreview.com/blog/page-bongo-etre-tournee-estime-tournons-page/

«La page Bongo peut encore être tournée», estime Tournons la page

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 29 septembre 2016 à 13:30 / 4 commentaires

Pour la coalition «Tournons la page», il existe encore de nombreux moyens pour que le Gabon connaisse l’alternance après 49 ans de règne de la famille Bongo Ondimba.

Tournons la page. © secours-catholique.org

«Rien n’est encore perdu pour le peuple gabonais, aspirant à l’alternance». C’est du moins ce que pensent les acteurs de la campagne internationale pour l’alternance «Tournons la page», selon qui la prestation de serment par Ali Bongo Ondimba pour un second mandat présidentiel n’entamerait en rien la détermination et la révolte de la population gabonaise, de la communauté gabonaise de l’étranger, ainsi que les alertes de la communauté internationale.

«L’Union africaine a pris acte de la réélection d’Ali Bongo. Mais de quel crédit dispose une institution présidée par Idriss Déby, le dictateur tchadien ? L’Onu a  pris note ce qui, en langage diplomatique, marque certes une prise de distance, mais aussi un manque de courage pour qualifier le coup de force en cours à Libreville. L’Union européenne a, jusqu’ici, refusé de reconnaître la reconduction du régime gabonais, une attitude bienvenue. Mais saura-t-elle en tirer toutes les conclusions ? La stabilité ne se construira pas par la paix des cimetières, mais bien par un processus de reddition des comptes et d’alternance démocratique que les Gabonais ont appelé de leurs vœux», a indiqué le mouvement citoyen transcontinental dans un communiqué publié le 28 septembre 2016.

Afin de ne pas permettre à la fatalité et la realpolitik de l’emporter sur le respect de l’Etat de droit, «Tournons la page» demande aux acteurs de la communauté internationale et en particulier aux Nations unies, à l’Union européenne et ses Etats-membres, de ne pas reconnaître le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba ; de sanctionner les responsables du coup «d’Etat électoral» et de la répression contre le peuple gabonais, en particulier : Ali Bongo Ondimba, Marie-Madeleine Mborantsuo, Mathias Otounga Ossibadjouo, Pacôme Moubelet Boubeya, Alain Claude Bilie By Nze, le général Grégoire Kouna. «Le régime de sanctions peut notamment inclure, pour ces personnes et leurs proches : le gel et la surveillance de leurs avoirs à l’étranger ; l’interdiction de visa et l’annulation des titres de séjour», recommande-t-elle.

Cette coalition internationale pour l’alternance dans les pays africains, sollicite également une enquête internationale indépendante sous égide des Nations unies pour faire la lumière sur les massacres, les disparitions et les arrestations arbitraires. Et demander la libération de tous les militants de la société civile et de tous les détenus politiques. «Ne pas agir au Gabon signifierait signer un blanc-seing à l’ensemble des autocrates de la région», prévient « Tournons la page ».

«Tournons la page» milite pour la «réalisation de mobilisations conjointes en vue de construire et faire vivre les conditions d’une véritable démocratie sur le continent africain.» Ce mouvement citoyen transcontinental «a pour ambition de rassembler le plus largement possible, au-delà des clivages politiques, ethniques ou religieux et à favoriser les synergies entre une diversité d’acteurs mobilisés pour la défense des droits humains et de la démocratie sur le continent africain

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28.9

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28.9

http://www.gabonmediatime.com/jean-ping-rencontre-les-representants-de-la-communaute-internationale/

Jean Ping rencontre les représentants de la communauté internationale

Par Morel Mondjo – 28 septembre 2016

Quelque jours seulement après la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 27 août dernier par la cour constitutionnel, Jean Ping a échangé le mardi 28 septembre courant avec les ambassadeurs de l’Union Européenne, des États-Unis, de la France, ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique Centrale (UNOCA), sur le climat politique qui prévaut actuellement au Gabon.

Au cours de cette rencontre qui a duré près de deux heures, Jean Ping a tenu tout d’abord à remercier « la communauté internationale pour sa contribution avant, pendant et après l’élection » . Revenant sur le contentieux électoral qui s’est soldé par le rejet de sa requête et la validation de la victoire d’Ali Bongo Ondimba, il a relevé : « Nous avons, d’un côté une tentative grossière de contournement du choix du peuple et quelqu’un qui veut s’imposer une nouvelle fois par un Coup d’État électoral et une mascarade judiciaire. Et, de l’autre côté, un peuple qui a fait très nettement son choix en ma faveur. »

L’ex président de la commission de l’Union Africaine a précisé par la suite : « Le Président que les Gabonais ont élu le 27 août dernier est Monsieur Jean Ping. La responsabilité qui lui incombe est de faire respecter le choix des citoyens conformément à l’article 9 de la Constitution de la République, ainsi que la charte des Nations-Unies » , « aucune institution au Gabon ne saurait être au-dessus de la Constitution ou du vote populaire. » a t-il ajouter en substance.

Par ailleurs, Jean Ping a également évoqué avec les ambassadeurs la situation des victimes des événements du 31 août dernier, mais aussi du climat délétère qui règne dans le pays, « Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas une comptabilisation précise des arrestations, des assassinats et des massacres qui ont été perpétrés par certains éléments des forces de défense et de sécurité, appuyés par les escadrons de la mort. » , a t-il indiqué.

Il a réitéré devant les représentants de la communauté internationale sa détermination à faire respecter la volonté du peuple gabonais. Ainsi, « Il n’est donc pas question pour lui et les siens de reconnaître Ali Bongo comme futur Président de la République. Son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016. »

Concluant sur la main tendu pour un dialogue formulé par le Pouvoir, le camp de Jean Ping a eu une réponse ferme, « Le président Ping ne se prêtera et ne cautionnera aucun arrangement d’arrière-boutique sur le dos du peuple gabonais qui a tant souffert, et qui souffre encore de cette période » et de conclure « Viendra le temps de la réconciliation qui passera par le dialogue. Mais tant que la vérité des urnes ne sera pas restituée au peuple gabonais, rien de cela ne sera possible ou tenable. »

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28.9

http://www.bbc.com/afrique/nos_emissions/2014/01/000000_tvbulletinafrique?ocid=socialflow_facebook

Journal BBC

3’30 Jean Ping

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28.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-complaint-arrives-at-icc-une-plainte.html

Réponse CPI

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28.9

http://www.gabonmediatime.com/leon-paul-ngoulakia-est-libre/

Léon Paul Ngoulakia est libre !

Par La Rédaction – 28 septembre 2016

Arrêté le 22 septembre dernier à bord de son véhicule et conduit manu malitari par des gendarmes à la Direction générale de la recherche (Camp Roux), le service d’investigation de ce corps de l’armée gabonaise, Léon Paul Ngoulakia a été présenté à un juge d’instruction cette après-midi a-t-on appris d’un proche de l’homme politique.

Le juge d’instruction du premier cabinet qui a instruit l’affaire, n’ayant pas suffisamment d’éléments à lui reprocher, une ordonnance de mise en liberté lui a été délivrée.

L’ancien candidat à la présidentielle du 27 août dernier a donc retrouvé sa pleine liberté, ce mercredi 28 septembre en après-midi.

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28.9, 17h47

http://gabonreview.com/blog/reelection-dali-bongo-camp-de-jean-ping-appelle-a-communaute-internationale/

Réélection d’Ali Bongo : Le camp de Jean Ping en appelle à la communauté internationale

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mercredi 28 septembre 2016 à 17:47 / 43 commentaires

A la faveur d’une toute récente rencontre avec des diplomates accrédités au Gabon, Jean Ping et les siens ont appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités après la décision de la Cour constitutionnelle.

Jean Ping et les siens, le 26 septembre 2016. © Gabonreview

Ayant vu sa requête en réformation rejetée par la Cour constitutionnelle le 24 septembre 2016, pour permettre à Ali Bongo de rempiler à la tête du pays, Jean Ping estime que «le processus électoral s’est soldé par un échec de la démocratie». Pour ses soutiens, «il s’est une nouvelle fois soldé par un coup d’Etat électoral», dont l’issue devrait interpeler la communauté internationale. D’autant que celle-ci a pesé pour que le candidat de l’opposition saisisse la Cour pour tenter de régler la crise issue de la publication des résultats dans la province du Haut-Ogooué.

A la faveur d’une rencontre organisée le 27 septembre avec les ambassadeurs de l’Union européenne, des Etats-Unis, de France et le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale (Unoca), le camp de Jean Ping a invité la communauté internationale «à prendre ses responsabilités devant cette situation qui l’engage également». Dans l’équipe de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, l’on tente d’orienter le regard des partenaires internationaux du Gabon vers la «comptabilisation précise des arrestations, des assassinats et des massacres qui ont été perpétrés par certains éléments des forces de défense et de sécurité, appuyés par les escadrons de la mort».

«Au Gabon, sous Ali Bongo, l’Etat de droit n’est désormais plus qu’une vue de l’esprit. (…) Tout est mis en œuvre pour créer un climat de terreur et de psychose généralisé. Le régime Bongo-PDG a atteint le point de non-retour dans la barbarie, la dictature et le non-respect des droits élémentaires vis-à-vis de la personne humaine», s’inquiètent les soutiens de Jean Ping. Face à cette situation, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, a assuré que l’opposant est plus que jamais déterminer à «restituer au peuple gabonais sa souveraineté, et à donner toute sa légalité au pays réel qui dispose de la légitimité».

D’après le porte-parole du candidat malheureux de la présidentielle d’août dernier, «il n’est pas question pour lui (Jean Ping) et les siens de reconnaitre Ali Bongo comme futur président de la République», d’autant que son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016. «Le président Ping ne se prêtera et ne cautionnera aucun arrangement d’arrière-boutique sur le dos du peuple gabonais qui a tant souffert, et qui souffre encore de cette période traumatique», a prévenu Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, non sans inviter à nouveau les Gabonais à «la mobilisation et à la vigilance, pour faire échec (au) coup d’Etat électoral», dont il accuse Ali Bongo et la Cour constitutionnelle.

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28.9, 17h43

http://gabonreview.com/blog/sacre-dali-bongo-depit-de-marc-ona/

Sacre d’Ali Bongo : Le dépit de Marc Ona

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mercredi 28 septembre 2016 à 17:43 / 30 commentaires

Déçu par l’issue du scrutin présidentiel et l’inaction de la communauté internationale face aux manquements observés, le leader de la société civile a dit s’en remettre au peuple gabonais pour se libérer lui-même.

Après le déroulement du scrutin présidentiel s’étant soldé par la victoire d’Ali Bongo, Marc Ona est longuement revenu sur cet épisode politique du pays. Dans un post publié sur sa page Facebook, le 27 septembre dernier, la figure de proue de la société civile gabonaise a fait part de sa déception envers les institutions en charge de l’organisation des élections au Gabon.

«Je voudrais juste dire aux uns et aux autres que pour une fois, je suis d’accord avec ceux qui pensent que nous ne pouvons plus rien attendre du bulletin de vote dans notre pays quels que soient le dialogue, des réformes et autres poudres à nos yeux pour nous endormir tant que ceux qui voudraient passer en force, par les armes, les escadrons de la mort et la falsification des chiffres par la Cour constitutionnelle, s’accrochent au pouvoir», a soutenu Marc Ona.

Le plus révoltant, a-t-il ajouté, «c’est de lire que l’Organisation des nations unies (ONU) prend acte du faux, des crimes, du passage en force et demande le dialogue». Dans le même ordre d’idées, Marc Ona a également glissé deux mots sur l’ambassadeur des Etats-Unis au Gabon qui, selon lui, a caressé dans le sens du poil le coup de force électoral. «Ces Américains dont le président a claironné que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes politiques forts mais d’institutions fortes», a rappelé Marc Ona. «La Cour constitutionnelle est-elle une institution forte pour valider sa décision ? Pourquoi ne pas avoir validé la décision du conseil constitutionnel validant l’élection de Laurent Gbagbo ?», a-t-il interrogé avant d’affirmer : «Je refuse cette hypocrisie».

De fait, Marc Ona a estimé qu’«Ali Bongo peut se permettre de massacrer les Gabonais, le monde entier prendra acte». Toutefois, a-t-il prévenu, «le peuple gabonais prend acte de la complicité de la communauté internationale dans le radicalisme des peuples opprimés qui conduit au phénomène du terrorisme et l’immigration contrôlée (…) de la promotion du faux et de la corruption dans nos Etats par cette même communauté internationale pour des intérêts économiques».

Dans le même élan, leader de la société civile a déclaré que le peuple gabonais a également pris acte de son statut de peuple orphelin, qui prendra désormais son destin en main. «Nous nous engageons à nous organiser autrement pour libérer notre cher pays et son vaillant peuple», a annoncé Mar Ona car, a-t-il conclu : «Le vote ne sert définitivement plus à rien dans ce pays».

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27.9

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27.9, 16h45

http://info241.com/les-internautes-gabonais-se-moquent-de-l-investiture-auto,2236

Les internautes Gabonais se moquent de l’investiture auto-proclamée d’Ali Bongo

Publié le 27 septembre 2016 à 16h45min

Le président sortant Ali Bongo a prêté serment ce mardi au terme d’une seconde présidentielle plus vivement contestée que celle qui l’a conduite un 16 octobre 2019 à la tête du Gabon. Ne l’entendant pas de cette oreille, les internautes gabonais pour protester à leur manière contre cette énième violation de la vérité des urnes, ont tous décidé de prêter serment !

Le Gabon aura ce 27 septembre et surement les jours suivants, autant de citoyens que de présidents. C’est du moins ce qui semble se dessiner sur les réseaux sociaux où chacun d’entre eux ont tous décidé de prêter serment pour contester l’investiture de ce jour d’Ali Bongo. A l’aide du drapeau national ou simplement munis d’une webcam, les internautes gabonais prêtent chacun à leur tour serment devant le peuple !

Le moins que l’on puisse dire, est que les Gabonais sont vivement remontés contre la « victoire » institutionnelle d’Ali Bongo validée par la Cour constitutionnelle présidée par son indéboulonnable belle-mère Marie-Madeleine Mborantsuo. Face à ce qu’ils considèrent comme une mascarade, les internautes gabonais rivalisent d’adresse pour rire au nez de cette investiture décriée.

La rédaction d’Info241 vous livre ci-après, un florilège de ces présidents 2.0 qui ont pris leur fonction ce mardi avec chacun un discours d’investiture teinté d’humour et pavé de bonnes intentions pour les 7 prochaines années :

Sur Facebook : … Je prends acte que n’importe quel gabonais peut s’autoproclamer président de la République gabonaise même s’il n’a pas été démocratiquement élu

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27.9, 15h49

http://gabonreview.com/blog/gaboncrise-post-electorale-dialogue-oui/

Gabon/Crise post-électorale: le dialogue oui, mais avec qui ?

Publié par Gérald Mounomby dans POLITIQUE sur mardi 27 septembre 2016 à 15:49 / 22 commentaires

Alors que le Gabon se trouve dans l’impasse, en raison d’un contexte de répression des opposants et des acteurs majeurs de la société civile, Ali Bongo appelle à un «dialogue politique». Mais le chef de l’Etat n’a pas encore visiblement mûri la question de ce dialogue. En effet, lors d’une interview à Radio France International (RFI), dimanche matin, Ali Bongo n’a pas su en préciser les contours face à l’envoyée spéciale de cette radio, Carine Franck. 

La période est à la répression, à des arrestations arbitraires, à des menaces et intimidations de la part du pouvoir. Léon-Paul Ngoulakia, ancien candidat à l’élection présidentielle avant son ralliement à Jean Ping, a été interpellé vendredi dernier et est actuellement gardé à vue. Alfred Nguia Banda, président d’une formation politique, le Rassemblement Républicain et Socialiste (RRS), qui a soutenu le candidat consensuel de l’opposition, est lui aussi aux arrêts, tout comme à Port-Gentil, où un des leaders de partis ayant soutenu l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Féfé Onanga, du MPR, est détenu depuis vendredi. Peu avant eux, Jean-Rémy Yama, président de la confédération syndicale Dynamique Unitaire, Firmin Ollo, Cyr Koumba Mba Essiane, et l’ancien député Bertrand Zibi Abéghé, avaient été interpellés et écroués à la prison centrale de Libreville. Sans oublier toutes les menaces qui pèsent sur Jean Ping et sur plusieurs de ses soutiens. Le pouvoir en place à Libreville fait dans la rigidité, la force et la répression.

C’est dans ce climat qu’Ali Bongo déclaré vainqueur par la Cour Constitutionnelle dans la nuit de vendredi à samedi décide d’appeler à un dialogue avec l’opposition. Plutôt bizarre, «plutôt contradictoire», lui a fait remarquer Carine Franck, l’envoyée spéciale de RFI à Libreville qui lui a demandé «avec qui comptez-vous organiser ce dialogue ?» alors que des opposants sont arrêtés. A cette question, Ali Bongo répond : «je tiendrai ce dialogue avec ceux qui accepteront la main que je tends, et nous avons des contacts».

La journaliste de RFI, quelque peu surprise par cette réaction, rétorque : «pour l’opposition, ce n’est pas le moment de tenir un tel dialogue», et là Ali Bongo va un peu maladroitement, comme à son habitude, va répondre : «j’avais dit que je tiendrais un dialogue après l’élection, et c’est ce que je fais aujourd’hui». Savait-il déjà que la Cour Constitutionnelle le proclamerait vainqueur ? Puis, à une autre question : «de quoi allez-vous parler au cours de ce dialogue ?». Ali Bongo hésite, et Carine Franck poursuit : «Parlerez-vous d’un gouvernement d’union nationale, d’un gouvernement d’ouverture ?», et là l’ancien ministre de la Défense indique qu’il s’agira, au cours de ce dialogue, de parler de «la réforme du système démocratique». Carine Franck conclut en demandant si on y parlera du mandat présidentiel qui pour le moment est illimité, Ali Bongo répond : «oui, tout sera sur la table».

En fait, le sentiment qu’Ali Bongo a donné tout au long de cette interview, c’est qu’il ne savait pas vraiment sur quoi doit aboutir le dialogue qu’il souhaite.

En dehors de Gérard Ella Nguéma, Bruno Ben Moubamba et Pierre-Claver Maganga Moussavou, les autres leaders de l’opposition n’ont pas donné suite à la demande de dialogue lancée par l’ancien député de Bongoville.

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27.9, 15h39

http://gabonreview.com/blog/climat-postelectoral-loif-solution-politique-durable/

Climat postélectoral : L’OIF pour «une solution politique durable»

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mardi 27 septembre 2016 à 15:39 / 11 commentaires

A la veille de la prestation de serment du président gabonais, ce 27 septembre, l’institution a invité le régime d’Ali Bongo à tout mettre en œuvre pour assurer la paix dans le pays.

La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean. © la-depeche.info

Après avoir suivi avec attention le déroulement du processus électoral au Gabon, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie(OIF) a vivement réagi après la validation de la victoire d’Ali Bongo par la Cour constitutionnelle. Le 26 septembre dernier, Michaëlle Jean a exhorté l’ensemble des acteurs politiques à prendre acte du verdict de la juridiction gabonaise et à tout engager, «tout mettre en œuvre pour qu’émerge une solution politique durable, dans l’intérêt supérieur du Gabon».

 «Le plus grand défi sera de restaurer la confiance qui est profondément compromise envers la classe politique comme à l’égard des institutions», a-t-elle poursuivi, ajoutant qu’il était essentiel que tout soit entrepris «pour assurer la paix, la sécurité, garantir l’expression des droits et des libertés». Dans ce sens, Michaëlle Jean a appelé urgemment à «la libération des personnes arrêtées et détenues dans le cadre de cette crise postélectorale».

Par ailleurs, la Secrétaire générale de l’OIF a rappelé que l’organisation, à travers son envoyé spécial au Gabon, Ahmedou Ould Abdallah, «a pu suivre de manière constante, dès novembre 2015, le travail des institutions et le déroulement du processus électoral». «Les nombreuses missions d’accompagnement politique et technique, effectuées par M. Ould Abdallah, en parfaite concertation et coordination avec l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux (UA, Onu, UE, CEEAC) visaient tout particulièrement à contribuer à asseoir un climat politique apaisé au Gabon, en vue de la tenue d’une élection présidentielle libre, fiable et transparente», a-t-elle ajouté.

Enfin, Michaëlle Jean a estimé qu’il fallait «tirer tous les enseignements nécessaires de cette grave crise postélectorale, rendre hommage également à la forte mobilisation des électrices et des électeurs» qui, le jour du vote, «ont su accomplir fièrement leur devoir citoyen, démontrer avec assurance et détermination leur indéniable et légitime attachement à l’État de droit, à la démocratie, ainsi que leur soif de justice et de vérité».

Une sortie de l’OIF aux allures de conseils, et qui est intervenue à la veille de la prestation de serment d’Ali Bongo. Tout un symbole !

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27.9

http://gabonreview.com/blog/reelection-dali-bongo-quid-prendre-acte-de-communaute-internationale/

Réélection d’Ali Bongo : Quid du «prendre acte» de la communauté internationale ?

Publié par David Makoumba Dissumba dans POLITIQUE sur mardi 27 septembre 2016 à 11:25 / 21 commentaires

Après la validation de la victoire d’Ali Bongo au scrutin présidentiel du 27 août dernier, la communauté internationale a «pris acte» de la décision rendue par la Cour constitutionnelle. Quid du sens de cette expression ?

Le carrefour Rio, à Libreville, au lendemain de la réélection d’Ali Bongo Ondimba. © Gabonreview

Réélu avec 50,66% des voix au terme du contentieux électoral du scrutin du 27 août dernier, Ali Bongo a récolté moins de félicitations qu’en 2009. Seuls quelques chefs d’Etat se sont félicités de cette réélection, à l’instar de Macky Sall, Paul Biya ou encore Ibrahim Boubacar Keita. La plupart des capitales africaines, comme occidentales, ont préféré une formule soft : «Nous prenons acte de la décision de la Cour constitutionnelle».

Cette formule a également été reprise par plusieurs organisations internationales comme l’Union africaine (UA) ou l’Organisation des Nations unies (Onu), pourtant fortement impliquées aussi bien dans le processus électoral que le contentieux qui s’en est suivi. Mais que signifie donc «prendre acte» d’une situation dans le jargon diplomatique ?

Selon un diplomate ayant requis l’anonymat, c’est une formule politiquement correcte qui permet d’apprécier une situation à sa juste valeur sans états d’âme. Selon ce diplomate, «prendre acte» revient tout simplement à dire «on a entendu ce qui a été dit». Pour lui, il s’agit pour les pays qui l’emploient de «faire le service minimum» d’autant plus que cette expression aurait dû être suivie d’autres arguments comme des «félicitations, encouragements ou autres».

«Lorsque les choses semblent confuses, a-t-il dit, il faut bien dire quelque chose» et dans le cas actuel, c’est un peu «un no comment auquel on assiste», a expliqué le diplomate, tout en précisant que ces pays attendaient «une réelle transparence». En utilisant donc l’expression «prendre acte» qui revient à «prendre note, constater ou reconnaître de façon formelle un état de fait», la communauté internationale semble ne pas vouloir prendre position dans cette phase de l’histoire du Gabon.

Globalement, conclut le diplomate, à travers cette formule, la communauté internationale dit aux autorités gabonaises : «Nous avons émis des suggestions pour la transparence électorale. Mais elles n’ont pas été prises en compte. Nous en prenons note et ce qui adviendra ne concerne que vous».

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27.9, 8h06

http://info241.com/ali-bongo-dans-l-indifference-generale-pretera-serment-ce-mardi,2234

Ali Bongo dans l’indifférence générale, prêtera serment ce mardi à Libreville

Publié le 27 septembre 2016 à 08h06min

Plusieurs centaines de morts, annulation de 21 bureaux de votes favorables à l’opposition par la Cour constitutionnelle, rues sur fortes occupations policières, félicitations en mi-teinte de la communauté internationale, c’est sous cette ambiance jugée reluisante qu’Ali Bongo s’empresse ce mardi de prêter serment pour un second mandat à la tête du Gabon.

Alors que l’opposition gabonaise continue de contester les résultats validés et réajustés au profit du président sortant par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo s’apprête lui à recevoir ce matin, les attributs officiels de président du Gabon pour les 7 prochaines années.

Au pas de course, la Présidence de la république gabonaise a annoncé hier son intention de procéder ce 27 septembre à la cérémonie de prestation de serment d’Ali Bongo soit 3 jours après le verdict de la Cour constitutionnelle. A cette vitesse effrénée, rien n’a filtré sur les hôtes du président « réélu » à cette cérémonie d’investiture.

La crise post-électorale née de l’annonce de la victoire d’Ali Bongo le 31 aout dernier aurait fait 212 morts selon certaines sources (3 officiellement). Depuis plusieurs leaders syndicaux et de l’opposition sont en prison et l’on assiste depuis à la montée vertigineuse des privations de libertés publiques de citoyens jugés proches de l’opposition. Plusieurs assassinats ont d’ailleurs été perpétrés contre les soutiens de Jean Ping quand ils n’ont pas été purement arrêtés par les autorités gabonaises.

C’est donc dans cette atmosphère délétère qu’Ali Bongo souhaite se porter une seconde fois à la tête d’un pays qui n’a toujours pas pansé ses blessures. Un pays où la répression anti-opposition par la justice gabonaise a fait gonflé le nombre de prisonniers politiques. Le gouvernement gabonais continue d’ailleurs cette traque pour s’assurer du hold-up électoral conçu avec le soutien d’institutions inféodées au régime.

Rappelons qu’Ali Bongo avait été porté à la tête du pays le 16 octobre 2009 après le décès de son père qui a régné sur le Gabon durant 42 ans. A l’élection contestée de 2009, succédera encore celle de 2016 dont le manque de crédibilité et de transparence relevées notamment par la communauté internationale, ne déteint aucunement sur les aspirations d’Ali Bongo à régner comme son père avant lui, sur l’état pétrolier pour les 7 prochaines années.

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27.9, 7h07

http://info241.com/le-parti-socialiste-francais-emet-de-vives-reserves-sur-le,2233

Le Parti socialiste français émet de vives réserves sur le verdict de la Cour constitutionnelle

Publié le 27 septembre 2016 à 07h07min

Dans un communiqué publié hier, le Parti socialiste (PS) français a émis de vives réserves sur le verdict de la Cour constitutionnelle gabonaise sur le contentieux électoral né de la présidentielle du 27 août. Le PS « salue la retenue de l’opposition et du peuple gabonais malgré l’annonce de la Cour constitutionnelle » et appelle à « une sortie de crise associant les organisations internationales ». Avant de craindre un enlisement de la crise.

Voici l’intégralité du communiqué de presse du Parti socialiste français du 26 septembre : …

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27.9

http://www.gabonmediatime.com/le-parti-socialiste-pour-un-recompte-impartial-et-lorganisation-dun-nouveau-scrutin/

Le Parti socialiste pour un recompte impartial et l’organisation d’un nouveau scrutin

Par Lembson – 27 septembre 2016

Dans un communiqué publié ce 26 septembre, le Parti socialiste (PS) français s’est exprimé sur la crise post-électorale qui secoue le Gabon depuis l’annonce des résultats partiels de la présidentielle du 27 août dernier. Crise post-électorale aggravée par le verdict de la Cour constitutionnelle rendu public dans la nuit du 23 au 24 septembre courant.

Le PS a émis de vives réserves sur ce dernier par la plume de Maurice BRAUD, Secrétaire national chargé du pôle mondialisation, régulation, coopération.

Si dans sa communication, le Parti de la majorité française « salue la retenue de l’opposition et du peuple gabonais malgré l’annonce de la Cour constitutionnelle » et appelle à « une sortie de crise associant les organisations internationales », il n’en demeure pas moins qu’il « regrette que cette institution n’ait pu examiner toutes les situations litigieuses ».

Le Parti socialiste rappelle qu’après avoir opposé un rejet  aux « requêtes de l’opposition relatives notamment au score suspect de la province du Haut-Ogooué, avoir annulé des résultats favorables à l’opposition sans même envisager un nouveau vote, et avoir validé les requêtes du président sortant Ali Bongo Ondimba, la Cour constitutionnelle accrédite la victoire de ce dernier ». Une posture qui aurait dû emmener la Cour a réorganiser les élection dans les 21 bureaux de votes annulés et choisir l’option du recomptage sous l’assistance d’expert indépendants.

A cet effet, le PS réaffirme dans son communiqué que  « seul le recompte impartial et partagé de tous les bulletins dans les zones contestées, et l’organisation d’un nouveau scrutin là où les résultats sont annulés, peuvent permettre de sortir de la crise politique qui, sans cela, risque de s’approfondir ».

Compte tenu de la gravité de la crise et de la force des tensions, conclut Maurice BRAUD, « un renforcement de l’engagement des organisations internationales, en particulier de l’Union africaine et de l’Union européenne » est nécessaire pour un règlement définitif de cette crise.

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27.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-silent-revolution-la-revolution.html

LA RÉVOLUTION SILENCIEUSE

Vidéo

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27.9

http://www.gabonmediatime.com/le-peuple-gabonais-experimente-le-silence-de-la-contestation/

Le Peuple gabonais  expérimente « le Silence de la Contestation» 

Par R.E Koumba Nguema – 27 septembre 2016

Le constat que fait le peuple à la sortie du verdict de cette élection présidentielle est généralisé. Les rues sont vides. Les vainqueurs de ladite élection ne manifestent aucune fierté comme des partisans normaux vainqueurs d’une élection. Le peuple gabonais est silencieux, appliquant ainsi la consigne du Président élu Jean Ping; à savoir «soyez vigilants et restez chez vous».

Cette posture du peuple gabonais nous rappelle bien le titre l’œuvre poétique très engagée “Silences de la Contestation  du jeune écrivain Benicien Bouschedy. Le peuple, depuis la proclamation des résultats présidentielle par Marie Madeleine Mborantsou, observe un silence qui inquiète bien plus qu’il ne rassure Ali Bongo et les siens de leur victoire. Victoire?

«C’est un silence qui conteste le résultat proclamé par la Cour Constitutionnelle, se confie Davy Patrick Nguema dans les bas-fonds de Kinguélé. Ali Bongo et ses institutions à la con viennent de nous voler notre fierté d’être gabonais. Au lieu de fêter leur victoire, nous lisons chez les PDgistes une peur inquiétante. Ali croyait que les gabonais manifestent leur colère comme le 30 août dernier. Ainsi le pouvoir dictatorial a dépêché l’armée dans toutes les rues de la capitale et même à l’intérieur du pays. Et depuis, des avions de guerre volent le toit gabonais sans raison. Finalement c’est Ali Bongo qui a peur du silence des gabonais. C’est un silence bruyant».

Les magasins ont également fermé. Les gens se ruent certains matins devant les boulangeries à la conquête d’une baguette de pain. Impossible de circuler convenablement. A chaque cent mètres, une cohorte d’agents fouillent les sacs des nobles citoyens à la recherche d’on ne sait quoi. Le peuple qui a une fois de plus été menti par les institutions de la République se dit ne pas abandonner le combat pour sa libération.

«On videra la mer avec nos main et creuserons la montagne avec nos ongles, s’il le faut, pour libérer notre pays des Bongo»; déclare virulemment Elie Moupiola.

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27.9, 6h25

http://info241.com/le-mbandja-suspendu-pour-avoir-revele-212-gabonais-morts-lors-de,2232

Le Mbandja suspendu pour avoir révélé 212 gabonais morts lors de l’attaque du QG de Jean Ping

Publié le 27 septembre 2016 à 06h25min

Pour avoir fait parlé un colonel qui évoquait la mort de 212 gabonais commandités par les autorités gabonaises lors de l’attaque le 31 août du QG de campagne de Jean Ping par la Garde républicaine (GR), le Conseil national de la communication (CNC) a suspendu l’hebdomadaire Le Mbandja pour un mois.

Alors qu’aucune autorité publique ni personne physique ou morale ne l’avait saisi, le CNC a décidé de bondir le 22 septembre sur la publication n°370 de l’hebdomadaire Le Mbandja publié deux jours plus tôt. Le « gendarme » de la communication, inféodé au régime d’Ali Bongo, est sorti du bois pour infliger un mois de suspension au journal gabonais.

Il est reproché à notre confrère d’avoir « incité au soulèvement populaire contre le président Ali Bongo« . En cause, l’article publié le 20 septembre dernier par Le Mbandja ayant pour titre : « Crise post-électorale : un officier de la GR charge Ali Bongo« . Un article qui a provoqué le courroux du gendarme des médias gabonais, aux prétextes des articles 28 et 31 du Code de la communication.

Pourtant dans ce papier, notre confrère cite bien sa source et l’auteur des propos qui n’ont visiblement pas été du goût des autorités gabonaises. Le colonel de la GR interrogé, évoquait un charnier au « tractopelle » et le carnage humain perpétré par l’armée gabonaise le soir de l’attaque du QG de campagne de l’opposant Jean Ping le 31 août dernier.

La source évoquait le bilan lourd de 212 morts que la GR aurait enterrée dans des fosses conçues à l’aide de tractopelles à la Cité de la démocratie et d’autres corps que les autorités gabonaises auraient dissimulées dans des morgues notamment celle de Casep-Ga qui a aussitôt été interdite depuis aux médias et aux familles cherchant depuis leurs disparus.

Pour le CNC, « de telles insinuations sont inexactes [selon son expertise, ndlr], mensongères et injurieuses« , rien que ça ! Sans indiquer lui, les éléments de preuve l’ayant permis de mettre en doute les « insinuations » de notre confrère. L’hebdomadaire jugé « trop proche de l’opposition » n’est pas à sa première déconvenue avec l’institution de « régulation » des médias. Elle avait déjà été frappée par une suspension de 3 mois par le CNC, par le passé.

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26.9

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26.9, 17h42

http://gabonreview.com/blog/ali-bongo-prete-serment-27-septembre-2016/

Ali Bongo prête serment ce 27 septembre 2016

Publié par David Makoumba Dissumba dans POLITIQUE sur lundi 26 septembre 2016 à 17:42

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26.9, 17h16

http://gabonreview.com/blog/reelection-dali-bongo-gouvernance-communaute-internationale/

Réélection d’Ali Bongo : Une gouvernance sans la communauté internationale ?

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur lundi 26 septembre 2016 à 17:19 / 0 commentaires

Au regard des réactions froides de la communauté internationale après sa victoire à la dernière présidentielle, le prochain septennat d’Ali Bongo pourrait se faire sans un grand soutien de la France et d’autres pays européens.

Depuis l’annonce des premiers résultats de la présidentielle d’août 2016, ayant donné vainqueur Ali Bongo, les relations entre les autorités gabonaises et la communauté internationale sont loin d’être les plus cordiales. Celles-ci devraient d’ailleurs se compliquer dans les mois qui viennent, prédisent certains. Les réactions pour le moins froides et peu enthousiastes ayant suivi la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise laissent présager un septennat difficile pour le président de la République, faisant déjà face à des critiques à peine voilées de la part de la communauté internationale, en l’occurrence de la part de la France et de l’Union européenne.

Si en janvier dernier Manuel Valls, Premier ministre français, avait déjà considéré qu’Ali Bongo avait été élu en 2009, mais «pas comme on l’entend», la réélection du président gabonais est une nouvelle fois sujette à caution, et ne devrait pas lui permettre d’améliorer son image auprès des autorités françaises. Récemment, Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, a clairement boudé la décision de la Cour, qui n’est pas parvenu à «lever tous les doutes» autour des résultats du scrutin du 27 août 2016, notamment dans la province du Haut-Ogooué. Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) y avait battu Jean Ping grâce à une participation avoisinant les 100%. Si en déposant un recours devant la Cour constitutionnelle l’ancien président de la commission de l’Union africaine avait décrié «une grossière manipulation des résultats», aujourd’hui, la France appelle les autorités du Gabon à ne pas s’éloigner des normes internationales en matière de droit de l’homme et de l’Etat de droit, et de restaurer la confiance des Gabonais en leurs institutions. Choses plus faciles à dire qu’à faire.

Outre la réaction du chef de la diplomatie française, celle des observateurs de l’Union européenne laisse entendre que le septennat d’Ali Bongo pourrait également se faire sans le soutien des autres pays membres de l’Europe. D’autant que depuis la proclamation, le 31 août dernier, des résultats du scrutin présidentiel, la convivialité entre les autorités gabonaises et les observateurs de l’UE semble s’être effritée. Et la dernière charge de la mission d’observation ne devrait rien arranger dans les rapports entre les deux parties. Dans un communiqué, la mission a noté «des faiblesses techniques importantes» dans le traitement du contentieux électoral et a regretté que la Cour ait été contrainte de statuer sur les seuls procès-verbaux fournis par la Cenap. Depuis, le Gabon a bombé le torse et crié à l’ingérence, en invoquant sa souveraineté. Pas sûr que dans les prochaines années, les déplacements européens du chef d’Etat gabonais se fassent avec le même entrain qu’au cours des précédentes années.

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26.9

http://www.gabonmediatime.com/presidentielle-2016-les-reactions-de-la-communaute-internationale/

Présidentielle 2016 : les réactions de la communauté internationale

Par Lembson

Depuis la confirmation de la réélection d’Ali Bongo Ondimba par la Cour constitutionnelle dans la nuit du 23 au 24 septembre, les félicitations de la communauté internationale se font attendre.

Au niveau africain, aucun chef d’État ne s’est plié à cette exigéance vis-à-vis nouvel élu, si ce n’est pour « prendre acte de la décision de la Cour constitutionnelle » comme l’ont fait le Tchad et le Maroc.

Le chef de la diplomatie française, Jean Marc Ayrault a affirmé « l’examen des recours n’a pas permis de lever tous les doutes » et appelle tout de même « (…) ceux qui continuent de contester les résultats de récuser l’action violente et de poursuivre leurs revendications selon des voies qui ne remettent pas en cause la paix et le bien-être du pays. »

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE) quant à elle « regrette que la Cour Constitutionnelle n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes. », décriant au passage « L’absence de confrontation des différentes copies des procès-verbaux, qui devait servir de contrôle de la régularité de ceux-ci et permettre de renforcer la confiance des parties prenantes dans l’intégrité du scrutin, révèle une grande faiblesse du système électoral » a précisé Mariya Gabriel, chef des observateurs. Tout en appelant à la paix, la MOE rejoint la France sur la poursuite des contestations. « (…) que tous les acteurs du processus électoral (…) privilégient la voie des recours juridictionnels encore à leur disposition sur celle de la violence ».

Dans la même lignée, la haute représentante pour les relations extérieures, Federica Mogherini n’a pas ménagé le gouvernement gabonais, elle affirme « La confiance du peuple gabonais concernant l’intégrité du processus électoral, (…) peut légitimement être mise en doute. »

Le Secrétaire général des Nations-unies, Ban Ki-moon, affirme avoir pris note. « Face à cette mollesse diplomatique imposée, dit un observateur, Ali Bongo a beau jeu de marteler que l’ingérence n’est pas une bonne chose. Le locataire du palais a compris que la pilule du 27 août serait digérée, assortie de la promesse d’un dialogue national. »

L’ambassadrice des États-Unis au Gabon a à son tour a appelé au calme et à la transparence « Maintenant que la décision a été annoncée, nous exhortons la Cour à publier les détails de ces procédures publiquement, par souci de transparence(…) Le Gouvernement Gabonais se doit de respecter ces droits, et le peuple Gabonais devrait exercer ses droits de façon pacifique. » avant de supprimer le message de sa page Facebook officielle. S’agissait-il d’une erreur de communication ou d’un revirement de position ? Rien de concret pour le moment, nous y reviendrons.

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26.9

http://www.gabonmediatime.com/jean-ping-pour-un-pays-parallele/

Jean Ping, pour un « pays parallèle » ?

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26.9, 17h16

http://gabonreview.com/blog/media-mbandja-frappe-dune-suspension-dun-mois/

Média : le Mbandja frappé d’une suspension d’un mois

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur lundi 26 septembre 2016 à 17:16

Le Conseil national de la communication en sa séance plénière extraordinaire du 22 septembre 2016, a suspendu l’hebdomadaire «Le Mbandja», pour une durée d’un mois, en vue de l’appeler à se conformer au respect des règles de déontologie et d’éthique.

Le Conseil national de la communication (CNC) a tenu une séance plénière extraordinaire le 22 septembre dernier, ayant débouché sur la suspension du journal «Le Mbandja», pour une durée d’un mois. La sanction est consécutive à un article paru dans le numéro 370 du 20 septembre 2016, intitulé «Crise postélectorale : un officier de la GR charge Ali Bongo». Dans les faits, il s’agit de l’interview d’un colonel de la Garde Républicaine (GR) s’exprimant sous le couvert de l’anonymat et traitant de la stratégie qui aurait été mise en place pour se débarrasser des morts consécutives aux émeutes postélectorales.

Selon le CNC, certains propos tenus par l’auteur de l’article sont de nature à inciter au soulèvement populaire contre le président Ali Bongo Ondimba, toutes choses «interdites par les dispositions des articles 94 de la Constitution et 3 du Code de la communication». Il s’agit des passages ci-après : «Je mets au défi le général Grégoire Kouna, et le directeur des renseignements de la République, sieur Frédéric Bongo, de prendre leur temps et me démentent dans n’importe quel média ou ailleurs…» ; «Une fois les corps inertes constatés, les mêmes et bien entraînés devaient rapidement les enlever des différents lieux et les emmener à la Cité de la démocratie, ou deux tractopelles attendaient afin de les enterrer dans une fosse commune…» ; «C’est ce que les escadrons de la mort avaient exécuté comme ordre venant du colonel Gros Jean et des instructions reçues d’Ali Bongo et de Frédéric Bongo…» ; «Une autre partie de ces corps devraient être transportés dans les pick-up et déposés à Casepga. Je dis bien Casepga…». «Comme je l’ai dit plus haut, il va falloir que le peuple se manifeste et le plus tôt sera le mieux car après ce sera trop tard… ce que je sais, c’est que le nombre exact des morts s’élève à 212, une partie est enfouie à la Cité de la démocratie et une autre gardée dans les caissons notamment à Casep-Ga et la dernière dans notre espace de tir au Cap…».

Selon le CNC, plusieurs insinuations figurant dans l’article sont inexactes, mensongères et injurieuses. «Elles portent atteinte à l’honneur et à la dignité humaine», indique-t-il. «Dans le cas où le comportement dénoncé persistait, le CNC se réserve le droit d’infliger à l’organe de presse Le Mbandja, une interdiction provisoire de paraître d’une durée de trois mois», averti le Conseil national de la communication.

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26.9, 17h06

http://gabonreview.com/blog/reelection-dali-bongo-replique-de-boukoubi-a-lunion-europeenne/

Réélection d’Ali Bongo : La réplique de Boukoubi à l’Union Européenne

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur lundi 26 septembre 2016 à 17:06 / 0 commentaires

Suite à la publication du rapport de l’Union Européenne(UE) qui regrette que la Cour constitutionnelle n’ait pas corrigé les anomalies constatées par ses observateurs, lors du scrutin présidentiel, le Secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, a dénoncé sur Rfi l’attitude de l’UE. Il accuse par ailleurs Bruxelles d’être « déçue de n’avoir pas instaurer le carnage qu’elle espérait »

Trois jours après la confirmation de la réélection d’Ali Bongo par la Cour constitutionnelle, plusieurs réactions aussi bien au niveau national qu’international se succèdent mais ne se ressemble pas. Si certains, à l’instar de Macky Sall, président du Sénégal, le président camerounais Paul Biya ont clairement félicité Ali Bongo pour sa réélection, d’autres par contre, se sont contentés d’adopter des postures moins claires, en prenant simplement acte ou note de la décision de la cour constitutionnelle. L’UE quant à elle regrette que les anomalies relevées par ses observateurs n’aient pas été rectifiées par la Cour.

Loin d’être tendre avec la Cour constitutionnelle, le rapport de l’UE a entre autres dénoncé le fait que la haute juridiction « n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement du vote ». Pour le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, « contrairement au protocole d’accord signé avec le gouvernement, elle n’a eu qu’un accès très limité au processus de recours et au contentieux. L’UE regrette par ailleurs que le travail de la mission d’observation de l’Union africaine(UA) n’ait pu être exploité davantage. Dès lors la confiance du peuple gabonais concernant l’intégrité du processus électoral peut légitimement être mise en doute. »

Il n’en fallait pas plus pour que le Parti démocratique gabonais sorte de sa réserve. Par la voix de son Secrétaire général, Faustin Boukoubi, le PDG s’est dit surpris de l’attitude du l’UE. « Nous sommes désagréablement surpris par l’attitude des observateurs de l’Union Européenne qui tiennent à embraser le Gabon », a déclaré Boukoubi sur Rfi. Cette réaction, a-t-il poursuivi, n’est autre que l’expression d’une déception de n’avoir pas obtenu ce qu’ils voulaient. « Ils sont certainement déçus de n’avoir pas réussi à instaurer le carnage qu’ils espéraient car ils pensaient assouvir leur soif d’exotisme en assistant à une guerre de sauvages dans ce qu’ils croyaient être une jungle pour terroristes, c’est à dire le Gabon », a-t-il martelé.

Pour Faustin, « Bruxelles voudrait ouvrir un nouveau foyer de tensions comme si les drames de Syrie, de Libye, de terrorisme grandissant en Occident où de milliers d’immigrés dont beaucoup meurent sans assistance ne suffisent pas », a-t-il déclaré ; avant de convoquer la maturité des gabonais. « Les gabonais sont matures, nous arriverons à régler paisiblement nos différends ».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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25.9

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25.9, 20h09

http://info241.com/verdict-de-la-cour-la-mission-de-l-ue-denonce-des-faiblesses,2231

Verdict de la Cour : la mission de l’UE dénonce des faiblesses techniques importantes

Publié le 25 septembre 2016 à 20h09min

La mission d’observation de l’Union européenne a livré ce dimanche ses appréciations du verdict de la Cour constitutionnelle rendue dans la nuit de vendredi à samedi. Les observateurs européens déplorent des failles techniques importantes dans l’analyse des procès verbaux issus du vote, tout en regrettant que des « doutes sérieux sur les résultats du Haut-Ogooué n’aient pas été levés de manière satisfaisante ».

Voici l’intégralité de la déclaration du 25 septembre de la mission d’observation de l’Union européenne à l’élection présidentielle gabonaise du 27 août :…

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25.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/ali-bongo-is-flying-mirage-f1-fighter.html

ALI BONGO FAIT VOLER DES MIRAGE F1 EN RASE MOTTE À LA VITESSE DU SON, POUR TENTER D’EFFRAYER LES GABONAIS

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25.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/laurence-ndong-on-tv5-laurence-ndong.html

Vidéo Laurence Ndong à Paris

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25.9, 17h30

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-moundounga-nouveau-scrutin-controle-international/

Présidentielle 2016 : Moundounga pour «un nouveau scrutin sous contrôle international»

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur dimanche 25 septembre 2016 à 17:30 / 29 commentaires

L’ancien ministre de la Justice s’est dit favorable, le 24 septembre dernier sur France 24, au recours à la démocratie directe au Gabon à travers, notamment, la reprise du scrutin présidentiel sous contrôle international.

Séraphin Moundounga, le 24 septembre 2016 sur France 24.

Invité sur France 24, le 24 septembre dernier, l’ancien ministre de la Justice, exilé en France, est longuement revenu sur la situation au Gabon, après la confirmation de la réélection d’Ali Bongo par la Cour constitutionnelle. S’inscrivant parmi les contestataires de cette décision, Séraphin Moundounga a préconisé la reprise du scrutin présidentiel sous contrôle international, appelant la communauté à prendre un certain nombre de mesures.

 «La communauté internationale doit prendre des sanctions ciblées sur des personnes et nous devons ensuite mener un ensemble d’actions judiciaires contre les personnes visées, jusqu’à ce que nous allions vers la Cour pénale internationale (CPI)», a déclaré l’ancien ministre Garde des Sceaux, «Nous pensons que le peuple gabonais ne se reconnaissant plus à travers ses représentants, nous devons exercer la démocratie directe. Il faut que le peuple exprime sa souveraineté directement, car la souveraineté nationale appartient au peuple. Nous avons essayé toutes les institutions, mais il s’avère que toutes les institutions représentatives ne sont pas dignes», a ajouté Séraphin Moundounga, prenant en grippe la Cour constitutionnelle, assimilée à la tour de Pise.

Il a notamment déploré que cette juridiction ait annulé 21 bureaux de vote dans le deuxième arrondissement de Libreville. «Mais elle n’a pas fait que cela : elle a refusé la demande exprimée par Jean Ping, le peuple gabonais et l’ensemble de la communauté internationale, de procéder au recomptage des voix bureau de vote par bureau dans la province du Haut-Ogooué, en particulier ; et dans toutes les provinces en général», a-t-il ajouté, soulignant que le calme observé dans le pays est apparent. «Les populations sont dans l’attente du mot d’ordre de Jean Ping par rapport à la décision de la Cour, qui est particulièrement inique», a-t-il affirmé.

Ancien ministre sous le premier mandat d’Ali Bongo, Séraphin Moundounga est également revenu sur les raisons de sa démission du gouvernement. «J’ai démissionné pour demander à Ali Bongo d’accepter le recomptage des voix avant que les résultats provisoires ne soient rendus publics. Ce qu’il a refusé», a-t-il expliqué à nouveau. «J’ai également expliqué qu’il ne pouvait y avoir l’intervention d’un hacker dans un processus électoral où les résultats sont transmis de manière traditionnelle via des procès-verbaux manuscrits», a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, Séraphin Moundounga a une nouvelle fois insisté sur le rôle de la communauté internationale face au contexte actuel dans le pays. «Il est du devoir de la communauté internationale de voler au secours du peuple gabonais, dont les droits fondamentaux ne sont plus garantis, au regard du nombre de morts et d’enlèvements», a déclaré l’ancien ministre, faisant notamment allusion aux enlèvements et déportations d’Alfred Nguiabanda et Léon Paul Ngoulakia ; et les assassinats d’un haut gradé de la Marine nationale et d’un homme d’affaires.

 «Il y a donc une situation de terreur qui est organisée et cette dernière ne facilitera pas, bien entendu, le développement de l’activité économique dans le pays, mettant ainsi en danger les intérêts de la communauté internationale ayant investi au Gabon», a conclu Séraphin Moundounga.

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25.9

http://www.gabonmediatime.com/menace-darrestation-sur-la-personne-de-paul-marie-gondjout/

Menace d’arrestation sur la personne de Paul-Marie Gondjout

Par Lembson – 25 septembre 2016

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25.9, 17h27

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-ca-sest-joue-proces-verbaux/

Présidentielle Gabon : Ça s’est joué sur les procès-verbaux

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur dimanche 25 septembre 2016 à 17:27 / 18 commentaires

La demande reconventionnelle introduite par Ali Bongo comportant également un recours a occasionné l’annulation des résultats de 21 bureaux de vote dans le 2e arrondissement de Libreville. Surchargés et illisibles, selon les conseils d’Ali Bongo, les résultats de ces procès-verbaux ont été supprimés par la Cour constitutionnelle enfonçant davantage le requérant. Sauf que bien d’interrogations demeurent.

La Cour constitutionnelle s’est appuyée sur les procès-verbaux fournis par la Cenap pour valider le recours d’Ali Bongo © RFI/Richard Riffonneau

Dans le cadre du contentieux post-électoral au Gabon, la Cour constitutionnelle a procédé à l’annulation des résultats de 21 bureaux de vote, à la suite de la demande reconventionnelle qui y dénonçait par ailleurs des irrégularités dans la confection des procès-verbaux (Pv). Dans sa comparaison du modèle authentique, la Cour constitutionnelle s’est référée à la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui apparaît à ses yeux comme indépendante.

D’entrée, on se demande pourquoi, lors de la consolidation des résultats, la Cenap a-t-elle donc pu valider les résultats issus de procès-verbaux truffés de surcharges compromettantes, alors que selon la loi électorale de simples ratures suffisent pour les annuler ? Aussi énigmatique que cela puisse paraitre, les procès-verbaux de ces bureaux de vote où Jean Ping avait largement battu son principal challenger, en sont venus à comporter des irrégularités seulement et seulement après le recours introduit auprès de la Cour constitutionnelle.

Autre question, pourquoi ces procès-verbaux contresignés majorité-opposition-représentants des candidats, n’ont-ils pas fait l’objet de procédure contradictoire, en comparant notamment l’authenticité des signatures ?  On le sait, si les bureaux de vote sont configurés Majorité-opposition-représentants des candidats, c’est pour apporter une caution supplémentaire aux résultats sortis des urnes. Pourquoi alors ne s’en être pas référé ?

Où Jean Ping a donc pu se procurer les procès-verbaux, en sa possession, ne contenant pas de surcharges ? Il s’agit là ni plus ni moins que de faux et usage de faux si ce fait était avéré. Du coup, une plainte contre lui serait plutôt logique pour élucider ce fait.

Et si Jean Ping détenait les Pv authentiques ? là aussi, une plainte contre Ali Bongo et contre la Cenap permettrait de voir clair sur une éventuelle supercherie. Une expertise internationale pour définir l’authenticité du vrai-faux ou du faux-vrai ne serait pas de trop, tant la frustration est grande chez les partisans de l’opposant. Un acte qui pourrait une heureuse incidence sur la décrispation définitive du climat de tension actuelle perceptible à Libreville et partout dans la diaspora gabonaise.

Auteur : Alain Mouanda

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25.9, 12h17

http://info241.com/allo-mais-ou-sont-donc-passes-les-resultats-definitifs-de-la,2230

Allo ? Mais où sont donc passés les résultats définitifs de la présidentielle gabonaise ?

Publié le 25 septembre 2016 à 12h17min

Il aura fallu 26 jours aux citoyens Gabonais, après avoir participé au scrutin présidentiel, pour connaitre le nom de leur nouveau et ancien président sortant. Le suspens n’aura finalement pas été utile. Le président sortant Ali Bongo a été déclaré victorieux, non du fait du suffrage direct issu des urnes mais de l’arbitrage de 9 juges constitutionnels, chargés de vider le contentieux électoral.

Contentieux électoral : la Cour constitutionnelle valide mot pour mot les prétentions d’Ali Bongo

L’arbitrage constitutionnel rendu pourtant « au nom du Peuple Gabonais », donné nuitamment au cours du vendredi fatidique, brille par son éternel parti pris et par son manque de conformité à la loi. Retour sur une victoire devant à l’épreuve du temps, une victoire institutionnelle non issu de l’arbitrage du suffrage universel dévolu aux électeurs.

Les 9 « super-électeurs » ont de nouveau choisi un Bongo

Les juges constitutionnels qui prêtent serment devant Ali Bongo, n’ont visiblement pas dérogé à leur serment. Au fil des ans et peu importe le prénom du Bongo qui se présente, leur choix lui est tout acquis. C’est le sens à donner à la décision de la Cour constitutionnelle de vendredi qui a penché sur sa préférence institutionnelle longtemps éprouvé par les opposants qui défilent devant elle tous les 7 ans.

Ainsi la décision n°55/CC rendue vendredi nuit par la Cour constitutionnelle, n’a aucunement levé les doutes légitimes qui pesaient sur cette élection. Plusieurs anomalies subsistent et résultent de l’impartialité de cette cour, présidée par la belle-mère d’Ali Bongo. Celle-ci s’est empressée de donner raison au demi-frère de ses deux propres enfants, en totale violation de la loi électorale.

En effet, selon la loi électorale et vu que la Cour constitutionnelle a été saisie pour vérifier la conformité de l’ensemble des PV de cette élection, bien malin est celui qui pourrait donner le nombre de province remporté par le victorieux Ali Bongo. Encore moins ceux perdu par Jean Ping. Au contraire, la Cour n’a finalement donné que les résultats ajustés du Haut-Ogooué en faveur d’Ali Bongo, sans nous dire ce qu’il est des 8 autres provinces d’autant qu’elle a annulé, à la demande d’Ali Bongo, 21 bureaux de l’Estuaire.

Quels sont donc les résultats de la province de l’Estuaire, de l’Ogooué-Maritime, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué-Lolo, de l’Ogooué-Ivindo, de l’Ogooué-Maritime et du Woleu-Ntem ? Visiblement seule l’annonce de la victoire d’Ali Bongo comptait sans nous donner le détail de cette « victoire » qui n’ignore pas notre démocratie, son peuple encore moins l’Histoire ! Seuls les résultats globaux comptaient pour les 9 juges constitutionnels.

Une décision arithmétiquement fausse

De plus, des différences notables existent arithmétiquement dans les résultats du Haut-Ogooué et ceux donnés comme finaux. Ainsi le candidat Dieudonné Milama Mintogo qui a pourtant obtenu 577 voix dans cette province selon la Cour, n’a plus que 386 voix au plan général soit 191 voix que les juges constitutionnels ont décidé d’ignorer volontairement. Une autre preuve de la partialité de cette décision qualifiée « d’inique » par l’opposition gabonaise et non conforme à la réalité des urnes par plusieurs observateurs et par les électeurs eux-mêmes.

Les résultats globaux proclamés par la Cour constitutionnelle

La Cour a décidé que les électeurs de 21 bureaux de Libreville, n’avaient à la demande d’Ali Bongo, pas droit de vote. Leur crime : avoir préféré un autre projet de société que celui du président sortant car ayant voté massivement pour Jean Ping. Une décision qui montre bien l’angle de vue de la tour de Pise qu’est la Cour constitutionnelle pour les élections présidentielles gabonaises. Seul le recours reconventionnel d’Ali Bongo a trouvé grâce aux yeux des 9 juges.

Une Cour au service du régime

La Cour qui a dit avoir vérifié et procédé au recomptage des voix de chacun des 2800 bureaux de vote du pays, n’a pas livré ses conclusions sur l’ensemble de ceux-ci. Seuls ceux dérangeant le président sortant ont été pris en compte et annulés sans aucune autre forme de procès. C’est cela la justice, que rend cette cour en privant ces électeurs de leur expression démocratique pourtant garantie par la même Constitution qui fonde l’exercice et les fonctions de ces 9 juges.

Voici la nature de la justice rendue au nom du Peuple Gabonais par les 9 arbitres de notre loi fondamentale ! Une Cour partialement acquise depuis 1993 aux seuls tenanciers du patronyme Bongo. Patronyme qui fait la fierté de la Cour au détriment du Peuple et de ses aspirations. Seules les celles du clan Bongo ont valeurs de loi !

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24.9

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24.9 juste après minuit

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/mborantsuo-gives-verdict-of-her-court.html

direct sur http://www.africa24tv.com/

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http://www.gabonmediatime.com/des-leaders-politiques-proches-de-jean-ping-arretes/

Des leaders politiques proches de Jean Ping arrêtés

Par Lembson

24 septembre 2016

Entre le 22 et le 23 septembre, les gabonais sont restés cloitrer dans leurs maisons pour attendre le verdict de la Cour constitutionnelle.

Cette longue attente a été marquée par les arrestations soudaines de certains leaders de la classe politique gabonaise. Il s’agit entre autre de Léon Paul Ngoulakia proche soutien de Ping arrêté hier aux environs de 14 heures interpellé à bord de son véhicule puis arrêter par les agents de la Direction Générale de la Recherche (DGR).

Dans la même journée, a-t-on appris, de Jean Gaspard Ntountoume-Ayi président de la Commission communication de Jean Ping, l’arrestation de Féfé Onanga président du Mouvement Populaire des Radicaux (MPR), parti politique de l’opposition. De plus, ce matin le tour a été celui d’Alfred Nguia Banda, président du Rassemblement Républicain et Socialiste (RRS), ancien Directeur général de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers  (SGEPP), ancien baron du parti au pouvoir depuis plus de 40 ans et soutien incontesté de Jean Ping de faire l’objet d’une arrestation inexplicable.

Que se passe t-il réellement ?  Serait-ce une chasse à l’homme ?
Nous y reviendrons.

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24.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/mborantsuo-gives-verdict-of-her-court.html

MBORANTSUO DONNE LE VERDICT DE SA COUR

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23.9

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23.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/to-blackmail-judge-agondjo-of.html

POUR FAIRE UN CHANTAGE SUR LE JUGE AGONDJO DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, LE RÉGIME FAIT ENLEVER SON FRÈRE MICHEL OGANDAGA AGONDJO

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23.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/testimony-of-son-of-leon-paul-ngoulakia.html

TÉMOIGNAGE DU FILS DE LÉON PAUL NGOULAKIA

Sur arrestation de son père par la DGR.

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23.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/jean-pings-campaign-confirms-ngoulakias.html

LA CAMPAGNE DE JEAN PING CONFIRME L’ARRESTATION DE NGOULAKIA

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23.9, 17h48

http://info241.com/saisine-de-la-cpi-par-le-gabon-la-mise-au-point-de-seraphin,2226

Saisine de la CPI par le Gabon : la mise au point de Séraphin Moundounga

Publié le 23 septembre 2016 à 17h48min

L’annonce de la saisine de la Cour pénale internationale par le gouvernement gabonais hier a surpris autant qu’elle interroge. L’ancien ministre de la justice, Séraphin Moundounga désormais en exil, nous livre ici sa grille de lecture de cette éventualité judiciaire.

La requête de saisine de la Cour Pénale Internationale envisagée et annoncée par le Gouvernement gabonais m’impose de faire la mise au point suivante : premièrement, il s’agit d’une menace d’intimidation du peuple dont Mr Ali Bongo redoute l’implosion généralisée lorsque les résultats qui seront proclamés aujourd’hui seront une nouvelle négation de l’expression de la volonté souveraine du peuple ainsi contraint à une révolution populaire sans précédent et qui emportera toutes les institutions et toutes les personnes qui ignorent que la souveraineté nationale appartient au peuple qui a désormais, faute de représentants dignes, décidé d’exercer directement ladite souveraineté jusqu’à nouvel ordre.

Deuxièmement , la primauté de traitement de toute affaire pénale revient aux justifications nationales de chaque État, la Cour pénale Internationale n’ayant qu’une compétence subsidiaire c’est-à-pour suppléer les carences structurelles ou conjoncturelles de l’ordre juridique interne notamment dans des États faillis, fragiles, voyous, corrompus, non démocratiques et où les garanties d’un procès équitable ne sont pas réunies, tel que vient de l’avouer Mr Ali Bongo Ondimba en empruntant , sous contrainte, l’encre, le papier et le verbe de cette pourtant talentueuse Dame, Denise Mekame, qui l’était encore avant ma démission du Gouvernement, parce que tous ces barouds d’honneur, prévisibles depuis, sont symptomatiques d’un pouvoir agonisant, condamné à une mort collective certaine et imminente car la détermination du peuple est irréversible, au nom de la démocratie et de la paix.

Troisièmement, en sollicitant la Cour Pénale Internationale, Mr Ali Bongo Ondimba à qui la loi fondamentale confère, jusqu’au jour où il sera contraint de passer le témoin au choix du peule, les lourdes et importantes prérogatives de garantir l’indépendance de la justice et le bon fonctionnement de celle-ci, n’a t-il pas désavoué les juridictions nationales et les juges gabonais tout en avouant qu’il ne faut pas faire confiance à la justice gabonaise suite à sa démarche qui inverse le principe de subsidiarité ?

Quatrièmement, le caractère inédit de la requête et qui fait de Mr Ali Bongo un personnage qui generis parce que unique en son genre, est que c’est le peuple opprimé qui, dans tout pays, traîne les dirigeants devant la CPI pour crime de guerre ou crime contre l’humanité, eu égard aux carences des juridictions nationales souvent à la solde des régimes dictatoriaux.

Au Gabon , le monde est mis en l’envers par un désespéré qui traduit un peuple entier devant la CPI estimant de moindres les assassinats et les enlèvements dont les derniers de ce jour 23 septembre 2016 sont ceux de Robert Sonnet , du commandant de Marine nationale Agaya tous tués par des escadrons de la mort et la déportation vers un lieu inconnu de Léon Paul Ngoulakia un humble enfant de la veuve.

Enfin, et c’est la seule chose positive dans le papier qu’il convient de dénommer « Denise Ali Mekame Bongo », le pouvoir devenu tortionnaire reconnaît qu’il y a eu entre le 31 août et le jeudi 22 septembre 2016, des faits constitutifs d’un génocide au Gabon contrairement à ce qu’il a lui-même annoncé et soutenu de façon constante qu’il n’y aurait que 3 morts à la suite des émeutes populaires.

Alors pourquoi le pouvoir cache-t-il les morts si les victimes ne sont pas tombées sous les balles des mercenaires puisque les militaires gabonais refusent et continuent, à raison, de refuser de tirer sur leurs frères et sœurs qui ne demandent que le triomphe de la démocratie et de la paix par la reconnaissance de la volonté souveraine du peuple qui s’est exprimé le 27 août 2016.

Peuple gabonais, le recomptage transparent doit exiger jusqu’au bout, même par une action en révision devant la Cour Constitutionnelle, en demandant, comme je viens de le faire depuis ce jour, à la communauté internationale d’exercer sur le Gabon son droit international de protéger un peuple en danger de perde deux droits fondamentaux de la personne humaine : le droit à la vie et le droit de choisir et de révoquer librement ses dirigeants. Le peuple vaincra la terreur et le bourreau.

Seraphin Moundounga, Président de l’ONG gabonaise UNITÉ

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23.9, 16h19

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-2016-psychose-attendant-verdict-de-cour/

Présidentielle 2016 : La psychose en attendant le verdict de la Cour

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 16:19 /

Parée des oripeaux sécuritaires, Libreville attend avec angoisse la décision de la Cour constitutionnelle sur la présidentielle du 27 aout 2016.

La capitale gabonaise a fait l’effort considérable de sortir de son lit en cette journée du 23 septembre. Un effort d’autant plus difficile que la veille, beaucoup prédisaient, ce jour, une atmosphère de ville morte à Libreville. Ce 23 septembre est, en effet, le jour arrêté par la Cour constitutionnelle pour rendre son verdict sur le scrutin présidentiel du 27 août dernier. De fait, une certaine psychose, frôlant l’angoisse digne d’un thriller, règne actuellement dans la ville en attendant le moment fatidique.

Jusqu’à 8 heures ce matin, l’ambiance de la ville était très loin de celle des grands jours. Et depuis, la situation ne s’est guère améliorée. Bien au contraire. La circulation s’est considérablement réduite avec une raréfaction des taxis et un déploiement d’éléments des forces de l’ordre par endroits, dans la ville.

Libreville est plongée dans la peur des conséquences du résultat définitif que devrait rendre la Cour constitutionnelle dans les heures qui viennent.  Une angoisse tout aussi perceptible au niveau des magasins, dont les portes, ces derniers jours, se referment systématiquement aux alentours de 15 heures.

Echaudés par les émeutes du 31 août dernier, après l’annonce des résultats provisoires, la majorité des commerçants ne vend que sur ce créneau horaire. Et dans le même temps, les étals des magasins ne sont pas toujours ravitaillés, l’angoisse ambiante obligeant. Une démarche dictée par les énormes pertes en marchandises enregistrées pendant les violences qui ont éclaté le 31 août dernier, au cours desquelles plusieurs commerces ont littéralement été pillés, à défaut d’être saccagés. «A Cocotiers, la boutique d’un frère a été vidée de tous ses produits. Soit des pertes de plusieurs millions de francs CFA. C’est pour éviter pareille situation que j’ai préféré vider ma boutique de moitié et placer ma marchandise en lieu sûr», a confié un boutiquier du quartier Nkembo.

Dans ce contexte, le commun des Gabonais estime que «le verdict sera difficile à accepter autant par l’un comme par l’autre camp, selon qu’il sera en sa faveur ou sa défaveur».

La présidente de la Cour constitutionnelle est ainsi au centre de toutes les attentions. Marie-Madeleine Mbourantsouo est attendue, ce 23 septembre, pour «libérer les Gabonais», selon l’expression d’un jeune habitant le quartier Ancien Sobraga. De la décision qu’elle et son institution prendront, dépendra «la survie du Gabon». «Une lourde responsabilité», a déclaré pour sa part un journaliste.

En gros, l’attente de ce verdict a mis la population dans une profonde psychose. Les habitants de Libreville, se souviennent, en effet, de la soirée du 31 août 2016. «Nous ne voulons plus vivre un jour comme celui-là», a déclaré Hélène N., ancien agent de la Fonction publique.

Ces dernières 48 heures, à la tombée de la nuit, les rues se vident à la vitesse grand «V» et la ville s’engonce dans son manteau de peur et de psychose. Si la furie des émeutes du 31 août continue de faire froid au dos, le dispositif de sécurité mis en place par les autorités a de quoi dissuader les plus téméraires. C’est du moins l’objectif recherché.

A chaque carrefour, il y a des camions de policiers, voire de militaires. Il y a également des engins roulants anti-émeutes et même à certains endroits des chars d’assaut. Des barrages quadrillent complètement la ville avec à l’appui des fouilles de véhicules et des contrôles d’identité. Dans la journée, des véhicules des hommes de troupe font la ronde pour marquer davantage la présence des forces de l’ordre.

Dans les quartiers où les émeutes ont été à l’origine des pillages et des actes de vandalismes, les propriétaires des commerces ont décidé de les vider. «On ne veut pas vivre la même chose que la dernière fois», a lancé un boutiquier mauritanien en train de vider les marchandises des étals de son magasin. Comme lui, la plupart des tenanciers des commerces des zones durement touchées par ces casses déménagent leurs produits pour prévenir de nouveaux actes de vandalisme et de pillage. «Les gens s’en prennent à nos affaires et pourtant, nous n’avons rien à voir avec ce qui se passe», se lamente  Koulibaly, un ressortissant malien se demandant «qui va payer la note des précédentes casses».

Si les commerçants de  grandes surfaces et autres boutiques les vident pour prévenir d’éventuels casses et pillages, la population elle-même s’est ruée sur les produits de première nécessité pour faire des provisions. «On ne sait pas ce qui peut se passer après l’annonce de la Cour constitutionnelle. On se prépare donc au cas où on assistera encore à un autre 31 août», a indiqué Gertrude, femme au foyer ayant fait des provisions pour sa famille. Désormais, les regards sont tournés vers la Cour constitutionnelle dont le verdict est vivement attendu, aussi bien à Libreville qu’en province. Des doutes planent cependant sur le maintien de la date du verdict qui, selon certaines sources, pourrait être prolongée de 48 heures.

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23.9, 16h04

http://gabonreview.com/blog/contentieux-electoral-demande-dineligibilite-de-jean-ping-rejetee/

Contentieux électoral : La demande d’inéligibilité de Jean Ping rejetée

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 16:04 / 5 commentaires

La demande d’inéligibilité introduite par les conseils d’Ali Bongo contre l’ancien président de la commission de l’Union africaine dans le cadre du contentieux électoral a été rejetée par la Cour constitutionnelle.

Peu après le dépôt par Jean Ping d’un recours en réformation des résultats du scrutin présidentiel dans la province du Haut-Ogooué, le camp d’Ali Bongo avait rétorqué en demandant le rejet de ladite requête. Les conseils du vainqueur provisoire de l’élection avaient justifié leur demande par le fait que le candidat consensuel de l’opposition s’était mis en marge de la légalité constitutionnelle en se déclarant élu avant la publication officielle des résultats par le ministre de l’Intérieur. Ils en avaient alors profité pour introduire une demande d’inéligibilité de dix ans à l’encontre de Jean Ping.

Outre la raison de sa supposée violation des articles 2, 3 et 7 de la Constitution gabonaise relatifs à l’exercice de la souveraineté nationale, les conseils d’Ali Bongo avaient rendu responsable Jean Ping des violences enregistrées lors de la manifestation de milliers de Gabonais à la suite de l’annonce de la réélection du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG). N’ayant apporté aucune preuve de l’implication du candidat de l’opposition, cette demande a été rejetée lors de la première audience publique de la Cour constitutionnelle, dans la nuit du 22 au 23 septembre 2016. Selon le ministère public, la partie demanderesse a mal apprécié les termes de l’article 31 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 portant destitution commune à toutes les élections politiques. Celle-ci, a expliqué le juge des lois de la Cour, «parle d’auteur et complice reconnu coupable». Ce qui suppose que, pour être sanctionné d’inéligibilité, Jean Ping aurait dû préalablement passer devant un juge ayant reconnu son implication dans les faits qui lui sont reprochés par les conseils d’Ali Bongo.

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23.9, 11h26

http://gabonreview.com/blog/mike-jocktane-appelle-respect-de-verite-urnes/

Mike Jocktane appelle au respect de la vérité des urnes

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 11:26 / 1 commentaire

Mike Jocktane estime légitime le désir des Gabonais de nourrir le rêve d’un Gabon nouveau. Par conséquent, personne ne devrait mourir pour cela, « Il faut que les violences cessent. Nous devons tout faire pour que les violences cessent », martèle avec véhémence le révérend. Dans un souci d’injecter des signes d’apaisement, l’homme préconise la libération des prisonniers politiques parmi lesquels Firmin Ollo, Jean Remy Yama et Bertrand Zibi.

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23.9, 7h47

http://info241.com/contentieux-electoral-le-verdict-de-la-cour-constitutionnelle,2225

Contentieux électoral : le verdict de la Cour constitutionnelle attendu ce vendredi

Publié le 23 septembre 2016 à 07h47min

Qui sera le prochain président du Gabon ? Quelle est la vérité des urnes ? Ces questions sont à l’origine de la saisine de la Cour constitutionnelle saisit par 3 candidats à la présidentielle gabonaise du 27 août dernier. Hier soir, une audience publique a été retransmise à la télévision publique restituant les rapports des juges sur ces différents recours introduits avant la délibération qui aura lieu ce jour.

Le Gabon retient son souffle. Hier soir, les Gabonais ont a pu assister à la retransmission sur les médias publics de l’audience publique de la haute cour, préliminaire à la mise en délibéré des deux des trois recours déposés par les candidats Jean Ping, Gérard Ella Nguema et Abel Mbombe Nzondo. Ce dernier cité, a finalement renoncé à sa saisine au cours de son instruction.

La soirée fut longue pour les Gabonais. L’audience publique a débuté à la moitié de 19h et s’est poursuivie jusqu’à minuit. Ce, pour rendre publiques les rapports des juges. Le plus attendu de tous était sans nul doute celui de Jean Ping qui revendique la victoire au président sortant. La lecture du rapport a pris une heure et demi et s’est soldée par les observations des avocats de Jean Ping et d’Ali Bongo. Les deux parties n’ont eu que 10 minutes pour rebondir sur les éléments rapportés par la Cour.

L’un des deux avocats de Jean Ping, Jean-Rémy Bantsantsa a relevé que la procédure d’instruction s’était déroulée dans une totale opacité avant de relever plusieurs imprécisions dans le rapport du juge doyen Hervé Moutsinga (81 ans). « L’instruction d’une affaire veut dire qu’on écoute tout le monde, on entend tout le monde, on procède à des confrontations« , s’est insurgé l’avocat. Celui-ci a affirmé que tous les procès verbaux étaient disponibles dans leurs feuillets originaux qu’ils auraient bien voulu voir confronter à ceux de la Commission électorale, accusée d’avoir fabriqué de faux PV favorisant le candidat sortant.

Puis vint le tour des 6 avocats d’Ali Bongo dont la défense n’aura consisté qu’à une salves d’affirmations non établies, relevées par les avocats des requérants et les observations du ministère public. Maître Francis Nkéa qui a pris la parole au nom de ce collectif de conseils, a lui insisté sur la valeur de « puissance publique » que revêtait les documents de la CENAP. Avant de s’exclamer : « Il n’y a pas un droit pour le Haut-Ogooué et un autre droit électoral pour les autres provinces. Si nous utilisions les procès-verbaux de la CENAP pour les huit provinces que les deux parties ont acceptées, il est tout à fait normal que pour le Haut-Ogooué on utilise aussi les mêmes procès-verbaux !« .

L’autre recours déposé par le candidat Gérard Ella Nguema visait l’annulation de l’élection des résultats de la province du Haut-Ogooué et de celle du Woleu-Ntem. Le candidat qui s’est auto-représenté sans avocat, a souhaité la récusation de deux membres de la Cour constitutionnelle : Marie-Madeleine Mbourantsuo et Afriquita Dolorès Agondjo. La Cour devrait statuer sur ces éléments ce vendredi.

C’est donc le jour le plus long qui débute aujourd’hui pour la nation gabonaise. Les juges de la Cour détiennent ainsi l’avenir du pays et de son prochain président. Va-t-elle enfin se borner à faire parler les vrais chiffres ou cautionner le hold-up électoral qui se dessine au regard des incohérences évidentes relevées par Jean Ping et plusieurs observateurs internationaux ? Réponse cet après-midi ou tout au plus dans la soirée.

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23.9, 16h01

http://gabonreview.com/blog/audience-de-cour-constitutionnelle-camp-de-jean-ping-crie-a-mise-a-lecart-lors-de-linstruction/

Audience de la Cour constitutionnelle : Le camp de Jean Ping crie à sa mise à l’écart lors de l’instruction

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 16:01 / 0 commentaires

Si la requête en réformation du candidat de l’opposition a été retenue par la Cour constitutionnelle, les conseils de Jean Ping n’ont pas manqué de décrier leur mise à l’écart par l’institution judiciaire lors de l’instruction.

Maitres Eric Iga Iga et Jean Rémy Bantsantsa, les conseils de Jean Ping (archive). © Gabonreview

Dans le cadre de la résolution du contentieux électoral opposant Jean Ping à Ali Bongo, la Cour constitutionnelle, ayant débuté ses audiences publiques dans la nuit du 22 au 23 septembre 2016, devrait procéder au recomptage des résultats du scrutin présidentiel du 27 août dernier, bureau de vote par bureau de vote. Ce recomptage devrait être effectué à travers la confrontation des procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué. Une éventualité qui répond favorablement à la requête en réformation déposée par le candidat consensuel de l’opposition. Toutefois, au cours de l’audience, ses conseils n’ont pas manqué de dénoncer la mise à l’écart dont ils auraient été victimes de la part de la juridiction.

Devant la Cour, les conseils du requérant ont notamment exprimé leur étonnement à la lecture du rapport faisant état d’une audition par les juges du président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap). «Nous n’étions même pas informés», a regretté Me Jean Rémy Bantsantsa, accusant une instruction au cours de laquelle tout se serait déroulé «dans une opacité incroyable». Ce qui, selon lui, jette un certain doute quant à la véritable partialité de la Cour constitutionnelle, censée inclure toutes les parties concernées par l’affaire sur laquelle elle est appelée à statuer.

«Aucun acte de procédure ne nous a été notifié à temps», ont également tenu à indiquer les conseils de Jean Ping, non sans rendre responsable le greffe de la Cour à qui ils ont dit avoir adressé ces derniers jours des correspondances pour tenter de s’informer sur la suite du recours déposé par leur client. Pour toute réponse, ils se seraient faits dire que «les juges mènent leur enquête comme ils l’entendent».

Comme pour défendre la Cour, les conseils d’Ali Bongo ont rappelé à ceux de Jean Ping à la procédure légale en matière d’instruction contradictoire. Une leçon de chose tenant au fait que, «contradictoire, ça ne veut pas dire que les avocats s’introduisent dans les délibérations magistrats», ont-ils indiqué. Selon Me Francis Nkéa, l’instruction contradictoire à laquelle était tenue de se soumettre la partie demanderesse reposait uniquement dans le dépôt de leurs différents documents auprès du juge rapporteur.

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23.9, 15h58

http://gabonreview.com/blog/breaking-news-leon-paul-ngoulakia-interpelle/

Breaking News ! Léon Paul Ngoulakia interpellé !

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 15:58 / 5 commentaires

La vague d’arrestations observée à Port-Gentil aurait-elle touché la capitale gabonaise ? Oui serait-on tenté de dire avec l’interpellation, ce 23 septembre à Libreville, de Léon Paul Ngoulakia.

Léon Paul Ngoulakia. © Gabonreview

L’ancien candidat à la dernière présidentielle, qui s’est désisté au profit de Jean Ping, a été interpellé alors qu’il sortait des locaux, sis au quartier London, du Mouvement Patriote et Républicain, la structure politique qu’il a créé après sa rupture avec le pouvoir et le Parti démocratique gabonais.

Si les circonstances de cette arrestation demeurent encore inconnues, l’ancien patron des services de renseignement pour avoir été secrétaire général du Conseil national de sécurité a été arrêté alors qu’il passait en voiture devant la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) qu’il a dirigé jusqu’à rupture avec le camp du pouvoir. Il a été conduit dans les locaux de la Garde républicaine (GR) où ses proches sont sans nouvelles.

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23.9, 15h50

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-mise-garde-de-ban-ki-moon/

Crise postélectorale : La mise en garde de Ban Ki-Moon

Publié par Loic Ntoutoume dans POLITIQUE sur vendredi 23 septembre 2016 à 15:50 / 6 commentaires

Dans une déclaration communiquée par le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, appelle les autorités, y compris les services de sécurité, à respecter pleinement les droits de l’homme et libertés fondamentales durant cette période difficile.

En marge des plénières du contentieux électoral à la Cour constitutionnelle, le 22 septembre 2016, le Secrétaire général des Nations unies a exhorté tous les acteurs intervenant dans le processus électoral à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de toute forme de violence et à rester calmes avant et après l’annonce des résultats par la haute juridiction.

Cet appel vise particulièrement les leaders politiques et leurs partisans. «Toute perte supplémentaire en vie humaine serait inacceptable. Il est de la responsabilité des autorités du pays et de ses leaders politiques de garantir que les actes de violence qui ont suivi l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle le 31 août ne se répètent plus», prévient Ban Ki-Moon, précisant que «les instigateurs ainsi que les auteurs de violences devront répondre de leurs actes».

Demandant aux parties prenantes d’exprimer leurs différends de manière pacifique, le Secrétaire général «encourage le candidat victorieux à s’engager dans un véritable dialogue national inclusif en vue de promouvoir une gouvernance démocratique et l’Etat de droit, y compris des réformes dans la gestion des élections futures. Les Nations unies restent disposées à soutenir ces efforts».

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23.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/if-you-watch-this-video-you-would.html

Vidéo à Paris témoin attaque QG

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22.9

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22.9, 17h54

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-letat-gabonais-saisit-cour-penale-internationale/

Crise postélectorale : l’Etat gabonais saisit la Cour pénale internationale

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 17:54 / 20 commentaires

Le ministre de la Justice, Denise Mekam’ne, a annoncé, à quelques heures de la l’annonce des résultats du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle, que l’Etat gabonais a saisi la Cour pénale internationale (CPI) suite aux événements du 31 août dernier.

Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, Garde des Sceaux face à la presse le 22 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

La tension continue de monter au Gabon à la veille du délai imparti à la Cour constitutionnelle pour livrer le verdict du contentieux électoral du scrutin du 31 août 2016 et annoncer le résultat définitif de cette élection. Si le 21 septembre 2016, quatre ministres du gouvernement gabonais qui ont accentué la pression sur le camp de Jean Ping, les mettant en garde contre tout acte pouvant troubler la stabilité du pays, ce jeudi 22 septembre, c’est le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Denise Mekam’ne qui est revenu à la charge.

Dans une déclaration faite en milieu de journée, le ministre de la Justice a surpris l’opinion avec l’annonce d’une saisine de la Cour Pénale internationale par l’Etat. Denise Mekam’ne a  affirmé que «l’Etat gabonais a pris la décision de saisir la Cour pénale internationale suite aux événements postélectoraux du 31 août dernier». Une annonce pour le moins étonnante pour un gouvernement qui dispose de tous les moyens juridiques et sécuritaires «Cette procédure a été engagée parce que ce qui devait rester un défi électoral et républicain peut prendre des contours inattendus où la vie des Gabonais est en jeu», a lancé Denise Mekam’ne.

Pour justifier cette plainte déposée depuis le 21 septembre 2016, le ministre de la Justice a souligné que «le Gabon appui sa requête sur une série d’éléments et de faits faisant apparaître la commission de crimes contre l’humanité». «En l’espèce, les actes de privation grave des libertés et persécutions, ainsi que des propos incitant à la commission des crimes de génocide», a-t-elle expliqué.

Si le ministre précise qu’il s’agit d’un «moment très important», elle a argumenté que «le Gabon demande instamment à la procureur près la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête et d’envoyer dans les plus brefs délais des enquêteurs sur place». Pour Denise Mekam’ne la mission de ces enquêteurs sera de faire  «constater les crimes déjà commis et prévenir dans un proche avenir la survenance d’actes de déstabilisation du pays et de recours à la violence».  Pour mener et suivre cette affaire auprès de la CPI, le Garde des sceaux a précisé que le Gabon s’est attaché les services «d’avocats renommés, respectés et venant de tous horizons culturels et philosophiques». «Aucun d’eux n’a jamais été mêlé aux dérives de ce que l’on nomme la FrancAfrique», Il s’agit de Patrick Klugman, Ivan Terel, et Christophe Ingrain, avocats au barreau de Paris, Bertrand Homa Moussavou, avocat au barreau du Gabon et David Chilstein, professeur de droit pénal à Paris1.

Il convient de rappeler que le 21 septembre 2016, deux plaintes de franco-gabonais avaient été déposées en France à la suite des violences post-électorales au Gabon après la victoire contestée d’Ali Bongo à la présidentielle. Les avocats de ces plaignants comptent également saisir la CPI. Les plaintes ont été déposées pour «arrestation et détention arbitraire en bande organisée, torture et actes de barbarie en bande organisée, tentative d’assassinat et crime contre l’humanité», avait indiqué l’un des deux avocats du collectif, Me William Bourdon. Vraisemblablement, les choses se corsent au Gabon.

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http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-ali-bongo-saisit-la-cour-penale-internationale/

Crise post-électorale : Ali Bongo saisit la Cour pénale internationale

22 septembre 2016

C’est suite à un communiqué parvenu à notre rédaction, queDenise Mekam’ne, Ministre de la Justice et des Droits humains, garde des Sceaux, annonce la saisine de la Cour pénale internationale par le gouvernement gabonais.  Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

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22.9, 17h50

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Crise post-électorale : Vague d’arrestation à Port-Gentil

Publié par Michel Ndong dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 17:50

Trois personnalités politiques proches de Jean Ping viennent d’être écrouées à la prison centrale de Port-Gentil. Parmi elles Guy Roger Aurat, ancien Secrétaire général de l’organisation nationale des employés du pétrole et Guy Ndenguino à qui il est reproché la diffusion des tracts tendant à troubler l’ordre public.

La publication des résultats de la dernière élection présidentielle, le 31 août dernier, donnant le président Ali Bongo vainqueur, a provoqué une vague de colère dans la capitale économique. Des barricades ont été érigées dans plusieurs artères de la ville en même temps que l’incendie de certains édifices publics et privés. Comme en 2009, on a également assisté à des scènes de pillage de plusieurs commerces quand bien même l’ampleur serait sans commune mesure avec les émeutes d’il y a sept ans.

Guy Aurat Reteno, ancien secrétaire général de l’Onep. © Gabonreview

Dans la soirée même du 31 août, les force de l’ordre ont procédé à une centaine d’interpellations. Mais selon des témoignages concordants, nombreuses sont les personnes qui ont été interpellées alors qu’elles se trouvaient chez elles ou circulaient librement dans les rues de la ville. Présentées devant le parquet de la République, elles ont toutes été placées en détention préventive à la prison centrale de Port-Gentil. Prévu pour le 14 septembre dernier, l’audience correctionnelle au cours de laquelle elles devaient comparaître a été renvoyée. A en croire le procureur de la République, cette décision se justifie par le fait que les geôles de la police et de la gendarmerie étaient encore plein de monde. Il fallait donc attendre que tous soient présentés devant le parquet afin d’organiser une audience.

Si au départ, les arrestations concernaient «uniquement les casseurs et les fauteurs de troubles», désormais, la chasse est ouverte aux hommes politiques, particulièrement les pro-Ping. Le 15 septembre dernier, c’est le permanent du parti gabonais du progrès G. Okawe qui a été arrêté chez lui à 5 heures du matin. Le 20 septembre dernier, le tour est revenu à Guy Aurat Reteno, ancien secrétaire général de l’organisation nationale des employés du pétrole (Onep), coordinateur du mouvement des jeunes proche de Jean Ping, et Ndenguino, tous deux employés à la Société gabonaise de raffinage (Sogara). Il est reproché aux deux hommes la publication des tracts appelant à la révolte. Les trois hommes politiques ont été placés en détention préventive à la prison du Château et doivent comparaitre devant un tribunal correctionnel.

Cette vague d’arrestation crée, cela va sans dire, un climat de peur dans la ville, poussant les hommes politiques à déserter leurs domiciles. «J’ai été obligé de quitter discrètement la ville après avoir échappé à un kidnapping», nous a confié un cadre de Démocratie Nouvelle.

Reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, Guy Roger Aurat Reteno et G Ndenguino ont été condamnés à 45 jours de prison dont 30 assortis du sursis par le tribunal correctionnel le 21 septembre dernier.

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22.9, 16h45

http://gabonreview.com/blog/ali-bongo-caillou-chaussure-de-sarkozy/

Ali Bongo, un caillou dans la chaussure de Sarkozy ?

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 16:45 / 3 commentaires

Des Gabonais de France comptent bien rappeler à l’ancien président, candidat à la primaire des Républicains, que l’élection d’Ali Bongo en 2009 est un de ses initiatives.

Après s’être déclaré candidat au primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy s’attendait à faire face à de nombreuses attaques au sein de son propre parti comme en dehors. Mais l’ancien président français n’avait certainement pas prévu celles venant de ressortissants des pays étrangers, ainsi qu’il a été le cas ces derniers jours. Un groupe de ressortissants gabonais étudiants en France n’entend pas le laisser faire sa campagne sans qu’il n’aborde la question du Gabon. La principale préoccupation de ce groupe d’étudiants : le président de la République, Ali Bongo, dont la réélection a violemment été contestée peu après la proclamation des premiers résultats du scrutin du 27 août 2016.

Après s’être invités, le 19 septembre dernier, à sa sortie de Franconville dans le Val-d’Oise, une dizaine d’étudiants gabonais se réclamant du collectif «Lille refuse» est à nouveau allé perturber le meeting de l’ex-président des Républicains à Marcq-en-Barœul, au Nord de la France. Arborant le drapeau du Gabon, le groupe a fait irruption dans la salle en scandant «Sarko, vient chercher Ali !». Si les visiteurs indésirables ont aussitôt été évacués de la salle par le service de sécurité, ce n’est pas sans avoir écouter la réponse pour le moins cinglante de Nicolas Sarkozy, qui a mal caché sa gêne. «Ici, c’est la France, c’est pas le Gabon. Ici on parle de la France. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !», a lancé  l’ancien président français.

Il est notamment reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir contribué à «l’adoubement» d’Ali Bongo à la tête du Gabon. Ces derniers mois, anciens dignitaires du régime en place et acteurs majeurs de la «Françafrique» avaient fait quelques révélations au sujet de l’implication de Nicolas Sarkozy dans la défaite de l’opposant André Mba Obame à la présidentielle anticipée de 2009. L’ancien président français s’était laissé convaincre de placer le fils de son «ami» Omar Bongo à la tête du pays. Un choix que les Gabonais de France entendent bien lui rappeler tout au long de sa campagne, alors que les Gabonais restent suspendus à la décision de la Cour constitutionnelle après le dépôt de la requête en réformation déposée par l’opposant Jean Ping. Ce dernier  conteste les résultats de la province du Haut-Ogooué, où Ali Bongo a refait son écart grâce à une participation de près de 100% des inscrits.

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http://gabonmediatime.com/des-manifestants-gabonais-determines-a-boycotter-la-campagne-de-nicolas-sarkozy/

Des manifestants gabonais déterminés à boycotter la campagne de Nicolas Sarkozy

By Morel Mondjo

22 septembre 2016

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22.9, 12h51

http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/22/hackers-sequestres-secret-detat-appli-pirate-polar-gabon-265226

Hackers séquestrés, secret d’Etat, appli « pirate »… Polar au Gabon

Alors que la Cour constitutionnelle doit se prononcer sur le résultat de la présidentielle au Gabon, deux Ivoiriens demeurent prisonniers du gouvernement d’Ali Bongo car les informations qu’ils détiennent sont trop sensibles.

Par Elie Tchapi, journaliste. Publié le 22/09/2016 à 12h51

Depuis près d’un mois, deux jeunes Ivoiriens – un petit génie de l’informatique et un entrepreneur (un peu trop) opportuniste – sont gardés au secret par le gouvernement gabonais. Leurs téléphones sont confisqués.

Le régime d’Ali Bongo n’a jamais communiqué sur leur sort. Ils ne sont pas officiellement mis en examen. Un avocat commis par certains de leurs proches a été fermement empêché de les voir. Ce sont les prisonniers les plus invisibles d’Afrique centrale.

Leur crime  ? Avoir accepté de travailler, dans le cadre de l’élection présidentielle du 27 août dernier, pour le candidat… Ali Bongo, président sortant. Vous avez dit bizarre  ? Pas tout à fait.

Storytelling victimaire

Si N’Cho Yao (le geek) et Gueu Zian (le businessman) sont séquestrés, ce n’est pas parce qu’ils sont des adversaires du pouvoir gabonais. C’est parce qu’ils détiennent une partie de la vérité sur le poker menteur électoral qui risque de faire exploser le pays, qu’ils se retrouvent confinés dans la zone de refoulement de l’aéroport de Libreville. Rembobinons.

Récemment, nous t’alertions, cher lecteur, sur ce polar politico-technologique. A la suite d’une énième élection contestée, le pouvoir d’Ali Bongo, fils et héritier d’Omar Bongo (défunte figure emblématique de la Françafrique), pointé du doigt pour avoir triché – notamment en faisant voter les morts dans son fief du Haut-Ogooué – ripostait en accusant son principal adversaire, Jean Ping, d’avoir embauché des hackers ivoiriens dans le but d’organiser des fraudes électorales. Une charge surréaliste dans un pays où le système électoral est 100 % manuel.

Mais elle a eu quelque effet, sinon au Gabon, du moins ailleurs en Afrique francophone. Pour une raison simple  : Ali Bongo, en dépit de son pedigree, s’est posé en victime de la Françafrique, faisant notamment filtrer sur Internet une conversation compromettante entre Ping et Mamadi Diané, conseiller du président ivoirien Alassane Ouattara, lequel est une figure très clivante en Afrique depuis son arrivée au pouvoir dans les soutes de l’armée française en 2011.

C’est ce storytelling victimaire que les deux séquestrés ivoiriens de l’aéroport de Libreville pourraient bien tailler en pièces, s’ils étaient libérés.

Contrôle des données

Nous sommes parvenus à recueillir leur témoignage, par une voie indirecte mais fiable. Et il complète le puzzle d’une incroyable histoire qui raconte une bataille féroce pour le contrôle des données sorties des urnes dans un contexte où, selon un «  bon mot  » attribué à tort ou à raison à Bongo père, «  on n’organise pas une élection pour la perdre  ».

En Afrique comme ailleurs, ce qui rend la fraude électorale possible est une sorte d’asymétrie de l’information. Du coup, les candidats font tout pour organiser, à côté des institutions officielles, leur propre système de collecte et d’agrégation des procès-verbaux issus des bureaux de vote.

Il y a quinze ans, ils se servaient des SMS et des feuilles Excel. Aujourd’hui, ils se battent à coup d’applications mobiles et de serveurs de base de données. Hier, ils faisaient appel aux «  sorciers blancs  » de la com pour construire leur discours. Désormais, chacun veut son bouffeur de code tout juste sorti de l’école…

Trois équipes de geeks

Avant l’élection présidentielle gabonaise, trois équipées de geeks se mettent en branle.

  • La première se veut proche de la société civile. Emmenée par Pierre-Desthin Sogue, ingénieur gabonais vivant au Canada, elle met en place une application de vigilance citoyenne, dénommée Regab, qui doit permettre aux différents observateurs de filmer les procès-verbaux des bureaux de vote afin d’empêcher toute altération des résultats dont ils témoignent. Elle a aussi l’intention de les publier au fur et à mesure, pour des raisons évidentes de transparence.
  • La deuxième est dirigée par un entrepreneur ivoirien qui est aussi chargé de mission auprès d’un conseiller spécial de Ouattara  : Jean-Marc Zoé. C’est ce dernier qui enrôle Yéo Sihifowa, l’informaticien brandi comme un trophée par les médias proches du clan Bongo, pour le compte de l’opposant Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine, dont l’épouse est ivoirienne. Ping, qui voit Regab d’un bon œil, veut tout de même mettre son propre système de collecte et de décompte en place.
  • La troisième ? Avant le scrutin, Gueu Zian (un des deux séquestrés de l’aéroport de Libreville), apprend que Jean-Marc Zoé, qui fréquente les mêmes milieux politiques que lui à Abidjan, a dégoté un marché auprès de Jean Ping. Il en informe des proches d’Ali Bongo, à qui il propose le même type de services. Il n’est pas à proprement parler un dieu du code.

Du coup, il «  recrute  » notamment Yao N’Cho, un «  white hat » très médiatique, qui offre notamment ses services à la cellule de lutte contre la cybercriminalité de son pays, sous la tutelle du tout-puissant Hamed Bakayoko, ministère de l’Intérieur.

Piégés par Bongo

DR

La troisième équipe ainsi constituée entre en contact avec les hommes d’Ali Bongo via une entreprise de gardiennage sulfureuse, qui passe pour la milice privée du pouvoir de Libreville  : la Société gabonaise de services (SGS), contrôlée par Ernest Mpouho, l’ancien ministre de la Défense aujourd’hui affecté aux Transports.

C’est avec l’assurance d’avoir été sollicitée par des officiels qu’elle débarque à l’aéroport de Libreville le 24 août dernier. Mais Yao N’Cho et Gueu Zian se font arrêter sans aucune autre forme de procès.

Progressivement, ils vont se rendre compte qu’ils sont «  programmés  » pour être les instruments, consentants ou non, d’un vaste plan qui consiste à contrarier radicalement la transparence électorale. Les Gabonais n’ont aucune confiance en eux, mais ont bien l’intention de se servir de leur expertise.

Piratage d’appli

Depuis son lieu de rétention et visiblement sous la contrainte, Yao N’Cho pilote une équipe de hackers gabonais pro-Bongo.

La mission n’est pas de collecter les résultats et de surveiller ainsi d’éventuelles fraudes adverses. Il s’agit d’empêcher Regab, entre-temps qualifiée d’application pirate (et pourtant toujours disponible sur Google Play), de recueillir les données venues du terrain.

En quelques heures de travail, les serveurs de Regab «  tombent  ». L’application est «  down  », ce qui retarde considérablement le travail de vigilance citoyenne.

Tout doit disparaître

Mais la logique du pouvoir ne s’arrête pas là. Le 1er septembre, à la faveur d’un assaut sur le quartier général de Jean Ping, la Garde républicaine gabonaise arrête les «  Ivoiriens de Ping  » et – selon le témoignage de Philippe Andzembé, ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale – détruit rageusement des procès-verbaux qui y sont centralisés et le matériel informatique où des copies sont archivées. Manifestement, tout doit disparaître  !

Alors que la Cour constitutionnelle gabonaise – dirigée par une ancienne compagne de Bongo père, et dont les enfants sont les demi-frères de Bongo fils – est invitée à se prononcer sur le contentieux électoral, il faut croire qu’effacer les traces du forfait revient à effacer le forfait lui-même.

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22.9 vers 18h

http://gabonreview.com/blog/jules-aristide-ogouliguende-mborantsuo-use-artifices-proceduraux-ignorer-volonte-peuple/

Jules Aristide Ogouliguendé : Mborantsuo use des artifices procéduraux pour ignorer la volonté du peuple

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 17:52 / 0 commentaires

Préoccupé par la crise que traverse le pays, Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé appelle, dans une déclaration ce 22 septembre, ci-après publiée in extenso, les juges de la haute juridiction à un «sursaut patriotique».

Gabonaises, Gabonais,

Chers compatriotes,

En application des dispositions légales, tout candidat ou tout citoyen détenant des raisons légitimes à faire invalider tout ou partie des résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016, disposait à partir du prononcé desdits résultats intervenu le 31 août de la même année, d’un délai de 8 jours pour se pourvoir devant la Cour Constitutionnelle.

Dans une matière dans laquelle, les instances supérieures ont compétence liée avec les informations ressortissant des commissions électorales locales, Monsieur Jean PING a déposé un recours,  pour rétablir la vérité des urnes dans la province du Haut Ogooué, vérité non restituée par le Gouverneur de cette province, et pire encore, grossièrement falsifiée par le Ministre de l’intérieur.

Ainsi donc la requête de Monsieur Jean PING appelle au recomptage, bureau de vote par bureau de vote, des résultats dans la province du Haut Ogooué.

A la date du 8 septembre 2016, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA n’a déposé aucun recours devant la Cour Constitutionnelle. Le constat d’huissier faisant foi. De ce fait, il se déduit qu’il n’a aucun motif réel et sérieux à formuler contre l’entier processus, et selon ce que les bonnes pratiques procédurales en usage enseignent, il s’est installé devant les juges, dans la seule posture d’avoir à répondre aux différents requérants, et à faire échec à leurs prétentions, dans les limites de leurs saisines respectives. L’opinion nationale et internationale doit en prendre acte.

Pour garantir à la Cour, la sérénité nécessaire dans l’examen de l’ensemble des recours déposés devant elle, notre attachement le plus absolu dans la force des principes, nous a inspiré la plus grande retenue, depuis que nous avons saisi cette juridiction.

Attendu devant la Cour dans ses moyens de défense s’agissant du recomptage, pour sortir de la contrariété éprouvée par tous les observateurs dans la province du Haut Ogooué, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA a pris l’initiative de sortir le débat des prétoires, et d’en faire étalage dans les média publics toujours interdits à Monsieur Jean PING.

Pour donner le change à la vérité, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA s’est engagé dans une démarche fort insidieuse, consistant à déplacer le débat en dehors des limites de la saisine de la Cour.

Ainsi donc, et pour son triomphe personnel, il a entrepris de donner du GABON l’image d’un pays de peu de vertu, en produisant divers procès-verbaux de plusieurs provinces, dont il a corrompu les formes, soit par ratures, soit par surcharges, avec pour finalité de falsifier en majorant, tous les résultats obtenus par lui-même, en minorant tous les résultats enregistrés par Jean PING, à qui il attribue lesdites manipulations.

Mesdames, Messieurs,

Comme tous les montages grotesques, qui ne résistent pas à l’épreuve de l’analyse, cette manœuvre inespérée ne peut valablement prospérer. D’abord parce que le Président sortant qui dispose du Parquet, ne peut justifier sa retenue, et à poursuivre des faits qui tombent sous la sanction de la loi pénale, et à rechercher diligemment les auteurs de telles manipulations, qui consomment amplement la prévention de faux en écritures publiques.

Mis en possession d’un véritable concert frauduleux, il ne peut d’avantage expliquer sa retenue à se pourvoir, au principal devant la Cour Constitutionnelle, sachant que produite à titre reconventionnel, cette argutie est totalement irrecevable, en raison des limites de la saisine de la Cour, circonscrites au recomptage des résultats dans la province du Haut Ogooué.

Déterminé pour sa part, à démanteler cette forfaiture qui entend ternir l’image du GABON et des Gabonais devant le concert des Nations, Monsieur Jean PING se réserve de mettre un terme aux manœuvres du régime sortant, en commettant un graphologue sur la question, pour la procédure en état, être déférée en temps utile devant les juridictions compétentes.

Chers compatriotes,

L’attitude de la Cour Constitutionnelle, devant les tribulations du mauvais plaideur, nous interroge désormais avec gravité. Elle nous interroge d’abord, au regard des déclarations faites par Madame le Président de l’institution. Le 15 septembre 2016, Madame Marie Madeleine MBORANTSOUO a accordé

Dans la première annonce, Madame le Président informait l’opinion, sans jamais l’avoir notifié à Monsieur Jean PING, que la Cour va procéder à la vérification de tous les résultats du pays, en s’appuyant sur les procès verbaux fournis par la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP).

Fondée d’une part sur les dispositions de l’article 84 alinéa 1er tiret 6 de la loi fondamentale, relatives au contrôle de régularité reconnu à la Cour pour toutes les élections politiques, la prescription évoquée semble, a priori, tomber sous le sens.

Ressortissant par ailleurs des dispositions des articles 110, 111, 112 et 113 du code électoral, qui constituent la CENAP dans le statut de dépositaire des procès-verbaux, son intervention en cause d’authentification parait, tout autant, couler de source. Dans la pratique, les principes rappelés ci-dessus comportent l’un et l’autre un tempérament.

S’agissant du contrôle de régularité, en vertu duquel la Cour entend fonder un pouvoir d’évocation lui permettant d’examiner des faits au-delà de sa saisine, la loi organique qui détermine sa procédure, précise l’objet et la portée de la mission de contrôle de régularité entreprise par la Cour.

S’achevant dans un rapport déposé à la Cour par un délégué désigné par ses soins, le contrôle de régularité de toutes les élections prévu à l’article 66 alinéa 2 de la loi organique n’a pas d’autres finalités. Et pour cause.

Premièrement, parce le rapport qui sanctionne sa mise en œuvre n’est pas communiqué aux parties, et ne peut leur être opposable en droit.

Ensuite parce que dans sa mission de judicature, la Cour qui est d’abord et avant tout une juridiction, doit être formellement saisie par la partie la plus diligente, pour dire le droit.

A ce titre, les choses sont d’une particulière clarté. La partie la plus diligente s’appelle Monsieur Jean PING, et l’objet de sa saisine est le recomptage des résultats dans la province du Haut Ogooué. La Cour ne saurait aller au-delà, sous peine de statuer ultra petita.

S’agissant de la CENAP, qui s’est organisée à faire la rétention des procès verbaux devant l’assemblée plénière, pour rendre possible toutes les manipulations ultérieures, le statut de dépositaire de la vérité est remis en cause par ses propres turpitudes.

Rappelant que seule la requête créé le procès, et par l’effet dévolutif, seuls les moyens documentés par les parties donnent argument aux juges, la CENAP qui s’est révélée à tous comme une partie du problème électoral, dont on regrette les graves conséquences, ne peut, au plan moral et éthique représenter la solution à la résorption de ce problème.

Dans la deuxième annonce, Madame le Président qui a visiblement choisi de faire procès avec le public, a simplement déclaré que l’inversion des résultats n’était pas envisageable.

Au-delà de Madame le Président, la réponse du juge rapporteur faite aux conseils de Monsieur Jean PING nous interroge de plus fort, puisqu’il nous est signifié, à la fois, le rejet de la commission paritaire d’experts, et le recomptage limité à la province du Haut Ogooué.

Mesdames, Messieurs,

En relayant sur la place publique, les arguments de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA et en foulant au pied les principes directeurs de tout procès, la Cour Constitutionnelle prend sur elle, la lourde responsabilité d’ignorer définitivement, par des artifices procéduraux, la volonté libre et souveraine du Peuple Gabonais, telle qu’elle s’est clairement exprimée le 27 août 2016.

Elle se rend coupable également d’un déni de justice, en choisissant délibérément de ne pas répondre à la demande de Jean PING, et en refusant ainsi de vider sa saisine.

Chers compatriotes,

Comme vous le constatez, la situation est d’une telle gravité, qu’il n’est pas inutile d’en appeler à nos compatriotes, juges à cette Haute Cour, à un sursaut patriotique, qui les emmène à prendre conscience, que la paix est à ce prix.

Je vous remercie.

BOURDES OGOULIGUENDE Jules Aristide.

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22.9, <18h

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-opposition-had-addressed-to-press.html

L’OPPOSITION VIENT DE DÉCLARER À LA PRESSE, LES DÉRIVES DANGEREUSES DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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22.9, le Gouvernement gabonais entre dans le théâtre de la CPI, CP ministre de la justice

http://www.gouvernement.ga/3-actualites-nationales/2814-la-republique-gabonaise-saisit-la-procureure-de-la-cour-penale-internationale/

La République Gabonaise saisit la procureure de la Cour pénale internationale

Le président Ali Bongo a confirmé il y a quelques jours une décision lourde, forte, celle d’engager pleinement le pays dans ce qu’il appelle «le processus exigeant de la démocratie».

Le moment qui nous rassemble est important pour annoncer la décision que nous avons prise de saisir la Cour pénale internationale suite aux événements du 31 août 2016.

Le Gabon demande instamment à la Procureure près la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête et d’envoyer dans les plus brefs délais des enquêteurs sur place. Ceux-ci auront pour mission de constater les crimes déjà commis et de prévenir dans un proche avenir la survenance d’actes de déstabilisation du pays et de recours à la violence.

Le Gabon appuie sa requête sur une série d’éléments et de faits faisant apparaitre la commission de crimes contre l‘humanité, en l’espèce des actes de privation grave de liberté et de persécution, ainsi que des propos incitant à la commission de crimes de génocide.

Cette procédure a été engagée parce que ce qui devait rester un défi électoral et républicain peut prendre des contours inattendus où la vie des Gabonais est en jeu.

Nous nous entourons d’avocats renommés, respectés et de tous horizons politiques, culturels et philosophiques. Aucun d’eux n’a jamais été mêlé aux dérives de ce que l’on nomme «la françafrique».

Ma vie publique ce fut l’exercice de mon métier d’avocat je n’ai eu de cesse de défendre les droits de l’homme et les libertés de chacun.

Aujourd’hui la démocratie est devenue l’affaire de tous et je suis fière de pouvoir y consacrer mon quotidien avec tous les acteurs du droit dans notre pays. Je ne sais pas si une femme dirige autrement qu’un homme.Un homme peut décider de s’entourer de gens professionnels, objectifs et exigeants pour agir;

un homme peut veiller à ce que ses décisions soient comprises de tous pour qu’elles soient acceptées;un homme peut respecter les rythmes de toutes les institutions;

un homme le peut, oui, mais une femme le fait.Je le fais et je le ferai.Car la démocratie c’est avant toutdes pratiques transparentes et claires.

Mon engagement repose sur l’assurance de ces pratiques.

Denise Mekam’ne

Libreville, le 22 septembre 2016

Publié le : 22 / 09 / 2016

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22.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/urgent-jean-ping-home-is-surrounded-by.html

LE DOMICILE DE JEAN PING EST ENCERCLÉ PAR LA MILICE D’ALI BONGO

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22.9

http://gabonmediatime.com/heritage-et-modernite-interpelle-les-forces-de-defense-et-de-securite/

Héritage et Modernité interpelle les forces de défense et de sécurité

By Lauris Pemba

22 septembre 2016

Au cours d’un point presse tenu ce mardi 19 septembre 2016 au siège du parti Rassemblement Héritage et Modernité  (RH&M), Pascal Oyougou, Secrétaire général adjoint dudit parti s’est insurgé contre les pratiques malveillantes des forces de l’ordre dans la répression des événements du 27 août dernier.

Rappelons que la nuit du 31 août au 1er septembre  2016 a été marquée par des arrestations, des pillages et des assassinats sur toute l’étendue du territoire. Ces dernières exactions sont perpétrées par certains agents de nos forces de l’ordre et de sécurité. Des actes que l’homme politique dénonce et déplore avec la dernière énergie: « qui peut comprendre que nos braves soldats si vaillants, sur les théâtres des opérations en Centrafrique et au Soudan, protègent les populations de ces pays frères quand, chez eux, dans leur propre pays, ils tirent à balles réelles sur leurs  propres enfants ? », s’est-il questionné.

Une interrogation qui suscite à la fois l’incompréhension mais également de la tristesse quand on analyse la situation démographique de notre pays, avons nous réellement besoin de cet usage disproportionné de la violence contre les gabonais ?

Pascal Oyougou n’a pas manqué de rappeler aux forces de sécurité et de défense les missions qui leur incombent sous le drapeau. Il affirme qu’ « elles sont essentiellement de deux ordres : la défense de l’intégrité du territoire et la protection de la Nation donc du Peuple ».

Il revient également sur les disparus qu’il a appelé “Martyrs” ,  il a lancé à cet effet : « toutes ces victimes ne sont pas mortes pour rien, la démocratie triomphera dans notre pays », puis il a ajouté « à toutes les personnes qui ont subi et qui subissent dans leur chair les atrocités de la dictature du régime d’Ali Bongo, le Rassemblement Héritage et Modernité apporte son soutien sans réserve ».

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22.9

http://gabonmediatime.com/que-va-t-il-se-passer-ce-23-septembre-2016/

Que va-t-il se passer ce 23 septembre 2016 ?

By Lauris Pemba

22 septembre 2016

Nul ne le sait, mais force est de constater que plusieurs organisations à Libreville, pour des raisons de sécurité, conseillent à leurs agents, collaborateurs,… de rester chez eux.

Les établissements scolaires français, Victor Hugo de Port-Gentil et Blaise Pascal de Libreville annoncent la fermeture des classes dès ce 22 et 23 septembre 2016. Les parents sont donc priés de garder leurs enfants à la maison précisent les administrations desdits établissements. « Il vaut mieux rester à l’abris sait-on jamais » nous confie un enseignant de Blaise Pascal .

Dans la même lancée, l’entreprise Shell Gabon vient de demander à ses employés des bureaux de Libreville et Port-Gentil de travailler depuis leurs domiciles le jeudi, vendredi et même le lundi 26 septembre 2016. À Gamba par contre, les employés de Shell sont appelés à travailler à domicile à partir de vendredi.

Dans le même temps, on apprends que plusieurs commerçants ont vidé leurs boutiques des produits qu’elles contenaient. Ces derniers redoutent selon des propos recueillis auprès d’eux, « une nouvelle montée de violence et de nouveaux pillages« .

Ces mesures seraient prises dans le cadre du prononcé de la décision de la Cour Constitutionnelle qui apparemment ferait craindre le pire aux responsables qui font de la sécurité de l’ensemble des personnels une nécessité absolue.

Toute situation qui contribue à alourdir l’atmosphère déjà morose de ces derniers jours. Le Gabon tout entier les yeux rivés sur la Cour Constitutionnelle de Libreville, retient son souffle, plongé dans l’inquiétude et l’incertitude.

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22.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/announcement-of-work-stoppage-in-oil.html

ONEP : arrêt du travail dans le secteur pétrolier à partir du 22 pour la sécurité des familles

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22.9, 13h07

http://gabonreview.com/blog/appel-dialogue-dali-bongo-manoeuvre-desesperee-camp-de-jean-ping/

Appel au dialogue d’Ali Bongo : Une manœuvre désespérée pour le camp de Jean Ping

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 13:07 / 0 commentaires

L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat restera sans doute lettre morte. Il est perçu par le camp de Jean Ping qui l’a décliné comme une tentative de faire l’impasse sur sa défaite à la dernière présidentielle.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, le 21 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Alors que le contentieux électoral est toujours examiné par la Cour constitutionnelle, le camp de Jean Ping a exprimé son étonnement face à l’empressement du vainqueur contesté de cette élection à aller au dialogue. Pour le président de la commission communication de l’équipe du candidat de l’opposition, il s’agit, en réalité, d’«une manœuvre désespérée» visant à faire oublier à la communauté internationale qu’Ali Bongo «a instrumentalisé les forces de sécurité et de défense, pour assassiner des Gabonais aux mains nues». Pour Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, bien que faisant cet appel, «monsieur Ali Bongo ne fera pas oublier au peuple gabonais et à la communauté internationale que c’est la Garde républicaine qui a donné l’assaut au QG de monsieur Jean Ping et tué de nombreux gabonais».

Derrière ce qui est qualifié de curieux appel au dialogue, le camp de Jean Ping croit également avoir décelé la volonté d’Ali Bongo de «signifier au peuple gabonais et à la communauté internationale son intention d’interrompre le processus électoral ou de forcer la décision de la Cour constitutionnelle». Sinon, comment comprendre une telle initiative, et davantage une telle confusion entre le chef de l’Etat et le candidat à la présidentielle ? Dans le camp de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, l’on accuse à nouveau les institutions républicaines d’être plus que jamais soumises à la seule ambition de celui qui a toujours craint l’idée d’un dialogue tout au long de son mandat.

S’il a présenté Jean Ping comme «une personnalité rompue au dialogue et convaincue de sa pertinence», Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a justifié le refus du candidat de l’opposition à prendre part à celui sollicité par Ali Bongo par le fait que, depuis 2010, le président de la République «a toujours opposé une fin de non-recevoir» à tous les appels au dialogue national inclusif et sans tabou demandés lui ayant été adressés. Pour l’heure, disant ne pas trouver de légitimité à Ali Bongo pour réconcilier les Gabonais, l’opposition a réaffirmé sa volonté de voir la crise trouver une solution, soit par la reconnaissance de la victoire de Jean Ping, soit par «le recomptage des voix en présence d’une expertise internationale, au sein d’une commission paritaire, afin de lever toute équivoque sur les résultats définitifs» du scrutin. Ce à quoi les autorités gabonaises semblent ne pas souhaiter se soumettre, en dépit des appels de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France.

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22.9 (article en retard)

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-les-mises-en-garde-du-gouvernement/

Crise post-électorale : les mises en garde du gouvernement

By Stevie Farell Mbenha

22 septembre 2016

La Ministre d’État, Ministre de la Justice et des Droits humains, garde des Sceaux, Denise Mekam’ne, le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, le Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Hygiène publiques, Pacôme Moubelet Boubeya, et le Ministre de la Défense nationale, Mathias Otounga Ossibadjouo ont réuni les médias gabonais et internationaux au ministère de l’Intérieur sis à l’immeuble Delta Postal à Akanda pour une conférence de presse conjointe sur la crise post-électorale.

Il convient de noter que la conférence de presse conjointe de ces memebres du gouvernement par ailleurs acteur technique du processus éléctoral intervient 48 heures avant que la Cour constitutionelle ne vide sa saisine.

Le ministre de la Communication a d’entré de jeu rappelé la volonté du président sortant de dialoguer avec les candidats. « Le Chef de l’État est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris M. Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous», « cette volonté d’engager un dialogue républicain n’est pas nouvelle », a-t-ajouté.

pacôme Moubelet Boubeya, prenant la parole à son tour a prévenu : « Tous ceux qui veulent la violence ne feront face qu’à la stricte application de la loi ». Toutes les dispositions jugées nécessaires sont prises, du renforcement des contrôles à la protection des commerces, en passant par la sécurisation des institutions et des établissements scolaires. « Nous invitons chacun à éviter de participer à des attroupements publics et à continuer de cultiver la quiétude et la paix » a-t-il martelé.

Le Ministre de l’Intérieur a affirmé détenir des éléments probants et documentés attestant d’une volonté de planifier des actions violentes sous-tendues par des moyens humains, matériels et financiers importants, prenant en exemple « l’arrivée récente de Gabonais de l’étranger, transport d’étudiants, individus masqués derrière des noms de code, concentration identifiée de matériels».

« Je ne peux pas croire, a martelé le Ministre de l’Intérieur, que l’action politique porte à la destruction et au désordre. Ceux qui inspirent ou commandent de telles choses doivent savoir qu’ils ne sont, au bout du compte, que des justiciables qui devront répondre de leurs actions. Il n’est pas question qu’un seul Gabonais tombe à nouveau. Qu’ils sachent que ce ne sera pas acceptable ». A-t-il conclu.

Le Ministre de la Défense nationale quant à lui a indiqué avoir constaté « une tentative de mise en place d’un processus insurrectionnel de type militaire ». Comme pour justifier les repressions à venir, il ajoute « Nous devons agir pour protéger la Nation et nos institutions choisies par le peuple, a insisté M. Otounga Ossibadjouo. Le Gabon est un état démocratique, doté d’institutions démocratiques. Notre rôle est d’assurer la paix et la sécurité de chacun partout et tout le temps. »

A son tour, la Ministre de la Justice à fait un rappel concernant, le trouble à l’ordre public, la destruction de biens d’autrui, l’association de malfaiteurs, étaient qui sont des infrcations punis par la loi. « Nous mettrons tout en œuvre pour que les dispositions légales soient respectées », a-t-elle précisant avant de conclure « La paix est une valeur civilisatrice. La ligne rouge à ne pas franchir, c’est tout simplement la loi. »

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22.9, 13h05, (article en retard)

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-georges-mpaga-reclame-sanctions-contre-ali-bongo/

Crise postélectorale : Georges Mpaga réclame des sanctions contre Ali Bongo

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 13:05 / 0 commentaires

Regrettant la répression violente des troubles liés à la contestation de la réélection d’Ali Bongo, le responsable de la Société civile libre du Gabon demande des sanctions pénales à l’encontre de l’actuel président de la République.

Georges Mpaga, le 21 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), Georges Mpaga, affirme qu’à la suite des «émeutes quasi-insurrectionnelles» survenues à Libreville et dans de nombreuses localités du Gabon, peu après la proclamation des résultats officiels du scrutin présidentiel du 27 août 2016, une «barbarie» a été organisée par le pouvoir en place. Celle-ci aurait consisté «aux arrestations arbitraires, aux séquestrations inhumaines, aux assassinats commandités par Ali Bongo et exécutés par ses escadrons de la morts». Des actes dont les autorités gabonaises devront répondre devant des juridictions pénales internationales, a-t-il exigé. Pour le porte-parole de la Société civile libre du Gabon, «Ali Bongo et son gouvernement ont d’ores et déjà largement engagé leur responsabilité pénale devant la Cour pénale internationale (…). Leur avenir très proche est semblable à celui de Charles Taylor, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Slobodan Milosevic».

Pour avoir «brûlé la maison-Gabon», Georges Mpaga exige des «sanctions sévères» à l’encontre d’Ali Bongo. Il sollicite notamment du Conseil de sécurité de l’ONU une «intervention des forces onusiennes», censées «mettre fin aux massacres des populations civiles par le pouvoir illégitimes PDG/Bongo». Le président du ROLBG sollicite également des organismes financiers internationaux «un embargo économique sur le Gabon et le gel de tous les avoirs d’Ali Bongo, sa famille et de tous les membres du gouvernement et autres affidés». Pour lui, il s’agit d’exercer une pression sur celui qu’il soupçonne de refuser de quitter le pouvoir en dépit de « (sa) défaite cuisante et le rejet quasi-généralisé de sa personne par le peuple souverain».

Pour l’heure, Georges Mpaga dit avoir déposé, au nom de la Société civile libre du Gabon, des plaintes contre certains tenants du pouvoir en place ainsi que contre les principaux responsables des forces de sécurité et de défense nationales. Celles-ci, assure-t-il, ont déjà été transmises au parquet du procureur de la CPI.

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22.9, 12h09

http://gabonreview.com/blog/appel-dialogue-lamertume-de-laure-olga-gondjout/

Appel au dialogue : l’amertume de Laure Olga Gondjout

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur jeudi 22 septembre 2016 à 12:09 / 7 commentaires

Convaincue que l’état d’esprit est à la radicalisation dans chacun des camps politique et que les candidats n’ont plus l’entier contrôle sur leurs partisans, le médiateur de la République estime que la rencontre souhaitée par Ali Bongo n’est pas idéale maintenant. Face à la presse, ce mercredi à Libreville, elle suggère que ce dialogue se tienne après le verdict de la Cour constitutionnelle, de même qu’il s’étende au plus grand nombre, notamment à la galaxie des partis politiques autour des candidats.

Laure Olga Gondjout, le 21 septembre 2016 à Libreville © Gabonreview

Laure Olga Gondjout n’est pas favorable à la tenue d’un dialogue avant le verdict que devra rendre la Cour constitutionnelle, ce vendredi 23 septembre au plus tard. A un moment où l’atmosphère est minée par un manque de confiance mutuel profond, le médiateur de la République ne se fait pas d’illusions, d’où sa proposition d’attendre le délibéré de la Cour constitutionnelle pour la tenue de ce dialogue. Face à la presse ce mercredi 21 septembre, elle a indiqué que «les clivages entre partisans des deux camps sont devenus si rigides que les fondements de la nation sont oxydés».

Aperçu des représentants de la presse à la déclaration de Laure Gondjout. © Gabonreview

Relevant que cela constitue une pression supplémentaire sur la Cour constitutionnelle, appelée à vider le contentieux postélectoral, l’ancien ministre des Affaires étrangères ne trouve pas pertinent la seule implication des leaders pour décrisper le climat sociopolitique, les partisans étant plutôt sous le contrôle des partis politiques. Ce dialogue, pense-t-elle, doit être un dialogue inclusif et doit se préparer à la base. «J’aurais été quelque part aussi rassuré si l’appel avait été lancé par les partis politiques qui ont soutenu la candidature du président Ali Bongo. J’aurai préféré que ce soit eux qui lancent cet appel à l’endroit des partis politiques qui ont soutenu la candidature de M. Jean Ping», a-t-elle indiqué.

L’ancienne secrétaire général de la présidence de la République a davantage insisté sur la nécessité d’associer à ce dialogue toutes les forces du pays. Pour elle, si l’hypothèse d’une réunion au sommet de la classe politique peut suffire pour apaiser les tensions, c’est tant mieux. Dans le cas contraire, a-t-elle martelé, il doit être inclusif. Sauf qu’au préalable un travail de réconciliation accompagné de mesures de décrispation fortes devrait le précéder.

A équidistance de tous les partis, donc dans une position non partisane, le médiateur de la République exhorte les amis du Gabon à s’abstenir des prises de position qui pourraient constituer des étincelles. «J’invite les uns et les autres à nous aider, en étant non pas des pyromanes, mais surtout des pompiers… Il faut que le peuple soit le centre de nos préoccupations», a-t-elle rappelé.

S’agissant de la stigmatisation avérée ou non de la province du Haut-Ogooué, Laure Olga Ngondjout s’est indignée du traitement qui en est fait, demandant que soit mis un terme à l’incrimination ou à la victimisation. Des attitudes instrumentalisées qu’elle impute aux politiques. «Ce sont des politiques à court d’idées qui utilisent des arguments fallacieux, des arguments ethniques, des arguments génocidaires à la limite, pour pouvoir obtenir ce qu’ils n’ont obtenu par les urnes. C’est très dangereux», a-t-elle prévenu.  Elle comprend bien que le verdict de la Cour constitutionnelle sera déterminant dans les comportements des uns et des autres. «J’espère que c’est avec beaucoup de circonspection, de doigté, que le verdict de la Cour constitutionnelle devrait être annoncé», a-t-elle souhaité.

Comme la majorité des Gabonais, le médiateur pense que les voyants d’une implosion sont au rouge. Une solution est activement recherchée : «Aujourd’hui, je ne sais pas, franchement je réfléchis à l’acte qui permettrait de sauver le Gabon. Le Gabon est en danger. Vous voyez effectivement qu’il y a des choses que je ne peux pas vous dire. Je n’ai pas une solution magique à proposer, mais ce que je peux dire chacun assumera la responsabilité de ses actes. S’il y a des actes, les commanditaires, comme les auteurs, assumeront.»    

Le Médiateur de la République est revenu sur la restriction des services de l’Internet qu’elle juge contre-productive, car l’économie numérique a été fortement atteinte, pense-t-elle. «Imaginez tous les opérateurs économiques du secteur numérique, leur activité a été sérieusement entamée. Qui va compenser toutes ses pertes ? Et les opérateurs de téléphonie mobile n’ont pas adressé d’excuses ni d’explications à leurs abonnés. Il y en a qui inondent encore leurs clients de promotions commerciales par SMS, alors que ceux-ci ne peuvent même plus émettre des SMS. Pour moi, ce sont des mesures – le rétablissement intégral de l’Internet et ses services – qui auraient l’avantage de pouvoir décrisper, un tant soit peu, la tension. Et c’est un appel que je lance à l’Agence de régulation, des communications électroniques et des postes (Arcep)», a-t-elle indiqué.

En conclusion de cet échange interactif, le médiateur de la République a déploré que son appel du 7 mai ait été mal apprécié. Une démarche qui, peut-être aurait pu prévenir le niveau actuel de tension, pense-t-elle. Laure Olga Gondjout reconnait toutefois que le dialogue est indispensable parce que les fondements de la nation gabonaise sont en train de s’oxyder.

Auteur : Alain Mouanda

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21.9

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21.9, 19h41

http://info241.com/un-haut-responsable-de-la-cenap-dans-le-haut-ogooue-revele-les,2223

Un haut responsable de la CENAP Haut-Ogooué révèle les vrais chiffres de la présidentielle gabonaise
Publié le 21 septembre 2016 à 19h31min

Au fur et à mesure qu’approche le vendredi fatidique du verdict de la Cour constitutionnelle, les langues se délient pour livrer les résultats de la province du Haut-Ogooué, placée au cœur de toutes les contestations et de la crise post-électorale gabonaise. Un haut responsable de la commission électorale dans cette province, Franklin Onkenkali, a rendu public aujourd’hui les vrais résultats de cette province querellée. Ces résultats donnent vainqueur au plan national Jean Ping avec 51,17% des suffrages.

On en sait désormais un peu plus sur les résultats de la province du Haut-Ogooué. Franklin Onkenkali, le superviseur de la CENAP dans le Haut-Ogooué a livré ce mercredi sur sa page Facebook notamment, les résultats de la présidentielle du 27 août dans cette province ainsi que les résultats globaux.

La carte professionnelle de l’agent de la CENAP du Haut-Ogooué

Ainsi, contrairement aux chiffres annoncés officiellement par le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, le taux de participation aurait été de 81,67% au lieu des 99,93% soviétiques annoncés le 31 août dernier. Le candidat sortant Ali Bongo demeure en tête et n’obtient que 89,17% au lieu des 95% annoncés.

Une capture des résultats de la province du Haut-Ogooué selon son superviseur

La province du Haut-Ogooué aurait eu ainsi 58.042 votants (contre 71.667 annoncés) un changement de taille qui défait considérablement les résultats officiels. Ali Bongo engrange ainsi 48.982 voix contre 5.703 pour son rival Jean Ping qui termine à 10,19% dans cette province au lieu des 4,31% que lui créditait le ministre de l’intérieur.

Ces corrections effectuées, Jean Ping arriverait en tête de ce scrutin, toujours selon le superviseur provincial, avec une majorité de voix de 51,17% contre 46,71% pour le candidat sortant Ali Bongo. Un résultat final qui devra être confirmé par le Cour constitutionnelle ce vendredi.

+ Vidéo

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/press-conference-of-free-people-of-haut.html

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21.9, après-midi

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/two-complaints-against-ali-bongo-in.html

Vidéo Conférence de presse à Paris : Me Moutet, Me Bourdon, Yannick, Nambo, et témoin franco-gabonais de l’attaque du QG

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21.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-frightful-testimony-of-massacres.html

Témoignage d’un colonel de la Garde Républicaine sur le charnier à cité de la Démocratie dans le journal ‘Le Mandja’ n° 370 du 20.9.16

Image de l’article papier

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21.9, 17h58

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-gouvernement-manie-baton-carotte/

Crise postélectorale : Le gouvernement manie le bâton et la carotte

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 17:58 /

Alors que le président de la République a lancé un appel, le 20 septembre 2016, invitant les candidats à la dernière présidentielle à une rencontre pour apaiser les tensions nées de la crise postélectorale, quatre ministres sont montés au créneau le 21 septembre pour tenir un discours ferme à l’égard de l’opposition, en prélude à l’annonce du verdict de la Cour constitutionnelle.

Les quatre membres du gouvernement pendant la conférence de presse du 21 septembre 2016 à Akanda. © Gabonreview

Vraisemblablement, la perspective de l’apaisement qu’on a cru percevoir avec l’appel au dialogue du président Ali Bongo Ondimba, le 20 septembre, n’a tenu que le temps d’une annonce. Le 21 septembre, la presse nationale et internationale a été conviée à une conférence de presse de quatre membres du gouvernement gabonais. Une occasion qui a  permis à Alain-Claude Bilie-By-Nzé, Pacôme Moubelet, Mathias Otounga et Denise Mekam’ne, de s’adresser dans un langage martial à l’opposition et à tous ceux qui menaceraient la paix et la stabilité du Gabon. «Discuter ne veut pas dire qu’on met entre parenthèses les lois de la République», a lâché, Bilie-By-Nzé.

A quarante –huit heures du rendu des résultats définitifs de la présidentielle du 27 août par la Cour constitutionnelle, ces ministres respectivement de la Communication, de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice ont de nouveau chargé le camp de l’opposant Jean Ping et  ses partisans. Le ministre de la Communication a déclaré que «dans ce contexte d’attente, il nous faut rappeler que l’annonce des résultats provisoires a été marquée par des violences». Pour lui, ces violences ont été programmées mis en œuvre «selon un plan déterminé».  Il a rappelé à l’envie que «malgré les appels au calme, à la tempérance, à la pondération venant à la fois de la communauté internationale et d’un certain nombre d’acteurs au niveau national, un certain nombre de voix continuent à s’élever, venant principalement de l’opposition». Selon lui, ces voix annoncent de nouvelles violences au cas où l’opposition venait à être proclamée battue par la Cour constitutionnelle.

Le ministre de l’Intérieur est allé d’ailleurs encore plus loin pour soutenir que les émeutes du 31 août dernier avaient été «des actes organisés visant à mettre le Gabon à feu et à sang». Pacôme Moubelet  soutenu son raisonnement, en indiquant qu’un plan «simple» avait été mis en place depuis plusieurs mois, voire un an pour préparer ces événements. Il se décline, selon le ministre, en trois étapes à savoir, «faire défection, asphyxier économiquement le Gabon et l’assaut final».

Pour convaincre, Pacôme Moubelet a indiqué qu’ils détiennent des preuves et des documents indiquant une violence annoncée et souhaitée par certains compatriotes. En ce moment, a-t-il déclaré, dans des quartiers généraux de l’opposition à Libreville comme à l’intérieur du pays,  des cellules sont en train d’organiser la guérilla. Le fait qu’un certain type de matériels ait été  achetés ce dernier temps dans les commerces, par exemple les clous, confirme cette planification. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a ajouté que certains Gabonais de France sont arrivés. «Ils ont été identifiés», a-t-il déclaré, soulignant de même que des étudiants de l’Université des sciences et techniques de Massuku (USTM) ont été mobilisés pour la fabrication d’engins artisanaux à l’instar des cocktails Molotov.

Expliquant les scénarii à venir si l’opposition n’avait pas gain de cause au terme du contentieux électoral en examen à la Cour constitutionnelle, il a précisé que cette fois les écoles, les taxis, les commerces, etc. seront touchés par ces violences.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué  que  certains de ces actions sont en train d’être circonscrites  et le président de la République a donné des instructions pour garantir le maintien de l’ordre en respectant la loi. «Pour ce qui me concerne, je prendrais mes responsabilités en tant que ministre de l’Intérieur…», a réaffirmé Pacôme Moubelet invitant les populations à éviter les attroupements, même non armés. «Il est bon que dans les jours qui suivent, nous puissions continuer de bénéficier de cette quiétude», a-t-il dit, tout en menaçant  que ceux qui menaceront la paix dans le pays seront mis «hors d’état de nuire». «Nous ferons en sorte que ces personnes répondent de leur actes devant la loi».

Le ministre de la Justice, Denise Mekam’ne, a quant à elle rappeler que tout sera mis en œuvre pour faire aboutir certaines procédures engagées. Si Pacôme Moubelet dit n’avoir pas l’intention d’arrêter quelqu’un, Bilie-By-Nzé a été clair : si «la ligne rouge est franchi, il sera arrêté». Cette déclaration est-t-elle destinée à Jean Ping ?. Quoi qu’il en soit, le ministre de l’Intérieur a souligné que le dispositif de sécurité a été renfoncé et qu’il y a suffisamment de monde visible et invisible pour faire respecter l’ordre public.

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21.9, 17h54

http://gabonreview.com/blog/contentieux-postelectoral-loracle-de-cours-constitutionnelle/

Contentieux postélectoral : L’oracle de la Cours constitutionnelle

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 17:54 / 0 commentaires

Considérée comme l’ultime rempart pour sortir le pays de la crise post-électorale, la Cour constitutionnelle saura-t-elle apaiser les tensions à travers un jugement impartial, clair et sans équivoque ? Cette éventualité est gorgée d’incertitudes.

… L’élément capital de cette réponse c’est l’affirmation de la rareté de « la voie de l’inversion » des résultats proclamés par le ministre de l’Intérieur. Ce bout de phrase sibylline à souhait éclaire telle une luciole l’épaisse nuit du contentieux électoral et suggère implicitement que le  verdict de la Cour sera identique à celui du ministre de l’Intérieur à quelques nuances près.  La Cour saura-t-elle couper le nœud gordien de cette crise ? Rien n’est moins sûr. L’avenir est plus chargé que l’énigme de Delphes. Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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21.9, 16h22

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-jean-ping-vainqueur-selon-altogoveens-libres/

Présidentielle-Gabon : Jean Ping, vainqueur selon les Altogovéens libres

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 16:22

Disant être rentrés en possession de la totalité des procès-verbaux du Haut-Ogooué relatifs au dernier scrutin présidentiel, le Collectif des Altogovéens libres assurent que le candidat consensuel de l’opposition en est sorti vainqueur.

Pascal Oyougou, porte-parole des Altogovéens libres, le 21 septembre 2016. © Gabonreview

Pour le Collectif des Altogovéens libres, il ne fait plus aucun doute que Jean Ping est le vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016. C’est en tout cas ce que lui permettent d’affirmer les résultats compilés des 297 procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué, dont ils disent être en possession. Des procès-verbaux qui, prétendent les membres du collectif, vont à l’encontre des résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur, le 31 août dernier, sur lesquels pèsent des doutes d’irrégularités.

Quelques Altogovéens libres, lors de la déclaration du collectif. © Gabonreview

Affirmant être «soucieux d’apporter un éclairage constructif et décisif» pour tenter de sortir de la crise politique actuelle, les ressortissants du Haut-Ogooué assurent avoir comptabilisé dans leur province 13 028 abstentions plutôt que les 2 948 lus par le gouverneur ou les 47 proclamés par le ministre de l’Intérieur. S’agissant des résultats, ceux-ci donneraient vainqueur Ali Bongo à 89,17% avec 49 892 voix, loin des 65 073 lu par le gouverneur et des 68 064 du ministre l’Intérieur. Jean Ping aurait obtenu 5 703 voix dans la province, contre les 3 071 lus dans les procès-verbaux des deux autorités. Ce qui lui aurait permis d’arriver à la seconde place provinciale avec 10,19% des suffrages.

En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, les membres du Collectif des Altogovéens libres disent avoir fait leurs calculs. En incluant aux résultats nationaux les résultats des 123 procès-verbaux récemment acquis, l’écart du nombre de voix entre le candidat de l’opposition et Ali Bongo serait de 15 210 voix en faveur de l’ancien président de la commission de l’Union africaine. Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), prétendent-ils, a obtenu au total 159 550 voix pour 46,71% des suffrages, quand Jean Ping a été crédité de 174 760 voix, soit un score de 51,17%. «Ali Bongo a perdu l’élection présidentielle 2016. Il doit passer le témoin à Jean Ping, le nouveau président élu», a lancé, le 21 septembre, à la faveur d’une déclaration faite à Libreville, Pascal Oyougou, le porte-parole du collectif.

«Les résultats de l’élection présidentielle ont été falsifiés par certains Altogovéens bien connus de tous. Il faut donc éviter la stigmatisation et l’amalgame consistant à dire que tout le Haut-Ogooué est complice de la forfaiture», a tenu à indiquer le porte-parole des Altogovéens libres, affirmant que «le Haut-Ogooué s’associe pleinement au changement».

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21.9, 11h28

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-ali-bongo-lache-lest/

Crise postélectorale : Ali Bongo lâche du lest

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 11:28 / 28 commentaires

Dans une déclaration lue le 20 septembre 2016 au soir sur la télévision nationale, le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, a annoncé que le président Ali Bongo Ondimba est «prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle y compris monsieur Ping».

Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, le 20 septembre 2016 sur Gabon Télévision. © Gabonreview/Capture d’écran

Face à la psychose qui gagne le Gabon et ses habitants à deux jours de la date impartie à la Cour constitutionnelle pour fixer les Gabonaises et les Gabonais sur les résultats définitifs du scrutin du 27 août dernier, le camp d’Ali Bongo, président provisoirement élu, joue la carte de l’apaisement. Il a en effet lâché du lest dans le bras de fer médiatique et politique opposant les deux camps de la classe politique nationale depuis la proclamation des résultats par le ministre de l’Intérieur le 31 août 2016. Les uns comme les autres revendiquant nécessairement la victoire.

À l’approche de la proclamation des résultats définitifs tant attendus par tous les Gabonais et même par la communauté internationale, le chef de l’Etat s’est dit prêt à rencontrer ses concurrents électoraux et particulièrement son principal opposant, Jean Ping. Le déterminisme officiel de cette démarche est la paix, l’unité de la nation et la préservation de la vie des Gabonaises et des Gabonais. «Le président de la République, attaché à la paix et à l’unité de la nation, soucieux de préserver la vie des Gabonaises et des Gabonais appelle encore une fois à la responsabilité de tous et de chacun», a déclaré Alain-Claude Bilie-By Nzé rappelant une déclaration d’Ali Bongo un peu plus tôt dans la même journée du 20 septembre : «Un Gabonais qui tombe, c’est un drame».

Pour le camp du président sortant, il n’est donc plus question d’enregistrer de nouveaux morts et d’autres dégâts matériels à travers le pays.  Bilie-By-Nzé a souligné à ce propos qu’«afin d’éviter que la haine, la barbarie et la violence ne prennent à nouveau le dessus pour semer la peur, la désolation et le deuil dans notre pays, le président de la République Ali Bongo Ondimba est-il prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle y compris monsieur Ping afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont pourtant prévus par la loi et connus de tous».

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement n’a pas manqué de revenir sur les événements postélectoraux pour justifier cet appel. Passant en revue les dégâts enregistrés lors des dernières émeutes postélectorales, il a noté que le sommet de l’horreur a été la mort de quatre personnes parmi lesquelles un jeune policier sur lequel des hommes embusqués ont ouvert le feu à Oyem dans le nord du pays. «Le résultat provisoire des élections du 27 août a donné lieu à une barbarie jamais égalée dans de nombreuses villes de notre pays et principalement à Libreville», a souligné le porte-parole du gouvernement.

Fidèle à rhétorique, Bilie-By-Nzé n’a pas manqué de lancer quelques piques contre le camp Ping, certes sans citer nommément le candidat consensuel de l’opposition. «Dans la capitale gabonaise, ce sont des groupes d’individus, entrainés, qui agissaient conformément à un plan muri, réfléchi et mis en œuvre à la demande de ceux qui contestaient la victoire proclamée d’Ali Bongo Ondimba», a laissé entendre le porte-parole du candidat Ali Bongo. Et de dénoncer le fait qu’au moment où le pays tout entier et la communauté internationale sont dans l’attente des résultats définitifs devant être proclamés par la Cour constitutionnelle au terme de l’examen du contentieux électoral, «des voix irresponsables s’élèvent à nouveau». «Ces voix qui incarnent une violence politique jamais atteinte dans notre pays promettent une instabilité durable si le résultat de la Cour ne leur était pas favorable. Le dessein avoué de ces gens est de faire encore plus de victimes, comme si le deuil qui frappe déjà de nombreuses familles gabonaises ne sont pas déjà des morts de trop et des deuils dont on aurait pu se passer».  Aussi, la voix d’Ali Bongo a-t-elle invité «tous ceux qui aiment le Gabon et entendent véritablement travailler à son édification», à comprendre le sens profond de cet appel, formulé à la veille de la célébration de la journée internationale de la paix.

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21.9, 11h22

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-lappel-de-heritage-modernite-a-ali-bongo-a-cour-constitutionnelle/

Crise postélectorale : L’appel de Héritage & Modernité à Ali Bongo et à la Cour constitutionnelle

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 11:22 / 3 commentaires

La structure politique dirigée par Alexandre Barro Chambrier a récemment appelé le candidat du PDG au dernier scrutin présidentiel à «tendre la main» à Jean Ping, et la Cour constitutionnelle à respecter le vote des Gabonais.

Des membres du PDG-Héritage et Modernité, avec au centre Alexandre Barro Chambrier (archive). © Gabonreview

Plus d’un an après leur démission du Parti démocratique gabonais (PDG), en raison de profonds désaccords en interne, les membres du Rassemblement Héritage & Modernité n’en ont visiblement pas fini avec Ali Bongo. Si «la pratique politique, la gouvernance, les forbans et la pathologie festive» attribuées au président de la République avait été évoquées pour justifier leur départ, des semaines après le scrutin présidentiel du 27 août 2016, ils estiment que son rejet par les Gabonais ne fait plus aucun doute. Pour Alexandre Barro Chambrier et les siens, le premier responsable du PDG est loin d’être un homme d’Etat. Il n’a d’ailleurs pas cessé de dégrader la fonction tout au long de son mandat.

Convaincu de ce que les résultats de la dernière élection présidentielle ont donné vainqueur Jean Ping, à la faveur d’une sortie effectuée le 20 septembre 2016, Héritage & Modernité a appelé Ali Bongo à rendre dignement son tablier. Pour la jeune structure politique ayant soutenu Guy Nzouba Ndama lors de la présidentielle, Ali Bongo a tout intérêt à «restaurer la sacralité, la grandeur, le prestige et l’autorité de la fonction présidentielle en reconnaissant sa défaite, en tendant la main à Jean Ping pour le féliciter et procéder à la passation des pouvoirs». Héritage & Modernité l’invite notamment à poser un «geste de grandeur, de respect de soi et d’honneur» devant permettre au président de la République actuel de retrouver une certaine estime aux yeux des Gabonais, mais davantage de rentrer dans l’histoire.

Beaucoup doutent que l’intéressé sera sensible à cet appel. Pour eux seule la Cour constitutionnelle est habilitée à l’y contraindre en cas d’invalidation de sa réélection. C’est sans doute pour cela que le Rassemblement Héritage & Modernité a invité la présidente de l’institution ainsi que les juges constitutionnels à «ne considérer que l’intérêt supérieur de la nation, à rendre la justice au nom du peuple et à respecter sa souveraineté».

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21.9, 10h55

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Crise post-électorale : L’envoi des experts de l’UA sans objet ?

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur mercredi 21 septembre 2016 à 10:55 / 1 commentaire

Deux jours avant le verdict de la Cour constitutionnelle sur le contentieux électoral, la mission d’expert de l’Union africaine serait toujours en discussion à Addis-Abeba en Éthiopie. Cette mission est-elle encore d’actualité ? Le chef de l’Etat affirme pourtant qu’elle viendra.

Une vue intérieure du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie). © D.R.

Deux semaines après le début de la crise postélectorale au Gabon, l’Union africaine (UA) a réaffirmé son souhait d’envoyer un panel d’experts auprès de la Cour constitutionnelle. Les modalités d’envoi de ces juristes de l’UA étaient censées être présentées aux autorités gabonaises depuis le 18 septembre.

Sauf que le sujet n’aurait été mis sur la table que le 19 à Addis-Abeba en Ethiopie. Selon des sources concordantes, les modalités de déploiement des juristes de l’UA devaient être présentées aux autorités gabonaises le mardi 20 septembre. Or, il ne reste à la Cour constitutionnelle que deux petits jours pour rendre son verdict. A quoi leur venue servirait-elle si c’est pour prendre le train en marche, pratiquement à la fin du processus ?

Si le gouvernement a souligné que ce panel d’experts serait le bienvenu à Libreville, leur présence lors des débats décisifs de la Cour reste tout de même incertaine. «Les délibérations sont réservées aux personnes assermentées», a assuré le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Pour les opposants par contre, «Il est normal que notre organisation continentale s’occupe des affaires du Gabon, et tout acte de bonne volonté est le bienvenu», a affirmé Casimir Oye Mba. Toutefois, a-t-il précisé, «la nature de la crise que nous connaissons est éminemment politique». Il serait donc incertain selon lui «qu’une équipe de juristes suffise à résoudre le litige électoral».

Toutefois, une telle éventualité a été écartée par un des représentants de la Cour constitutionnelle, le 21 septembre. Selon ce dernier «les juges de la Cour constitutionnelle rendent leur verdict au nom du peuple. Ils prêtent serment. Ce que ne font pas les juristes de l’Union africaine».

La même source a précisé que la Cour ne procédera pas au recomptage des procès-verbaux mais à un simple contrôle de leur régularité. «Un travail pour lequel la venue d’experts de l’UA n’est pas nécessaire», a-t-il affirmé sur RFI. Pourtant, en marge de la cérémonie organisée en hommage à un policier décédé le 13 septembre 2016 à Libreville, des suites des blessures par balle consécutive aux émeutes postélectorales à Oyem, le président de la République a affirmé que les experts de l’UA viendront.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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21.9, 8h57

http://info241.com/ali-bongo-veut-desormais-rencontrer-ses-adversaires-y-compris,2222

Ali Bongo veut désormais rencontrer ses adversaires y compris Jean Ping

Publié le 21 septembre 2016 à 08h57min

Ali Bongo au centre des émeutes accompagnant l’annonce de sa victoire controversée à la présidentielle gabonaise du 27 août, est désormais prêt à rencontrer ses adversaires. C’est l’annonce surprise faite hier par le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-Bi-Nzé, qui a été également son porte-parole durant la campagne présidentielle.

Dans une annonce rendue publique mardi soir, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le président sortant Ali Bongo était prêt à rencontrer ses adversaires politiques de la dernière présidentielle gabonaise y compris son principal rival Jean Ping. Cette annonce intervient à moins de 48h de l’épuisement du délai constitutionnel du contentieux électoral et de la célébration ce mercredi de la Journée internationale de la paix.

La déclaration télévisée lue hier sur Gabon Télévision par Alain-Claude Bilie-Bi-Nzé : vidéo

Pour le ministre de la Communication, cet appel surviendrait « afin d’éviter que la haine, la barbarie et la violence ne prennent à nouveau le dessus pour semer la peur, la désolation et le deuil dans notre pays » que le ministre semble attribuer à demi-mots aux adversaires d’Ali Bongo. Malgré un dispositif militaire impressionnant déployé dans tout le pays, le gouvernement gabonais avoue ainsi ses limites à parvenir à la protection des citoyens.

Alors que le pays retient son souffle et que le Gabon tourne au ralenti au rythme des arrestations quotidiennes de personnes et de personnalités proches de l’opposition, « Ali Bongo est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris Monsieur PING« . Le but étant selon le gouvernement gabonais, « que plus aucun gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous« . Le ton est donné !

A quelques heures de l’annonce du verdict de la Cour constitutionnelle, cette main tendue à ses adversaires étonne plus qu’elle n’inquiète. Les partisans de Jean Ping voient d’un très mauvais œil une telle initiative soudaine. Quand d’autres y voient une tentative malsaine d’attenter à la vie de Jean Ping, qui réclame la victoire à ce scrutin présidentiel à un tour.

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20.9

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20.9, 9h02

http://info241.com/des-gabonais-s-invitent-au-meeting-de-campagne-de-nicolas,2221

Des Gabonais s’invitent au meeting de campagne de Nicolas Sarkozy à Franconville

Publié le 20 septembre 2016 à 09h02min

La crise post-électorale gabonaise n’épargne pas la droite française encore moins son candidat à la primaire Nicolas Sarkozy. En plein meeting hier à Franconville dans le Val d’Oise (Île-de-France), une dizaine de Gabonais ont fait irruption dans la salle, pour l’inviter à aller « chercher » Ali Bongo, lui qui aurait contribué à l’installer au pouvoir au Gabon en 2009.

Quand la crise post-électorale gabonaise s’invite dans la campagne à la primaire à la présidentielle française de la droite et du centre de Sarkozy. Ce lundi soir, alors qu’il était en déplacement à Franconville (France), des Gabonais mobilisés contre Ali Bongo ont fait irruption lors du meeting local de l’ancien président français.

Les invités surprises de Sarkozy arboraient le drapeau national gabonais et scandaient en cœur « Sarkozy, vient chercher Ali Bongo« . Leur irruption sera de courte durée puisque le service d’ordre a vite fait de les indiquer la sortie, interrompant au passage le discours du candidat à la primaire. Mais le message est bel et bien passé !

Le film de cette irruption relayé sur les réseaux sociaux

On se souvient que lors de la présidentielle gabonaise de 2009, Nicolas Sarkozy alors président de la France, s’était invité dans la crise post-électorale de l’époque en adoubant avant la Cour constitutionnelle, son poulain Ali Bongo.

Plusieurs sources avaient indiquées depuis que Nicolas Sarkozy aurait été la pièce-maîtresse de l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo au Gabon. De même que l’ancien président français aurait eu en retour de son soutien, des participations dans la nébuleuse holding de la famille Bongo : la très secrète Delta Synergie présente dans l’actionnariat des principales entreprises ayant pignon sur rue au Gabon.

D’où la sortie de ces manifestants Gabonais à ce meeting de Sarkozy pour l’inviter à aller « chercher » le président sortant gabonais Ali Bongo, accusé lui, d’avoir organisé un massacre de masse dans l’attaque du QG de campagne de son rival Jean Ping dans la sombre nuit du 31 août.

+ vidéo :

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/madame-calixthe-beyala-we-are-no-longer.html

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19.9

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19.9, 17h45

http://gabonreview.com/blog/arrestations-postelectorales-point-procureur-de-republique/

Arrestations postélectorales : Le point du Procureur de la République

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur lundi 19 septembre 2016 à 17:45 / 9 commentaires

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Steeve Ndong Essame Ndong,  fait un «point complet et précis» des arrestations à l’issue des événements postélectoraux de Libreville du 31 août 3016.

Steeve Ndong Essame Ndong, procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, le 19 septembre 2016. © Gabonreview

A l’occasion d’un point presse organisé au tribunal de Libreville, le 19 septembre, le procureur de la République a informé l’opinion sur les suites des arrestations intervenues à Libreville, après l’annonce des résultats du scrutin présidentielle du 27 août 2016.

Au cours de ce point presse, qu’il a voulu «complet et précis», Steeve Ndong Essame Ndong a indiqué que sur les 800 interpellations, 407 personnes ont été relâchées au terme de leurs auditions sous le régime de garde à vue. Dans le même sillage, 393 ont été déférées au parquet de Libreville.

En ce qui concerne ces 393 personnes, le procureur de la République a déclaré que «31 ont été incarcérées et sont traduites devant le tribunal correctionnel pour flagrant délit afin de répondre des faits de violence, attroupement armé ou non armé ayant troublé l’ordre et la tranquillité public, pillages et destructions de biens publics et privés».

Il a également indiqué que 39 personnes ont été présentées à un juge d’instruction et sont placés en détention préventive pour «infractions d’incendie volontaire de biens publics et privés, pillages et destructions de biens meubles ou immeubles». Les 323 personnes restantes, quant à elles, ont été remises en liberté après un «rappel à la loi en audience publique», a déclaré le procureur de la République.

Steeve Ndong Essame Ndong a ajouté au terme de cette rencontre avec les journalistes qu’une information judiciaire a été ouverte contre des ressortissants étrangers. L’instruction en cours permettra de les identifier pour les faits «d’association de malfaiteurs, crime contre la paix publique, diffusion ou reproduction de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongères ayant troublé l’ordre public, transmission sans autorisation de signaux ou correspondances d’un lieu à un autre à l’aide d’installations de télécommunications, utilisations frauduleuse d’un réseau de télécommunication».

A l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le 31 août dernier, des émeutes ont survenu dans presque tout le pays en protestation contre la victoire d’Ali Bongo Ondimba. De nombreuses personnes ont été portées disparues, des familles sont restées sans nouvelles de leurs proches. Avec ces différentes interventions du procureur et l’on espère que la justice sera rendue dans les règles de l’art.

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19.9, 17h35

http://info241.com/la-mobilisation-des-pro-ali-bongo-a-paris-tourne-au-fiasco,2220

La mobilisation des pro Ali Bongo à Paris tourne au fiasco panafricaniste

Publié le 19 septembre 2016 à 17h35min

Alors que des milliers de Gabonais de la diaspora se mobilisent dans toute la France et à l’étranger depuis plusieurs semaines, les pro Ali Bongo ont finalement battu le pavé parisien ce dimanche pour une première manifestation de soutien. Organisé par l’ambassade du Gabon en France, l’événement a malheureusement brillé par l’absence remarquée des premiers concernés par la crise post-électorale : les Gabonais eux-mêmes ! Des « panafricains » payés pour manifester Selon certaines sources, Germain Ngoyo Moussavou ambassadeur du Gabon en France aurait reçu deux millions d’euros du pouvoir gabonais pour venir rehausser l’image de son mentor Ali Bongo dont l’impopularité a atteint son paroxysme. Rejeté par la diaspora gabonaise, l’ambassadeur n’a eu d’autres choix que de solliciter les services présentiels d’autres communautés africaines moyennant 100 à 200 euros par personne. Le but étant d’amener au moins quatre personnes a ce regroupement pour bénéficier de cette rétribution panafricaine. Certains commerçants Africains de région parisienne ont vite fait de se saisir de cette manne financière. L’on pouvait voir masser des Camerounais, Ivoiriens, Béninois, Tunisiens, Marocains entre autres. Autre fait marquant ce fiasco, c’est l’ignorance du Gabon des personnes présentes à ce rassemblement du Trocadero. Surement dû au recrutement de dernière minute de ces manifestants « panafricains ». Interrogés sur le mobile de leur présence à ce rassemblement, certains manifestants ont eu des déclarations plutôt inquiétantes : « Je ne sais pas. On nous a dit de venir. En retour on obtient 100 euros« . Un autre renchérit : « on nous a dit que si tu apportes quatre personnes à la marche tu as 1.000 €« . D’autres, l’air méfiant, n’ont pas hésité à évoquer le sacro-saint panafricanisme. Par ailleurs, les « manifestants panafricains » ont brillé par la méconnaissance gabonaise. En effet, on a vu notamment les manifestants tenir le drapeau Gabonais en l’envers provoquant l’ire de plusieurs internautes : le « vert jaune bleu » officiel est devenu pour l’occasion « bleu jaune vert ». Au comble de cette méconnaissance impardonnable, l’hymne nationale a été remplacée par des musiques de Patience Dabany, la chanteuse et mère d’Ali Bongo. Ali Bongo privé de capital sympathie ? Avec la démission du patron du Parti démocratique gabonais (PDG) en France, Dieudonné Tahiro Aperano, Ali Bongo se retrouve détroussé de toute capacité de mobilisation en France. Sinon comment comprendre qu’aucun militant du parti n’ait dénié occuper l’espace public comme le font sans répit les partisans de l’opposition à travers toute la France ? Les partisans d’Ali Bongo ont brillé depuis trois semaines par leur absence. L’événement du dimanche a encore révélé le manque de capital sympathie d’Ali Bongo auprès des Gabonais, premières et uniques cibles de sa politique. Le recours aux ressortissants d’autres nationalités africaines montre bien le rejet dont souffre Ali Bongo auprès de l’opinion gabonaise dans la diaspora. Un malaise qui fait écho aux résultats de la présidentielle en France qui ont été largement favorables (+ de 70%) à son challenger Jean Ping. Aucun Gabonais ne semble vouloir prendre le risque de s’afficher publiquement pour Ali Bongo. C’est là, l’enseignement de ce rendez-vous manqué de dimanche pourtant réservé aux gabonais mais qui a fini en panafricanisme maladroit.

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19.9, 17h26 (reprise RFI)

http://gabonreview.com/blog/mission-de-lua-nzouba-ndama-deplore-manoeuvres-dilatoires-gouvernement/

Mission de l’UA : Nzouba Ndama déplore les «manœuvres dilatoires» du gouvernement

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur lundi 19 septembre 2016 à 17:26 / 2 commentaires

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19.9, 15h34

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-marie-madeleine-mborantsuo-accusee-de-parti-pris/

Crise postélectorale : Marie-Madeleine Mborantsuo accusée de parti-pris

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur lundi 19 septembre 2016 à 15:34 / 23 commentaires

Ayant peu apprécié son interview à Jeune Afrique, les soutiens de Jean Ping accusent la présidente de la Cour constitutionnelle de prendre parti pour le pouvoir et lui demandent d’en tirer les conséquences.

Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle. © D.R.

L’interview accordée, le 15 septembre 2016, par Marie-Madeleine Mborantsuo au site de Jeune Afrique a suscité l’«étonnement» et l’«indignation» des soutiens de Jean Ping. Dans une déclaration faite le 18 septembre, ils estiment que la présidente de la Cour constitutionnelle, «non satisfaite de s’épancher publiquement sur les tenants et aboutissants du contentieux électoral soumis au jugement de la juridiction qu’elle préside, a fait siennes la thèse et les arguments de monsieur Ali Bongo». Sinon, comment comprendre que comme lui, elle envisage d’aller au-delà de l’objet de la saisine du candidat consensuel de l’opposition pour s’intéresser aux provinces de l’Estuaire et du Woleu-Ntem ? Comment comprendre qu’elle se soit livrée à des commentaires et analyses sensiblement identiques à ceux du vainqueur provisoire du scrutin présidentiel du 27 août dernier ? Et comment comprendre qu’elle veuille s’intéresser au fait que Jean Ping se soit autoproclamé président de la République élu ?

Casimir Oye Mba, lisant la déclaration des soutiens de Jean Ping, le 18 septembre 2016. © Gabonreview

De Casimir Oye Mba à Guy Nzouba Ndama, les propos de Marie-Madeleine Mborantsuo sonnent comme l’expression d’un parti pris, tranchant de fait avec les obligations de neutralité et de réserve auxquelles elle est soumise. Aussi, ont-ils dit redouter «une décision politique couverte d’un vernis juridique» au terme de l’examen de la requête en réformation déposée par leur candidat, visant un recomptage des résultats bureau de vote par bureau de vote dans la province du Haut-Ogooué, où la participation a avoisiné les 100%, selon les résultats officiels.

Face à ce qu’ils ont considéré comme une faute de la part du responsable de l’institution la plus importante du pays, les soutiens de Jean Ping ont appelé Marie-Madeleine Mborantsuo à «tirer toutes les conséquences de sa prise de position politique». D’autant qu’«elle n’a plus l’autorité morale requise pour conduire la Cour constitutionnelle dans un processus si délicat de l’histoire de notre pays». Il s’agit, ont-ils justifié, de réhabiliter la légitimité de cette institution, dont la «décision inique» qui semble se profiler à l’horizon pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur l’avenir des Gabonais, voire du Gabon.

Pour les soutiens de Jean Ping, par ses propos, Marie-Madeleine Mborantsuo a «dilapidé le reste de crédit que l’on pouvait encore lui accorder». Pour eux, «elle vient d’en ajouter au climat de défiance et de méfiance qui préside aux relations entre la Cour constitutionnelle et le peuple gabonais», qui la perçoit comme une sorte de «Tour de Pise», penchant toujours d’un côté, et notamment du côté du pouvoir.

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19.9, 11h40

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-lurdp-terrain/

Crise postélectorale : L’URDP sur le terrain

Publié par Steve Jordan dans POLITIQUE sur lundi 19 septembre 2016 à 11:40 / 15 commentaires

Emboîtant le pas au Parti Gabonais du Progrès (PGP) qui, depuis plusieurs jours, est en campagne d’explication auprès des populations sur la crise postélectorale, l’Union républicaine pour la démocratie et le progrès (URDP), sous la houlette du secrétaire général de sa coordination provinciale dans l’Ogooué-Maritime, Clarence Nzaou, a conféré avec les populations d’un quartier du 4è arrondissement de la capitale économique

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18.9

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18.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-statement-by-casimir-oye-mba-this.html

https://www.youtube.com/watch?v=u3dKB52TmRQ

Vidéo Casimir Oyé Mba (19min) en conférence de presse à libreville

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http://www.gabonactu.com/12147-2/

Madame Mborantsuo a pris position pour Ali Bongo (Casimir Oyé Mba)

Date: dimanche 18 septembre 2016

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Casimir Oyé Mba, un des fervent soutien de l’opposant Jean Ping a déclaré dimanche dans une conférence de presse à Libreville que la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, a pris fait et cause pour le président sortant Ali Bongo Ondimba à l’analyse de ses propos tenus dans une interview qu’elle a accordée à l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique à paraitre ce lundi.

Oyé Mba est parvenu à cette conclusion suite aux propos de Mme Mborantsuo au sujet du recours introduit par Jean Ping. « La Cour étant saisie en contentieux électoral, les dossiers portent aussi bien sur les résultats annoncés dans la province du Haut Ogooué, dans le Woleu Ntem, à Libreville, à Owendo ou à Ntoum », a notamment déclaré Mme Mborantsuo. Pour M. Oyé Mba, cette annonce se range du côté du président sortant car celui-ci n’ayant déposé aucun recours, le contentieux ne concerne que le cas du Haut Ogooué soulevé par Jean Ping. « Nous appelons Mme Mborantsuo à ses responsabilités », a insisté M. Oyé Mba, un des candidats qui s’est retiré de la course au profit de Jean Ping. « Je peux tout simplement vous assurer qu’en dehors de l’aspect contentieux, la Cour va procéder au contrôle de la régularité de tous les 2 580 procès-verbaux de cette élection. Nous ne validerons des résultats que nous n’aurons pas préalablement vérifiés« , a martelé Mme Mborantsuo.

Martin Safou

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18.9, 14h38

http://info241.com/les-gabonais-de-la-diaspora-manifestent-a-nouveau-a-paris-pour,2216

Les Gabonais de la diaspora manifestent à nouveau à Paris pour la vérité des urnes
18 septembre 2016 à 14h38min

Pour la troisième semaine consécutive, les Gabonais de la diaspora se sont retrouvés massivement ce samedi après-midi à Paris entre 2.000 à 3.000 pour réclamer la vérité des urnes à la Cour constitutionnelle. Le point de départ de la procession parisienne fut la place Trocadéro avant que le cortège ne convole ensuite devant l’ambassade du Gabon à Paris.

La célèbre place du Trocadéro à Paris était de nouveau noire de monde pour accueillir plusieurs milliers de manifestants gabonais souhaitant que la vérité des urnes triomphe du contentieux électoral en cours au Gabon. Les manifestants, vêtus de rouge et de noir pour la plupart, étaient là aussi pour exprimer leur solidarité à leurs compatriotes au Gabon, emprisonnés et privés d’internet depuis l’annonce de la victoire controversée d’Ali Bongo. Cette annonce a plongé depuis le pays dans des violences post-électorales des plus sanglantes de son histoire. Sur les banderoles, on pouvait lire « Ali Bongo assassin« , « Mborantsuo lit le droit et rien que le droit » ou encore des appels à la libération de plusieurs leaders politiques et de la société civile emprisonnés par les autorités gabonaises en marge de la présidentielle. La manifestation parisienne s’est poursuivie tard dans la nuit de samedi par une longue veillée d’armes devant la représentation gabonaise en France située dans le 16e arrondissement de Paris. C’est le troisième week-end de manifestations gabonaises dans la capitale française pour appeler au départ d’Ali Bongo. Voici quelques images de la manifestation parisienne du 17 septembre :

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18.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-raucous-meeting-between-seraphin.html

Vidéo SÉRAPHIN MOUNDOUNGA (ancien ministre de la justice à Paris) durée : 2h12 !

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18.9, 13h26

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-quid-experts-de-lua/

Crise postélectorale : Quid des experts de l’UA

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur dimanche 18 septembre 2016 à 13:26 / 11 commentaires

Annoncés depuis plusieurs jours dans le cadre de la résolution du contentieux électoral au Gabon, les experts de l’UA se font toujours attendre. Mais certains craignent déjà que leur présence ne serve que de faire-valoir au pouvoir en place. 

Attendue depuis plusieurs jours dans le cadre de la résolution du contentieux électoral en cours, une mission de l’Union africaine (UA) devrait bientôt arriver au Gabon. Celle-ci, composée d’au moins cinq juristes de haut niveau, est sensé apporté son expertise à la Cour constitutionnelle. Toutefois, elle suscite déjà quelques doutes et interrogations. Pour beaucoup, il s’agit d’une simple formalité de l’UA. Elle veut faire bonne figure auprès de l’opinion nationale, à l’instar de l’Union européenne, dont l’appel au recomptage des résultats bureau de vote par bureau de vote, est apparu comme une position précise et ferme.

L’UA qui préconise désormais l’envoi d’experts juridiques plutôt qu’une mission de chefs d’Etat comme préalablement annoncé au plus fort de la crise au Gabon, adoptera-t-elle la même fermeté ? Une partie de l’opinion en doute. D’autant que, si du côté du pouvoir l’on concède que les observateurs, voire le grand public seront admis aux audiences liées aux différents recours, l’on précise sèchement que cette ouverture se limitera au simple soutien annoncé aux juges de la Cour.

Brandissant l’argument de «la souveraineté nationale», le pouvoir a d’ores et déjà fait savoir qu’aucune «intrusion» ne sera admise lors des délibérations du Conseil constitutionnel. A quoi servira donc la présence des experts de l’UA ?

Si la requête de l’opposition qui appelle à une ouverture de bout en bout du processus aux observateurs internationaux pour assurer plus de transparence n’est pas admise, les experts de l’UA n’auraient à jouer qu’un simple rôle de conseillers mis à la disposition de la Cour constitutionnelle gabonaise.

Pourtant, d’autres croient savoir que la présence des experts permettra de «garantir que le recours déposé par Jean Ping sera jugé de manière transparente et crédible». Cette frange de l’opinion s’accroche à cette éventualité comme une bouée de sauvetage dans cette mer d’incertitudes et d’angoisses. Les experts de l’UA effaceront-ils ces doutes et interrogations ? Le temps presse, ils n’ont qu’une poignée de jours pour justifier la pertinence de leur mission.

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http://info241.com/filiation-controversee-d-ali-bongo-l-enquete-de-midi-libre,2214

Filiation controversée d’Ali Bongo : l’enquête de Midi Libre grandement remise en cause !
Publié le 18 septembre 2016 à 07h22min

… Selon Charrier, présent sur la photo sur la rangée au dessus d’Ali Bongo (3e à partir de la gauche), cette photo date bien du cour élémentaire de cette école primaire mais de l’année 1968 ! A l’époque, il affirme qu’ils devraient avoir tous entre 8 et 9 ans. Ce qui est bien plausible vu qu’Ali Bongo dit être né en 1959… Caroline Froelig s’étant rapprochée des personnalités telles que Alain-Claude Bilie-Bi Nzé, Maixent Accombressi…
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http://info241.com/crise-post-electorale-342-manifestants-juges-en-l-espace-d-une,2213

Crise post-électorale : 342 manifestants jugés en l’espace d’une dizaine de jours à Libreville

Publié le 17 septembre 2016 à 11h26min

La justice au Gabon s’effectue désormais au pas de course contre les manifestants anti régime. Une justice expéditive sévit depuis le 5 septembre et a à ce jour, fait défilé 342 citoyens, interpellés aux lendemains des émeutes ayant suivi l’annonce des résultats de la présidentielle gabonaise du 27 août.

Les autorités judiciaires gabonaises jugent à un rythme effréné les personnes interpellées lors des violences post-électorales anti Ali Bongo. Pour le seul parquet de Libreville, et ce depuis le 5 septembre – date d’ouverture de premières audiences – , 342 citoyens ont comparu devant les tribunaux de la capitale. Ce qui donne une moyenne d’une trentaine de procès par jour !

De source judiciaire, 70 manifestants ont déjà été incarcérés ces 10 derniers jours pour les faits qui les seraient reprochés par la justice gabonaise. Ce, sans que les mis en cause n’aient eu le droit de recevoir des visites de leurs proches ou de leur famille pour organiser leur défense. Une situation plutôt inquiétante pour un Etat dit démocratique qui brille cependant par des violations des droits élémentaires des prévenus.

Des arrestations se poursuivent encore actuellement

Le rythme des arrestations liées à ces troubles post-électoraux ne serait pas près de tomber. Le parquet de Libreville procède chaque jour, à de nouvelles arrestations de personnes présentées par les autorités gabonaises comme des « pilleurs ». Des officiers de police judiciaire ont été commis de réaliser ce dur labeur quotidien. Ce qui fait craindre un nombre encore plus élevé de procès.

Par ailleurs, depuis le début de la crise post-électorale, 272 personnes ont fait l’objet d’une audience de rapport à la loi, avec identification judiciaire. Cette justice expéditive fait craindre de graves violations au droit à disposer d’une justice équitable dans un pays aux allures d’Etat-policier.

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17.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/with-ali-bongo-we-get-again-as-always.html

Dans un article publié par le quotidien français Le Midi Libre, sous la plume de Caroline Froelig, on nous fait croire en présentant une photographie, qu’Ali Bongo était en France à Alès sous l’identité d’Alain Bongo en 1965. Ce qui sous entendrait d’après l’auteur et les commanditaires de cet article, que ce dernier ne serait pas arrivé au Gabon en 1967-1968 comme le veut tous les témoignages déjà recueillis auprès des proches de la question.

Mais seulement, pour y voir plus clair, ce blog a consulté les archives de l’Ecole Plan d’Alès entre 1964 et 1968, sur le site internet « Les Copains d’Avant », qui contient les archives photographiques de divers établissements scolaires à travers le monde.

Nous avons eu la confirmation que la photo qui est exhibée par Midi-Libre comme datant de 1965 et sur laquelle figure un noir que l’on nous dit être Ali Bongo, est en fait une photo prise en 1968, c’est-à-dire à une période où Ali Bongo était déjà venu du Biafra.

Belle tentative Madame Caroline Froelig, nous espérons que vous avez reçu une importante compensation pour le mal que vous vous êtes donnée à écrire des conneries ! Nous avons fait des prises d’écran et sauvegardé tout cela pour la postérité si vous tentez de faire comme pour la population du Haut-Ogooué sur Wikipédia, en allant nuitamment changer les données sur le site des Copains d’Avant.

On vous aura à toutes les encablures, bandes de faussaires !

Posted 2 hours ago by Charlie M.

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17.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-presentation-by-laurence-ndong-un.html

Vidéo Laurence Ndong à EELV le 15.9.16

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16.9, 18h00

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-nouvelle-montee-filet-de-seraphin-moundounga/

Crise postélectorale : Nouvelle montée au filet de Séraphin Moundounga

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur vendredi 16 septembre 2016 à 18:00 / 24 commentaires

Dans une déclaration publiée le 15 septembre sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre de la Justice appelle Ali Bongo à la sagesse au nom de la paix et de la démocratie et à la gloire du peuple gabonais. Il donne des conseils au président sortant pour éviter qu’il ne soit “désavoué par la Cour Constitutionnelle et surtout qu’il ne soit pas obligé d’appliquer le scénario suicidaire de forcer la Cour Constitutionnelle à le déclarer vainqueur par la puissance de l’argent et la brutalité de la baïonnette, s’exposant ainsi, lui-même, à la vindicte populaire et à la comparution devant la Cour Pénale Internationale.”

Après sa démission du gouvernement, l’ancien ministre de la Justice fait à nouveau parler de lui dans un document publié sur les réseaux sociaux, le 15 septembre, et dont Gabonreview s’est procuré une copie. Intitulée «Ultime appel de Séraphin Moundounga à la sagesse d’Ali Bongo Ondimba au nom de la paix et de la démocratie et à la gloire du peuple gabonais», cette déclaration se décline en un rappel événementiel, suivi d’une conclusion suggestive. Dans la première partie, Séraphin Moundounga rappelle sa déclaration préventive, le 30 août dernier, invitant au recomptage des voix.

«Si cela donnait victorieux Ali Bongo Ondimba, la paix serait préservée et l’opposition n’aurait rien à redire. Dans le cas contraire, si le comptage donnait la victoire à Jean Ping, j’ai invité Ali Bongo de faire preuve d’ultime sagesse en appelant Jean Ping pour le féliciter et ainsi contribuer au raffermissement démocratique et rentrer dans l’histoire», a rappelé l’ancien Garde des Sceaux.

Or, rappelle l’ancien ministre, en réponse à cette déclaration, il a essuyé une tentative d’enlèvement tandis que, dans le même temps, des «zélés fondamentalistes politiques» ont convaincu Ali Bongo qu’un «hacker ivoirien aurait massivement inversé les résultats, en faveur de Jean Ping». «Ce qui est pourtant impossible car le système électoral gabonais ne peut faire l’objet d’un piratage informatique dans sa phase de transmission des résultats des bureaux de vote vers la Cour constitutionnelle», a expliqué Séraphin Moundounga.

Plus loin, le Séraphin Moundounga a également évoqué sa déclaration du 4 septembre, expliquant la légalité du recomptage en invoquant le principe général de droit selon lequel «Tout ce qui n’est pas dit n’est pas interdit». Il est également revenu sur les événements ayant suivi sa démission, le 5 septembre. Notamment la «tentative d’assassinat dans la nuit du 6 au 7 septembre à mon domicile d’Angondjé, commune d’Akanda, avec vidéo surveillance altérée et enregistreur emportée par cinq personnes cagoulée, armées et ayant passé des menottes à mon gardien», a relaté l’ancien ministre. Il a également mentionné l’encerclement de sa villa par les forces de l’ordre et la rafle de tous les gardiens des voisins, «après que je venais de récupérer quelques affaires, ces gardiens ayant été torturés pour les forcer à dénoncer dans quel domicile voisin je me serais refugié». Autant d’événements l’ayant conduit à quitter le pays, dans la nuit du 10 au 11 septembre, avec transit par l’aéroport de Yaoundé pour Bruxelles puis Paris, le 12 septembre.

Passé cette entrée en matière, Séraphin Moundounga énonce ensuite sa «conclusion suggestive», livrée ci-après intégralement :

II- Conclusion suggestive

Les démarches entreprises en direction de Monsieur Ali Bongo Ondimba visaient :

-Prévenir l’implosion du Gabon et de la sous-région Afrique Centrale, au regard de l’insécurité qui se “capillarise” dans toute l’Afrique ; préservation de la stabilité recherchée grâce au recomptage des voix, préalablement à la publication des résultats, au nom de la paix et de la transparence démocratique, pour conforter par ailleurs Monsieur Ali Bongo Ondimba au cas où il était déclaré élu ou bien pour qu’il puisse accepter la victoire de l’adversaire, Monsieur Jean PING, si c’était le cas et, dans cette dernière hypothèse, lui ouvrir le loisir soit de continuer à diriger un PDG qui deviendrait parti de l’opposition, soit encore à aller prendre siège de membre de droit à la Cour Constitutionnelle, avec voix délibérative, conformément à l’article 7 de la loi organique sur ladite Cour.

-Eviter à Monsieur Ali Bongo Ondimba d’être désavoué par la Cour Constitutionnelle et surtout qu’il ne soit pas obligé d’appliquer le scénario suicidaire de forcer la Cour Constitutionnelle à le déclarer vainqueur par la puissance de l’argent et la brutalité de la baïonnette, s’exposant ainsi, lui-même, à la vindicte populaire et à la comparution devant la Cour Pénale Internationale.

Il est encore temps qu’il se retire du pouvoir exécutif et même du pays et qu’il laisse à la Cour Constitutionnelle la liberté de travailler sereinement, sinon, il faut commettre une force internationale dont la mission sera de protéger les membres de ladite Cour car si, celle-ci est contrainte, sous la pression de la Garde Républicaine, poussée par des fondamentalistes fanatisés et désormais retranchés au Palais Présidentiel, à proclamer, les résultats, sans recomptage transparent, Monsieur Ali BONGO Ondimba vainqueur, l’embrasement sera total. En effet :

-l’opposition a 174 PV du Haut Ogooué, sur 297, qui prouvent une victoire nette de Monsieur Jean Ping, en ajoutant les voix de ces 174 PV aux résultats, des 8 autres provinces où il totalise 169 599 voix, publiés par les 8 Gouverneurs contre seulement 108 659 voix à Monsieur Ali Bongo Ondimba, soit un écart de 60940 voix, étant entendu par ailleurs, que sur les 174 PV, le résultat de Monsieur Jean Pin& soit 3990 voix, est déjà supérieur à celui rendu public. Pour tous les 297 PV de toute la province du Haut-Ogooué, par le ministre de l’Intérieur qui lui attribue, seulement et curieusement 3071 voix ;

-plus accablant, le nombre d’électeurs s’étant abstenu, les 174 PV détenus par l’opposition et les observateurs internationaux on plus de 10 000 abstentions là où le Ministre de l’Intérieur et la CENAP annoncent 47 abstentions et un taux de participation illicitement démontrable de 99,93 % sur 71 714 inscrits ;

-en retranchant les 10 000 abstentions de l’artificiel et même virtuel résultat accordé à Monsieur Ali Bongo Ondimba, son aussi virtuelle avance de 6000 voix va fondre comme glace au soleil, en l’engloutissant lui-même et ses malhabiles architectes de la fraude, dans une falaise insurmontable.

-à cela, s’ajoute la corruption, du Vice-Président et de l’Assesseur de l’opposition à la commission provinciale électorale du Haut-Ogooué, constatée par PV d’Huissier de justice, corruption qui est constitutive d’un motif d’annulation de l’ensemble du scrutin dans la province du Haut-Ogooué, aux fins de le reprendre ou encore de proclamer les résultats nationaux sans tenir compte de ceux de cette province du Haut-Ogooué.

Toutefois, Monsieur Ali Bongo, en acceptant, volontairement sa défaite, peut se dépeindre de l’opprobre d’être fraudeur et corrupteur, en arguant que ces actes malveillants sont le fait de ceux qui lui ont toujours caché la réalité du terrain quant à son bilan et à son impopularité, pour que ces derniers soient les seuls à répondre des telles graves atteintes à loi pénale et la stabilité du pays dont le peuple pleure déjà plusieurs morts et dont plusieurs filles et fils souffrent de graves atteintes physiques et psychologiques ainsi que de la destruction de plusieurs biens, destruction des biens ayant également affecté les opérateurs économiques installés au Gabon.

Vivement que cesse au Gabon le régime de la terreur, de l’oppression et de la déshumanisation.

Que l’on cesse de tuer et de torturer.

Que cessent les enlèvements à l’instar de :

– ceux auxquels j’ai personnellement échappé,

– celui du député démissionnaire Bertrand NZIBI et dont parents et amis sommes sans nouvelles depuis plus d’une semaine,

– celui du Colonel d’Armée de Terre à la retraite MACKITA NYEMBO dont on est aussi sans nouvelles,

– celui du Colonel de l’Armée de l’Air à la retraite Dominique IKOUERÉ , dans les mêmes conditions que les autres,

-celui du Général d’Armée à la retraite et ancien député de l’inaugurale 8e législature (1990-1996) Simon MENGOME ATOME dont le domicile de Libreville est actuellement encerclé par les éléments de la Garde Républicaine, après qu’elle ait encerclé, en vain, son domicile et un hôtel d’Oyem il y a quelques jours,

-celui de la déportation, de Cocobeach via Oyem vers une destination inconnue, alors qu’il voulait quitter le Gabon pour se mettre en sécurité à l’étranger, du jeune Karl MIHINDOU, fils de l’ancien Ministre feu Valentin MIHINDOU MI-NZAMBA sous le régime Omar BONGO ONDIMBA.

Vivement qu’une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies place le peuple gabonais et tous ceux qui résident au Gabon, sous protection d’une force internationale, dont la mission, dès cette semaine, serait de commencer à protéger la Cour Constitutionnelle et ses membres, alors même qu’une intervention d’humanité peut être déclenchée, conformément au droit international, par tout Etat étranger qui souhaite protéger ses nationaux présents au Gabon comme résidents ou comme observateurs.»

NDLR : Là s’arrête la déclaration de l’ancien Garde des Sceaux. Le document a été «fait à Bruxelles ce jour, le jeudi 15 septembre 2016» et signé par le Président de l’ONG UNITÉ, Dr .Séraphin MOUNDOUNGA, Ancien Vice-Premier Ministre du Gabon (démissionnaire)». Il est consultable ICI.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=144259329361595&set=pb.100013325859152.-2207520000.1474041619.&type=3&theater

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16.9, 17h59

http://gabonreview.com/blog/intervention-qg-de-jean-ping-cpi-saisie/

http://www.gabonlibre.com/Gabon-Intervention-au-QG-de-Jean-Ping-La-CPI-saisie_a32885.html

Intervention au QG de Jean Ping : La CPI saisie

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 16 septembre 2016 à 17:59 / 8 commentaires

Deux semaines après l’intervention des forces de l’ordre au quartier général du candidat de l’opposition, sa coordination de campagne a annoncé une saisine de la Cour pénale internationale à ce sujet.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le 14 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Plusieurs jours après, les véritables raisons et les conséquences de l’intervention des forces de l’ordre au quartier général de Jean Ping sont encore mal connues. En plus de se rejeter mutuellement la responsabilité, les autorités gabonaises et le camp du candidat consensuel de l’opposition évoquent chacun son bilan de l’assaut donné dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016.

Quand les premiers nient avoir causé la mort de citoyens gabonais présents sur les lieux, les seconds attestent du contraire et exhibent des images qu’ils présentent comme des preuves. Ils menacent d’ailleurs de porter l’affaire devant la Cour pénale internationale (CPI). C’est en tout cas ce qu’a annoncé Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le 14 septembre.

Selon le vice-président de la commission juridique de l’équipe de campagne de Jean Ping, seule la CPI permettra de faire toute la lumière sur cette affaire. Une demande d’enquête internationale indépendante a notamment été transmise au bureau du procureur de ladite Cour. En attendant, il a tenu à relever qu’au regard de l’heure choisie par les agents pour perquisitionner le QG de Jean Ping, les autorités gabonaises se sont mises en marge de la loi.

«La perquisition dans un domicile, se fait dans les heures légales : pas après 19 heures, pas avant 6 heures du matin, sauf réquisition faite de l’intérieur des lieux que l’on va perquisitionner», a rappelé Moukagni-Iwangou. Or, selon ce dernier, l’intervention a eu lieu aux alentours de minuit et une heure du matin. De même, les soutiens juridiques du candidat de l’opposition ont affirment avoir mal compris les violences perpétrées par les forces de l’ordre sur les lieux de l’intervention, ainsi que la destruction des bureaux, des documents, du matériel informatique et télévisuel.

Pour leur part, peu de temps après cet assaut, les autorités gabonaises avaient expliqué que l’intervention des forces de l’ordre au QG de Jean Ping était nécessaire pour éviter de nouvelles émeutes dans la capitale. A en croire le ministre de la Communication, il s’agissait, en réalité, d’un lieu stratégique pour les auteurs d’actes de vandalisme. Selon Alain-Claude Bilie-By-Nzé, les présumés casseurs s’y sont retranchés pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre à leurs trousses.

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16.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-report-to-be-read-and-distributed-we.html

https://drive.google.com/file/d/0B7rLWFrgrnb1ZnlfWUZBSjItYlk/view

Rapport société civile (Dynamique unitaire)

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/france-withdraws-its-security-advisors.html

LA FRANCE RETIRE SES COOPÉRANTS DES FORCES DE SÉCURITÉ GABONAISES

Mathias Othounga Ossibadjouo et Denis Favier le DG de la Gendarmerie Francaise (Photo : Gabonreview)

D’après le journaliste de RFI Christophe Boisbouvier, suite aux excès de violences commis par les forces de sécurité Gabonaises sur la population après les résultats frauduleux de l’élection présidentielle, embarrasse par la présence de conseillers Français au sein de ces forces, François Hollande vient d’ordonner le retrait de tous les coopérants français de ces forces de sécurité et leur redéploiement à l’ambassade de France, en attendant que la situation se décante.

Posted 12 hours ago by Charlie M.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-gabonese-ambassador-in-france-has.html

L’AMBASSADEUR DU GABON EN FRANCE A RECRUTÉ DES MEMBRES D’AUTRES COMMUNAUTÉS AFRICAINES POUR UNE MARCHE DE SOUTIEN À ALI BONGO

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16.9, 10h23

http://gabonreview.com/blog/contentieux-electoral-ali-bongo-sollicite-lirrecevabilite-de-requete-lineligibilite-de-jean-ping/

Contentieux électoral : Ali Bongo sollicite «l’irrecevabilité» de la requête et «l’inéligibilité» de Ping

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur vendredi 16 septembre 2016 à 10:23 / 15 commentaires

Le président du Comité juridique de campagne du candidat Ali Bongo Ondimba, Ali Akbar Onanga Yobegue a donné ce 15 septembre 2016 à Libreville, des précisions sur les mémoires en défense déposés à la Cour constitutionnelle.

Ali Akbar Onanga Yobegue et Francis Nkéa, le 15 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Ali Akbar Onanga Yobegue, le président du Comité juridique de campagne du candidat Ali Bongo Ondimba, a éclairé l’opinion sur les mémoires en défense déposés à la Cour constitutionnelle par le président déclaré provisoirement élu, à la suite des recours introduits par trois de ses adversaires lors de la présidentielle du 27 août dernier.

Globalement, trois recours ont été déposés à la Cour constitutionnelle par Gerard Ella Nguema, Jean Ping et Abel Mbombe Nzoundou. Se prononçant sur celui de Gérard Ella Nguéma qui demande l’annulation du procès-verbal de centralisation des résultats dans la province du Woleu-Ntem et celle du procès-verbal de centralisation des résultats dans la province du Haut-Ogooué et la reprise du vote, le président du Comité juridique de campagne d’Ali Bongo Ondimba a expliqué qu’en réponse, ils ont demandé une irrecevabilité de cette requête du fait de l’absence de documents l’étayant. Il a formulé la même pour  le recours d’Abel Mbombe Nzoundou.

Pour les cas soulevés par le camp de Jean Ping, il a rappelé que ses demandes ont porté sur «un recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué en présence d’experts internationaux, car selon lui, il existerait une contrariété entre les procès-verbaux qu’il détient et les résultats annoncés». A propos du recomptage des voix, l’on précise que «monsieur Ali Bongo Ondimba a indiqué ne pas s’y opposer même si le recomptage des voix n’est pas prévu par la loi».

Mais pour contrer les arguments présentés par Jean Ping, les mémoires d’Ali Bongo à la Cour relèvent que «Monsieur Ping assoit sa demande sur la base, dit-il, de la copie de 174 procès-verbaux alors que le Haut-Ogooué compte au total 297 bureau de vote». «Ce qui veut dire que notre adversaire fonde ses prétentions sur la moitié des résultats du scrutin de cette province», affirme –t-il. En conséquence, du fait des violences, des fraudes, des dissimulations, le camp d’Ali Bongo estime que «des manipulations du scrutin ont également consisté en la fabrication par le Requérant de faux procès-verbaux».

Pour Ali Akbar Onanga Yobegue, seuls les procès-verbaux détenus par la Commission électorale nationale automne et permanente (Cenap) font foi. Quant à la présence d’experts internationaux et des représentants des parties lors du recomptage, le camp Ali Bongo s’est opposé à cette demande la jugeant d’inégale.

Evoquant la série de violences et exactions qu’il impute à Jean Ping, et le fait qu’il se soit autoproclamé «président de la République élu par les Gabonais», le camp d’Ali Bongo estime qu’il s’est mis en marge de la légalité constitutionnelle, notamment des articles 2, 3 et 7 de la Constitution. Sur la base de ces constats et en s’appuyant sur la «jurisprudence de la Cour», le camp d’Ali Bongo a sollicité «l’irrecevabilité» de la requête ainsi que l’inéligibilité de monsieur Ping.

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16.9, 8h21

http://info241.com/mborantsuo-annonce-la-couleur-de-la-rarete-de-l-inversion-des,2209

Mborantsuo annonce la couleur de la rareté de l’inversion des résultats officiels

Publié le 16 septembre 2016 à 08h21min

La présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, Marie Madeleine Mborantsuo, a accordé une interview jeudi à nos confrères de Jeune Afrique. Dans celle-ci, la présidente de haute cour qui cristallise les craintes de l’opposition et chargée de trancher le contentieux électoral avec 8 autres juges, a affirmé que l’inversion des résultats était un cas plutôt « rare ».

La présidentielle du 27 août a fait plonger le pays dans une crise sans précédent de sa jeune histoire démocratique. Marie Madeleine Mborantsuo qui préside la cour devant dire le droit entre le victorieux déclaré Ali Bongo et celui la revendiquant Jean Ping, a accordé une longue interview à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique. Le moins que l’on puisse dire est que la présidente de la Cour, est plutôt sereine. Un peu trop même pourrait-on dire !

Ce qui étonne le plus, c’est qu’elle compare volontiers la crise actuelle à celle de 2009. Pour Mborantsuo c’est une période « sensible » comme celle de 2009. Pourtant les deux situations n’ont ni la même gravité ni la même configuration. L’écart entre les deux rivaux est si faible, qu’une simple modification pourrait tout remettre en cause sur l’issue du vainqueur final.

De plus, l’ampleur de la crise actuelle et des contestations sont elles, toutes historiques ! 2016 n’a jamais été aussi grande et alarmante tant sur le plan des victimes tués par balles présentes dans les morgues que de la mobilisation citoyenne qui s’est emparée des Gabonais même au-delà de nos frontières.

Mais là où elle a franchi une ligne véritablement corrosive, c’est lorsque qu’elle indique que l’inversion des résultats déjà annoncés étaient rares. Elle affirme : « En l’état actuel du dossier, je ne puis me déterminer. Cependant, je dois dire qu’il est rare que la voie de l’inversion soit utilisée ». En clair, la position de la cour n’est pas d’utiliser la voie de l’inversion, pourrait-on alors conclure. Même si elle se ravise plus loin en indiquant : « il est prématuré d’envisager telle ou telle voie », fort heureusement !

En outre, répondant aux critiques sur son impartialité, Mborantsuo les bas en brèche en indiquant que le fait qu’elle ait été la maîtresse et la mère de deux enfants d’Omar Bongo, était « de l’histoire ancienne ». Mieux, elle renvoie une défense plutôt curieuse à ses détracteurs qu’elle se refuse de nommer : « ces relations ne les ont pas empêchés, eux, de se présenter contre le fils d’Omar Bongo Ondimba ou de critiquer son action », montrant in fine la fidélité qui est la sienne au fils de son ancien amant.

Voilà qui devrait encore ajouter plus de suspicions et d’énervements dans l’opinion qui a hâte de voir cette crise post-électorale s’élaguer sur une issue qui fasse consensus, empreinte de transparence et de justice. L’attente se poursuivra donc jusqu’au 23 septembre.

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16.9, 6h47

http://www.gabonlibre.com/Lettre-ouverte-de-la-jeunesse-a-la-Cour-Constitutionnelle-Gabonaise_a32880.html

Lettre ouverte de la jeunesse à la Cour Constitutionnelle Gabonaise

Vendredi 16 Septembre 2016 à 06:47

Dans une lettre parvenue à notre rédaction ce 15 septembre 2016, journée internationale de la Démocratie, des jeunes gabonais ont pris l’initiative d’écrire aux 9 sages qui composent la Cour Constitutionnelle. .. In extenso, l’intégralité de la lettre.

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15.9

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15.9, 17h01

http://gabonreview.com/blog/saisine-de-cour-constitutionnelle-linevitable-recomptage-resultats/

Saisine de la Cour constitutionnelle : L’inévitable recomptage des résultats

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 15 septembre 2016 à 17:01 / 14 commentaires

Près d’une semaine après son dépôt devant la Cour constitutionnelle, l’équipe de campagne de Jean Ping est revenue sur sa requête en réformation, qui laisserait peu de marge de manœuvre au camp adverse.

Des membres de la commission juridique de l’équipe de Jean Ping, le 14 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

En répondant favorablement à l’appel de la communauté internationale à régler le contentieux électoral devant les juridictions compétentes, Jean Ping aurait piégé les autorités gabonaises, en l’occurrence les membres de Cour constitutionnelle. C’est du moins le sentiment partagé par certains au sein de l’opposition et dans les rangs d’une partie de la majorité. Pour la commission juridique de la coordination nationale de campagne du candidat consensuel de l’opposition, le pouvoir en place s’est fait prendre à son propre jeu. L’initiative de l’ancien président de la commission de l’Union africaine apparaît comme une façon de le mettre devant ses propres «turpitudes», au point que le recomptage des résultats dans le Haut-Ogooué est désormais perçu comme un passage obligé, en raison des «anomalies évidentes» qui y ont été relevées.

L’une d’elles, a rappelé la commission juridique, est visible dans la divergence des résultats annoncés par le ministre de l’Intérieur et ceux du gouverneur de la province. Il s’agit notamment du taux de participation qui, plutôt que d’être identique conformément à la loi, a été évalué à 99,93% par le ministre supposé s’en tenir uniquement à l’évaluation du  gouverneur, faisant état de 95,46%. Pacôme Moubelet-Boubeya aurait-il délibérément réajusté le taux de participation du collège électoral au profit d’Ali Bongo ? Répondant par l’affirmative, les soutiens juridiques de Jean Ping ont indiqué que le nombre d’abstention a également été «grossièrement» réduit à 47 inscrits pour toute la province par le ministre, alors que pour le gouverneur, celui-ci a été arrêté à 2 948 inscrits.

«La vérité révélée par les 174 procès-verbaux en notre possession, procès-verbaux contresignés par toutes les parties, représentant 44 267 inscrit, soit 74,87% de l’électorat, est qu’à ce stade de dépouillement, la province du Haut-Ogooué dénombrait déjà 11 125 abstentions», ont indiqué les membres de la commission. Pour eux, «face à de tels écarts qui entachent les résultats, tout aussi officiels que contradictoires de la province du Haut-Ogooué, le recomptage bureau de vote par bureau de vote tombe sous le sens, si la restitution de la réalité des urnes est la préoccupation partagée par tous».

Pourtant, s’ils ont affirmé que le candidat du PDG n’a pas déposé de recours devant la Cour constitutionnelle, les membres de la commission juridique ont dit deviner que le vainqueur provisoire tentera de se servir des «deux errements» que comporte la procédure de recomptage exigée par Jean Ping. Pour le premier, il s’agit de l’authentification des procès-verbaux. Ils entendent démontrer le «concert frauduleux» orchestré entre le pouvoir qui assure avoir en sa possession la totalité des PV de la province, supposément conformes à ceux de la Cenap, et le fait que la même institution se soit rendue coupable de rétention desdits PV devant l’assemblée plénière, censée être le destinataire naturel. René Aboghe Ella aurait-il, lui aussi, joué en faveur du candidat Ali Bongo ? Autant de doutes, autant de certitudes qui suggèrent que le recomptage devient inévitable pour sortir du blocage actuel. C’est en tout cas le souhait de beaucoup, à l’instar de la communauté internationale.

Le deuxième aspect des errements de la procédure de recomptage est la présence des observateurs internationaux. Chez Jean Ping, on compte bien imposer la présence des observateurs internationaux lors de ladite procédure, leur qualité d’experts, en l’absence des huissiers de justice n’ayant pas vocation à représenter les parties en justice. Ali Bongo aurait-il joué contre lui-même en ouvrant le processus à l’observation internationale ? Il semble que «oui», a répondu l’équipe juridique du candidat de l’opposition, refusant au président de la République de se cacher derrière l’argutie de la souveraineté nationale du Gabon.

La requête en réformation de Jean Ping, appelant au recomptage des résultats de la province du Haut-Ogooué, bureau de vote par bureau de vote, est fondée sur trois point : la contradiction entre résultats annoncés par le gouverneur de la province et ceux annoncés par le ministre de l’Intérieur pour la même province, la contradiction entre les résultats annoncés par le gouverneur du Haut-Ogooué et ceux des circonscriptions électorales de la même province. Enfin, le défaut de recensement des résultats de chaque province, tiré de ce que le dossier soumis à l’examen des membres de l’assemblée plénière de la Cenap ne comportait aucun procès-verbal provincial.

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15.9, 17h57

http://gabonreview.com/blog/psychose-traque-dopposants/

Climat postélectoral : traque et pression sur les opposants

Publié par La Rédaction dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 15 septembre 2016 à 17:57 / 16 commentaires

Enlèvements et actes de violence s’abattent sur les partisans de Jean Ping notamment depuis les émeutes postélectorales du 31 août dernier. Ce 14 septembre à Mitzic, Carl Mihindou-Mi-Nzamba, fils de l’ancien ministre Valentin Mihindou-Mi-Nzamba et proche de Jean Ping, aurait été kidnappé par des éléments des forces de Police et de défense tandis que l’automobile de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Ping, a été cassée pour la subtilisation de son laptop.

Vitre cassée de la voiture du porte-parole de Jean Ping. © Gabonreview

Une vague de répression serait actuellement organisée dans le pays contre les partisans de Jean Ping. A la suite des émeutes qui ont suivi la réélection contestée d’Ali Bongo, la gestion des libertés individuelles est plus que problématique. Etre un proche de Jean Ping s’apparente désormais à un délit, car depuis ces évènements malheureux, des actes de violence et enlèvements se multiplient.

La dernière victime en date c’est Carl Mihindou-Mi-Nzamba, le representant de Jean Ping à Moabi, dans le département de la Douigny, fief de l’ex vice-Premier ministre en charge de la Justice, Séraphin Moundounga.

Après avoir essuyé, une semaine plus tôt à son domicile d’Akanda, des jets de cocktail Molotov par des individus cagoulés, ce proche de Jean Ping aurait été kidnappé. Sa famille s’inquiète et réclame sa libération sans conditions, lui qui est présenté comme un homme sans histoires par son entourage.

Bertrand Zibi, le député de Minvoul  qui a démissionné du Parti démocratique gabonais (PDG) avec fracas en face d’Ali Bongo, désormais proche de Jean Ping, est toujours incarcéré. Les mobiles réels de son arrestation demeurent inconnus.

De sources bien informées, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, le porte-parole de Jean Ping, a lui aussi fait les frais de ces autoritarismes dans la matinée du jeudi 15 septembre. Juste le temps de déposer sa fille dans une école française de la place, où la rentrée des classes avait lieu le même jour, qu’une des vitres de son véhicule a été cassée et son ordinateur dérobé. Si l’on peut admettre que l’effraction de sa voiture pourrait tout aussi bien être l’acte d’un bandit quelconque, il reste que, selon ses proches, le responsable de la communication de Jean Ping est l’objet d’une filature régulière depuis le début du contentieux électoral.

La semaine dernière, la propriété d’Alexandre Barro Chambrier a été la cible de jets de cocktail Molotov qui ont échoué sur la toiture de sa maison. Des agissements qui ne sont pas favorables à l’apaisement prôné par les autorités gabonaises, en ces temps de tensions postélectorales.

Auteur : Alain Mouanda

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15.9, 15h

http://gabonreview.com/blog/discours-a-nation-dali-bongo-melange-genres-selon-camp-de-jean-ping/

Discours à la Nation d’Ali Bongo : Un mélange des genres selon le camp de Jean Ping

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 15 septembre 2016 à 15:00 / 5 commentaires

Dans son adresse aux Gabonais sur l’état d’avancement du processus électoral, Ali Bongo aurait dépassé son statut de président de la République provisoire, en évoquant les aspects liés au candidat PDG lors du dernier scrutin présidentiel.

Des soutiens juridiques de Jean Ping, le 14 septembre 2016. © Gabonreview

Le discours à la Nation d’Ali Bongo, diffusé le 13 septembre courant sur les télévisions publiques locales, passe mal au sein de l’opposition. A la faveur d’une communication faite à Libreville sur le recours déposé par Jean Ping à la Cour constitutionnelle, la commission juridique de sa coordination nationale de campagne n’a pas manqué de s’étonner de l’initiative du candidat provisoirement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016.  Si l’intéressé a semblé agir en tant que président de la République, les défenseurs du candidat consensuel de l’opposition ont crié au «mélange des genres».

«Il a dit à la Nation gabonaise qu’il voudrait l’informer de l’état d’avancement du processus électoral. Est-ce de la compétence du chef de l’Etat sortant, du chef de l’Etat sorti ou du ministre de l’Intérieur ?», se sont interrogés les hommes de loi composant la coordination de campagne de Jean Ping. Se gardant de répondre eux-mêmes à cette question, ils ont tenu à appeler l’attention de la présidente de la Cour constitutionnelle sur cette forme d’ingérence, dont se serait plusieurs fois rendu coupable le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) durant le processus électoral en cours.

De même, la commission juridique de la coordination nationale de campagne de Jean Ping s’est dite intéressée de connaître l’identité du «je», dont a fait état Ali Bongo lors de son adresse à la Nation, en annonçant le dépôt devant la Cour constitutionnelle des éléments démontrant la violation du Code électoral par ses adversaires. Or, à la suite de son adresse aux Gabonais, l’équipe de campagne de l’ancien président de la commission de l’Union africaine a indiqué que, «jusqu’à preuve du contraire, Ali Bongo Ondimba n’a déposé aucun recours à la Cour constitutionnelle». A en croire les soutiens de Jean Ping, jusqu’au 14 septembre, le greffe de ladite Cour n’avait reçu de la part du candidat du PDG aucune conclusion à la requête en réformation de son principal adversaire. Pour eux, le statut de chef d’Etat actuel d’Ali Bongo ne lui donne pas le droit de parler du candidat du PDG au dernier scrutin présidentiel.

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15.9, 14h58

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-societe-civile-traque-vrais-chiffres-disparus/

Crise postélectorale : La société civile traque les vrais chiffres des disparus

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur jeudi 15 septembre 2016 à 14:58 / 5 commentaires

La société civile gabonaise mène des investigations pour faire la lumière sur le nombre de personnes tuées lors des émeutes survenues quelques heures après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Selon les acteurs de la plateforme nationale de la société civile gabonaise, le pouvoir tait volontairement le nombre exact de morts de la crise postélectorale. Cette volonté manifeste passerait, selon eux, par l’usage des fosses communes, des chambres frigorifiques, et par l’héliportage des corps au-dessus de la mer en vue d’y être balancés, dans des zones supposées abriter des requins pour que les cadavres ne reviennent pas sur les plages.

«Nous entendons faire intervenir, au Gabon, Amnesty international à qui les autorités ont refusé de donner des visas. Si le pays refuse de délivrer le visa, refuse l’entrée de certains journalistes cela suppose que nos gouvernants ont des choses à cacher. Donc le nombre de morts qu’on nous donne est inférieur à la réalité», a déclaré le président du Réseau des organisations libres de la société civile du Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, le 13 septembre 2016.

Ce travail d’investigation, débuté depuis deux semaines à Libreville, avec la collaboration de certaines institutions internationales, se déploiera également dans plusieurs autres capitales provinciales, entre autres Port-Gentil, Lambaréné, Oyem… L’objectif de cette quête est d’établir des faits irréfutables, afin que justice soit rendue à l’ensemble des victimes de la crise postélectorale et que les commanditaires en répondent devant les juridictions internationales. «Nous sommes en train d’établir une liste de disparus, de blessés et de détenus. Nous nous attelons à sortir les vrais chiffres sur le nombre de disparus. Nous préparons une lettre à la Cour pénale internationale, pour demander une intervention urgente, pour qu’elle vienne au Gabon parce que ces gens-là se sont permis de tirer sur les populations civiles».

Si l’évolution de leur initiative, en faveur de la vérité et de la dignité humaine n’est pas à négliger, la plus grosse partie reste conditionnée par l’accès à certains établissements de pompes funèbres du pays, interdits de visite aussi bien pour ces acteurs de la société civile, que pour les parents qui cherchent leurs proches. «Même si nous avons une estimation de morts, de victimes, je pense que nous ne pouvons pas nous précipiter aujourd’hui de publier des chiffres, tout simplement parce que le gros travail reste à faire au niveau des pompes funèbres. Nous savons que des corps ont été déposés, la nuit de l’assaut du QG de Jean Ping à l’infirmerie de la garde Républicaine et de là-bas, des cadavres ont été déplacés vers une maison de pompes funèbres», a déploré le secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest, Marc Ona Essangui. Selon celui-ci, les membres de la société civile collectent actuellement des données : témoignages,  vidéos, photos, noms de disparus, pour avoir une bonne base de données qui permettra de donner le moment venu des chiffres précis. «Ce qui est sûr est que les chiffres avancés par le gouvernement sont insignifiants par rapport à la réalité. Le peuple gabonais est en danger. Les escadrons de la mort sont répandus dans la ville de Libreville», a-t-il affirmé.

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15.9, 17h52

http://gabonreview.com/blog/contentieux-electoral-lunion-africaine-secours-juges-electoraux-gabonais/

Contentieux électoral : l’Union africaine au secours des juges électoraux gabonais

Publié par La Rédaction dans ECONOMIE sur jeudi 15 septembre 2016 à 17:52 / 8 commentaires

Le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine veut déployer des observateurs au Gabon, pour assister les juges chargés d’arbitrer le scrutin présidentiel du 27 août.

Dans un communiqué publié le 15 septembre, sur la British broadcaste corporation (BBC), Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine déclare avoir demandé à la commission de l’UA de déployer des juges électoraux dans ce pays pour assister la Cour constitutionnelle dans l’examen du recours déposé le 8 septembre par l’opposant Jean Ping.

Le Conseil de sécurité de l’UA recommande que ces juges soient sélectionnés parmi d’éminents membres des hautes juridictions africaines francophones.

Déclaré deuxième après Ali Bongo avec 48, 23% de suffrages, Jean Ping conteste notamment les résultats de la province du Haut-Ogooué, où le chef de l’Etat sortant est crédité de 95 % des voix, avec un taux de participation de 99 %. La Cour constitutionnelle a jusqu’au 23 septembre pour se prononcer sur ce recours.

L’on se souvient qu’au lendemain des émeutes survenues après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo Ondimba, l’UA s’était impliqué dans la recherche d’une issue pacifique de la crise. Une mission de haut rang conduite par le chef de l’Etat du Tchad, Idriss Deby Itno, était annoncée à Libreville avant d’être reportée sine die. La suggestion du Conseil de sécurité de l’UA aura-t-elle un écho favorable auprès des autorités de Libreville ? Rien n’est moins sûr.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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15.9, 9h04

http://info241.com/contentieux-electoral-l-ua-veut-deployer-ses-observateurs-a-la,2208

Contentieux électoral : l’UA veut déployer ses observateurs à la Cour constitutionnelle

Publié le 15 septembre 2016 à 9h04min

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a pris mardi à Addis-Abeba (Ethiopie) une série de résolutions sur la crise post-électorale au Gabon. Parmi celles-ci, on note le déploiement auprès de la Cour constitutionnelle gabonaise d’observateurs de l’UA afin que le contentieux électoral soit résolu de « manière transparente et régulière ».

La crise née de l’annonce des résultats de la présidentielle gabonaise du 27 août inquiète au plus haut point l’UA. Mardi, lors d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l’institution africaine a souligné « l’importance que revêt le parachèvement du processus des recours introduits par des candidats à l’élection présidentielle, d’une manière transparente et régulière, contribuant ainsi à l’approfondissement de la démocratie au Gabon, ainsi qu’à la promotion de la paix et de la stabilité dans le pays et dans la région« .

Le CPS souhaite que l’UA apporte son « son appui aux institutions gabonaises compétentes dans leurs efforts visant à renforcer la transparence et la crédibilité du processus d’examen, ainsi que de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 aout 2016, par la Cour constitutionnelle.

Cette appui passerait donc par le déploiement d’observateurs de l’institution « qui seront sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, en vue d’assister la Cour constitutionnelle du Gabon, selon des modalités qui seront définies d’un commun accord avec ladite Cour, dans le respect de ses règles de fonctionnement et des dispositions pertinentes du Titre VI de la Constitution gabonaise« .

Reste donc à connaitre la position de la Cour constitutionnelle sur cet appui africain à la résolution de la crise post-électorale qui a fait plusieurs morts et d’importants dégâts matériels. Depuis le début de la crise, les appels de la communauté internationale se multiplient en vue de parvenir à une sortie de crise équitable et crédible.

En effet, l’opposition gabonaise qui a introduit les recours, redoute le parti pris des membres de la Cour inféodé au régime au pouvoir. La présidente de la Cour, Marie Madeleine Mbourantsuo est en effet, la belle-mère d’Ali Bongo dont l’annonce de la réélection s’est soldée par des émeutes et des manifestations réprimées violemment par les autorités gabonaises sortantes.

image: http://info241.com/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png?1472736477

Cliquez sur l’icone pour télécharger le communiqué du CPS de l’UA du 13 septembre 2016

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15.9

http://gabonreview.com/blog/gabon-mays-mouissi-chiffres-demontrent-quali-bongo-a-perdu-presidentielle/

http://www.mays-mouissi.com/2016/09/15/gabon-chiffres-demontrent-quali-bongo-a-perdu-presidentielle/

Gabon : Ces chiffres qui démontrent qu’Ali Bongo a perdu la présidentielle

par Mays Mouissi · 15 septembre 2016

Le 31 aout, le ministre gabonais de l’intérieur proclamait le président sortant, Ali Bongo, vainqueur de l’élection présidentielle organisée 4 jours plus tôt. Selon les résultats provisoires, le Président sortant aurait obtenu 49.80% des suffrages (soit 177 722 voix) devant son principal adversaire Jean Ping, qui n’aurait obtenu que 48.23% (soit 172 128 voix). Principal fait marquant, alors qu’à l’issue du décompte des voix dans 8 des 9 provinces du pays et dans les commissions électorales consulaires Jean Ping disposait d’une avance de plus de 60 000 voix, Ali Bongo est parvenu à rattraper son retard et à remporter finalement le scrutin grâce aux seuls résultats de la province du Haut-Ogooué sur lesquels pèsent de forts soupçons de fraude. Dans cette province, le taux de participation aurait été de 99.9% (soit à peine 47 abstentions sur 71 714 inscrits) et le candidat Ali Bongo aurait obtenu 95.46% des suffrages exprimés (soit 68 064 voix), un double record pour le moins étonnant au regard du taux de participation moyen dans les 8 autre provinces du pays qui fut inférieur à 60%. Le candidat Jean Ping ayant introduit un recours contentieux à la Cour Constitutionnelle afin d’obtenir le recomptage des résultats de la province du Haut-Ogooué et leur publication bureau de vote par bureau de vote, nous avons sollicité son état-major afin d’obtenir consultation des procès-verbaux (PV) de ladite province en sa possession et ainsi vérifier par nous-même la crédibilité des résultats publiés par le ministère de l’intérieur. 156 PV ont généreusement été mis à notre disposition par les équipes de Jean Ping, lesquelles se sont montrées totalement transparentes.

La consolidation des données de ces PV que nous vous proposons permet de constater des contradictions flagrantes entre les résultats proclamés dans le Haut-Ogooué et ceux consignés dans 156 PV de bureaux de vote de cette province. Mieux, cette consolidation permet de constater que les éléments qui ont permis à Ali Bongo de l’emporter, à savoir un taux de participation de 99.9% et 95.46% des suffrages obtenus ne reposent sur aucune réalité. Au contraire, l’analyse mathématique des résultats de ces PV conclut qu’Ali Bongo a perdu cette élection et n’a jamais pu rattraper l’avance de plus de 60 000 voix dont disposait Jean Ping avant que ne soient intégrés les résultats contestés de la province du Haut-Ogooué.

156 PV, 10 601 abstentions et 1 281 bulletins blancs

Au terme du décompte dans 8 provinces du pays et dans les commissions électorales consulaires, lequel donnait au candidat Jean Ping plus de 60 000 voix d’avance, pour qu’Ali Bongo inverse la tendance, il fallait que 2 conditions soient réunies :

– Que le taux de participation dans la province du Haut-Ogooué avoisine les 100% ;

– Que plus de 90% des suffrages exprimés dans le Haut-Ogooué se reportent sur le seul candidat Ali Bongo.

C’est ce qui fut fait puisqu’au final Ali Bongo remporta le scrutin avec 5 594 voix d’avance sur Jean Ping. Au regard de ce qui précède, tout l’enjeu du contentieux électoral en cours repose sur la confirmation ou non du taux de participation de 99.9% que le ministère de l’intérieur et la CENAP auraient comptabilisés dans la province du Haut-Ogooué. En effet, le Président sortant ayant obtenu la quasi-totalité des suffrages exprimés dans le Haut-Ogooué dont le taux de participation approche les 100%, s’il était démontré que le nombre d’électeurs s’étant abstenus est supérieur à 6 000, cela prouverait sans équivoque qu’Ali Bongo a été battu comme l’ont affirmé ses adversaires Jean Ping, Pierre-Claver Maganga Moussavou, Paul Mba Abessole et Augustin Moussavou King.

Ainsi, en analysant les 156 procès-verbaux sur les 297 que compte le Haut-Ogooué, nous avons d’abord voulu nous assurer que le nombre d’électeurs s’étant abstenus dans cette province est bien de 47 comme l’a prétendu le ministère gabonais de l’intérieur. Seulement, à peine avions-nous analysé 10 PV de cette province, que le nombre d’électeurs s’étant abstenus avoisinait déjà les 200. Bien loin des 47 abstentions rapportées par le ministère de l’intérieur et la CENAP qui manifestement ne répondent à aucune réalité.

Sur les 156 PV analysées, nous avons dénombrés par moins de 10 601 abstentions et 1 281 bulletins blancs soit presqu’autant de voix qui manquent au candidat Ali Bongo. Notre analyse pouvait s’arrêter à ce stade puisque rien qu’avec le niveau réel des abstentions constatés dans ces 156 PV, il devient mathématiquement impossible à Ali Bongo de remporter l’élection présidentielle du 27 aout dernier. Au contraire, l’abstention que nous avons constatée permet au candidat Jean Ping de maintenir une avance irrattrapable sur son adversaire qui ne peut plus être réélu même si il parvenait à obtenir 100% des suffrages dans 141 autres bureaux de cette province dont nous n’avons pu consulter les PV … Et cela même si le taux de participation dans l’ensemble de ces bureaux était de 100%. Ali Bongo a donc perdu l’élection présidentielle.

Niveau d’abstention dans 156 bureaux de vote de la province du Haut-Ogooué

Un score de 85%, insuffisant pour remporter le scrutin au niveau national

Ayant eu à notre disposition 156 PV de la province du Haut-Ogooué, nous en avons profité pour les consolider et déterminer le nombre de voix et les scores obtenus par les différents candidats dans les 156 bureaux de vote concernés.

Il en ressort qu’Ali Bongo est bien arrivé en tête dans cette province et de façon assez large. Il remporte la très grande majorité des bureaux et recueille 24 910 voix soit 85.56% des suffrages exprimés : 10 points en dessous des 95.46% que le ministère de l’intérieur et la CENAP lui ont attribué au niveau provincial lors de la publication des résultats provisoire.

A l’inverse, Jean Ping à qui il n’avait été attribué que 3 071 voix et 4.31% des suffrages lors de la proclamation des résultats provisoires, affiche de bien meilleurs résultats dans les PV que nous avons consultés. Rien que sur les 156 PV consultés, Jean Ping obtenait près de 4 000 voix (soit 900 voix de plus que celles communiquées par le ministère de l’intérieur). A ce stade, on peut valablement se demander comment la CENAP et le ministère de l’intérieur sont parvenus à ces chiffres et on comprend mieux pourquoi l’Union européenne, l’Union africaine, la France et les Etats-Unis demandent depuis plusieurs semaines que l’ensemble des résultats du scrutin fasse l’objet d’un recomptage et soit rendu public bureau de vote par bureau de vote.

En tous les cas, les 24 910 voix et 85.56% obtenus par le candidat Ali Bongo dans les 156 bureaux dont nous avons consultés et analysés les PV viennent confirmer l’impossibilité pour ce candidat d’être réélu à la magistrature suprême. La Cour Constitutionnelle en charge d’analyser le contentieux électorale pourra difficilement valider une victoire d’Ali Bongo au niveau national, tant il est démontré que les résultats proclamés dans la province du Haut-Ogooué qui l’ont prétendument donné vainqueur sont manifestement frauduleux tant dans le niveau de la participation que dans les scores et suffrages attribués à chaque candidat.

Résultats de la province du Haut-Ogooué tels que contenus dans les 156 procès-verbaux consultés

Mays Mouissi

Source principale :
– 156 procès-verbaux de bureaux de vote de la province du Haut-Ogooué consulté auprès des équipes du candidat Jean Ping
– Résultats provisoires de la présidentielle 2016 au Gabon proclamés par le ministère de l’intérieur

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14.9

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14.9, 17h

https://www.facebook.com/MutuouNyambi/posts/1189699097719770

Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU Vice-Président Christelle KOYE Rapporteur

20 h · 14.9

LE DOSSIER DU RECOURS CC

  1. LE CONTEXTE
    Devant l’ampleur de l’échec enregistré par le Président sortant, que l’administration s’est gardée d’annoncer dans les proportions présentées dans les procès verbaux mis à sa disposition, les Gouverneurs de huit provinces ont fini par céder devant la pression populaire, et se sont résolus à rendre public le résultat des urnes.
    De ce résultat il ressort que Jean PING est sorti largement vainqueur dans les provinces de l’Estuaire, de l’Ogooué maritime, du Moyen Ogooué, de la Ngounié, de la Nyanga, du Woleu Ntem ainsi qu’à l’étranger, et qu’il n’a été devancé que de très peu à Ali BONGO ONDIMBA dans les provinces de l’Ogooué Lolo et de l’Ogooué Ivindo. Le tout, lui conférant une avance cumulée de 59.399 voix.
    S’agissant de la province du Haut Ogooué, il est établi par acte d’huissier, que les représentants de l’opposition ont abandonné leurs postes de travail au sein de la Commission électorale provinciale, à la faveur d’une opération de corruption, pour offrir au Président sortant, les marges de manœuvre nécessaires pour refaire le retard accumulé sur l’ensemble du pays.
    Ainsi affranchis de tout contrôle, avec les maxima comme limite, le Gouverneur de cette province et le Ministre de l’intérieur sont allés chacun de ses ajustements, au point que par leurs propres turpitudes, ils ont servi pour la même province, des résultats totalement divergents qui ont dévoilé leurs manipulations sur la place publique.
    Il va ainsi du taux de participation, évalué à 95,46% du collège électoral par le Gouverneur, réajusté à 99,93% par le Ministre, toutes choses qui donnent à constater dans l’un et l’autre cas, que la presque totalité des inscrits serait allée au vote.
    Il va autant du niveau d’abstention, évalué à 2.948 inscrits chez le Gouverneur, grossièrement réduit à l’échelle de toute la province à 47 inscrits chez le Ministre, alors que dans le seul département de la Sébé Brikolo, le seul village d’Ambinda qui compte 361 inscrits a enregistré 110 abstentions, dont le niveau s’inscrit parfaitement dans la moyenne nationale.
    La vérité révélée par les 174 procès verbaux en notre possession, procès verbaux contresignés par toutes les parties, représentant 44.267 inscrits, soit 74,87% de l’électorat, la vérité est qu’à ce stade du dépouillement, la province du Haut dénombrait déjà 11.125 abstentions.
    Face à de tels écarts qui entachent des résultats, tout aussi officiels que contradictoires de la province du Haut Ogooué, le recomptage bureau par bureau tombe sous le sens, si la restitution de la réalité des urnes est la préoccupation partagée par tous.
    Face à la difficulté de consolider des résultats contradictoires devant l’assemblée plénière, le Président de la CENAP, Monsieur René ABOGHE ELLA a unilatéralement décidé de faire la rétention de tous les procès verbaux, et invité les délégués à statuer sur des résultats arrêtés par ses soins, transcrits sur des supports non signés, et de ce fait, parfaitement inopposables.
    Ne pouvant pour leur part accepter de cautionner ces manipulations, les représentants de l’opposition ont suspendu leur participation aux délibérations.
    Au regard de ce constat accablant, la mission d’observation des élections de l’Union Européenne a simplement parlé d’anomalies évidentes.
    II. LE RECOURS
    Le 8 septembre 2016, Jean PING a saisi la Cour Constitutionnelle, aux fins de procéder au recomptage des résultats de la province du Haut Ogooué, bureau de vote par bureau de vote.
    Ce recours est fondé sur trois moyens, en l’occurrence :
    La contrariété dans la province du Haut Ogooué, entre les résultats annoncés par le Gouverneur de cette province et les résultats annoncés pour cette province par le Ministre de l’intérieur ;
    La contrariété dans la province du Haut Ogooué, entre les résultats annoncés par le Gouverneur et les résultats des circonscriptions électorales relevant de cette province ;
    Le défaut de recensement des résultats de chaque province, tiré de ce que le dossier soumis à l’examen des membres de l’assemblée plénière ne comportait aucun procès verbal provincial.
    III. LES LIMITES DU RECOURS
    Pour l’auteur d’une prétention, l’action en justice est le droit d’être entendu sur le fond de celle-ci, afin que le juge la dise bien ou mal fondée.
    Pour l’adversaire, l’action en justice est le droit de discuter du bien fondé de cette prétention.
    A ce propos, il tombe sous le sens, que la requête qui porte l’action en justice, fixe les limites du procès.
    Dans cette perspective, les demandes incidentes, qui peuvent être exprimées à titre additionnel par le demandeur, ou à titre reconventionnel par le défendeur, ne peuvent porter que sur l’objet exposé par la requête principale.
    Jean PING a saisi la cour constitutionnelle, afin d’obtenir le recomptage des résultats de la province du Haut Ogooué.
    Ali BONGO ONDIMBA n’a pas saisi la Cour Constitutionnelle. Il n’a donc aucun motif réel et sérieux à formuler, aussi bien contre les manipulations visiblement entreprises à son avantage, que contre les résultats opportunément apprêtés à son bénéfice.
    A cette double occurrence, la dénonciation de prétendues fraudes à Bitam et à Omboué, qu’il se réserverait d’articuler devant les juges relève d’une démarche purement dilatoire, comme il sera brièvement démontré infra.
    N’ayant déposé aucun recours, qui l’eût permis de soumettre les faits allégués à l’examen des juges, et invité ces derniers à ordonner la jonction de la procédure ouverte par Jean PING avec celle qui aurait été ouverte à son initiative, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA sait qu’il ne sera admis à débattre devant les juges que de la seule question du recomptage des résultats de la province du Haut Ogooué, du fait des limites de la saisine de la Cour, circonscrites à la requête de Jean PING.
    Mieux encore, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA sait qu’il invoque les fraudes de Bitam pour en parasiter la réalité, qui, portée devant les juges, aurait simplement révélé au monde que dans cette ville, les résultats des urnes ont été trafiqués dans les seuls bureaux dans lesquels il l’a emporté.
    IV. L’IMPARTIALITE DES JUGES DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
    En son alinéa 3, l’article 85 de la Constitution dispose que «La Cour Constitutionnelle statue, selon une procédure contradictoire dont les modalités sont fixées par la loi organique».
    Donnant suite, le législateur y a pourvu le 26 septembre 1991, par la loi organique portant référence n°9/91, modifiée le 2 juin 2003.
    Dans cette loi, qui codifie tout le droit processuel opposable aux juges et aux parties devant la Cour Constitutionnelle, il n’est prescrit aucune limitation aux justiciables dans leur droit naturel à obtenir la recomposition d’une juridiction de jugement, en raison du désistement ou de la récusation d’un juge.
    Sans habilitation d’aucune sorte, et en totale violation de la constitution, les membres de la Cour constitutionnelle ont pris sur eux, l’initiative d’instituer un règlement de procédure par acte de Palais portant référence n°35/CC du 10 novembre 2006, de lui conférer valeur législative, et d’y insérer dans un article 24, une disposition qui indique, que « La récusation n’est pas admise devant la Cour Constitutionnelle».
    Affranchie de toute obligation d’impartialité, qui est la première garantie au droit à un procès équitable, la Cour constitutionnelle accomplit son office en République Gabonaise, sans considération de toute cause de suspicion légitime qui entacherait l’impartialité d’un juge, du fait de la parenté, de l’amitié, de l’inimitié ou du conflit d’intérêt.
    V. LA PROCEDURE DE RECOMPTAGE ET SES ERREMENTS
    La procédure de recomptage qui coule de source pour reconstituer la vérité, comporte deux errements que le pouvoir en place pense avoir à exploiter à son avantage.
    Le premier errement porte sur l’authentification des procès verbaux.
    Au terme des dispositions de l’article 108 de la loi 7/96, le procès-verbal des opérations électorales est immédiatement rédigé, contresigné des assesseurs, des vice-présidents et du président, avec copie remise aux représentants de chaque candidat aux fins de droit.
    Ce processus qui est suivi dans le bureau de vote, doit être observé à chaque palier de l’organisation des élections.
    Il se trouve que contre toute attente, la CENAP, au niveau national, qui est tenue de procéder au recensement général de tous les votes au terme des dispositions de l’article 113 du code électorale, a délibérément fait la rétention desdits procès-verbaux devant l’assemblée plénière, qui en est pourtant le destinataire naturel.
    Au regard de la hardiesse affichée par le camp du pouvoir, qui se prévaut du double avantage, de détenir la totalité des procès verbaux de la province du Haut Ogooué, et d’exciper de leur conformité avec ceux de la CENAP, il tombe sous le sens que la procédure de recomptage pourrait souffrir d’un concert frauduleux.
    Nous reviendrons en détail sur cette question dans le cadre d’une prochaine communication, à l’occasion de laquelle, nous allons démontrer le péril au devant duquel court le camp d’en face par cette entreprise.
    Le deuxième errements, inspiré par la pratique initiée en 2009, porte sur le recours aux huissiers de justice, par préférence aux experts qualifiés.
    Après être parvenu à faire illusion devant la communauté internationale, Ali BONGO ONDIMBA apprend à ses dépens la pensée d’Abraham Lincoln, qui enseigne l’humanité sur le fait que l’on ne peut indéfiniment « tromper tout le Peuple tout le temps.»
    Jetant son dévolu sur les huissiers, qui n’ont aucune vocation à représenter les parties en justice, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA qui a ouvert le processus électoral à l’observation internationale, se retranche derrière l’argutie de la souveraineté nationale, pour soustraire la procédure de recomptage de l’utile assistance des experts qu’il a lui-même invités.
    En plus des avocats dûment commis, et qui ont pouvoir de représentation des parties en justice, la présence des observateurs qualifiés est requise pendant la procédure de recomptage.

Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU
Vice-Président

Christelle KOYE

Rapporteur

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14.9,15h45

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-organisations-internationales-favorables-a-sommet-extraordinaire/

Crise postélectorale : Des organisations internationales favorables à un sommet extraordinaire

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mercredi 14 septembre 2016 à 15:45 / 5 commentaires

Plusieurs organisations internationales ont plaidé pour l’organisation d’un sommet extraordinaire sur la situation du Gabon avec, en ligne de mire le règlement du contentieux électoral.

Préoccupés par la situation actuelle du Gabon, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique (Redhac) et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter, ont récemment appelé la communauté internationale à organiser d’urgence, un sommet extraordinaire sur la situation prévalant dans le pays. Une initiative qui permettrait de contribuer au règlement du contentieux électoral, notamment en obtenant des autorités gabonaises la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et, le cas échéant, le recomptage des voix en présence de représentants internationaux.

Un sommet qui, selon ces organisations, devrait être élargi aux partenaires tels que les États-Unis, l’Union européenne (UE) et la France qui se sont déjà prononcés en faveur de mesures d’apaisement et de transparence. En attendant l’aboutissement d’une telle démarche, elles ont appelé au respect des résultats des urnes du dernier scrutin présidentiel.

«L’expression du suffrage des Gabonais doit être respectée et la communauté internationale doit y aider», a affirmé le président de la FIDH. «On ne peut plus accepter de démocratie à intérêt variable en Afrique ou dans le reste du monde», a poursuivi Dimitris Christopoulos, conseillant par ailleurs les acteurs politiques gabonais à appeler au calme.

Un appel conforté par le vice-président de la FIDH Drissa Traoré. «Le droit des populations à choisir librement leurs dirigeants doit être respecté. Le manque de transparence et la fraude électorale dans le but de se maintenir au pouvoir sont les vecteurs de violence politique en Afrique», a-t-il estimé, invitant, lui aussi, la communauté internationale à garantir le respect des résultats des urnes. «La communauté internationale doit garantir que le président qui sera reconnu est celui pour lequel les Gabonais ont voté, ce qui permettra d’éviter que le pays ne sombre dans un chaos politique et sécuritaire», a-t-il conseillé.

Dans la même direction, la directrice exécutive du Redhac a invité les politiciens à la prise de conscience. «Les acteurs politiques gabonais doivent immédiatement prendre la mesure des enjeux en cours et appeler leurs partisans respectifs à la retenue», a plaidé Maximilienne Ngo Mbe, appelant les autorités à «libérer les personnes arbitrairement détenues, faire la lumière sur les allégations d’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre et s’assurer de la protection des défenseurs des droits humains». En outre, a-t-elle ajouté, elles doivent également «garantir l’indépendance et l’impartialité des organes en charge du règlement des contentieux électoraux».

Entre 2015 et 2018, 61 élections dont 30 élections présidentielles doivent se tenir dans 32 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la FIDH a mis en place la coalition #MonVoteDoitCompter, composée d’une centaine d’organisations de la société civile, africaine et internationale, de mouvements citoyens et dont la vocation est d’assurer la transparence électorale.

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14 .9, 11h05

http://gabonreview.com/blog/contentieux-postelectoral-contre-attaque-dali-bongo/

Contentieux postélectoral: La contre-attaque d’Ali Bongo

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur mercredi 14 septembre 2016 à 11:05 / 0 commentaires

Il s’agit d’une demande reconventionnelle, une démarche auprès de la Cour constitutionnelle consistant à répondre au recours de la partie lésée introduite préalablement.

La crise post-électorale qui agite le Gabon semble bien loin de livrer son épilogue. Alors que tout le monde retient son souffle sur le délibéré que devra rendre la Cour constitutionnelle, concernant le recours introduit par Jean Ping, le porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nze, annonce l’introduction d’une demande reconventionnelle. Il s’agit d’un recours en cours de procès, qui donne la possibilité à celui qui la forme de prendre l’offensive ou de contre-attaquer, rapporte Jeune Afrique.

Cette tentative destinée à inverser la tendance du procès, va donc s’attaquer aux procès-verbaux sur lesquels se base l’opposition pour prouver la fraude pratiquée par Ali Bongo dans le Haut-Ogooué, province d’origine d’Ali Bongo où il a enregistré 95,46% des suffrages; avec un taux de participation de 99,9% contre 59,46% en moyenne au niveau national.

Si le porte-parole du gouvernement affirme qu’il n’y a pas de date butoir pour déposer cette demande auprès de la Cour constitutionnelle,  celle-ci devra toutefois être exécutée dans le délai de quinze jours dont dispose la Cour pour rendre son verdict.

Bilié-By-Nze estime qu’en plus des réponses à opposées aux saisines introduites auprès de la Cour constitutionnelle par les adversaires d’Ali Bongo, son camp va s’attaquer aux résultats d’autres provinces où des fraudes en faveur de l’opposition auraient été constatées. Il fonde de sérieuses réserves sur ceux de la province du Woleu-Ntem, une province réputée proche de l’opposition.

Pour rappel, sur la base du rapport des observateurs de l’Union européenne, qui  relevait des anomalies évidentes dans les résultats de la province du Haut-Ogooué, de nombreux acteurs politiques et institutions internationales ont appelé à un recomptage des voix pour dissiper les doutes sur ces scores à la  soviétique.

Auteur : Alain Mouanda

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14.9,

http://gabonmediatime.com/la-societe-civile-envoie-un-memorandum-de-sortie-de-crise-a-la-communaute-internationale/

La société civile envoie un mémorandum de sortie de crise à la communauté internationale

Par Morel Mondjo

14 septembre 2016

Ce mardi 13 septembre 2016, la société civile gabonaise représentée par le Révérant Pasteur Georges Bruno Ngooussi, réunie au sein d’une plateforme regroupant le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), Collectif du 12.12.15, Femme lève-toi, Dynamique unitaire, Front des indignés, Brainforest, le Club 90, Etudiants conscients, Ça suffit comme ça, Témoins actifs et Sojecs, on produit un mémorandum de sortie de crise à l’endroit de la communauté internationale.

Après avoir présenté un contexte politique entaché d’irrégularités, notamment dans la province du Haut-Ogooué où, « un taux de participation de 99,93% des citoyens inscrit sur les listes électorales », a engendré « un nombre de votant en faveur d’Ali Bongo Ondimba de 95,46% contre une moyenne nationale de 49,80% », ainsi que « la corruption de deux membres régionaux de la Commission électorale représentants le candidat Jean Ping (…) laquelle a donné lieu à la falsification des procès-verbaux au profit du candidat Ali Bongo Ondimba », chose qui a conduit les représentants de l’opposition à la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) à ne pas signer le procès-verbal « suite à l’inadéquation des résultats proclamés par le gouverneur du Haut-Ogooué et ceux énoncés par le Ministre de l’Intérieur le 31 août 2016 ». La conséquence immédiate a été que : «  la proclamation de ces faux résultats a provoqué une vive contestation nationale qui a conduit à des émeutes sans précédent et répression disproportionnée des forces de défense et de sécurité, instrumentalisées par le pouvoir en place infiltrées par de mercenaires. Ces derniers ont tiré à balles réelles sur une population à main nue causant ainsi des dizaines de victimes à travers le pays », précise le mémorandum lu par le pasteur principal de l’église de Nazareth du Gabon.

Ces actes ayant pour donneur d’ordre, le candidat Ali Bongo Ondimba en personne renchérie le pasteur, « sont contraires aux engagements internationaux du Gabon contenus dans le pacte internationale relatifs aux droits civils et politiques ratifié par le Gabon en 1983 (…) (et) s’exposent à des poursuites judicaires devant le CPI ».

Le mémorandum s’attarde également sur les condamnations et déclarations de la communauté internationale, notamment : «  les violences post-électorales (…), le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote ». Citant en exemple, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne à travers son Représentant de la politique extérieure Frederica Mogherini, le Président de la République Française, François Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Jean Marc Ayrault, le Département d’Etat américain et bien d’autres.

La plateforme de la société civile sollicite en outre, « face au péril de la nation et à la nécessité de rétablir la vérité des urnes, et donc la souveraineté du peuple gabonais, condition sine-qua-non du retour de la paix et de la stabilité dans la pays », que la Communauté internationale assure et supervise « le processus de comptage des voix bureau de vote par bureau de vote en collaboration avec la Cour constitutionnelle et les représentants de chaque candidat ». Visant expressément «  des représentants de la France, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie ».

In fine, la Plateforme nationale de la société civile dénonce les violations massives des droits de l’Homme au Gabon », invitant d’une part « à une protection internationale des populations civiles victimes des exactions des milices à la solde d’Ali Bongo Ondimba », d’autre part, « à une enquête impartiale menée par le haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme et Amnesty international afin de faire la lumière sur ces crimes », conclut le mémorandum envoyé aux présidents François Hollande, Barack Obama, au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, au Haut représentant de la politique extérieur de l’Union européenne, à la présidente de la commission de l’Union africaine et au secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

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14.9, 7h19

http://info241.com/en-pleine-tempete-post-electorale-ali-bongo-accuse-ses,2205

En pleine tempête post-électorale, Ali Bongo accuse ses adversaires sans les nommer

Publié le 14 septembre 2016 à 07h19min

Le président gabonais sortant, Ali Bongo, a dans une allocution radiotélévisée hier, tenté de faire le bilan du processus électoral qui s’est soldé par des violences dès l’annonce de sa réélection controversée à la présidentielle du 27 août. Ali Bongo a ainsi fait son mea culpa disant faire confiance à « nos institutions et à la démocratie ».

Le Gabon connait depuis le 31 août, une crise post-électorale sans précédent, la plus importante de son histoire. Le président sortant Ali Bongo a ainsi décidé hier de s’adresser pour la première depuis le déclenchement de cette crise à l’ensemble de ses compatriotes pour comme on dit « tirer le drap de son coté » et d’ainsi battre en brèche les lourdes accusations posant sur son régime, accusé d’avoir ordonné des meurtres de masse des contestataires de cette seconde victoire présidentielle déclarée qui se solde toujours dans la controverse.

En tant que président sortant, Ali Bongo a ainsi souhaité « tenir informés [le peuple] de l’état d’avancement du processus électoral concernant l’élection présidentielle du 27 août 2016« , a-t-il d’entrée de jeu annoncé à ses concitoyens. Sans le nommer, il emploi le terme de « candidat malheureux » pour désigner son rival Jean Ping qui « a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle« .

Poursuivant sa prose, Ali Bongo en « candidat heureux » accuse désormais ses adversaires politiques de tous les maux que vivent le Gabon depuis l’annonce de sa « victoire » par le ministre de l’Intérieur. Ali Bongo doute toujours de la colère du peuple, lui qui a été pourtant battu selon ces mêmes chiffres officiels dans 6 des 9 provinces que comptent le pays.

Sans en apporter la moindre preuve, Ali Bongo décrit les contre-manifestants de sa victoire controversée comme « des éléments armés, infiltrés et téléguidés » ayant pour « but ultime est de semer le chaos« . Une réalité qui contraste avec les manifestations pourtant pacifiques engagées contre lui au Gabon et à travers le monde appelant à son départ.

Alors que les communications internet sont depuis régulées par les autorités gabonaises, Ali Bongo se présente toujours comme le chantre de la démocratie et de la liberté dans le pays. Accusant donc ses opposants de pas l’être, mais là encore le président sortant est prudent, il préfère ne pas les nommer ouvertement.

Le président sortant gabonais, poursuivant sa plaidoirie, appelle désormais les « Gabonais à la vigilance et à l’esprit critique« . Car ajoute t-il, « Je ne veux pas que la vie de nos compatriotes devienne un argument politique pour des désespérés prêts à tout« . Il décrit son opposition comme des « désespérés prêts à tout », voilà qui devrait les réjouir et surtout aplanir une atmosphère devenue lourde et suspendue au dénouement du contentieux par la Cour constitutionnelle.

Voici l’intégralité de l’allocution présidentielle d’Ali Bongo de ce mardi 13 septembre :

http://info241.info/IMG/pdf/fr20160913_discours_pr_etat_avancement_processus_electoral.pdf

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13.9

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13.9

http://gabonmediatime.com/communique-de-tournons-la-page-gabon-sur-les-violences-post-electorales/

Reprise communiqué Tournons la page Gabon (Marc Ona)

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13.9

http://gabonmediatime.com/qui-coupe-internet-au-gabon/

Qui coupe Internet au Gabon ?

Par Stevie Farell Mbenha

13 septembre 2016

L’hebdomadaire Echos du nord du Mardi 13 Septembre 2016 dans sa parution n°354 nous apprend qui est l’auteur de nombreuses coupures que connaît le Gabon depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle le 31 août dernier.

L’hebdomadaire du lundi affirme dans ces colonnes en première page que : « de sources concordantes, le  “siphonneur”  du réseau Internet au Gabon aurait été identifié chez le roi des ports en Afrique, Vincent Bolloré ». Une révélation qui n’est pas anodine, dans la mesure où, mention est faite de l’identité de la personne qui en est l’auteur.

Echos du nord, nous confie donc :  « Il s’agit de Christophe Jeuffrin, agent doué dans les systèmes réseaux du roi des ports. Il a été chargé de  “neutraliser” le réseau Internet au Gabon ». Tout en reconnaissant le génie de ce dernier, l’hebdomadaire regrette que ces coupures ait pu aidé à créer  « l’opacité sur les massacres au Gabon à cause l’interruption des télécommunications notamment en ce qui est du Net».

In fine, l’auteur se questionne sur le bien-fondé de la visite du ministre gabonais en charge de la communication dans les locaux Bolloré en France le samedi 3 septembre dernier.

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13.9, 15h

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-ali-bongo-regime-denies-that-it-has.html

LE RÉGIME ALI BONGO NIE QU’IL A COUPÉ INTERNET

Le Ministre Gabonais de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, est passé sur la télévision d’Etat, informer le monde de 2 faits :

  1. a) Que le Gabon n’avait pris aucune mesure restrictive d’accès à internet.
  2. b) Que Jean Ping se servait d’internet pour véhiculer des rumeurs.

Mais ce ministre doit être un analphabète technologique car il ne doit pas être au courant du fait qu’il soit capable depuis l’extérieur du Gabon de mesurer en temps réel, si oui ou non un pays ait accès à internet. Dans la troisième image ci-dessus, vous comprenez bien que depuis la proclamation des résultats frauduleux de l’élection présidentielle, l’accès à internet au Gabon a été d’abord totalement coupé pendant près d’une semaine, puis rationné à certaines heures, avec une bande passante très limitée ne permettant pas d’importants transferts d’information. Par conséquent, quand le ministre Gabonais vient affirmer qu’internet n’a pas été altéré, il se moque de lui-même et d’Ali Bongo. Même les Nations-Unis ont demandé à Ali Bongo de rétablir internet ; c’est dire !

Ensuite, jusqu’aujourd’hui, l’accès aux réseaux sociaux comme Facebook reste bloqué au Gabon.

Finalement, le ministre Gabonais affirme que Jean Ping se servirait d’internet pour diffuser des rumeurs. Non, le régime a peur qu’un libre accès à internet permette aux Gabonais de diffuser les images des massacres perpétrés par Ali Bongo et ses milices, contre une population sans défense. Nombreux sont les lecteurs qui nous disent que des membres de leurs familles au Gabon ont filmé ces atrocités avec leur téléphones portables et une fois internet rétabli, diffuseront ces images. Le régime a peur que ces informations soient publiées à grande échelle. Des images comme les deux dernières ci-dessus, présentant un compatriote qui a eu la main arrachée par une grenade jetée dans la foule par les escadrons de la mort d’Ali Bongo. Ce compatriote a enregistré un témoignage vidéo que nous avons déjà publié, dans lequel il décrit avec lucidité tout le déroulement des évènements. Cela servira lors de notre Nuremberg !

Posted 23 hours ago by Charlie M

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13.9, 17h58

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-tango-ubuesque-de-ben-moubamba/

Présidentielle-Gabon : Le tango ubuesque de Ben Moubamba

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mardi 13 septembre 2016 à 17:58 / 23 commentaires

… Bruno Ben Moubamba aurait-il goûté à «la soupe» ?

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13.9, 17h42

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-societe-civile-propose-memorandum-de-sortie-de-crise/

Crise postélectorale : La société civile propose un mémorandum de sortie de crise

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur mardi 13 septembre 2016 à 17:42 / 2 commentaires

Les acteurs de la plateforme nationale de la société civile gabonaise ont présenté, le 13 septembre 2016, le «mémorandum de sortie de crise» destiné à la communauté internationale.

La société civile esquisse une solution de sortie de  crise que traverse le pays depuis le 31 août. A travers un mémorandum de trois  pages, les acteurs de la société civile font le constat, analysent et proposent de solutions pour sortir de l’impasse actuelle. Pour eux, il faudrait une réaction rapide et efficace de la communauté internationale pour que le choix du peuple soit respecté, et que cesse la violence avec perte de vies humaines et destruction des biens privés et publics.

A travers cette feuille de route, les acteurs de la société civile gabonaise, souhaitent de la communauté internationale l’assurance et la supervision  du processus de comptage des voix, bureau de vote par bureau de vote en collaboration avec la Cour constitutionnelle et les représentants de chaque candidat. «Cela suppose une implication effective des représentants de la France, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la francophonie», a précisé Georges Bruno Ngoussi.

S’agissant des violations massives des droits de l’Homme au pays (meurtres, assassinats, disparitions, arrestations, détentions arbitraires et tortures), la société civile appelle à une protection internationale des populations civiles victimes des exactions des «milices à la solde» d’Ali Bongo Ondimba et à une enquête impartiale menée par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et Amnesty international afin de faire la lumière sur ces crimes. L’ensemble de ces propositions, si elles venaient à être appliquées, permettrait au Gabon, selon les acteurs de la société civile gabonaise, de donner un bon exemple en matière de la «démocratie».

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13.9, 17h40

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-pgp-campagne-dexplication/

Crise postélectorale : Le PGP en campagne d’explication

Publié par Steve Jordan dans POLITIQUE sur mardi 13 septembre 2016 à 17:40 / 2 commentaires

Suite au dépôt, par le camp du candidat Jean Ping, d’un recours à la Cour Constitutionnelle, le Parti Gabonais du Progrès (PGP) a cru bon descendre sur le terrain, histoire d’informer les populations sur une démarche qui n’a toujours pas été bien comprise par ces dernières.

C’est dimanche dernier, au lendemain de la messe en mémoire des victimes de la crise postélectorale demandée par la coalition des partis et associations ayant soutenu le candidat Jean Ping à la paroisse Sainte-Barbe, le samedi 10 septembre, que le Parti gabonais du progrès (PGP) a entamé une série de causeries qui devrait amener cette formation politique dans plusieurs quartiers de la capitale économique.

Persuadés que les autorités administratives ne leur accorderaient pas d’espaces publics, les responsables du PGP ont sollicité le soutien des militants et des populations pour tenir leurs rencontres dans des parcelles privées. C’est ainsi que plusieurs lieux ont été retenus dans les quatre arrondissements que compte la capitale économique pour accueillir une caravane ayant démarré dimanche au 2ème arrondissement.

Durant ces rencontres avec les populations, les intervenants expliquent le bien-fondé de la saisine de la Haute cour qui inscrit Jean Ping dans la légalité républicaine, malgré les récriminations faites à cette Cour. Selon les partisans de Jean Ping, le dossier présenté est suffisamment solide pour que «le choix du peuple soit respecté». Dans tous les cas, ont-ils affirmé, il faut rester mobilisés et faire confiance à Jean Ping qui est déterminé «à défendre par tous les moyens la victoire obtenue le 27 août dernier».

Le PGP profite de ces causeries pour lancer un appel à témoins afin de recenser les cas des personnes dont les familles seraient sans nouvelles à la suite des émeutes survenues après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle. Il faut dire que lorsqu’on parle des victimes de la crise postélectorale, il n’est question que de ce qu’il s’est passé à Libreville.

Pour l’heure, apprend-on, un mort au moins a été clairement identifié à Port-Gentil, malgré les dénégations du gouverneur de la province, Martin Boguikouma. Il s’agit de Madzou Otété Judicaël, tué par deux balles tirées de dos dans la nuit du 2 au 3 septembre. La population ayant voulu marcher avec le corps recouvert du drapeau gabonais à travers les artères de la ville, le cortège a été gazé au bout de trois kilomètres d’un parcours qui le dirigeait vers la place Joseph Réndjambé. Le cadavre a finalement été récupéré par les forces de sécurité qui l’ont remis aux pompes funèbres.

De rafles, faites souvent en plein jour, apprend-on, ont conduit à de nombreuses incarcérations qui laissent les familles dans l’angoisse. Le PGP souhaite assister les familles concernées dans la recherche des solutions pouvant conduire à la libération de leurs parents.

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13.9, 12h28

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-eveques-gabon-appellent-respect-de-verite-issue-urnes/

Crise postélectorale : Les évêques du Gabon appellent au respect de la vérité issue des urnes

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur mardi 13 septembre 2016 à 12:28 / 12 commentaires

Les membres de la conférence épiscopale du Gabon, ont appelé le 10 septembre 2016, le peuple gabonais, au respect de «la vérité issue des urnes, et objectivement vérifiable».

Ulcéré par la crise aigüe dans laquelle est plongé le pays, depuis l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 août, les éveques du Gabon sortent de leur réserve.

Après un premier message adressé à la Nation, le 2 septembre 2016, par l’archevêque de Libreville, le corps épiscopal gabonais a réitéré son appel au bon sens, au patriotisme, au réalisme face à la vérité des faits, au sens de responsabilité de tous et de chacun, devant Dieu, devant le peuple et devant le monde entier.

Grâce au triomphe de ces vertus, «On évitera ainsi tout ce qui peut entrainer davantage de violence avec perte de vies humaines et destruction des biens privés et publics. Sans ce respect, à quoi servirait-il d’organiser des élections et d’y participer», estiment-ils.

Selon les évêques du Gabon, la situation postélectorale actuelle a un impact négatif sur la société et ses manifestations sont désastreuses, créant un malaise généralisé. Ils rappellent que, le manque de vérité dans le jeu démocratique et le non-respect des Droits de l’Homme, ont servi de terreau aux crises politiques.

Comme l’affirmait le Pape Benoît XVI,  «Le non respect de la Constitution nationale, de la loi ou du verdict des urnes, là où les élections ont été libres, équitables et transparentes, manifesterait une défaillance grave dans la gouvernance et signifierait un manque de compétence dans la gestion de la chose publique», (Africae Munu, 81, ivi).

Exhortant tous les chrétiens et tous les croyants à la prière, pour que le pays retrouve la paix et la sérénité, la Conférence épiscopale du Gabon a imploré le Créateur afin que le pays retrouve la paix et la stabilité. «Dieu qui est notre force dans la faiblesse et notre consolation dans la misère, relève l’espérance de notre pays, le Gabon. Qu’il sorte grandi de ses épreuves, et reprenne souffle en ton amour».

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13.9, 7h39

http://info241.com/contieux-electoral-le-gabon-critique-les-injonctions-de-la,2203

Contentieux électoral : le Gabon critique les injonctions de la communauté internationale
Publié le 13 septembre 2016 à 07h39min

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Emmanuel Issoze Ngondet, a exprimé dimanche, dans un communiqué, son étonnement face aux injonctions formulées par certains acteurs internationaux et partenaires bilatéraux à l’endroit de la Cour constitutionnelle (CC) qui aura la charge de traiter le contentieux électoral.

« Le Ministère des Affaires étrangères tient toutefois à exprimer son étonnement face aux injonctions formulées par certains acteurs internationaux et partenaires bilatéraux à l’endroit de la haute juridiction gabonaise. Il entend rassurer les acteurs de la communauté internationale quant à l’indépendance dont la Cour constitutionnelle a toujours fait montre, à la probité de ses membres et à sa capacité à accomplir sa mission – comme elle l’a toujours fait – dans la transparence et à l’abri de toute pression politique ou diplomatique », indique le communiqué du ministre des Affaires étrangères.

Au regard des injonctions adressées à la cour constitutionnelle, Emmanuel Issoze Ngondet a attiré l’attention de la communauté internationale, sur la nécessité d’accompagner le Gabon dans le respect de l’Etat de droit et des valeurs démocratiques.

« Le ministère des Affaires étrangères encourage la communauté internationale à continuer à œuvrer auprès des parties prenantes pour que cette phase contentieuse du processus électoral soit l’occasion de témoigner, une fois de plus, de leur engagement à aider à la préservation de l’État de droit, de la démocratie et de la paix au Gabon », poursuit le communiqué.

Tout en prenant acte de l’évolution du processus électoral avec la saisine de la cour constitutionnelle de trois candidats dont M. Jean Ping, le ministre des Affaires étrangères s’est félicité tout de même de l’engagement de la communauté internationale dans le règlement des contestations par les voies légales.

« Le Ministère des Affaires étrangères prend acte de cette évolution positive compatible avec la position toujours rappelée par le Gouvernement et qui répond aux appels incessants formulés par la communauté internationale sur le sujet. Il se félicite des efforts déployés par celle-ci en vue d’un règlement pacifique des contestations électorales par les voies du droit », conclu le communiqué.

La réaction du gouvernement gabonais intervient suite aux déclarations de la communauté internationale en l’occurrence la France qui demandait à la Cour constitutionnelle, de traiter le contentieux électoral en toute impartialité, au lendemain du dépot jeudi dernier du recours de l’Opposant Jean Ping devant la haute juridiction.

« La cour constitutionnelle a été saisie du résultat provisoire de l’élection présidentielle. Il importe que les contestations soient examinées avec transparence et impartialité et que tous les moyens soient mis à profit afin d’assurer le respect de ces principes et l’établissement de la sincérité du scrutin », déclarait le 9 septembre dernier Jean Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères.

Avec AGP

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13.9

http://gabonmediatime.com/comment-se-connecter-a-un-site-bloque-entretien-avec-valens-kowet-specialte-du-web/

Comment se connecter à un site bloqué ? Entretien avec Valens Kowet spécialte du web

Par Harold Tchibinda

13 septembre 2016

VPN réseau privé virtuel… petit outil simple ayant une version gratuite et une version “Elite” que moi même d’ailleurs j’utilise qui est HotspotShield (vous pouvez le telecharger en cliquant ici) facile à installer et aucune configuration majeure.  Une fois ce logiciel installé, lancez le logiciel puis changez le pays de connexion et ça y est vous avez accès au site. Où encore HOLA  (vous pouvez le télécharger en cliquant ici) qui lui existe en extension pour les navigateurs Google Chrome, Mozilla Firefox, internet explorer et autre. Pour utiliser HOLA, cliquez sur le lien précédent puis instalez le, ensuite allez dans les extensions de votre navigateurs et activez le. Je ne citerai que cela pour ne pas faire de la publicité. Vous pouvez également passer par les extensions de navigateur Pour les utilisateurs de chrome, allez dans extension–> plus d’extension–> dans la barre de recherche tapez HOLA puis installez celui trouvé. Ou cliquer ici et cliquer sur ajouter à chrome Pour les utilisateurs de chrome allez dans extension –>plus d’extension –> dans la bare de recherche tapez Browsec VPN puis installer celui trouvé. Ou cliquer Ici puis cliquer sur Ajouter à Firefox.

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13.9

http://gabonmediatime.com/le-global-citizen-awards-2016-a-t-il-ete-retire-a-ali-bongo-ondimba/

Le prix “Global Citizen Awards 2016” a-t-il été retiré à Ali Bongo Ondimba ?

Par La Rédaction

13 septembre 2016

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12.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-message-from-laurence-ndong-message.html

Vidéo Laurence Ndong à Paris, 2’33 : message pour militaires

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12.9

http://gabonmediatime.com/emmanuel-issoze-ngondet-rassure-les-acteurs-de-la-communaute-internationale-de-lindependance-de-la-cour-constitutionnelle/

Emmanuel Issoze-Ngondet rassure les acteurs de la communauté internationale de l’indépendance de la Cour constitutionnelle 

Par Stevie Farell Mbenha

12 septembre 2016

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, ce dimanche 11 septembre 2016, le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, Emmanuel Issoze-Ngondet, rassure les acteurs de la communauté internationale de l’indépendance de la Cour constitutionnelle.

La phase contentieuse du processus électoral  « s’est ouverte avec le recours introduit vendredi 9 septembre 2016 par le candidat Jean Ping auprès de la Cour constitutionnelle ». Pour le  Ministère des Affaires étrangères prend acte de cette évolution positive. Dans son communiqué, Emmanuel Issoze-Ngondet  affirme que cette saisine est : « compatible avec la position toujours rappelée par le Gouvernement et qui répond aux appels incessants formulés par la communauté internationale sur le sujet ». Le ministre des Affaires,  « se félicite des efforts déployés par celle-ci en vue d’un règlement pacifique des contestations électorales par les voies du droit ».

Toutefois, le chef de la diplomatie gabonaise exprime son étonnement face aux injonctions formulées par certains acteurs internationaux et partenaires bilatéraux à l’endroit de la haute juridiction gabonaise. A cet effet, il rassure les acteurs de la communauté internationale quant à « l’indépendance dont la Cour constitutionnelle a toujours fait montre », il ajoute en substance que « la probité de ses membres et à sa capacité à accomplir sa mission – comme elle l’a toujours fait – dans la transparence et à l’abri de toute pression politique ou diplomatique ».

In fine, Le Ministère des Affaires étrangères « encourage la communauté internationale à continuer à œuvrer auprès des parties prenantes pour que cette phase contentieuse du processus électoral soit l’occasion de témoigner,  une fois de plus, de leur engagement à aider à la préservation de l’État de droit, de la démocratie et de la paix au Gabon ».

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12.9

http://gabonmediatime.com/jean-ping-la-cour-constitutionnelle-a-maintenant-le-choix-entre-la-stabilite-et-linstabilite-du-gabon/

Jean Ping : « La Cour Constitutionnelle a maintenant le choix entre la stabilité et l’instabilité du Gabon »

Par Lauris Pemba 12 septembre 2016

Malgré les suspicions légitimes relevées par Jean Ping à l’endroit de la présidente de la Cour Constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo affectueusement appelée “3M”, il a convenu que les voies légales devraient être épuisées avant d’engager une quelconque solution de sortie de crise au Gabon.

Ainsi, le 8 septembre 2016 à 15h15, Jean Ping a déposé un recours auprès du Greffe de la Cour Constitutionnelle afin de solliciter le recomptage bureau de vote par bureau de vote des suffrages exprimés dans la province du Haut-Ogooué fief de adversaire Ali Bongo Ondimba.

Lors de sa déclaration faite à son QG Jean Ping réitère sa volonté de libérer le Gabon, il affirme « malgré toutes les appréhensions légitimes, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout de ma démarche républicaine ».

Il n’a pas manqué d’interpeller vivement la Cour Constitutionnelle qui, aujourd’hui comme le répète différents médias nationaux et internationaux, détient le sort du Gabon entre ses mains.

En effet, déjà renommée “ la Tour de pise” par l’opinion publique à cause de son indéniable parti pris pour le camp PDG, la CC a toujours surpris les gabonais de la pire des manières lors des différents contentieux électoraux.

Jean Ping met donc en garde la haute juridiction et rappelle à cette dernière que « 2016 n’est pas 2009 ».

Dans la même lancée et de façon préventive il ajoute « la Cour Constitutionnelle a maintenant le choix entre la stabilité et l’instabilité du Gabon » . Elle est donc invitée à lire le droit, les gabonais ont fait un choix le 27 août dernier en allant voter le candidat qui selon eux était le bon, ce choix doit être respecté et reconnu par le Peuple Gabonais dans son entièreté à contrario  « je me suis engagé à défendre le vote des Gabonais, je tiendrai ma promesse et mes engagements, je ne reculerai pas. » a lancé Jean Ping sereinement.

L’heure est donc venue à la CC de prendre ses responsabilités. Rappelons toutefois qu’aux termes de l’article 124 de la loi électorale « La Cour Constitutionnelle rend  sa décision  dans un délai  maximum  de  quinze jours  à compter de l’enregistrement  du  recours au  Greffe,  pour ce qui concerne l’élection  du  Président  de la  République (…) ».

Les Gabonais attendent donc le verdict en étant apeurés par l’issue de cette crise. Nous y reviendrons.

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12.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-regime-attempts-to-muzzle-activist.html

LE RÉGIME TENTE DE MUSELER UN ACTIVISTE AU CANADA EN L’ACCUSANT DE TERRORISME : Pat Collins

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12.9

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-amnesty-international-interdit-de-sejour-au-gabon/

Crise post-électorale : Amnesty International interdit de séjour au Gabon

Par Lauris Pemba

12 septembre 2016

Au lendemain de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016, des violences s’en sont suivies sur toute l’étendue du territoire. Forts du constat selon lequel, la représsion initiée par le gouvernement était attentoire aux droits fondamentaux de la personnes humaine, Amnesty International, a envisagé un deplacement de ses équipes au Gabon. Les autorités y ont opposé une fin de non-récevoir nous apprend Agence Presse Régionale (APR). Les agents de l’ONG dont la mission s’inscrivait dans le cadre d’un état des lieux, des violations post-électorales, a été purement et simplement interdit de séjour au Gabon. A cet effet, APR invite toute personne éprise de Justice à largement médiatiser cette information afin que les visas nécessaires soient délivrés aux membres de cette organisation qui œuvrent pour des causes nobles depuis plus de 50 ans. Pourquoi refuser l’accès à un partenaire international de cette envergure? Que cache l’État gabonais? Serait-ce finalement la centaine de morts évoquée par le camp adverse d’Ali Bongo qui motiverait ce refus ? …

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12.9, 9h32

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-societe-civile-exhorte-juges-a-dire-droit/

Crise postélectorale : La société civile exhorte les juges à dire le droit

Publié par Loic Ntoutoume dans POLITIQUE sur lundi 12 septembre 2016 à 9:32 / 0 commentaires

Le président de la plateforme nationale de la société civile gabonaise, Georges Bruno Ngoussi, a appelé, le 10 septembre 2016, les magistrats de la Cour constitutionnelle à choisir la voie de la vérité.

Georges Bruno Ngoussi (chemise africaine) et ses pairs de la plateforme nationale de la société civile gabonaise, le 10 septembre 2016. © Gabonreview

Pour le pasteur responsable de l’Eglise Nazareth, il ne s’agirait plus d’une affaire de servitude à l’endroit d’un groupuscule, mais de considérer le choix et l’expression de tout un peuple, manifesté le 27 août dernier, lors du scrutin présidentiel. Pour lui, la détermination des électeurs est le témoignage de la quête d’alternance fortement exprimé par le peuple. Il importe d’appeler l’attention des neuf juges constitutionnels sur leurs rôles et leurs responsabilités face à la Nation et à l’histoire. «Il s’agit pour nous ici, d’attirer l’attention des juges constitutionnels que nous croyons chrétiens, sur la nécessité de dire le droit, rien que le droit en donnant les résultats sortis des urnes, qui sont la voix du peuple et donc la voix de Dieu. Car, la Bible déclare que la justice élève une Nation et le péché est la honte des peuples». Affirmant faire confiance à la manifestation divine sur l’ensemble des juges constitutionnels, pour que triomphe la vérité et pour l’intérêt supérieure de la Nation, Georges Bruno Ngoussi a exhorté le peuple à épouser sa posture, celle de la foi en Dieu. «Nous savons qu’il y a un Dieu qui est au-dessus de tout le monde. Le Dieu du Gabon a écouté les cris de son peuple. Ce Dieu est à même de toucher les cœurs des neuf juges et les amener à dire rien que le droit. Ce n’est pas impossible. Nous sommes confiants, ce sont des servantes et des serviteurs de Dieu», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le pasteur a invité la communauté internationale, via la mission d’observation électorale de l’Union européenne, à la supervision du décompte des voix, bureau de vote par bureau de vote. Pour le président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, le pays est en danger. «Le résultat du Haut-Ogooué est inimaginable. On ne peut pas avoir une élection nationale où le taux de participation est de 59% et qu’une province ait un taux de participation de 99%, c’est irréaliste. On a conspiré contre la démocratie dans cette province. Nous sommes face à une crise politique qui résulte d’une tentative de coup d’État électoral», a-t-il déclaré. Si les juges ne respectent pas la volonté du peuple, le pays court de grands risques, notamment celui d’un «isolement international», a-t-il indiqué.

+ http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/georges-mpaga-regarding-fraudulent.html

GEORGES MPAGA À PROPOS DES RÉSULTATS FRAUDULEUX DE LA PROVINCE DU HAUT-OGOOUÉ

Vidéo

Décalage entre résultat du gouverneur et résultat de la CENAP.

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11.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/testimony-of-assault-on-jean-pings-hq.html

TÉMOIGNAGE DE L’ASSAUT DU QG DE JEAN PING : Sylvie du Boisfleury

Vidéo 1 Paris 11.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/testimony-of-witness-of-attack-hq-ping.html

Vidéo 2 Paris 11.9

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11.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-message-of-anonymous-le-messagfe.html

Vidéo « Anonymous »

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11.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/a-journalist-of-le-monde-is-sent-back.html

Journaliste Olivier Piot : Le Monde diplomatique refoulé le 10.9 à l’aéroport de Libreville

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11.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-march-of-saturday-10-september-in.html

Vidéo : manifestation à Paris le 10

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11.9, 9h30

http://gabonreview.com/blog/presidentielles-2016-pdg-pret-a-devoiler-fraude-orchestree-jean-ping/

Présidentielles 2016 : le PDG prêt à dévoiler la fraude orchestrée par Jean Ping

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur lundi 12 septembre 2016 à 9:30 / 0 commentaires

Au cours d’une conférence de presse, le 9 septembre courant, Ali Akbar Onanga y’Obégué, président du comité juridique de campagne d’Ali Bongo, a promis de dévoiler la fraude électorale organisée par Jean Ping, avant d’affirmer que les résultats du Haut-Ogooué ne souffrent d’aucune contestation.

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12.9, 9h22

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-lappel-a-resistance-pacifique-femmes-de-lopposition/

Crise postélectorale : L’appel à la résistance pacifique des femmes de l’opposition

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur lundi 12 septembre 2016 à 9:22 / 0 commentaires

Se félicitant du dépôt de la requête de Jean Ping à la Cour constitutionnelle, les femmes de la société civile proche de l’opposition ont appelé les Gabonais à «la résistance pacifique».

Nathalie Zemo Effoua, donnant lecture de l’appel des femmes de la société civile, le 9 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Disant rejeter les résultats officiels du scrutin présidentiel du 27 août 2016, notamment ceux issus de la province du Haut-Ogooué, grâce auxquels Ali Bongo a été déclaré vainqueur avec une participation avoisinant les 100%, la dynamique des femmes de la société civile proche de l’opposition a récemment appelé les Gabonais à refuser «une nouvelle imposture». En attendant la suite de la requête en réformation de Jean Ping, soumise le 8 septembre à de la Cour constitutionnelle, elle a invité les populations à «demeurer fermes dans la résistance pacifique», face au «pouvoir dictatorial» en place, qui tenterait de leur «voler» leur victoire.

Se félicitant de la saisine de Jean Ping basée sur le recomptage des suffrages bureau de vote par bureau de vote, ces femmes ont appelé le président de la Cour constitutionnelle à «faire preuve de patriotisme». Pour elles, Marie Madeleine Mborantsuo devrait «prendre exemple sur Marya Gabriel», la chef de mission des observateurs de l’Union européenne. D’autant que le destin du pays dépendrait désormais de sa décision.

Par ailleurs, les femmes de la société civile proche de l’opposition ont estimé que la crise actuelle et les violences enregistrées dans plusieurs localités du Gabon le 31 août 2016 auraient pu être évitées si leurs différents appels avaient été entendus, il y a plusieurs mois voire plusieurs années. Pour elles, celles-ci découlent, entre autres, du «refus du dialogue inclusif (et) du refus de la séparation des pouvoirs».

Alors que le bilan des autorités gabonaises fait état de trois morts depuis le début des émeutes, quand l’opposition parle de plus de 50 personnes tuées, la dynamique des femmes de la société civile a appelé les populations à se manifester pour signaler des disparitions. Elle a également invité le gouvernement à publier la liste des personnes interpelées et celle des personnes ayant été libérées.

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12.9, 7h18

http://info241.com/recomptage-des-voix-a-la-cenap-l-imbroglio-juridico-politique-d,2202

Recomptage des voix à la CENAP : l’imbroglio juridico-politique d’Ali Bongo

Publié le 12 septembre 2016 à 07h18min

Au lendemain de l’annonce des résultats provisoires et controversés de la présidentielle gabonaise du 27 août, nombreux ont été ceux qui demandaient un recomptage salvateur des voix bureau par bureau. Le président sortant donné pourtant victorieux, s’y est farouchement opposé évoquant même une violation de la loi. Est-il président de la CENAP ? Sa voix est-elle prépondérante à celle des 9 autres candidats en lice ? Analyse.

Un recomptage annulé sur la seule volonté d’Ali Bongo

Il faut rappeler que le recomptage des voix auprès de la CENBAP n’est pas prévu par la loi mais cette opération n’est non plus pas interdite comme l’a parfaitement rappelé Séraphin Moundounga, le ministre de la Justice, Garde des sceaux avant sa démission tonitruante. Alors pourquoi ce serait à Ali Bongo de l’autoriser ? Est-il alors en plus d’être l’un des candidats en lice, le président de cette institution électorale prétendument « autonome » ?

L’opposition formelle du président sortant, Ali Bongo, est finalement celle qui aura primé vu que ni Réné Aboghe Ella ni les 9 autres ont été entendu sur cette question pour parvenir à un consensus qui aurait évité au Gabon de s’embraser dans la violence qui ne sert aucun camp politique. Mais cette opposition farouche est plutôt l’expression d’institution aux ordres, qui reçoivent leurs instructions du Palais du Bord mer ber au lieu d’être fièrement indépendante et autonome comme le relève à l’envi le signe de cette commission électorale.

La loi d’un seul homme

Ce refus d’Ali Bongo loin de faire l’unanimité, est le symptôme visible d’une république malade qui souffre de la mainmise qu’exerce sans retenue du régime au pouvoir depuis 1968 sur des institutions sensées être indépendantes de de tout joug politique partisan. Quand on sait que tous les partenaires du Gabon à l’instar de l’Union européenne, de la France, de l’ONU et de l’UA ont appelés à ce recomptage, on s’étonne que cette proposition n’ait pas été soumise à la classe politique en général et aux candidats en lice.

Cette question a été finalement soumise qu’à un seul des 10 candidats, comme si les 9 autres n’avaient pas le mot à dire ou qu’ils n’étaient pas parties prenantes à cette présidentielle qui a fait couler d’encre et de sang. Contre la volonté de la sagesse et du bon sens, toute la classe politique s’est donc retournée vers le contentieux électoral car comme les 4 autres présidentielles de notre la démocratie tropicalisée, les victoires présidentielles se décident devant une cour de justice et non implicitement dans les urnes.

Une nation sous embargo

Toute la nation par cette prise de position d’Ali Bongo, a été au seul avis d’un président sortant qui s’accommode mal de la volonté du peuple qui s’est exprimé librement dans les urnes. Du coup, de la réalité qui ressort des urnes et de ce qui fait consensus dans l’opinion. Toute une classe politique vit au gré de ses envies et de sa clairvoyance alors que celles sont clairement mis en doute par des experts internationaux venus observer la 5e présidentielle gabonaise du retour au multipartisme.

Ainsi, Ali Bongo mène au gré de ses opinions tout un pays dans la déroute et dans un obscurantisme qui ne sert que sa cause, celle d’un régime demi-centenaire qui a été grandement mis en déroute par une vérité des urnes qui n’a pas largement plaidée en sa faveur. Ainsi va le Gabon et sa démocratie tropicalisée par un régime qui finalement fait loi au grand dam de la volonté populaire !

12.9, 7h18

http://info241.com/recomptage-des-voix-a-la-cenap-l-imbroglio-juridico-politique-d,2202

Recomptage des voix à la CENAP : l’imbroglio juridico-politique d’Ali Bongo

Publié le 12 septembre 2016 à 07h18min

Au lendemain de l’annonce des résultats provisoires et controversés de la présidentielle gabonaise du 27 août, nombreux ont été ceux qui demandaient un recomptage salvateur des voix bureau par bureau. Le président sortant donné pourtant victorieux, s’y est farouchement opposé évoquant même une violation de la loi. Est-il président de la CENAP ? Sa voix est-elle prépondérante à celle des 9 autres candidats en lice ? Analyse.

Un recomptage annulé sur la seule volonté d’Ali Bongo

Il faut rappeler que le recomptage des voix auprès de la CENBAP n’est pas prévu par la loi mais cette opération n’est non plus pas interdite comme l’a parfaitement rappelé Séraphin Moundounga, le ministre de la Justice, Garde des sceaux avant sa démission tonitruante. Alors pourquoi ce serait à Ali Bongo de l’autoriser ? Est-il alors en plus d’être l’un des candidats en lice, le président de cette institution électorale prétendument « autonome » ?

L’opposition formelle du président sortant, Ali Bongo, est finalement celle qui aura primé vu que ni Réné Aboghe Ella ni les 9 autres ont été entendu sur cette question pour parvenir à un consensus qui aurait évité au Gabon de s’embraser dans la violence qui ne sert aucun camp politique. Mais cette opposition farouche est plutôt l’expression d’institution aux ordres, qui reçoivent leurs instructions du Palais du Bord mer ber au lieu d’être fièrement indépendante et autonome comme le relève à l’envi le signe de cette commission électorale.

La loi d’un seul homme

Ce refus d’Ali Bongo loin de faire l’unanimité, est le symptôme visible d’une république malade qui souffre de la mainmise qu’exerce sans retenue du régime au pouvoir depuis 1968 sur des institutions sensées être indépendantes de de tout joug politique partisan. Quand on sait que tous les partenaires du Gabon à l’instar de l’Union européenne, de la France, de l’ONU et de l’UA ont appelés à ce recomptage, on s’étonne que cette proposition n’ait pas été soumise à la classe politique en général et aux candidats en lice.

Cette question a été finalement soumise qu’à un seul des 10 candidats, comme si les 9 autres n’avaient pas le mot à dire ou qu’ils n’étaient pas parties prenantes à cette présidentielle qui a fait couler d’encre et de sang. Contre la volonté de la sagesse et du bon sens, toute la classe politique s’est donc retournée vers le contentieux électoral car comme les 4 autres présidentielles de notre la démocratie tropicalisée, les victoires présidentielles se décident devant une cour de justice et non implicitement dans les urnes.

Une nation sous embargo

Toute la nation par cette prise de position d’Ali Bongo, a été au seul avis d’un président sortant qui s’accommode mal de la volonté du peuple qui s’est exprimé librement dans les urnes. Du coup, de la réalité qui ressort des urnes et de ce qui fait consensus dans l’opinion. Toute une classe politique vit au gré de ses envies et de sa clairvoyance alors que celles sont clairement mis en doute par des experts internationaux venus observer la 5e présidentielle gabonaise du retour au multipartisme.

Ainsi, Ali Bongo mène au gré de ses opinions tout un pays dans la déroute et dans un obscurantisme qui ne sert que sa cause, celle d’un régime demi-centenaire qui a été grandement mis en déroute par une vérité des urnes qui n’a pas largement plaidée en sa faveur. Ainsi va le Gabon et sa démocratie tropicalisée par un régime qui finalement fait loi au grand dam de la volonté populaire !

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11.9, 17h38

http://gabonreview.com/blog/recomptage-voix-orientation-saine-selon-lua/

Recomptage des voix : Une «orientation saine» selon l’UA

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur dimanche 11 septembre 2016 à 17:38 / 3 commentaires

Smaïl Chergui, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine (UA), déjà à Libreville pour préparer la mission avortée de médiation panafricaine dans la crise postélectorale gabonaise, a indiqué que le recomptage des voix est une orientation saine assurant le respect des voix du peuple.

Répondant aux questions de BBC Afrique, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine est revenu, entre autres, sur le recomptage des voix demandé par le camp de Jean Ping et sur le report de la mission de bons offices des chefs d’Etat et de gouvernement préalablement annoncée à Libreville pour le 9 septembre. Une mission qui, selon Emmanuel Issozet Ngondet, ministre gabonais des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration régionale a été «reportée sine die». L’issue du scrutin présidentiel du 27 août dernier, donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur, avait en effet été l’objet de protestations et des violences dans l’ensemble du pays. Le camp de Jean Ping, comme une bonne partie de la communauté internationale a demandé le recomptage des voix. Commentant cette demande, Smaïl Chergui relève qu’il y a eu «des situations pénibles par le passé». Dans le contexte actuel, le recomptage est «un exercice, une orientation saine», afin que «les voix souveraines du peuple gabonais soient réellement respectées et que force reste à la loi». Indubitablement, avec cette sortie de Smaïl Chergui, l’UA est également favorable au recomptage de voix comme l’a préconisé, dès le début, la Mission des observateurs électoraux de l’Union européenne et plusieurs capitales occidentales. Commentant la déclaration du ministre gabonais des Affaires étrangères à propos du report de la mission de médiation, Smaïl Chergui a indiqué être au Gabon pour la préparer. «Nous avons d’abord voulu nous assurer d’un certain nombre de conditions fondamentales avant que nos chefs d’Etat n’arrivent», a-t-il déclaré. «Je vous confirme que j’ai bien avancé pour la préparation de cette délégation qui, le moment venu, fera le déplacement à Libreville. Je pense que le qualificatif de sine die a été peut-être très largement interprété comme quoi la mission est remise en cause. La mission n’est pas remise en cause», a –t-il précisé.

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11.9

http://info241.com/une-marche-blanche-en-hommage-aux-victimes-de-la-crise-post,2200

Une marche blanche pour les victimes de la crise post-électorale gabonaise

Publié le 11 septembre 2016 à 09h30min

Une importante marche blanche en hommage aux victimes des violences post-électorales au Gabon, a été organisée hier à Libreville. La manifestation a eu pour point de rassemblement le QG de campagne de Jean Ping et a réuni un millier de personnes.

Plusieurs Librevillois ont tenu hier à rendre hommage aux disparus de la crise post-électorale née de la présidentielle gabonaise du 27 août. Un millier de manifestants ont arpenté les rues de Libreville pour marquer leur solidarité envers les disparus enregistrés au cours de la nuit sombre du mercredi 31 août. Cette nuit-là, l’armée gabonaise aurait tirée à balles réelles sur les manifestants qui contestaient l’annonce des résultats de la dite présidentielle.

Le film de l’hommage rendu aux victimes

Vêtus de blanc, des hommes, femmes et personnes âgées se sont retrouvées samedi après-midi au quartier général de M. Ping, où un pasteur évangélique a prononcé un office religieux dans une atmosphère calme de recueillement.

« En signe de paix »

Jean Ping, principal rival du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle, a allumé une bougie sur un petit autel, aménagé en hommage aux « combattants de la liberté morts pour la patrie » et entouré de gerbes de fleurs. L’opposant, chemise et pantalon blancs, était accompagné d’autres anciens caciques du pouvoir ralliés à l’opposition qui ont soutenu sa candidature, notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et l’ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba.

Les militants ont ensuite trempé leurs mains dans des pots de peinture blanche et ont marché en procession sur quelques centaines de mètres le long de la voie rapide de Libreville, levant les mains « en signe de paix » et entonnant des chants religieux.

  1. Ping, qui se proclame « président élu », a saisi jeudi la Cour constitutionnelle pour contester les résultats officiels et provisoires du scrutin présidentiel qui donnent la victoire à Ali Bongo d’une faible avance (environ 5500 voix).

Avec Belga

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http://gabonmediatime.com/gabon-media-time-fait-lobjet-de-restrictions-dacces/

Gabon Media Time fait l’objet de restrictions d’accès

Par Terence Wilfried Asseko Akoma

10 septembre 2016

Depuis déjà deux semaines,  le site d’actualités Gabon Media Time (GMT) fait l’objet d’une accessibilité limitée,  voire impossible depuis le Gabon.  En effet,  il est devenu extrêmement  difficile pour les tenants de ce site d’information de mettre à jour leur flux d’actualité,  et pour les internautes d’y recourir pour être ” A l’heure de l’info “. Fort de cette inquiétude, nous avons interrogé Charlusse Dubois,  un confrère de Gabon Review qui nous a rapporté ceci: “ Depuis 48 heures l’accès à GMT est impossible. Mais chose curieuse nous avons eu un cas similaire à Gabonreview. A la seule différence que pour notre site, un message d’erreur nous informait de l’inaccessibilité au site; or pour GMT rien ne s’affiche,  juste une page blanche; rien ne dit s’il y a une erreur,  rien ne dit s’il y a un problème de connexion.” Et le témoin de renchérir en disant qu’ “on a l’impression que c’est une chasse aux médias sous toutes ses formes, une manière de sanctionner les plus influents qui essaient de relayer l’information à travers le monde. Gabonactu a subi la même chose, RTN a subi les mêmes maux jusqu’à voir ses locaux incendiés. On se pose la question de savoir de quoi il s’agirait, qu’est ce qui est à l’origine de ces mesures restrictives? “, s’intérroge notre confrère. Curieusement,  quand nous recevons des témoignages de personnes se trouvant hors du Gabon, l’accès au site d’information ne souffre d’aucune restriction. Mais il faut signaler que depuis déjà deux semaines au Gabon, c’est l’accès aux réseaux sociaux qui fait l’objet de mesures restrictives. Si la connexion internet est effective entre 6 et 18 heures, les réseaux sociaux eux sont inaccessibles même pendant cette tranche horaire, quitte à utiliser un outil dédié (VPN)  pour contourner ces coupures.

Nous allons tout de même rappeler aux tenants du pouvoir qui se disent légalistes que la Constitution gabonaise,  par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 en son article 19, et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 en son article 11, parties de son préambule,  donc ayant valeur constitutionnelle, rappellent respectivement que “ Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression,  ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher,  de recevoir et de répandre,  sans considérations de frontières,  les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit” et “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme: tout citoyen peut donc parler,  écrire,  imprimer librement,  sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi”. 

En d’autres termes et pour finir,  la liberté de communication,  qui repose toute entière sur la liberté d’expression,  est la pierre angulaire des principes de la démocratie et des droits de l’Homme proclamés dans les conventions et déclarations de droit.  Par conséquent,  là où les journalistes sont empêchés d’exercer leur métier,  par l’intimidation,  la violence physique, ou par toute autre mesure,  on peut être sur que le sort des libertés n’est guère plus enviable.

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10.9, 12h03

http://gabonreview.com/blog/piques-de-bilie-by-nze-envers-reporters-frontieres/

Petites piques de Bilie-By-Nzé envers Reporters sans frontières

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur samedi 10 septembre 2016 à 12:03 / 20 commentaires

Alain-Claude Bilie-By-Nzé, le ministre de la Communication, s’offusque du silence de Reporters sans frontières (RSF) et des autres défenseurs de la liberté de la presse face aux attaques des sièges de L’Union et de Gabon télévision.

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10.9

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-la-dispora-gabonaise-se-mobilise/

Crise post-électorale : la dispora gabonaise se mobilise

Par Anthony Nsourou

10 septembre 2016

La mobilisation n’a pas cessé depuis le 31 août dernier, d’abord sur les réseaux sociaux et enfin à travers des manifesttaions en France, en Belgique, au Sénégal, au Maroc et même aux Etats-unis et ailleurs. Ce samedi, sous le slogan ” Le combat continue ” et les hastag  #RespectezMonVote, #HommageANosFreresEtSoeurs, #BongoIsKilling la diaspora gabonaise va se mobiliser dans les plus grandes villes de France:

  • Paris, 11 heures Place du Trocadéro,
  • Toulouse, 16 heures au Capitole,
  • Grenoble, 15h place de Verdun,
  • Nantes, 14 heures Commerce,
  • Lyon, 15 heures Saxe-Gambetta,
  • Brest, 14 heures place de la Liberté,
  • Pau, 14h place Clémenceau,
  • Montpellier, 13 heures place de la préfecture,
  • NIce, 14 heures Place Massena,
  • Rennes, 16 heures, place de la Mairie,
  • Nancy, 15h place du marché,
  • Angers, 14h place du mail,
  • Dunkerque, 15h place Jean Bart,
  • Reims 14h, place d’erlon.

Dans d’autres villes d’Europe, d’Afrique et des Etats-unis également les gabonais vont se mobilser:

  • Mardid, 12 heures Plaza Jacinto Benavente,
  • Berlin, 13 heures platz der republik,
  • Cap Town, 16 heures Gym public de Sea Point,
  • Accra,15 heures Celps Alajo,
  • Quebec, 15 heures, Consulat général de France 500 Grande-Allée Est, 11e étage,
  • Washington DC, 10 heures à la Maison Blanche.

Les gabonais de la diaspora vont appeller au respect de leurs voix par  un examen impartial et objectif du dossier de recours de l’opposition déposé devant la Cour constitutionnelle en vue de restituer le verdict des urnes.  Les observateurs avisés de la vie politique gabonaise affirment que jamais, la determination n’a ete aussi grande et aussi ininterrompue de la part du peuple gabonais.

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10.9, 7h49

http://info241.com/recours-devant-la-cour-constitutionnelle-la-france-demande,2198

Recours devant la Cour constitutionnelle : la France demande transparence et impartialité

Hier, la France par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a ainsi appelé la Cour à analyser les recours déposés devant elle avec « transparence et impartialité »…

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10.9, 7h25

http://info241.com/jean-ping-maintient-la-pression-sur-la-cour-constitutionnelle,2197

Jean Ping maintient la pression sur la Cour constitutionnelle gabonaise

Publié le 10 septembre 2016 à 07h25min

L’opposant gabonais Jean Ping, a pris prononcé hier son tout discours premier discours après le dépôt de son recours à la Cour constitutionnelle pour contester les résultats officiels de la province du Haut-Ogooué à la présidentielle du 27 août. Un discours plein de gravité adressée à un cour dirigée par la belle-mère d’Ali Bongo, Marie-Madeleine Mbourantsuo. L’opposant gabonais Jean Ping a évoqué « la lourde responsabilité » de la Cour constitutionnelle, l’institution qu’il a saisie pour faire annuler les résultats donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur de l’élection présidentielle. « En cas de non-respect de la réalité du vote des Gabonais par la Cour constitutionnelle, le peuple (…) prendra son destin en main« , a-t-il averti lors d’une conférence de presse, vendredi 9 septembre, à Libreville. L’opposant arrivé deuxième avec 48,23 % des voix derrière Ali Bongo Ondimba, qui a 49,80 %, a évoqué la « très lourde responsabilité » des juges membres de cette juridiction. La Cour constitutionnelle est chargée de publier les résultats définitifs du scrutin présidentiel et d’arbitrer les recours introduits par les candidats. Jean Ping promet de se mettre « aux côtés du peuple pour exiger le respect de l’article 9 de la Constitution, qui indique (…) que l’élection du président de la République est acquise à celui des candidats qui aura obtenu le plus de suffrages« . Il s’est autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août, dès le lendemain du scrutin. Avec BBC

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http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-total-gabon-danger

Crise postélectorale : Total Gabon en danger ?

Publié par Stevie Mounombou dans ECONOMIE sur vendredi 09 septembre 2016 à 17:54 / 2 commentaires

Alors que leur structure a été présentée comme l’un des symboles de la reprise effective des activités à travers le pays, les employés de la compagnie pétrolière craignent pour leur vie et celles de leurs proches.

Craignant pour leur sécurité, les employés de Total Gabon ont proposé à leur hiérarchie, le 7 septembre à Port-Gentil, «un arrêt concerté du travail dans un cadre légal, à compter de ce 9 septembre». Une démarche fondée sur la dernière Assemblée générale (AG) des employés de la société, tenue justement le 7 septembre dernier à Port-Gentil, au cours de laquelle ils ont dit craindre pour leur vie.

Si la direction générale assure que la sécurité est garantie, les salariés ont estimé que l’insécurité qu’ils dénoncent ne peut se résumer à «la seule sécurisation du parcours professionnel (déplacement entre la maison et le lieu du travail) et par l’absence apparente de troubles dans la ville». Ils craignent notamment d’éventuelles représailles qui pourraient découler des relations supposées ou réelles «de complicité» entre Total Gabon et les milieux du pouvoir. L’image de «privilégiés» et d’«indifférents» dont sont affabulés, à tort ou à raison, les employés de Total Gabon est également source de crainte.

«Nous cohabitons dans les quartiers avec le reste des populations qui observent, chaque matin, nos déplacement professionnels», ont indiqué les employés, relevant que des coups de feu ont été entendus dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier. «Des effractions ont également été enregistrés dans les domiciles de certains de nos collègues, en poste sur site», ont-ils révélés. Pour eux, «l’ensemble de ces éléments peut donner lieu à des interprétations diverses, pouvant faire de nous, mais aussi de la société Total Gabon elle-même, des cibles potentielles pour les populations à court, moyen et long terme».

Par ailleurs, les salariés de Total Gabon sont convaincus que la situation est loin d’être revenue à la normale dans la cité pétrolière, contrairement aux affirmations des autorités locales. Ils en veulent pour preuve «le climat politique toujours tendu, la présence massive des forces de l’ordre et de défense dans les rues, les rumeurs de ville morte, les nombreux check-points ou encore les familles en détresse à la recherche de leurs parents». Ambiance, ambiance à Port-Gentil. Aux dernières nouvelles, les employés de Shell Gabon feraient les mêmes remarques et envisagent d’en dire un mot à la hiérarchie.

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9.9

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9.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-dominoes-are-falling-shell-and.html

LES DOMINOS TOMBENT : SHELL ET TOTAL GABON ENTRENT EN GREVE ; UN AUTRE TOUR DE VIS POUR ALI BONGO

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9.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/jean-pings-appeal-documents-des.html

DES DOCUMENTS DU RECOURS DE JEAN PING

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9.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/about-jean-pings-appeal-to.html

À PROPOS DU RECOURS DE JEAN PING À LA COUR CONSTITUTIONNELLE. ET FINALEMENT, SE SACHANT RIDICULE, ALI BONGO NE FAIT AUCUN RECOURS

Vidéo France 24

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9.9, 16h36

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-issozet-ngondet-charge-observateurs-de-lue/

Crise postélectorale : Issozet Ngondet charge les observateurs de l’UE

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur vendredi 09 septembre 2016 à 16:36 / 0 commentaires

Le ministre des Affaires étrangères a qualifié de «très controversé» le rapport de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE), et d’«inapproprié» le comportement de certains d’entre eux.

Le ministre des Affaires étrangères n’a pas eu le verbe tendre pour réfuter le rapport des observateurs de l’UE sur le scrutin du 27 août. Emmanuel Issozet Ngondet a estimé, le 8 septembre dernier, que la mission d’observation de l’Union européenne a publié «un communiqué très controversé» à « l’opposé des communiqués des autres partenaires internationaux, des autres organisations».

Selon le chef de la diplomatie gabonaise, «l’Union européenne s’est déployée sur le terrain en ne respectant pas le cadre de sa mission». Une mission prescrite et encadrée par l’accord signé entre le gouvernement gabonais et l’UE, mais aussi par un Code de bonne conduite des observateurs de l’UE. Le ministre n’a pas précisé les termes de cet accord, ni les dispositions violées par les observateurs européens. Il a simplement indiqué que la Mission d’observation de l’UE devait exercer son travail dans le strict respect de la loi.

Or, durant tout le processus, ces observateurs ont «souhaité, parfois avec insistante, parfois avec fracas, travestir ou violer la loi pour se retrouver dans des situations où la loi ne leur permettait pas d’être présents», a-t-il précisé.

Invoquant le Code de bonne conduite, le ministre des Affaires étrangères a relevé qu’il impose des «devoirs d’impartialité et de neutralité aux observateurs de l’UE». Il interdit également aux observateurs de s’exprimer publiquement sur les constats qu’ils auraient faits durant leur mission et que cette tâche était dévolue à leur porte-parole. Le chef de la diplomatie gabonaise dit avoir observé «beaucoup d’incongruités dans les comportements des observateurs de l’UE», et  cette posture le laisse « croire que l’UE a voulu, dans l’accomplissement de sa mission, changer son mandat». «A travers le comportement de ces observateurs, on a la nette impression qu’elle a voulu transformer ce mandat d’observation en un mandat de contrôle visant  à s’octroyer une responsabilité de certification des résultats de l’élection présidentielle au Gabon. Ce n’était pas la mission qui lui a été confiée», a-t-il  dénoncé.

Pour le ministre «le Gabon n’est pas un Etat en situation post-conflit», le Gabon est un Etat de droit qui a les institutions politiques et légales ayant fait leur preuve et consolidées à l’épreuve de plusieurs échéances électorales. C’est un comportement «inapproprié» a fustigé Issozet Ngondet. Cette sortie musclée réussira-t-elle à effacer les doutes sur la transparence du scrutin du 27 aout ? Rien n’est moins sûr.

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9.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-situation-in-port-gentil-la_9.html

Le Gabon Souffre de la Pire «Suppression des Communications Depuis le Printemps Arabe »

Le 9 septembre 2016

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9.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-new-york-times-reiterates-need-for.html

LE NEW YORK TIMES RÉITÈRE LA NÉCESSITE DU COMPTAGE BUREAU DE VOTE PAR BUREAU DE VOTE

Traduction française

Le Vote Contesté au Gabon

PAR LA RÉDACTION; 8 septembre 2016

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9.9, 16h04

http://gabonreview.com/blog/tribune-libre-de-legalite-parle-t-on-gabon/

Tribune libre : «De quelle légalité parle-t-on au Gabon ?»

Publié par La Rédaction dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur vendredi 09 septembre 2016 à 16:04 / 0 commentaires

Respect de la loi par-ci, non-respect de la légalité par-ci, soumission au droit par là… Augustin Émane, avocat et maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes, met le doigt sur le principe de légalité, tant clamé ces jours-ci dans l’effervescence discursive postélectorale au Gabon.  

Augustin Émane, avocat, maitre de conférences à la faculté de Droit de Nantes. © D.R.

Depuis le scrutin du 27 août dernier, le thème de la légalité et de son respect est très en vogue au Gabon. Ceux qui l’emploient ne se soucient guère d’en donner une explication à minima au citoyen gabonais. Comme la messe en latin, c’est agréable à écouter, et parfois à reprendre même si personne n’y comprend rien. La légalité pour reprendre la définition donnée par un auteur reconnu Gérard Cornu est : « le caractère de ce qui est conforme à la loi ».

Quelle est donc cette conformité à la loi que l’on nous rappelle sans cesse depuis quelques jours ?

A la demande formulée par le camp de M. Jean Ping pour que l’on procédât au recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué devenue depuis le mercredi 31 août, une curiosité mondiale, avec ses taux de participation stratosphériques, il est opposé le respect de la légalité. La même réponse a été donnée à des organisations internationales et à la France. Se fonder sur la légalité est louable et honorable, et personne ne viendrait sérieusement pourfendre le respect d’une décision conforme à la loi. Mais puisque nous sommes à l’ère du respect de la légalité, allons-y jusqu’au bout ! Il ne doit pas s’agir en effet d’une étoile filante qui ne passerait que dans le ciel du contentieux électoral.

Le respect de la légalité doit, de ce fait, passer également par le respect de toutes les dispositions du Code électoral, et au-delà, de l’ensemble de nos voutes normatives ! Le respect de la légalité devient alors un principe et une éthique dans lesquels nous nous retrouvons tous pour bâtir un autre Gabon.

En voici quelques exemples.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «Les résultats sont immédiatement annoncés au public par le président du bureau». Visiblement cela ne s’est pas fait dans de nombreux bureaux.

Le respect de la légalité, c’est le respect de l’article 109 qui permet à tout électeur de consulter les procès-verbaux dans son bureau de vote. Chacun peut aisément mesurer ce qu’il en est !

Le respect de la légalité, c’est qu’un pays ne soit pas privé de moyens de communication sans explication aucune. Chacun pourra attester du fait que le Gabon a été privé d’Internet pendant quelques jours sans que le citoyen de ce pays sache quel crime avait-il commis pour subir cette punition.

Le respect de la légalité, c’est le respect de notre Constitution dont l’article 1er 3° de son Titre Préliminaire qui dispose tout citoyen gabonais est libre d’aller et de venir. Il ne devrait donc pas être empêché de sortir du territoire sans motif valable comme cela est encore arrivé à M. Michel Ongoundou il y a deux jours. Pendant ce temps, d’autres citoyens du fait de leurs sympathies politiques peuvent voyager comme bon leur semble.

Le respect de la légalité, c’est le respect de la durée des mandats. Comment se fait-il alors que la Cour Constitutionnelle, qui cristallise aujourd’hui tant de critiques et de défiance, soit dirigée par la même personne depuis sa création, alors que la loi ne permet que deux mandats à sa tête ?

Le respect de la légalité, c’est le respect du principe de l’impartialité du juge. Or, à l’heure actuelle, s’agissant du juge constitutionnel, qui peut contester le fait que cette impartialité ne soit pas garantie pour les raisons que tous les Gabonais connaissent ?

Le respect de la légalité enfin, c’est le respect du choix de ceux dont on est censé tirer sa légitimité à savoir les électeurs qui constituent le peuple. Or, en l’état actuel, le doute est permis au vu de ce qui suit, tiré du rapport de la Mission de l’Union Européenne : «L’abstention observée dans une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la CENAP pour l’ensemble de la province. L’intégrité des résultats provisoires dans cette province est par conséquence remise en cause».

Augustin Émane

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9.9, 14h44

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-jean-ping-saisit-cour-constitutionnelle/

Présidentielle-Gabon : Jean Ping saisit la Cour constitutionnelle

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur vendredi 09 septembre 2016 à 14:44 / 0 commentaires

Le candidat consensuel de l’opposition a déposé une requête en réformation de la proclamation des résultats du scrutin présidentiel. Ali Bongo n’a pas déposé de recours, selon les avocats de son adversaire.

S’il semblait hésiter à le faire ces derniers jours, Jean Ping a finalement déposé «une requête en réformation de la proclamation, par le ministre de l’Intérieur, des résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016 dans la province du Haut-Ogooué». C’est en tout cas l’information donnée par le porte-parole du candidat le 8 septembre. Selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, cette requête porte essentiellement sur le recomptage des suffrages dans le Haut-Ogooué, fief d’Ali Bongo, où l’on a enregistré un taux de participation de 99%, ayant permis au président de la République de rattraper l’écart avec son principal challenger puis de le dépasser, selon les résultats officiels.

Il est question notamment d’un recomptage des suffrages bureau de vote par bureau de vote, «à travers la confrontation des procès-verbaux détenus par la Cenap et toutes les parties», a-t-il précisé. Selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, «l’action en réformation permet à une autorité supérieure de faire disparaître une décision prise par une autorité inférieure, tout en lui substituant sa propre décision». En un mot, l’objectif est de parvenir à annuler les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) issus du scrutin dans le Haut-Ogooué.

Ayant confirmé le dépôt de cette requête, Me Jean Rémy Bantsantsa a expliqué que celle-ci vise à montrer que «Jean Ping a toujours respecté la légalité». Toutefois, il s’est étonné que le greffe de la Cour constitutionnelle n’ait pas reçu la requête annoncée par Ali Bongo, il y a deux jours, sur les antennes de Radio France internationale (RFI). Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), dont les soutiens ont dit avoir relevé des «irrégularités» dans certaines provinces, à l’instar du Woleu-Ntem, a-t-il craint de se confronter à son adversaire l’ayant largement battu dans cette partie du pays ? D’aucuns arguent que l’annonce faite par la majorité au pouvoir procédait, en réalité, soit d’une mauvaise lecture, soit d’une méconnaissance de la loi interdisant au vainqueur de l’élection présidentielle de déposer un recours à la Cour constitutionnelle.

En tout cas, disant être parti du bureau du greffe de la Cour constitutionnelle à 18 heures 30, comme pour vérifier qu’aucun autre recours n’a été déposé après l’heure légale de la clôture des dépôts, Me Bantsantsa a dit avoir comptabilisé en tout quatre recours, y compris celui de Jean Ping. Il s’agit, selon lui, des recours déposés par les candidats Gérard Ella Nguéma de l’Union nationale-AMO, Abel Mbombe Nzoundou et d’un citoyen gabonais agissant au nom d’une organisation de la société civile nationale.

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9.9, 7h28

http://info241.com/jean-ping-saisi-la-cour-constitutionnelle-pour-faire-constater,2196

Jean Ping saisit la Cour constitutionnelle pour faire constater les anomalies du Haut-Ogooué

Publié le 9 septembre 2016 à 07h28min

La crise post-électorale gabonaise se jouera aussi devant la Cour constitutionnelle. Hier, l’opposant Jean Ping a finalement déposé un recours devant la haute cour pour invalider les résultats controversés de la province du Haut-Ogooué à l’origine de la victoire surprise d’Ali Bongo et de la naissance de la crise gabonaise.

L’opposition avait émis des doutes quant au dépôt d’un tel recours auprès de la Cour constitutionnelle dirigée par la belle-mère d’Ali Bongo et qui a depuis 1993, toujours rendue des décisions favorables au candidat sortant du régime : Omar Bongo (1993, 1998, 2003) et Ali Bongo en 2009.

Le candidat Jean Ping dénonce « des résultats totalement faux » dans la province du Haut-Ogooué qui ont défrayé la chronique en affichant des taux de participation soviétique avoisinant les 100% alors que la moyenne nationale était de 40 à 48%.

« Nous demandons à la Cour de constater qu’il y a des anomalies graves », a déclaré à la presse un des avocats de l’opposant Jean Ping, Jean-Rémy Batsantsa, reprenant les mots de l’observatrice en chef de l’Union européenne, Maryia Gabriel.

« Nous avons 174 procès-verbaux (pour le Haut Ogooué, NDLR). Quand nous les compilons, nous nous rendons compte que dans tous les cas Ali Bongo ne peut pas gagner cette élection », a justifier l’avocat.

Jean Ping s’est autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août, dès le lendemain du scrutin. Il est arrivé deuxième selon les résultats officiels, devant huit autres candidats, avec 48,23 % des suffrages, contre 49,80 % pour Ali Bongo. L’écart entre les deux rivaux n’est que de 5594 voix, une courte avance qui au regard des anomalies contrastées dans cette province devraient mettre un terme à cette crise post-électorale.

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8.9

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8.9

http://gabonmediatime.com/bruno-ngoussi-lacharnement-de-trop/

Bruno Ngoussi : l’acharnement de trop?

Par Ferdinand Demba

8 septembre 2016

RTN (Radio et Télévision Nazareth), la chaîne de télévision de Georges Bruno Ngoussi, a reçu la visite de plusieurs hommes armés la semaine dernière. .. Qui en veut à Georges Bruno Ngoussi et pourquoi les autorités compétentes (police) ne répondent-elles pas à sa demande de protection ?

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8.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/ali-bongo-has-once-again-cut-internet.html

 COUPER INTERNET AU GABON

Graphique 6+7+8.9.16

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8.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/interview-by-madam-laurence-ndong.html

Vidéo Laurence Ndong à Paris.

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8.9, 18h

http://gabonreview.com/blog/tribune-libre-sortir-de-crise/

Tribune libre : «Comment sortir de la crise ?»

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur jeudi 08 septembre 2016 à 18:00

Noël Bertrand Boundzanga, jeune enseignant-chercheur à l’Université Omar Bongo, souvent publié ici, et fondateur du «Club 90», une «majorité citoyenne» en opposition à la majorité présidentielle.

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8.9, 17h23

http://info241.com/le-parlement-europeen-se-penchera-mardi-sur-la-crise-post,2195

http://gabonmediatime.com/le-front-national-inscrit-le-gabon-a-lordre-du-jour-au-parlement-europeen/

« … la crise électorale au Gabon sera abordée lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg mardi 13 septembre »

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8.9, 17h02

http://gabonreview.com/blog/mission-de-lua-gabon-abdoulaye-bathily-a-manoeuvre/

Mission de l’UA au Gabon : Abdoulaye Bathily à la manœuvre

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 08 septembre 2016 à 17:02 / 1 commentaire

Le chef de l’Unoca représentera le Secrétaire général des Nations-Unies dans le cadre de la résolution du conflit postélectoral au Gabon au sein de la mission de l’Union africaine (UA).

Annoncée depuis quelques jours, la mission des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) devrait commencer ses discussions le 9 septembre 2016 au Gabon. L’objectif de celle-ci : la résolution de la crise postélectorale du scrutin présidentiel du 27 août dernier. Scrutin ayant donné Ali Bongo vainqueur à plus de 49% devant Jean Ping, lequel n’a pas cessé de contester ces résultats. Le candidat consensuel de l’opposition rejette notamment les résultats obtenus par le président de la République dans la province du Haut-Ogooué.

A Libreville, la mission de l’UA devra tenter de débloquer la situation, alors que les deux principaux acteurs campent chacun sur sa position. En plus des chefs d’Etat du continent, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) a annoncé le 7 septembre que son secrétaire général sera représenté par Abdoulaye Bathily. Selon certains, le chef du bureau régional des Nations-Unies pour l’Afrique centrale (Unoca) s’est déjà investi ces derniers jours dans  la recherche de l’apaisement des relations entre les autorités gabonaises et l’opposition, en permettant notamment de mettre fin au siège du quartier général de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine.

Le porte-parole Ban Ki-moon a d’ailleurs récemment rappelé, au cours d’une conférence de presse à New-York, que Abdoulaye Bathily continue d’encourager les parties prenantes à utiliser les moyens légaux et pacifiques pour régler leurs désaccords. Le 6 septembre, le chef de l’Unoca s’est une nouvelle fois entretenu avec Jean Ping. Il reste également en contact direct avec Ali Bongo.

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8.9 : Absence de source, de lieu, d’heure pour photo de 7 morts

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/how-can-they-talk-about-3-deatch.html

Comment peut on nous parler de 3 morts officiellement dans tout le pays, quand rien que sur cette photo, on peut en compter 7 ?

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8.9, 11h17

http://info241.com/le-gouvernement-gabonais-met-internet-dans-le-pays-en-mode,2194

Le gouvernement gabonais met Internet dans le pays en mode « couvre-feu »

Publié le 8 septembre 2016 à 11h17min

Un « couvre-feu » frapperait actuellement les usagers d’internet au Gabon. Après avoir été privés du reste du monde durant 5 jours aux lendemains de l’annonce des résultats controversés de la présidentielle gabonaise, les internautes gabonais subissent désormais une diète de leurs usages d’internet assortie d’un « couvre-feu » électronique.

Les autorités gabonaises qui avaient pourtant garanties que les communications numériques, en occurrence Internet, ne sauraient pas coupées avant, pendant et après la présidentielle, ont vite depuis fait déchanter leurs promesses. Internet avait été coupé dans la nuit du sombre mercredi 31 août durant cinq jours avant de faire son retour cette semaine.

Depuis ce retour, plusieurs internautes gabonais se plaignent du débit des usages dont ils peuvent jouir et auxquels ils étaient déjà coutumiers. Certains d’entre eux évoquent même des restrictions d’accès à des services tels que Whatsapp, Facebook, Viber qui sont désormais limités quand leur accès ne s’avère impossible.

Professeur T le Toaster il y a environ une heure INTERNET ICI C’EST DU MATIN JUSQU’A 18 HEURES!!! On est reparti à l’époque d’avant 90!!!28

Un post sur Facebook évoquant cette censure d’Internet

Le retour d’Internet utile non pas seulement pour les citoyens qui peuvent poster des photos des violences post-électorales, sert grandement à l’économie gabonaise dont plusieurs services au public dépendent. C’est le cas notamment des banques, de l’électricité et des services liés à la télévision.

Ainsi, sans officiellement l’annoncer, les autorités gabonaises auraient instaurées un « couvre feu » dont le principe est le suivant : Internet est coupé dès 18h et ne revient donc que le lendemain matin. Ce, pour ne pas pas pénaliser les opérateurs économiques dont l’activité est assujettie à Internet. Le chronogramme de ce couvre-feu qui ne dit pas nom, épouse ainsi uniquement les horaires de travail où le débit semble normal malgré des accès restreints aux réseaux sociaux.

Ce couvre-feu des connexions numériques masque mal la fébrilité du pouvoir gabonais englué dans une crise post-électorale dont il semble n’avoir pas réussi à gagner la sympathie des internautes. Ceux-ci, chaque fois que cela leur est possible, dénoncent les résultats d’une présidentielle dont beaucoup doutent de la sincérité et de sa transparence. Mais aussi et surtout des posts sur les violences perpétrées par les militaires gabonais sur ordre du camp d’Ali Bongo, pour faire taire les contestations.

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8.9

http://gabonmediatime.com/le-gouvernement-gabonais-rassure-matignon/

Le gouvernement gabonais rassure Matignon

Par Lauris Pemba

8 septembre 2016

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8.9

http://gabonmediatime.com/le-tribunal-de-libreville-refoule-du-monde/

Le Tribunal de Libreville refoule du monde

Par Lauris Pemba

8 septembre 2016

La nuit du 31 août a été chaotique du point de vue du plus grand nombre.

Après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle par le Ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubele Boubeya, qui donnait Ali Bongo vainqueur de cette élection s’en est suivie une myriade d’actes pouvant être qualifiés de barbares ainsi que de nombreuses arrestations.

Les médias annonçaient plus de milles personnes arrêtées. Ainsi, depuis ce lundi, le Tribunal judiciaire de Libreville est surabondé par ces personnes qui attendent les décisions du juge.

Présidées par Fulgence Ongama, ces audiences aux allures de conciliation sont très souvent soldées par le renvoi de l’individu  pour manque d’éléments ou preuves pouvant justifier son incarcération. Ils rentrent donc chez eux rejoindre leur famille.

Toutefois, il conviendrait de préciser que les différents individus présentés devant le Tribunal sont à ce jour fichés c’est-à-dire que leurs données personnelles (nom, prénom, âge, résidence…etc.) sont enregistrées puis stockées pour qu’en cas de récidive ils soient facilement arrêtés puis incarcérés à la prison centrale. C’est donc un avertissement que leur donne le président du Tribunal.

À l’extérieur, bloquée par les forces de l’ordre, c’est une horde de parents apeurés par le sort de leurs enfants pour la plupart, d’autres par contre espèrent retrouver les leurs disparus depuis la nuit du 31 août. Ils viennent tous les jours tels des pèlerins attendre la bonne nouvelle.

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8.9

http://gabonmediatime.com/bilie-by-nze-les-casseurs-vont-payer-eux-memes-ou-leurs-familles/

Bilie By Nze [ (…) les casseurs vont payer, eux-mêmes ou leurs familles ]

Par Lauris Pemba

8 septembre 2016

Dans un climat sociopolitique de plus en plus délétère depuis Le 31 août dernier, date de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le gouvernement ne cesse de prendre des mesures visant à canaliser les populations.

Suite aux nombreux cas de vandalismes perpétrés dans les différents quartiers de Libreville et ses environs ainsi qu’à l’intérieur du pays, le Ministre de la Communication, porte parole du Gouvernement, Bilie By Nze annonce lors d’une énième sortie la mise en place d’une cellule d’avocats.

Il affirme “le gouvernement a décidé de mettre en place un collectif d’avocats qui permettra aux auteurs des actes que nous avons vécu à Libreville et dans d’autres villes du pays. De même que les responsables des collectivités locales en commençant par le maire de la commune de Libreville, la commune la plus touchée à ce jour vont également mettre en place des collectifs d’avocats pour aider les populations qui ont été touchées par les vandales, par les actes de barbaries à constituer les dossiers et à saisir la justice. Ceux qui ont cassé vont devoir payer c’est la loi de l’État on ne peut pas penser qu’on mettrait sur le compte des émeutes ou manifestations politiques ce qui manifestement apparaît comme des actes de banditisme et donc les casseurs vont payer, eux même ou leurs familles.”

Quel serait réellement le but de cette coalition d’avocats quand on sait que les justiciables ne seront certainement jamais remboursés ? Les vandales ou leurs familles comme l’a si bien précisé monsieur le Ministre disposent de quelle manne financière pour restituer ces biens ?

En attendant l’ouverture d’une enquête de nos services, l’opinion publique laisse la Justice face à ses responsabilités et croit en un Gabon juste et prospère.

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8.9

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-lhommage-aux-victimes/

Crise post-électorale : l’hommage aux victimes

Par Lauris Pemba

8 septembre 2016

Ils se sont retrouvés nombreux au quartier général de Jean Ping pour rendre hommage aux militants tombés au combat le 31 août dernier. Parents, amis et connaissances des victimes de se succèdent au quartier général soutenu par les leaders de l’opposition qui sont les instigateurs de cet événement. Le recueillement a commencé ce mardi 6 et la cérémonie se poursuit encore au QG. Les gabonais se recueillent devant un autel appelé « La Chapelle des combattants de la liberté morts pour la patrie », ils chantent l’hymne national, prient et déposent une fleur ou allument une bougie. A cette heure, il est impossible de dresser un bilan national définitif du nombre de victimes de cette crise post-électorale tant un nombre important de familles restent encore à la recherche de leurs proches.

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8.9, 9h11

http://info241.com/des-gabonais-envahissent-le-congres-americain-reuni-en-session,2193

Des Gabonais envahissent le Congrès américain réuni en session extraordinaire

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7.9

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7.9

http://gabonmediatime.com/moukagni-iwangou-demande-louverture-dune-enquete-independante-sur-lassaut-du-qg-de-jean-ping/

Moukagni Iwangou demande l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’assaut du QG de Jean PING

Par Terence Wilfried Asseko Akoma

7 septembre 2016

Suite aux derniers événements ayant secoué Libreville et une bonne partie de l’intérieur du pays, le Président de l’Union du Peuple Gabonais, MOUKAGNI IWANGOU, dans un communiqué datant du 6 Septembre 2016, est revenu sur les principales causes de ces perturbations ayant entraîné une réelle insécurité dans l’ensemble du territoire national.

La première source de ces événements, pour reprendre MOUKAGNI IWANGOU, se révèle être l’opposition des gouverneurs de province, à la charge desquels la loi  impose “de procéder à l’annonce des résultats sur invitation des démembrements provinciaux de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP)”.; résistance qui s’est par la suite justifiée par l’annonce tardive des résultats de la province du Haut-Ogooué qui ont permis à Ali BONGO ONDIMBA, candidat déclaré vainqueur, de rattraper l’avance qu’avait sur lui Jean PING. Pour ce dernier, la volonté du peuple n’a pas été respectée d’où la nécessité pour ce peuple de descendre dans la rue et d’exprimer leur mécontentement.

Le Président de l’UPG revient ensuite sur l’assaut mené contre le quartier général (QG) de Jean PING, par lequel le pouvoir en place s’est estimé mettre en oeuvre son droit de suite dans l’objectif de “sécuriser les lieux et ses occupants, des auteurs des actes de vandalisme qui y auraient trouvé refuge.

Par la suite, celui-ci n’a pas manqué de décrier la mobilisation de l’armée, plus précisément la Garde Républicaine qui, selon les dispositions de l’article 3 de la loi 3/96,  “ a pour mission principale d’assurer la protection de la personne du Chef de l’Etat” et accessoirement “ d’assurer la sécurité des édifices publics”; éléments qui ne se justifiaient pas dans les faits d’espèce car le Chef de l’Etat ne se trouvait pas sur le lieu objet de l’assaut, et ce lieu ne constitue aucunement un édifice public.

L’Union du Peuple Gabonais, par la voix de son représentant, a décidé de “ rompre le silence,  et d’exiger la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.” Il en appelle donc à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de mettre au clair le véritable bilan de cet assaut. “Mieux encore, le Peuple Gabonais mérite de connaître, le prix qu’il a payé, et qu’il est en passe de payer, pour assouvir les ambitions personnelles d’un groupe, déterminé à privilégier ses ambitions et à imposer à la Nation, en dépit de la volonté du Peuple.” a-t-il déclaré.

Cette ordre lancé contre le QG de Jean PING intéresse tout autant  la Convention des Nations unies contre la torture et les traitements dégradants et le statut de Rome de la Cour pénale internationale, dans la mesure où celui-ci touche au “péril humain”. En effet, “ en donnant l’assaut avec des armes de guerre contre un immeuble, dont les occupants étaient les partisans d’un homme politique, tous arrêtés ou mis sous contrôle pour les plus chanceux, certains ayant simplement perdu la vie, le Gouvernement Gabonais a fait œuvre de violence de masse, et surtout, discriminé une communauté en raison de ses convictions politiques.” et, “lorsqu’à ce tableau, l’on ajoute le traitement dégradant infligé auxdits occupants, sommés sous la menace d’arme de guerre, de sortir de l’immeuble, torses nus, soit à genoux, soit en roulant sur les fesses, l’assaut donné par le Gouvernement puise son inspiration au-delà des sanctions légales, dans des repères que l’humanité tout entière refuse.”

Compte tenu de tout ce qui a été dit, l’Union du Peuple Gabonais par la voix de son président, sollicite l’ouverture d’une enquête indépendante afin qu’un bilan objectif de cet assaut soit dégagé.

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7.9, 20h42

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-mission-de-lua-attendue-a-libreville/

Crise postélectorale : Une mission de l’UA attendue à Libreville

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 16:42 / 1 commentaire

La situation actuelle du Gabon inquiète l’instance africaine. Elle y dépêchera une délégation dans les prochains jours, en vue de tenter un début de médiation entre les deux parties.

Le président en exercice de l’Union africaine. © aws.la-croix.com

Après s’être officiellement prononcée sur la crise post-électorale au Gabon, l’Union africaine (UA) a annoncé, le 6 septembre, qu’elle y enverra une délégation «dans les plus brefs délais», pour tenter un début de médiation entre les camps Ali Bongo et Jean Ping. «C’est une question urgente et je pense que la délégation de haut niveau sera envoyée très bientôt», a déclaré le porte-parole de l’UA.

Selon Jacob Enoh Eben, les discussions seront vraisemblablement dirigées par le président tchadien Idriss Déby, le président en exercice de l’UA. En effet, le chef de l’Etat tchadien avait promis d’«assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation postélectorale (…) avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés». L’Union africaine va intervenir au Gabon «dans le respect strict des dispositions constitutionnelles et légales» de ce pays, avec les «instruments pertinents de l’UA en matière de démocratie et d’élections», avait assuré Idriss Déby.

La délégation devrait rencontrer les différentes parties prenantes à la crise. Des consultations sont cependant toujours en cours entre les membres de l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et les différentes personnalités de la scène politique gabonaise, pour déterminer la composition exacte de la délégation, ainsi que sa mission.

Au moment où la France réclame, à l’instar des Etats-Unis et de l’Union européenne, le recomptage des voix bureau par bureau, l’UA demande par contre qu’on respecte la loi gabonaise qui veut que les contestations se fassent auprès de la Cour constitutionnelle.

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7.9 : le site gabonreview a publié au moins 15 articles en une journée rattrapant son retard sur la période du 31 au 5.

http://gabonreview.com/

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7.9, 17h34

http://gabonreview.com/blog/presidentielle-gabon-lappel-recomptage-voix-camp-de-jean-ping/

Présidentielle-Gabon : L’appel au recomptage des voix du camp de Jean Ping

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 17:34 / 4 commentaires

Sans dire si le candidat consensuel de l’opposition envisageait de déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, la coordination de campagne de Jean Ping a exhorté Ali Bongo à accepter le recomptage des voix du scrutin du 27 août 2016.

Alexandre Barro Chambrier et René Ndemezo’o Obiang, le 7 septembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

Le retour à une véritable accalmie dans le pays, une semaine après les émeutes qui ont éclatées à l’annonce des résultats officiels du scrutin présidentiel, passe nécessairement par le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote.

C’est en tout cas ce qu’estime la coordination de campagne de Jean Ping au cours d’une conférence, le 7 septembre, à son quartier général. Elle a appelé Ali Bongo à se soumettre à l’exigence de «la vérité». Les soutiens de l’ancien président de la commission de l’Union africaine ont mal dissimulé leur refus de déposer un recours à la Cour constitutionnelle comme le prévoie la loi.  «Nous ne sommes pas myopes. Nous voyons bien qu’on laisse courir le délai légal du recours, mais nous nous étonnons de ce que ce soit le président supposé élu qui dicte la conduite à tenir alors que les doutes proviennent de son camp», a déclaré Alexandre Barro Chambrier.

Pour le président du rassemblement Héritage & Modernité, «cette précipitation à nous envoyer vers la Cour constitutionnelle porte à caution». D’autant que, a-t-il indiqué, «Ali Bongo, à ce stade, est un candidat avec des résultats provisoires». Pour lui, le vainqueur déclaré par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) n’est pas bien placé pour avoir des préférences.

Pour sa part, René Ndemezo’o Obiang a tenu à indiquer que le recomptage des voix auquel son candidat appelle depuis plusieurs jours, avant d’être rejoint par la communauté internationale, devra se faire au sein de la Cenap et nulle part ailleurs. «Le recomptage des voix doit se faire où le problème s’est posé : à la Cenap. Il faut donc qu’elle reprenne son travail inachevé», a déclaré le président de la Dynamique nouvelle.

Pour lui, ce recomptage devra se faire par «une commission paritaire» réunissant des membres de l’opposition et ceux de la majorité,  sous la supervision des observateurs de l’Union européenne. Pour ce qui est de l’annonce d’une éventuelle mission de l’Union africaine au Gabon, dans le cadre de la résolution de la crise postélectorale, il a dit espérer que les chefs d’Etat composant cette mission iront dans le sens de leur appel, qui est le même que celui de l’Union européenne.

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7.9, 17h10

http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-lopposition-bilan/

Crise postélectorale : L’opposition fait le bilan

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 17:10 / 0 commentaires

Estimé jusqu’ici au nombre de trois, l’opposition gabonaise comptabilise plus de 50 morts dans le pays depuis le début des émeutes du 31 août dernier.

Le QG de Jean Ping à l’heure des hommages aux morts. © Gabonreview

Si l’on en croit le ministère de l’Intérieur, les troubles enregistrés depuis le 31 août dernier ont fait d’importants dégâts matériels et causé le décès de trois personnes, dont les identités n’ont pas encore été déterminées. Pour l’opposition, en l’occurrence le camp de Jean Ping, il y aurait plus de morts que le gouvernement ne semble vouloir déclarer, de peur de retourner l’opinion contre lui.

Au quartier général du candidat consensuel de l’opposition, où les parents des disparus n’ont pas cessé de converger, l’on assure que la répression des forces de l’ordre a fait «plus de 50 morts». Certains auraient succombé lors du «bombardement du QG» dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016. S’il a reconnu qu’«il est extrêmement difficile de déterminer le nombre exact des morts» causé par cette intervention que le gouvernement continue de  nier, René Ndemzo’o Obiang n’a pas moins affirmé que la quinzaine de personnes tuée et recensée dans les pièces du QG dépassent déjà le bilan officiel du gouvernement.

«Les morts que nous avons retrouvés au QG, ce sont ceux que les agents des forces de l’ordre n’ont pas pu amener avec eux», a affirmé le président de la Dynamique nouvelle. A en croire l’ancien baron du Parti démocratique gabonais (PDG), lors de leur assaut, les militaires avaient à leur disposition une ambulance dans laquelle toutes leurs victimes étaient embarquées, «pour éviter de laisser des traces».

Depuis, au quartier général de Jean Ping, des hommages sont rendus aux disparus, et selon la coordination de campagne de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, d’autres personnes continuent d’être tuées aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays. Pour ce qui est du décès du jeune militant Nicolas Ondo Aubame, l’intéressé a lui-même tenu à démentir cette rumeur. Au sujet de Bertrand Zibi Abeghe, le député démissionnaire du 2e siège du département du Haut-Ntem, l’opposition dit être sans nouvelles de lui, mais affirme être «très préoccupée» sur son cas.

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7.9, 9h41

http://gabonreview.com/blog/crise-post-electorale-choses-dautres-black-out-internet/

Crise postélectorale : Des choses et d’autres sur le black-out Internet

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 9:41 / 4 commentaires

Le Gabon confirmé sa position au panthéon des gouvernements africains peu soucieux des libertés individuelles et collectives, en censurant la connexion Internet au lendemain du scrutin présidentiel. Retour sur cette méthode typique des régimes autoritaires.

 «Les réseaux sociaux ne seront pas suspendus ou perturbés le jour du vote» : Tel était, en substance, l’assurance faite aux observateurs de l’Union européenne (UE), le 23 août dernier, lors d’une séance de travail avec le ministre de l’Intérieur. «Nous avons tous besoin de cet outil et nous n’avons absolument rien à cacher. L’information doit circuler», avait affirmé Pacôme Moubelet Boubeya.

Pourtant, la réalité a été tout autre après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel ayant donné Ali Bongo vainqueur, le 31 août dernier, avec un accès impossible au Web. Une situation qui aura duré cinq jours consécutifs, avant de revenir partiellement à la normale, le 5 septembre dernier, avec néanmoins un débit bridé. Le black-out s’est toutefois prolongé le lendemain, après que le ministre de la Justice ait annoncé sa démission du gouvernement et du Parti démocratique gabonais (PDG), avant que la situation ne revienne, une nouvelle fois partiellement à la normale le 6 septembre. Toutefois, les réseaux sociaux (Facebook, Whatsapp, Tweeter, etc.) sont toujours inaccessibles à ce jour.

Une méthode désormais classique des régimes aux tendances autoritaires. Une opération plutôt facile à exécuter, à en croire un ingénieur réseau. «Le critère, c’est le nombre d’opérateurs qui ont une connectivité internationale, c’est-à-dire qui sont reliés à un câble sous-marin», a expliqué Stéphane Bortzmeyer sur liberation.fr. «Pour des raisons financières, mais aussi parfois géopolitiques, les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale n’en ont souvent qu’un. Il suffit alors au gouvernement d’exiger de cet opérateur qu’il ferme le robinet. Ce n’est même pas une opération physique, il suffit d’une commande logicielle», a-t-il poursuivi. Dans le camp d’Ali Bongo, l’on s’accorde à dire qu’«il s’agissait de prévenir les dérapages, notamment sur les réseaux sociaux. Cette restriction était motivée par des raisons de sécurité. Les fausses rumeurs sciemment diffusées par l’opposition étaient de nature à enflammer le pays». Une décision qui n’aurait cependant pas été prise avec l’aval du chef de l’Etat, ce dernier s’en étant offusqué lors d’une réunion d’urgence, ayant précédé le premier retour à la normal de la connexion Internet.

En censurant Internet, le Gabon s’inscrit  désormais dans la lignée des gouvernements peu soucieux des libertés qui ont compris, ces dernières années, à quel point les réseaux sociaux peuvent mobiliser les masses. Un black-out devenu une espèce de reflexe. «Mais les manifestants vont s’adapter : il y a un temps où ils prenaient d’assaut la radiotélévision nationale, bientôt ça sera l’opérateur télécom», a prévenu Stéphane Bortzmeyer.

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7.9, 13h20

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-explanations-of-jean-ping.html

Interview Lionel Essono Ondo, porte-parole Jean Ping à Paris par Brazza Paris Info

Vidéo

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6.9

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6.9 démenti par Nicolas Ondo Obame lui-même le 8.9 : http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-lopposition-bilan/

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-activist-nicolas-ondo-obame.html

Photo du cadavre de Nicolas Ondo Obame, leader étudiant connu depuis 2012 ( ?)

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7.9, 9h37

http://gabonreview.com/blog/selon-deux-ong-70-pdgistes-estiment-impossible-score-de-bongo-haut-ogooue/

Selon deux ONG, 70% des PDGistes estiment «impossible» le score de Bongo dans le Haut-Ogooué

Publié par David Makoumba Dissumba

mercredi 07 septembre 2016 à 9:37

Les  bureaux exécutifs de l’ONG Citoyens et Actions et du Collectif pour le respect de la Voix  du  Peuple ont organisé une étude post-électorale en vue de cerner les contours des résultats issus des urnes dans la province du Haut-Ogooué. Pour ces deux structures, 70% des militants du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) estiment «impossible» le score obtenu par Ali Bongo Ondimba dans cette localité du Gabon.

A l’issue de l’élection présidentielle du 27 août 2016, les résultats du 31 du même mois ont permis au président sortant d’arracher aux forceps un second mandat de sept ans. Son score le plus élevé a été enregistré dans sa province natale du Haut-Ogooué, au sud-est du Gabon où il a été crédité de plus de 95% des suffrages exprimés pour un taux de participation atteignant 99,83%.

Ces résultats ont été contestés. Des émeutes assorties des violences et des destructions de biens ont ainsi éclaté dans le pays. Face ce résultat, l’ONG Citoyens et Actions et le Collectif pour le respect de la Voix du Peuple se sont réunis le 3 septembre 2016 pour évaluer les enjeux de la violence politique qui en ont suivi afin de proposer à l’ensemble des acteurs politiques quelques pistes de solutions pouvant contribuer au retour de l’ordre et de la sérénité.

Des frustrations dans le Haut-Ogooué

Ces structures ont ainsi envoyé des étudiants mener une enquête sur le regard que posent les militants du PDG, originaires de ce cette province, sur les résultats officiels de ladite élection. Elles indiquent alors que les résultats révèlent que 70% des militants du PDG, originaires de cette province, pensent qu’il est impossible pour le candidat du PDG d’atteindre ce score dans  le Haut – Ogooué. Car, pour plusieurs raisons, «le PDG aurait perdu une bonne partie de son électorat dans cette province à cause de nombreuses frustrations qui ont démobilisé plus d’un et de la nouvelle configuration politique de la Province».

A propos des nombreuses frustrations, ces associations relèvent des éléments tels que «la mise à l’écart durant la campagne, des personnalités qu’ils sont habitués à voir et qui étaient de vrais rassembleurs tels que Idriss Ngari et Paul Toungui, tous les deux depuis longtemps élus de deux circonscriptions à la représentation nationale». Elles prennent également en compte «l’absence notoire de la direction nationale du parti tout au long de la campagne électorale, ainsi qu’en témoigne la non prise de parole publique de Faustin Boukoubi, l’actuel Secrétaire général du PDG».

Avec cette étude, ces structures expliquent, au regard des données collectées que «la brouille au sein de la majorité présidentielle» a presqu’écarté Jean Boniface Assélé de la campagne électorale dans le Haut – Ogooué, alors que son parti politique, le CLR, y est suffisamment implanté. «Cette situation pourrait également avoir une incidence négative sur les  capacités de mobilisation du PDG dans le Haut–Ogooué», font remarquer ces entités.

La nouvelle configuration politique du Haut-Ogooué

S’exprimant à propos de la nouvelle configuration politique de la province, cette analyse a permis de constater que les militants interrogés soutiennent que la configuration politique de la province du Haut–Ogooué de 2016 n’est pas celle de 2009 et des années précédentes. Car, soutient cette analyse, dans le Haut–Ogooué, la diversité politique est désormais bien enracinée, et elle est incarnée, entre autres, par le parti politique les 7MP et l’entrée remarquable en politique de personnalités telles que Léon Paul Ngoulakia, Albert Yangari, Alfred Nguia Banda, et bien d’autres, à l’instar du syndicaliste Marcel Libama, qui ont rejoint les rangs de l’opposition.

A cela s’ajoute, le rapport de ces ONG ajoute l’appel de la Chambre de commerce, lancé par plusieurs cadres de cette province, à l’initiative de François Banga Eboumi. Ils avaient appelé les  ressortissants du Haut –Ogooué à rejoindre les rangs de l’opposition. «Cet appel aurait fait basculer environ 20% de l’électorat du PDG dans l’opposition», souligne le rapport.

«Au regard de ce qui précède, analyse le texte, il est donc impossible, pour les personnes interrogées, que l’opposition n’atteigne pas un score de 30 à 40% dans cette province».

En ce qui concerne les 30% de personnes interrogées restants, elles sont partagées: 25% d’entre elles estiment confirmer le score annoncé et le juge totalement crédible, pour les  raisons suivantes. La pertinence du projet de société du candidat du PDG, l’adhésion des militants au renouvellement des élites du parti, la campagne de proximité empreinte d’initiatives innovantes menée par les cadres provinciaux du parti, à l’instar de Jean Pierre Oyiba.

En conclusion de cette étude, il est recommandé pour sortir de la crise «la publication des résultats par bureau de vote en s’appuyant sur les procès verbaux de dépouillement rendus publics et signés par chaque représentant de candidat en s’appuyant sur les listes d’émargement et des listes de chaque bureau de vote». Ils souhaitent en outre que ces «opérations soient menées par une Commission multipartite, regroupant la société civile, l’Union européenne, la Francophonie, les représentants des deux parties et la Cenap». Observant par ailleurs les nombreux vides juridiques, ils estiment également que le recours à la Cour constitutionnelle «lèserait systématiquement une partie. Car, dans ce cas précis, relèvent-ils, la Haute cour est juge de forme et non juge de fond». «Il y a donc de fortes chances que la saisine de la dite Cour aboutisse à un rejet», conclue ce rapport.

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7.9, 9h20

http://gabonreview.com/blog/crise-post-electorale-communaute-gabonaise-de-france-appelle-a-manifester/

Crise post-électorale : La communauté gabonaise de France appelle à manifester

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 9:20

Une nouvelle manifestation de la communauté gabonaise de France est prévue le 7 septembre 2016, devant le siège du parti «Les Républicains», dans le 15e arrondissement de Paris.

Après la place du Trocadéro, puis la mairie de Bordeaux, la communauté gabonaise de France, se donne rendez-vous le 7 septembre prochain, devant le siège du parti «Les Républicains», dans le 15e arrondissement de Paris, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «hold-up électoral et les massacres».

Pour les initiateurs de cette mobilisation qui contestent la réélection d’Ali Bongo, le choix du site du rassemblement a été fait en référence à l’élection présidentielle de 2009, à l’issue de laquelle, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, avait félicité le candidat du Parti démocratique gabonais. «Nicolas Sarkozy ne s’exprime pas, il ne peut pas continuer à faire la sourde oreille !» explique l’une des organisatrices, relayée par France Info. «Nous souhaitons l’intervention de la France, nous souhaitons l’intervention de la communauté internationale au Gabon», a-t-elle poursuivi.

D’après la commission électorale, Ali Bongo Ondimba, a été réélu président pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages contre 48,28% pour Jean Ping (48,23%). L’opposition conteste ces chiffres et demande un comptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Une position partagée par Paris, Bruxelles et Washington.

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7.9, 2h23

http://gabonreview.com/blog/crise-post-electorale-indications-de-jean-marc-ayrault-position-de-france/

Crise post-électorale : Les indications de Jean-Marc Ayrault sur la position de la France

Publié par Stevie Mounombou dans POLITIQUE sur mercredi 07 septembre 2016 à 9:23 / 0 commentaires

(info en retard de plusieurs jours)

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http://gabonreview.com/blog/troubles-post-electoraux-letat-lieux-selon-pacome-moubelet-boubeya/

Troubles post-électoraux : L’état des lieux selon Pacôme Moubelet-Boubeya

Publié par gabonreviewadmin dans POLITIQUE sur mardi 06 septembre 2016 à 13:54 / 2 commentaires

Estimés à des centaines de milliards de francs en dégâts matériels, les troubles post-électoraux survenus depuis le 31 août 2016 auraient également enregistrés trois morts selon ministre de l’Intérieur, quand certains en dénombre au moins sept.

Survenus dans plusieurs villes du pays, à l’instar de Libreville et de Port-Gentil, peu après l’annonce des résultats officiels du scrutin du 27 août 2016, les troubles post-électoraux  ont fait trois morts dans les rangs des civils selon le ministre de l’Intérieur. Des décès dus aux affrontements entre les forces de l’ordre et les «assaillants», a indiqué Pacôme Moubelet Boubeya. Le ministre de l’Intérieur n’a pas nié qu’un assaut a été donné au quartier général de campagne de Jean Ping, à la suite de l’incendie de l’Assemblée nationale. A en croire le membre du gouvernement, cet assaut visait d’une part à «sécuriser» les personnes se trouvant sur les lieux, et d’autre part à empêcher que les auteurs de l’incendie ne se replient dans ce bâtiment. Toutefois, il a tenu à indiquer qu’«aucun hélicoptère n’a tiré sur qui que ce soit durant cette opération». Il s’agissait, a-t-il dit, d’un survol dédié à une opération de surveillance et d’intelligence. Une version censée contredire celle donnée par Jean Ping dans la journée du 1er septembre aux médias internationaux.

S’il a également démenti la rumeur relative à la supposée présence de milices étrangères au sein des forces de sécurité et de défense nationales, officiant dans le cadre de la répression de ces manifestations, le ministre de l’Intérieur a déploré les blessures causées aux agents de l’ordre. «Nous avons des officiers et des soldats qui ont été touchés. Certains par des armes lourdes, d’autres par des armes de point», a déclaré Pacôme Moubelet Boubeya. Au cours des manifestations à Libreville et dans l’intérieur du pays, a-t-il poursuivi, des grenades explosives ont été utilisées et des armes kalachnikov AK47 saisies. Si de véritables précisions n’ont pas été données sur cette découverte, une liste des agents touchés devrait prochainement être mise à la disposition des médias nationaux et internationaux. De même, le gouvernement s’est engagé à permettre aux journalistes de voir ces blessés.

Pour rassurer la population, le ministre de l’Intérieur a indiqué que les forces de l’ordre tiennent la situation sous contrôle. Toutefois, rappelant que la sécurité des Gabonais est prioritaire dans ce genre d’évènement, il a promis de faire «rétablir l’ordre sans équivoque lorsque le moment sera venu». Pour sa part, le procureur de la République a informé l’opinion qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les conditions du décès des trois individus lors de ces manifestations. Certaines sources indiquent cependant ces troubles ont fait au moins sept victimes depuis le 31 aout. Il a également indiqué qu’à ce jour 800 personnes à Libreville et 300 à l’intérieur du Gabon font l’objet d’interrogatoire après avoir été appréhendées lors des manifestations.

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6.9, 13h23

http://gabonreview.com/blog/nations-unies-verification-transparente-resultats-electoraux/

Les Nations unies pour une «vérification transparente des résultats électoraux»

Publié par Désiré-Clitandre Dzonteu dans POLITIQUE sur mardi 06 septembre 2016 à 13:23 / 4 commentaires

(info en retard)

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6.9

http://gabonmediatime.com/enfin-une-reaction-de-lunion-africaine-au-sujet-de-la-crise-post-electorale-au-gabon/

Enfin une réaction de l’Union Africaine au sujet de la crise post-electorale au Gabon

Par Terence Wilfried Asseko Akoma

6 septembre 2016

Dans un communiqué lacunaire intervenant près de quatre jours après les l’annonce officielle des résultats des élections présidentielles au Gabon qui ont reconduit Ali BONGO ONDIMBA à la tête de l’Etat, l’Union Africaine par le biais de son Président en exercice Idriss DEBY ITNO,  par ailleurs Président de la République du TCHAD, communique enfin.

Mais il faut d’ores et déjà dire que celle-ci se prononce à l’image de ses observateurs qui ont été déployés sur le territoire gabonais pour suivre le déroulement du scrutin présidentiel du 27 Août dernier; et à contre courant des autres acteurs de la Communauté Internationale qui se sont exprimés avant elle, nous donnant l’impression qu’elle hésite de se prononcer.

Ce communiqué sonne comme un désaveu cinglant de la démarche de Jean Ping, qui ne laisse prévoir rien de bon pour lui.

COMMUNIQUÉ… Note R*E : Cf ci-dessus

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6.9

http://gabonmediatime.com/macky-sall-et-denis-sassou-nguesso-en-mediation-a-libreville/

Macky Sall et Denis Sassou Nguesso en médiation à Libreville

Par Lauris Pemba

6 septembre 2016

Suite à la crise post-électorale qui est née à la suite de la proclamation de l’élection présidentielle du 27 août 2016 et qui a causé a déjà causé la mort de 7 personnes selon l’AFP, 3 selon le gouvernement et plus d’une cinquantaine selon l’opposition, ainsi que de nombreux blessés et plusieurs arrestations. L’Union Africaine (UA) a donc décidé ce mardi 6 septembre d’envoyer 2 médiateurs,  à Libreville pour s’enquérir de la situation.

L’arrivée des présidents du sénégalais, Macky Sall et congolais Denis Sassou Nguesso, sur le territoire gabonais est prévue pour ce jeudi. L’importance de leur présence au Gabon serait de trancher le litige qui oppose les deux camps afin qu’ils retrouvent le climat d’antan.

En effet, Denis Sassou Nguesso est le doyen des chefs d’Etats de la sous région avec ses 32 ans à la magistrature suprême. Même si sa réélection en mars dernier était sujette à de nombreuses contestations qui ont d’ailleurs occasionné la mort de nombreux congolais laissant ainsi un pays perturbé par de vives tensions son arrivée pourrait se justifier par son expérience dans la sous-région et sa proximité avec les protagonistes.

Macky Sall quant-à lui est aujourd’hui considéré comme un exemple typique de la Démocratie africaine du fait de sa brillante et transparente élection à la tête du sénégal ainsi que ses décisions prises depuis son accession au pouvoir, notamment le retour au quinquennat en lieu et place du   septennat initié par son prédécesseur.

Connaissant les relations qui existent entre ces trois pays, l’opinion publique attend beaucoup de cette médiation qui arrive comme une lueur d’espoir d’une sortie de crise. Nous y reviendrons.

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6.9, 18h55

http://info241.com/les-observateurs-de-l-ue-remettent-en-cause-les-resultats,2188

Les observateurs de l’UE remettent en cause les résultats officiels de la présidentielle gabonaise

Publié le 6 septembre 2016 à 18h55min

Dans une communication rendue publique ce mardi, la Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne pour la présidentielle du 27 août est très critique sur les résultats officiels communiqués par la CENAP. La MOE relève plusieurs anomalies dans les résultats officiels de la province du Haut-Ogooué et appelle à nouveau les autorités gabonaises « à publier les résultats bureau de vote par bureau de vote dans l’ensemble du pays ».

La MOE relève des anomalies évidentes dans les résultats donnés par le ministre de l’Intérieur d’Ali Bongo. Elle indique par exemple que « L’abstention observée dans une des quinze commissions électorales locales est à elle seule supérieure à l’abstention déclarée par la CENAP« , mettant ainsi à mal le taux de participation soviétique déclaré dans la province du Haut-Ogooué.

Cette province dont les résultats « n’ont pas été annoncés publiquement par l’autorité responsable dans la province du Haut-Ogooué » et qui est devenue malgré elle, la variable d’ajustement électoral du candidat sortant, Ali Bongo, pour rattraper la débâcle électorale qui se dessinait devant lui face à son challenger Jean Ping.

Voici l’intégralité de la communication de la MOE de l’Union européenne de ce mardi 6 septembre : … cf Réactions internationales le 6.9

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6.9, 17h31

http://gabonreview.com/blog/crise-post-electorale-2016-lebouriffante-restriction-de-linternet/

Crise post-électorale 2016 : l’ébouriffante restriction de l’Internet

Publié par Loic Ntoutoume dans SOCIÉTÉ & POLITIQUE sur mardi 06 septembre 2016 à 17:31

Près d’une semaine après la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba, les Gabonais sont littéralement privés d’Internet, alors que les pouvoirs publics avaient promis que le pays n’en serait pas sevré. Combien aura coûté cette opération somme toute contournée par ceux qui le voulaient bien ? TAZ, dirait Hakim Bey.

Cinq jours après la proclamation des résultats officiels provisoires de la toute dernière élection présidentielle au Gabon, les mesures d’isolement et de censure prises par les autorités et nullement expliquées, ont partiellement été levées. En effet, alors que le soleil se couchait, le 31 août dernier, sur les manifestations ayant suivi l’annonce de la réélection d’Ali Bongo, l’Internet a été coupé dans l’espace territorial gabonais, sans explication officielle. Tout le monde n’en a cependant pas été privé, l’Agence nationale des infrastructures numérique (Aninf) ayant distribué des clés USB Internet à certaines autorités et à quelques privilégiés qui peuvent continuer à surfer sur la toile mondiale pendant la restriction.

Le retour de la connexion Internet a été noté le lundi 5 septembre, après une rumeur indiquant que Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’Onu, s’en était indigné auprès des autorités gabonaises. Revenue avec une très faible bande passante, la connexion reste cependant limitée aux ordinateurs, les terminaux tels que les tablettes et les smartphones ne recevant pas le signal. Ainsi, à l’impossibilité d’échanger par SMS, est venue s’ajouter la privation des réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter. Ce qui a laissé courir l’idée selon laquelle les émeutes post-électorales ont fait bien plus de morts qu’il n’en est officiellement déclaré et que les autorités gabonaises craignent la publication des photos et vidéos amateurs qui viendraient les contredire en montrant les horreurs de la répression armée.

Fuites d’informations… tout de même

Il se trouve, en effet, que ceux des Gabonais ayant réussi à contourner le blocage de l’Internet grâce aux applications de masquage des VPN, ont constaté sur la page Facebook du groupe Info Kinguelé, que des internautes avaient posté des dizaines de photos de blessés. A l’instar du post d’un certain Jeffrey, daté du 2 septembre dernier, qui présente une personne morte d’une balle à la tête ainsi que des photographies montrant les traces sur un corps des sévices subis par des personnes qui étaient détenues, avant d’être libérées, de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) dans la matinée du 5 septembre courant. Info Kinguelé montre également des douilles de balles à blanc, des douilles de balles réelles, des percuteurs de petites bombes. Les réseaux sociaux n’auraient-ils pas été bloqués qu’on aurait eu, vraisemblablement, plus de détails et de témoignages sur les dégâts de la répression des manifestations post-électorales.

Que tiennent donc tant à cacher les autorités gabonaises ? Y réussissent-elles vraiment ? On pourrait admettre qu’elles sont parvenues à bloquer l’Internet pour le plus grand nombre, pour la plèbe. Mais les autres, les élites, n’ont pas tardé à s’installer dans la TAZ (Zone autonome temporaire) en utilisant des moyens parallèles pour se connecter à la toile mondiale. Ainsi, la clé USB Internet de l’Aninf est sortie de sa zone de prédilection pour se retrouver ailleurs, parfois même dans certains états-majors de l’opposition tandis que de nombreux usagers du Net sont passés à d’autres solutions (marqueurs de VPN, brouillage d’adresse proxy, etc.). Car, même en Chine un certain nombre de personnes parviennent à contourner la restriction de l’Internet grâce à des astuces de pirate (Freegate, réseau Tor, Psiphon, Freenet, anonymizers, etc.).

TAZ et facture de l’opération

L’Internet aura toujours son pendant parallèle, quelque peu pirate, ainsi que l’a théorisé le philosophe anarchiste Hakim Bey qui le comparait aux cachettes et réseaux interlopes d’information des pirates et corsaires du XVIIIe siècle.  «La TAZ est un moment d’espace libéré où les rapports de domination doivent être abolis. Ces instants font entrevoir que quelque chose d’autre que la fatalité quotidienne est possible même si il est vrai que ces moments où tout semble s’écrouler sont en décalage avec la réalité, qui rappelle en général vite à l’ordre», écrit Hakim Bey avant d’ajouter : «Si la TAZ est un campement nomade, alors le Web est le pourvoyeur des chants épiques, des généalogies et des légendes de la tribu ; il a en mémoire les routes secrètes des caravanes et les chemins d’embuscade qui assurent la fluidité de l’économie tribale ; il contient même certaines des routes à suivre et certains rêves qui seront vécus comme autant de signes et d’augures.»

La coupure complète d’Internet est un exemple de censure extrême, perpétrée par des États qui généralement se contrefichent des libertés individuelles. Il reste qu’une telle rupture des communications, aussi bien domestiques qu’internationales, coûte énormément d’argent, puisque l’opération requiert un travail intense, avec la nécessité de couper non seulement les protocoles qui connectent le pays au réseau international, mais aussi les protocoles qui connectent les FAI entre eux et avec leurs abonnés. Combien cette opération a-t-elle donc coûté au contribuable gabonais ?

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6.9, 14h22

http://gabonreview.com/blog/seraphin-moundounga-nest-defendu-loi-ne-etre-empeche/

Séraphin Moundounga : «Tout ce qui n’est pas défendu par la loi, ne peut être empêché»

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur mardi 06 septembre 2016 à 14:22 / 0 commentaires

À travers une déclaration publique, sur TV+, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux a annoncé, le 5 septembre 2016, son divorce avec le régime en place. Ce, en vue d’aider le «peuple opprimé à recouvrer son entière souveraineté». Sa nouvelle posture est consécutive à plusieurs appels sans succès et à l’obstination des institutions en charge de l’organisation des élections «à refuser le recomptage tout en s’agrippant par la force au pouvoir au péril du peuple ainsi opprimé».  Ci-après, l’intégralité de sa déclaration.

La déclaration de Séraphin Moundounga

« Le 30 août 2016, j’ai fait une déclaration que j’ai publié sur ma page Facebook et que j’ai transmis à la presse nationale et internationale, invitant d’une part l’opposition gabonaise à la retenue et d’autre part le président Ali Bongo à une ultime sagesse ; l’invitant respectueusement, s’il était établi que les résultats des urnes ne lui étaient pas favorable, d’appeler monsieur Jean Ping pour le féliciter et de faire en sorte que la paix et la sécurité puissent régner au Gabon et sauvegarder ainsi la démocratie.

J’ai constaté qu’à l’issue de cet appel, j’ai été victime de deux tentatives d’enlèvement ici à Libreville. Mais cela ne m’a pas dissuadé dans ma volonté de faire en sorte que la démocratie puisse prévaloir et que la paix puisse continuer à régner en République gabonaise. J’ai ainsi dans le cadre d’une deuxième déclaration que j’ai faite hier, 4 septembre 2016, invité à nouveau le président Ali Bongo à une ultime sagesse pour éviter au peuple gabonais des souffrances inutiles et de faire en sorte que les résultats des urnes puissent être rendus public conformément à ce qui allait sortir de ces urnes.

Dans cette deuxième déclaration, j’ai essayé d’indiquer les pistes d’une négociation politique en dégageant quatre alternatives qui pourraient aider à parvenir à une sorte d’entente politique entre les deux protagonistes. J’ai également indiqué les modalités d’un recomptage de voix, bureau de vote par bureau de vote et procès-verbal par procès-verbal. J’ai constaté qu’il est argué, qu’il n’est pas possible de procéder au recomptage des voix parce que la législation électorale gabonaise ne le prévoyait pas. Aussi, est-il nécessaire d’éclairer le commun des Gabonais sur un principe général de droit, qui dit très clairement que «ce qui n’est pas formellement dit, n’est pas interdit» à ce titre, et au nom de l’intérêt supérieur de la nation qui s’en trouve également menacée par des fondamentalistes politiques qui nient la souveraineté au peuple gabonais, j’ai esquissé des pistes pour un consensus politique et pour une inaugurale jurisprudence constitutionnelle autorisant au nom de la paix, un recomptage des voix au moyen des PV de chaque bureau de vote de l’ensemble des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national, ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires pour lesquelles il aurait eu éventuellement des fraudes ou des contestations.

Je précise au passage, en disant que ce qui n’est pas dit, n’est pas interdit. Je précise également par un rappel de l’article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1948, reprise par le préambule de la Constitution gabonaise qui dit : «tout ce qui n’est pas défendu par la loi, ne peut être empêché». Certes, nul ne peut aussi être contraint de faire ce que la loi n’ordonne pas, mais face à l’indispensable exigence de paix et la sécurité étant la première liberté, notre obligation collective et individuelle de protéger la Nation n’oblige-t-elle pas à nous soumettre au recomptage ?

Pour ma part, la sécurité est indispensable à notre vivre ensemble. La paix est sacrée. Tout doit donc être fait par tous pour la rétablir pacifiquement. Car, tous ceux qui cassent, pillent, blessent ou assassinent, sont aussi coupables d’être condamnables que ceux qui par des actes d’oppression, d’atteinte à la dignité humaine, à la vie ou à la sûreté poussent le peuple à la révolte.

Si après le recomptage, les résultats annoncés sont confirmées, le PDG en sortirait grandi et son candidat conforté, tandis que l’opposition n’aura plus à redire. Si par contre, les résultats publiés sont infirmés, le PDG devra tirer les conséquences en inscrivant son action future dans la posture d’une opposition en quête d’une reconquête d’un pouvoir qu’il aurait été incapable de conserver faute de faire régner, au sein du parti, l’unité nécessaire à faire en sorte que le PDG puisse demeurer un parti fort.

En l’espèce, le président Ali Bongo Ondimba aura le loisir soit de continuer à diriger le parti démocratique gabonais, mais en ré-démocratisant les règles d’organisation et de fonctionnement, soit d’aller prendre son siège à la Cour constitutionnelle, conformément à l’article 16 de la Constitution. Faire autrement en soufflant sur les braises et en poussant dangereusement à l’affrontement, comme c’est le cas en dépit de mes appels par la déclaration numéro 1 que j’ai publiée le 30 août dernier, puis par la déclaration numéro 2, publiée le dimanche 4 septembre.

Cette posture et cette approche ne convient ni à mes convictions, ni à mon éthique, ni à mon éducation. Aussi face à l’obstination à refuser le recomptage tout en s’agrippant par la force au pouvoir, au péril du peuple ainsi opprimé, j’ai ainsi décidé ce jour, lundi 5 septembre 2016, d’aider le peuple opprimé à recouvrer son entière souveraineté sur le coup de la République gabonaise et avec mon ONG Unité que j’ai créée. Par conséquent, je me décharge de mes fonctions gouvernementales et je prends congé du Parti démocratique gabonais tout en invitant tous ceux qui au sein du PDG où ailleurs, ont une confiance en ma personne, mes parents, mes amis et tous mes frères, qu’ils soient au Gabon, à l’extérieur du Gabon, sur toute l’étendue de la planète terre, dans les eaux et dans les océans, à faire autant en choisissant le camp de la démocratie, le camp de la paix pour qu’elle puisse continuer à régner dans notre pays et que la démocratie puisse triompher au profit et à la gloire du peuple gabonais qui pourrait ainsi prospérer le plus librement possible.

Séraphin Moundounga

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6.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/internet-is-again-interrupted-in-gabon.html

INTERNET À NOUVEAU COUPÉ AU GABON (17h17)

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6.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/ali-bongo-looked-at-by-economist.html

ALI BONGO VU PAR LE MAGAZINE THE ECONOMIST

Traduction française

Bongo ne veut pas s’en aller

Le président du Gabon est réélu, grâce à un taux de participation de 99,93% dans sa province natale

Ali Bongo Ondimba bat Jean Ping par quelques milliers de votes

6 septembre 2016

AU GABON, un pays d’Afrique centrale de 1.8 million d’habitants, il est difficile d’éviter le visage du président Ali Bongo Ondimba. A l’aéroport, ses portraits sont accrochés derrière le guichet de l’immigration, M. Bongo s’appuyant sur une chaise couteuse. Dans les bureaux d’Etat, de même, et dans ceux des entreprises privées aussi. Lorsque votre humble correspondant s’y est rendu, il rayonnait sur posters de la dernière édition de la revue française, Jeune Afrique. Dans les journaux locaux, il est généralement le principal sujet dont traite la première page.

Ceci semblerait peu susceptible de changer de sitôt. Le 27 Août, M. Bongo, qui est président depuis 2009, suite à son père qui a régné pendant 42 ans, s’est présenté à une réélection. Peu d’observeurs pensaient qu’ils les perdraient, et il ne les a pas déçus. Mais le résultat fut beaucoup plus serré que ne l’aurait pensé la plupart des analystes. Au final, les résultats ont pris quatre jours à venir, et quand M. Bongo a été déclaré vainqueur de Jean Ping, ancien président de la commission de l’Union africaine, cela était de quelques milliers de votes.

C’était loin d’être un résultat propre. L’Union Européenne a déclaré que le vote « manquait de transparence ». Cela semble être un euphémisme. Pour obtenir une quantité de voix lui donnant la victoire, M. Bongo s’est adjugé 95% des voix dans sa province natale, le Haut-Ogooué, avec un taux de participation de 99,93%. Dans cette province, depuis le début, le nombre d’habitants était déjà contesté.

Après le vote, les partisans de M. Ping ont déclenché une émeute, mettant le feu à l’Assemblée Nationale du Gabon dans la capitale, Libreville. Plusieurs personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de sécurité. Les bureaux de M. Ping ont été encerclés et il a été, en effet, mis en résidence surveillée. Aujourd’hui, les rues sont calmes. M. Ping a été libéré, après que la pression française (la France est l’ancienne puissance coloniale et est toujours influente). Mais le calme ne pourra pas durer. Le Parti Socialiste au pouvoir en France a en effet appelé à M. Bongo à se mettre de côté, une chose qu’il n’a évidemment pas vraiment l’intention de faire. M. Ping, quant à lui, s’est tourné vers le New York Times, demandant le peuple américain à « aider mon pays qui traverse une crise pour la survie de notre démocratie».

Le problème de M. Bongo est qu’il semble vouloir être considéré comme un véritable homme d’Etat mondial, démocratiquement élu, et non pas comme un autocrate voyou. Lorsque The Economist l’a interviewé en Juillet, il a catégoriquement soutenu être tolérant à la critique. « Il existe très peu d’endroits dans le monde où vous pouvez voir un chef d’Etat traité de la façon dont je suis traité», a-t-il dit. Cela peut être admis, jusqu’à un certain point. La campagne de M. Ping a allégué même que M. Bongo n’est pas vraiment gabonais. Les Président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, ou Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, ne permettraient jamais de telles attaques. Mais M. Bongo n’a jamais voulu faire partie de leur club.

Maintenant, qu’il le veuille ou non, il a rejoint ses voisins. Il reste à prouver s’il peut supporter les conditions d’adhésion. S’il avait été en mesure de remporter le vote proprement, et sans la violence post-électorale, la France et d’autres alliés occidentaux importants aurait probablement ignoré un peu de répression. Maintenant, ils ne peuvent ne pas la remarquer.

Et M. Bongo dirige un pays traversant une profonde crise économique, à cause de la baisse du prix du pétrole. Le pays avait connu 2,5% d’excédent par rapport au PIB en 2014, mais cela a été converti en déficit l’an dernier. Cette année, le déficit est susceptible d’être encore plus large, à cause des dépenses liées à la Coupe d’Afrique des Nations l’an prochain. Le gouvernement admet qu’il devra emprunter pour faire la différence cette année ou au début de la prochaine ; très probablement auprès du FMI. La stratégie de M. Bongo a été jusqu’ici de vanter les investissements directs étrangers pour compenser le pétrole. Cela a un peu marché. La part du pétrole est passée de 50% du PIB en 2008 à moins d’un tiers aujourd’hui. Mais avec sa réputation maintenant dans les toilettes, cela fonctionnera-t-il toujours?

Posted 4 hours ago by Charlie M.

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6.9, 14h02 : démenti le lendemain par Jean Ping sur France 24 !

http://gabonreview.com/blog/jean-ping-appelle-a-blocage-economique-pays/

Jean Ping appelle à un blocage économique du pays

Publié par La Rédaction dans POLITIQUE sur mardi 06 septembre 2016 à 14:02 / 1 commentaire

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6.9

http://afriqueeducation.com/politique/gabon_d_mission_du_chef_d_tat_major_des_arm_es_auguste_roger_bibaye_itandas

Démission du chef d’état major des armées Auguste Roger Bibaye Itandas

Information reprise par

http://gabonmediatime.com/demission-du-chef-detat-major-des-armees-auguste-roger-bibaye-itandas/

Puis démentie

http://koaci.com/gabon-lintox-tout-frappe-meme-cema-auguste-roger-bibaye-itandas-101787.html

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6.9

http://gabonmediatime.com/la-chaine-de-television-tv-au-chevet-des-familles-des-disparus/

La chaîne de Télévision TV + au chevet des familles des disparus

Par La Rédaction

6 septembre 2016

L’élan de solidarité se poursuit. Après les cliniques qui ont décidé de prendre en charge, de façon gratuite, les blessés issus des manifestations, c’est la chaîne TV qui, elle aussi, vole au secours des familles inquiètes et sans nouvelles des leurs.

La chaîne de Télévision “Tv plus” met, en effet, à la disposition des familles des personnes disparues, un espace et une plate-forme sur laquelle, ils peuvent venir faire leurs déclarations concernant un membre de leur famille dont ils n’ont plus de nouvelles depuis le début de la crise post-électorale.

Pour ce faire, les familles doivent être munies de la photo dudit disparu et communiquer son/ ses noms, prénoms suivis du dernier endroit dans lequel il a été vu ou aperçu pour la dernière fois.

Une aide précieuse, qui on l’espère, permettra à beaucoup de retrouver leurs proches en ces temps de meurtrissures et d’angoisse.

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6.9

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-flambee-des-prix-et-penurie-alimentaire/

Crise post-électorale : Flambée des prix et pénurie alimentaire

Par Cyrielle Bekale

6 septembre 2016

A la suite de la publication des résultats de l’élection présidentielle le 31 août dernier, des manifestants ont pris d’assaut les rues de Libreville et des grandes villes de l’intérieur du pays pour contester la victoire du candidat Ali Bongo Ondimba. Victoire annoncée par le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya ce jour aux allentours de midi.

Les manifestations ont été suivies de nombreux troubles, notamment la destruction de certains édifices publics (Assemblée nationale, Conseil national de la démocratie, Direction provinciale de l’Estuaire de la Cnamgs, Cenarest…), des magasins de la chaîne Prix’Import et Cecado et de nombreux petits commerces.

Toutes ces casses ont été suivies de pillages, arrestations et de l’installation d’un climat d’insécurité qui a eu pour conséquence la fermeture complète pendant plusieurs jours de commerces et une inflation sans précédent.

On a ainsi constaté une hausse de certains produits de première nécessité. Une baguette de pain qui vaut 125 F CFA, a vu son prix tripler, voire quadrupler à certain endroit de la capitale. Certaines boîtes de conserve  sont passées de 650 à 1000 F CFA. A certains endroits, comme à la Sni Owendo, le tchikwang (manioc obamba) est passé de 250 F CFA à 400 F CFA dimanche dernier.

Le panier de la ménagère qui avait déjà du mal à se remplir, l’est encore plus depuis le début de cette crise post-électorale.

Il faut également noter,  le désarroi dans lequel sont plongés certains petits commerçants qui ont tout perdu, magasins pillés et incendiés par des manifestants.

La population gabonaise quant à elle, attend un dénouement de cette situation.

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6.9, 8h12

http://info241.com/encore-une-demission-au-sein-du-pdg-dans-la-diaspora-gabonaise,2185

Encore une démission au sein du PDG dans la diaspora gabonaise

Publié le 6 septembre 2016 à 08h12min

Rien ne va plus au sein du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968). Après Dieudonné Tahiro Apero en France le week-end, c’est au tour d’Ony Obame Nze, un autre éminent membre du parti présidentiel aux Etats-Unis de quitter le navire.

Ony Obame Nze a fait l’annonce de son départ hier soir sur sa page Facebook. Le démissionnaire a adressé son message au secrétaire général en charge la jeunesse au sein du PDG, le nommé Vivien Amoss Makaga Pea.

Pour le délégué fédéral du PDG aux USA, les valeurs qui fondaient son « militantisme au sein de l’UJPDG USA se retrouvent jeter aux calendes grecs« . Dénonçant ainsi les récents événements post-électoraux où le gouvernement gabonais a réprimé violemment dans le sang la contestation des résultats de la présidentielle du 27 août.

Le démissionnaire déplore la « dictature obscurantiste » qui semble se dessiner désormais au Gabon qui aurait laissé place à « l’ignominie, à l’atrocité » et « aux mensonges ». Voilà qui devrait donner le ton à une série de démissions au sein du parti au pouvoir dont les membres ont désormais du mal à cautionner les agissements d’Ali Bongo qui veut se substituer à la volonté du peuple gabonais qui lui, a massivement voté pour l’alternance pour donner au pays un souffle nouveau.

Voici l’intégralité du texte de la démission d’Ony Obame Nze du PDG de ce 5 septembre 2016 :

Washington 9/5/2016
Au Secrétaire Général en charge la Jeunesse du PDG Mr Vivien Amoss Makaga Pea

Il arrive que le cours de nos existences se précipite, le destin semble nous faire signe, mais comment en être CERTAIN ?
Les circonstances, les objets deviennent tout à coup porteurs d’un message,mais celui-ci est si ardu à dechiffrer que ces hiéroglyphes à demi-effacées que l’on découvre parfois gravées sur la pierre d’une main incertaine. On s’escrimer à les lire, à les interpréter et brusquement à trop vouloir de certitudes on se rend compte qu’on EST PASSÉ A COTÉ DE L’ESSENTIEL .
L’essentiel c’est LA DEMOCRATIE,LA LIBERTÉ, LE BIEN-ÊTRE DE NOS POPULATIONS…ETC
Aux lendemains du 27 Août 2016, ces valeurs,qui jadis,dirigeaient mon militantisme au sein de l’UJPDG USA, se retrouvent jeter aux calendes grecs pour laisser place à l’IGNOMINIE, A L’ATROCITÉ, AUX MENSONGES et à la DICTATURE OBSCURANTISTE.
Ne me retrouvant pas dans ces « machiavéliques idéologies », Je me vois contraint de démissionner de mon poste de Délégué fédéral de l’UJPDG USA.
Ony Obame Nze.
Citoyen Gabonais.

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5.9

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5.9 matin

http://gabonmediatime.com/michel-ongoundou-lassaut-du-qg-de-jean-ping-avait-pour-but-de-recuperer-les-proces-verbaux-en-notre-possession/

Michel Ongoundou : « l’assaut du QG de Jean Ping avait pour but de récupérer les procès-verbaux en notre possession »

Par Stevie Farell Mbenha

5 septembre 2016

C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue le samedi 03 septembre 2016 que Michel Ongoundou Loundah, président de l’Association des altogovéens pour l’alternance a fait le point sur les résultats de l’élection du 27 août dernier dans la province du Haut-Ogooué dont il originaire.

Face à la presse nationale et internationale, les ressortissants du Haut-Ogooué ont tenu à contester les résultats publiés par le gouverneur Jacques-Denis Tsanga et confirmés par le ministre de l’Intérieur Pacome Moubelet-Boubeya le 31 août dernier.

« Les chiffres en notre possession sont issus des 126 procès-verbaux que nous avons pu traiter sur les 156 que nous détenons. », affirme Patrick Eyougou représentant du candidat Jean Ping qui rentre de Franceville. Il précise également que : «  de la compilation de nos données, nous avons 34 570 inscrits, pour 24 819 votants dont 1 193 bulletins blancs ou nuls. Les suffrages exprimés  nous donnent 23 380 dont 3 970 pour Jean Ping et 19 195 Ali Bongo Ondimba ».

Reprenant la parole, Michel Ongoundou Loundah, fait remarquer : «  qu’au regard de ces seuls chiffres, nous avons un gap de près de 10 000 voix cumulées d’abstentions et de votes nuls. Comment le taux de participation argué par le gouvernement se justifie-t-il » ?

Des éléments qui viennent remettre en cause en la taux de participation dans cette province du Gabon qui est quasiment le double de la moyenne nationale.

Michel Ongoundou Loundah a conclu son aparté en précisant que : « le taux de participation est de 71 % au lieu de 99,98% ». Justifiant au passage l’assaut du siège de Jean Ping comme étant une excursion intenté dans « le but de récupérer les procès-verbaux » qu’ils détiennent et qui sont de nature à remettre en cause les chiffres énoncés par les institutions.

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5.9, 9h44

http://info241.com/comment-le-regime-d-ali-bongo-a-parasite-l-economie-gabonaise,2183

Comment le régime d’Ali Bongo a parasité l’économie gabonaise ces 4 derniers jours

Publié le 5 septembre 2016 à 09h44min

Le gouvernement gabonais a décidé mercredi nuitamment de paralyser l’économie gabonaise en réduisant le débit internet puis sa suspension totale. Ce gouvernement aux ordres d’un régime politique qui a essuyé une déculottée dans les urnes, n’a donc pas eu le choix que de couper le Gabon du reste du monde. Cette décision éminemment politique n’a pas été sans conséquence pour l’économie gabonaise qui a ainsi été coupée du monde économique.

La présidentielle gabonaise et ses résultats ont eu de quoi faire frémir le pouvoir gabonais qui après avoir promis que les communications numériques ne seraient pas coupées, a finalement décidé de faire volte-face et de ressembler à tous ces pays où la démocratie n’est finalement que de nom accolé à des dirigeants qui en ignore la teneur.

Les autorités gabonaises ont, en voulant se protéger de la colère susciter auprès de l’opinion par la grossièreté des chiffres proclamés par la commission électorale via le ministre de l’Intérieur, a aussi mis à mal toute une économie gabonaise dépendante, elle aussi, des usages d’internet. L’économie du pays a ainsi été pris en otage par un régime qui a du mal à faire accepter des résultats censés être la résultante de la volonté populaire des citoyens gabonais.

Les premières victimes de cette décision « démocratique » du gouvernement gabonais sont les opérateurs économiques tels que la société d’énergie et d’eau du Gabon qui s’est retrouvée dans l’impossibilité de vendre les précieux tickets Edan, plongeant ainsi plusieurs foyers gabonais dans le noir total. Ce manque à gagner pour la filiale du groupe français Veolia aura duré 4 jours ! Les autres secteurs touchés sont la banque où plusieurs opérations ont été impossible à réaliser en raison du blocage étatique des autorités gabonaises.

Même son de cloche chez l’opérateur français Canalsat dont la vente des bouquets de télévisions passe par internet. Cette coupure d’internet a aussi frappé les sites d’informations en ligne qui dépendent, on le comprend, de la publicité et de la fréquentation de ceux-ci. Depuis l’annonce des résultats controversés, plusieurs médias en ligne qui n’ont pas été piratés par des pirates informatiques (allez-y comprendre pourquoi), ont eu du mal à parvenir à publier la moindre information. Cette décision foule au pied la liberté d’expression garantie par la Constitution gabonaise et la Charte des Droits de l’Homme.

Les préjudices d’une telle décision qui masque peu ou mal les relents politiques poursuivis sont ainsi devenus la marque de fabrique d’un gouvernement gabonais, qui ne se distingue aucunement du camp d’Ali Bongo fortement ébranlé par les résultats d’une élection contestée et contestable qui n’a donné lieu à aucune euphorie ni célébration de joie. L’économie gabonaise attendra !

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5.9, 6h29

http://info241.com/tv-et-rtn-incendiees-et-saccagees-par-un-commando-cagoule-a-la,2182

TV+ et RTN incendiées et saccagées par des hommes cagoulés à la solde du pouvoir

Publié le 5 septembre 2016 à 06h29min

Depuis dimanche dernier, plusieurs télévisions gabonaises indépendantes jugées proches de l’opposition, ont vu leur signal coupé ou entravé avant l’attaque groupée de mercredi soir en même temps que l’assaut donné au QG de Jean Ping. Les télévisions RTN et TV+ ont ainsi été saccagées et incendiées par des hommes visiblement missionnés pour empêcher la communication des vrais résultats de la présidentielle du 27 août.

Le Gabon est désormais un pays où règne la peur et la mort pour les journalistes indépendants. En même temps que les « forces de l’ordre » donnaient l’assaut au QG de Jean Ping à Libreville, les deux principales chaines de télévisions indépendantes du pays, recevaient la visite d’un commando de personnes cagoulées venues incendier et saccager leur matériel.

Pour le patron de RTN, Georges Bruno Ngoussi, « Le câble co-axial a été sectionné. Ce sont des connaisseurs. Ils savent que c’est le câble de connexion du signal avec le satellite Eutelsat« . Ce commando que l’on ne revoit qu’à chaque présidentielle et pour les mêmes faits qui resteront impunis, a ainsi permis à la chaîne de télévision de ne plus plus émettre ni par satellite, ni pas voie hertzienne, ni par internet.

Pour le patron de TV+, Franck Nguema, coutumier de ce type d’attaque, « Ils ont frappé en même temps le QG de Ping, RTN et nous ici à TV+« . Il affirme que sa chaîne a été attaquée par des « commandos » comme à plusieurs reprises dans le passé. Régie détruite, CD-Rom d’archives par terre, dossiers éparpillés… « Nous avons repris la diffusion dans d’autres endroits. Nous diffusons le message de Jean Ping« , assure M. Nguéma.

A contrario, les chaines réputées proches du régime d’Ali Bongo n’ont reçu la moindre visite du commando spécial médias. C’est le cas de Kanal7, de TéléAfrica, de Gabon24 ou de Gabon Télévision qui continuent à émettre sans crainte des messages pro-pouvoir.

Toute chose qui démontre bien que ce commando anti-médias agirait bien pour le le président sortant Ali Bongo. Régime qui a également coupé l’internet depuis mercredi ne laissant l’accès qu’à ses soutiens qui ont repris depuis hier leur propagande pro-pouvoir sur les réseaux sociaux alors que plusieurs gabonais, eux en sont privés.

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5.9, matin (reprise de la veille ?)

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-former-federal-secretary-of-pdg-in.html

L’EX-SECRETAIRE FEDERAL DU PDG EN FRANCE, Dieudonné Apérano, sur TV5monde

Dieudonné Apérano parle des massacres.

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5.9, vers 10h à Paris

5.9, <6h29 en France <5h29 au Gabon)

https://fr-ca.facebook.com/jeanping2016/posts/542579302607136:0

http://www.gabonlibre.com/Gabon-Le-President-Elu-Jean-Ping-s-adresse-aux-Gabonais-et-Gabonaises_a32784.html

http://www.cameroon-info.net/article/gabon-jean-ping-je-declare-le-gabon-pays-mort-269442.html

Gabon – Jean Ping: «Je déclare le Gabon pays mort»

05-Sep-2016 – 11h27

Gabonaises, Gabonais,

Le 27 août 2016, vous vous êtes rendus aux urnes pour élire votre nouveau président.

Votre choix s’est porté majoritairement sur moi avec un taux de 58%. Or, votre choix démocratique n’a pas été respecté, l’ancien président usant de tous les moyens pour conserver le pouvoir, y compris les plus violents.

Les manifestations de ces derniers jours ont été un carnage: des dizaines de nos compatriotes ont été tués par ce régime sanguinaire, des centaines, voire des milliers blessés dans tout le pays.

Gabonaises, Gabonais, nous ne pouvons accepter que notre peuple se fasse ainsi assassiner comme des bêtes sans réagir. Nous devons résister par tous les moyens pour faire tomber ce tyran et croyez-moi, il est sur le point de tomber.

Les coupures internet et la destruction de nos moyens de communication satellitaire ne permettent pas pour l’instant de montrer au monde l’ampleur des atrocités commises par ce régime. Néanmoins, nous informons heure par heure, minute par minute, de la situation du Gabon et l’opinion internationale n’est pas dupe sur la nature violente de ce régime.

À l’heure où je vous parle, aucune chancellerie n’a reconnu les résultats falsifiés de la CENAP. Plusieurs personnalités politiques et organisations civiles extérieures ont d’ores et déjà reconnu notre victoire.

Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d’aujourd’hui de ne pas user de violence, mais de résister par le blocage économique du pays. Je vous propose de cesser toute activité et de commencer une grande grève générale.

Puisqu’Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon Pays Mort. Nous ne participerons pas à l’économie au profit de ce tyran.

Gabonaises, Gabonais, du Gabon ou de la diaspora, je vous demande de rester mobilisés. Le combat n’est pas fini, faites-moi confiance, nous travaillons avec nos partenaires pour mettre un terme à ce régime qui nous a fait trop souffrir. Tenez bon, nous y parviendrons !

Jean Ping
Président élu de la République du Gabon

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5.9, matin

http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-ces-hommes-encagoules-qui-sement-la-terreur/

Crise post-électorale : ces hommes encagoulés qui sèment la terreur

Par La Rédaction

5 septembre 2016

Qui sont-ils en réalité? D’où viennent-ils?Quelle est leur mission ?

Ces questions, la population entière de libreville se les pose, la voix tremblante, apeurée par la présence d’hommes atterrants et dantesques, visible depuis le début de la crise post-électorale à Livreville. Ces hommes, ce sont ces pseudo-militaires, en tenue noire, sombre, cagoulés et dotés d’un arsenal répressif lourd: Fusil à pompe, Kalachinikov, arme de poing, arme létale etc…

Ils sillonnent la ville dans des Pick-up blancs, certains sans plaque d’immatriculation, d’autres dans des véhicules aux immatriculations privées. Une incohérence intriguante, alors que nous savons tous que les véhicules des forces de l’ordre sont immatriculés “139”. Armes en main, pointées à la population, ils provoquent l’effroi et sèment la peur chez les habitants de libreville. Que cherchent-ils en réalité?

Leur présence intrigue, ce d’autant plus que les forces de l’ordre gabonaises sont facilement identifiables. Qu’il s’agisse de la Gendarmie Nationale, de la Police Nationale ou encore de l’armée. A contrario, les hommes des pick-un blancs sont tous en camouflés noirs, n’ayant aucune indication, aucun insigne, aucun élément identifiable sur leurs tenues comme l’unité spéciale pour prendre exemple. Quel est donc ce corps militaire étranger de la population gabonaise, qui circule dans des véhicules immatriculés au civil?

“Autant je suis calme quand je vois les gendarmes passer à visage découvert, autant je suis effrayé que les véhicules de ces hommes camouflés, cagoulés passent à mes côtés” nous livrait un habitant de Libreville.

Les hommes de l’effroi inquiètent, angoissent. Certains sont très précis, pour eux, il s’agit des milices, des mercenaires étrangers du régime, recrutées pour mater la rébellion. “Ces hommes sont des mercenaires, ils sèment la mort partout dans Libreville la nuit tombée. Ils abattent les populations et font disparaître les corps. Ils seraient logés à la résidence Oyo en ville”.

Autant d’indices particulièrement préoccupants qui sont de nature à émettre des doutes sur la légalité et la légitimité de ce corps, à l’évidence, craint de Gabonais.

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4.9

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4.9, 18h38

http://info241.com/ali-bongo-au-chevet-de-ces-hommes-qui-sement-la-mort-au-gabon,2180

Milice sanguinaire

Ali Bongo au chevet de ces hommes qui sèment la mort au Gabon

Le président sortant Ali Bongo, ce dimanche aux cotés d’un agent de forces de sécurité © 2016 D.R./Info241

Publié le 4 septembre 2016 à 18h38min

Alors que l’on est toujours sans nouvelles de plusieurs de nos compatriotes disparus et/ou emportés par la folie meurtrière de la milice qu’est devenue aujourd’hui, la garde « républicaine », Ali Bongo est lui allé aujourd’hui au chevet de ces hommes qui ont semé la mort dans tout le pays depuis mercredi sur son instigation.

C’est cette armée privée qui agit nuitamment pour mater les opposants d’un régime despotique hérité de son père, qu’Ali Bongo souhaite voir perdurer ad vitam aeternam. La visite de soutien « présidentiel » a eu pour cadre l’hôpital d’instructions des armées du Pk9 de Libreville.

Le Gabon paie véritablement le prix fort de l’arrivée au pouvoir le 16 octobre 2009 d’Ali Bongo, poulain de la françafrique de Nicolas Sarkozy. Après avoir massacré les populations civiles qui contestaient sa victoire frauduleuse depuis mercredi, Ali Bongo s’est affiché sans vergogne sur sa page Facebook aux cotés de ceux qui continuent d’endeuiller plusieurs familles gabonaises depuis l’annonce des résultats controversés de la présidentielle gabonaise.

Les deux hommes affichent une joie incompréhensible

Comme pour les féliciter de leurs exactions qui resteront impunies sous son régime, le président sortant est allé les réconforter alors que ceux-ci ne sont que blessés. Plusieurs familles gabonaises sont endeuillées depuis le 31 août en raison de l’emploi par la garde républicaine, chère à Ali Bongo, qui au lieu d’user de la police anti-émeutes l’a préféré à sa garde présidentielle pour semer la mort au plus fort des familles gabonaises.

Cet énième acte de défiance et de provocation face aux familles endeuillées ne saurait être toléré d’un président également mauvais perdant qui s’est réfugié dans des manipulations grossières des résultats de la présidentielle dans le Haut-Ogooué pour conjurer la volonté du Peuple gabonais qui a voté le 27 août dernier pour tourner le dos à une présidence de promesses non-tenues, de corruption généralisée et surtout d’institutions dites « républicaines » inféodées à la seule volonté d’un système héréditaire qui règne depuis 1967 sur le Gabon.

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4.9

http://gabonmediatime.com/le-porte-parole-de-jean-ping-pour-la-france-persis-lionel-essono-ondo-menace-de-mort/

Le Porte Parole de Jean Ping Pour la France, Persis Lionel Essono Ondo menacé de Mort.

Par La Rédaction

4 septembre 2016

Actif depuis le début de la Crise Post-Electorale qui secoue le Gabon depuis l’annonce des résultats à la Présidentielle,  écumant les plateaux Télévision aux fins de dénoncer le Hold-up électoral et les massacres perpétrés par le Régime d’Ali Bongo, ce représentant de l’opposition fait face aujourd’hui, à des menaces de mort, du fait de son engagement.

C’est par le biais d’un mail envoyé par un dénommé, Joseph Oscar Yene ce dimanche à 8h précise. Dans ce mail, il fustige la démarche patriote de Persis Lionel Essono Ondo, lui demandant notamment “d’arrêter de faire le nègre de Salon”.

Apparemment, son passage sur la Chaîne de télévision française France 24 au côté de l’Avocat, ancien homme fort de la France-Afrique, Robert Bourgi, aurait fait des émules du côté du régime. L’auteur du message n’a donc pas manqué d’être explicite: “On t’a promis quel poste?  Pour ventre ton peuple en t’alliant avec les oppresseurs?  Même après tant d’études, il te manque la sagesse du village. Fait attention car le couteau va se retourner contre toi…”

Plus tard dans la matinée c’est un autre compatriote, proche du régime, qui lui intime l’ordre de ne plus remettre les pieds au Gabon ( cf les images de capture ), “Tant le PDG est au pouvoir, ne rentre plus au Gabon… Zappe sur les visites, fêtes et décès. C’est un conseil de frère que je te donne, stp respecte le”

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3.9

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3.9, trouvé le 13.9

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/09/gabon-le-haut-ogoue-ne-se-reconnait-pas-dans-les-resultats-bongolaids-de-la-cenap.html

Communiqué de presse de l’Association des Altogovéens pour l’Alternance

Mascarade électorale dans le Haut-Ogooué : La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) coupable et responsable

La dernière élection présidentielle a offert, une fois de plus, l’occasion aux ennemis du Haut-Ogooué – que sont principalement le régime PDG/Bongo et son bras séculier la Cenap – de livrer cette province du Gabon à la vindicte populaire. En effet, en manipulant grossièrement les résultats du vote issus des urnes dans le Haut-Ogooué, le régime PDG/Bongo et la Cenap font passer les ressortissants du Haut-Ogooué pour les complices de la mascarade électorale qui vient de se tenir. Et pourtant, comme tous les Gabonais, les Altogovéens endurent le chômage des jeunes, la pénurie d’hôpitaux et de médicaments, le sida, la crise du logement, le mauvais état des routes, le nombre insuffisant des salles de classe et la surpopulation scolaire…Comme tous leurs compatriotes, ils ont leur lot de pauvreté et de sous-développement ambiants de notre pays. Pour autant, les Altogovéens se sentent pleinement gabonais. Ils adorent leur pays. Ils aiment la paix. Le travail bien fait. Dans leur grande majorité, ils sont contre toute idée d’exclusion ou de sécession. Ils fustigent la mauvaise gouvernance, le détournement des deniers publics, la corruption, l’impunité, le tribalisme, l’ethnisme, le régionalisme et toute idée de repli identitaire. En un mot ils sont profondément patriotes, ils aspirent ardemment à devenir de bons républicains, ils croient en la concorde et en l’unité nationale, ils souhaitent davantage de démocratie, ils rêvent de bonne gouvernance, ils ne sont la chasse gardée de personne. A cet égard, ils dénoncent la domination d’une seule famille à la tête de l’Etat depuis bientôt 50 ans et n’acceptent pas l’amalgame qui consiste à les présenter comme étant des suppôts inconditionnels et unanimistes de la famille Bongo. Les Altogovéens ne se reconnaissent donc pas dans les résultats publiés par la CENAP aussi longtemps qu’il ne sera pas procédé au recomptage bureau par bureau, des bulletins des suffrages exprimés dans l’ensemble de la province. A cet égard, il ne saurait être question pour le pouvoir et ses affidés de se réfugier derrière un supposé vide juridique, car les dispositions de l’article 109 de notre Loi électorale sont claires : « Les listes d’émargement des bureaux de vote et les procès-verbaux des opérations électorales sont tenus à la disposition de tout électeur qui peut les consulter sur place pendant un délai de huit jours à partir de la proclamation des résultats, au siège de la commission électorale départementale, communale, d’arrondissement ou de district… ».

Libreville, le 3 septembre 2016

Pour l’association, Michel Ongoundou Loundah

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3.9, fin de journée

http://gabonmediatime.com/le-coordinateur-general-pdg-france-reconnait-la-victoire-de-jean-ping/

http://info241.com/dieudonne-aperano-invite-ali-bongo-a-feliciter-jean-ping-pour-sa,2174

+ http://www.france-rwanda.info/2016/09/demission-du-secretaire-federal-du-parti-democratique-gabonais-en-france.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

https://youtu.be/d2wp-J3SLN0

Vidéo démission Dieudonné Apérano, secrétaire général du PDG en France

«  le PDG en France, c’est fini ».

Le patron du PDG en France, Dieudonné Apérano, dénonce ce samedi 3 septembre les résultats grossiers donnés par la CENAP pour la présidentielle gabonaise. Il désavoue Ali Bongo et sa victoire fondée sur des données grossièrement fausses. Il démissionne ainsi du PDG car il ne peut cautionner les agissements électoraux du camp au pouvoir.

http://gabonmediatime.com/le-coordinateur-general-pdg-france-reconnait-la-victoire-de-jean-ping/

Le délégué fédéral PDG France, reconnait la victoire de Jean PING

3 septembre 2016

C’est dans un discours envoyé par Dieudonné Tahiro APERANO à sa base PDG France sur le groupe de discussion Whatsapp qu’il reconnait la victoire du candidat Jean PING à l’élection présidentielle du 27 Août dernier et les dysfonctionnements de sa formation politique en France qui ont conduit à une défaite du candidat Ali BONGO ONDIMBA. Nous avons pu rentrer en possession de son discours que nous vous livrons ici en exclusivité le contenu.

Bonjour Camarades,
Comme beaucoup ici, les récents évènements nous emmènent à tirer des conclusions.
En ce qui me concerne, voici les miennes :
1 – Je n’ai pas soutenu Ali Bongo Ondimba pour que face à la défaite il fasse subir au Gabon ce que nous voyons dans les médias.
2 – La défaite est cuisante en France, et elle est arrivée d’une manière qui m’insupporte, à savoir: Le PDG à fait l’objet d’attaques internes et externes de sorte que nous étions divisés. Il y avait les PDGISTES qui étaient avec FCD, et les PDGISTES qui étaient avec la Fédération. Sans compter ceux qui étaient avec le collectif… Renaissance…
A quoi il fallait ajouter les soutiens de Raphaël, qui renforçaient soit FCD soit le Collectif, soit telle personnalité… Tout cela au détriment de la Fédération qui n’a bénéficiée d’aucun avantage, aucun appui, aucun secours… Rien.
(la bible dit: Un royaume divisé ne peut prospérer, et plusieurs ce sont vraiment acharnés à nous diviser…)
3 – Nous les PDGISTES de base, avons fait campagne sans un seul sou, plusieurs parmis nous y ont mis leurs sous (Cathy, Fred, Béa, Vanessa, Hervé…).
4 – lorsqu’on m’envoie l’argent de la campagne ENFIN, le jeudi avant les élections, l’ambassadeur a détourné cet argent, en faisant changer les récipiendaires des mandats sans même me prévenir. Finalement, l’argent n’est arrivé que vendredi midi.
Au partage, il ne m’a été remis que 2500€, pour le compte de la Fédération (somme qui a fondu comme neige au soleil en 3 jours entre des prises en charge le jour du vote, l’alimentation au QG le dernier soir, beaucoup de situations particulières qui m’ont été soumises …)
Voilà tout ce que j’ai reçu sur les 100 000€ qui nous étaient dévolus, 2500 euros, coordonnateur général, alléluia.
4 – des conseillers de l’ambassade ont reçu des milliers d’euros pour le transport des votants, pour la sécurité … Bref, l’ambassadeur nous a fait ça dûr, comme à la belle époque.
5 – en tant que Coordinateur Général, je n’ai rien pu faire.
6 – Pire encore, lorsque je demande à ce que chaque ville reçoive une somme d’argent selon son rang, l’ambassadeur affublé des représentants du Candidat  (5 rien que pour Paris: billets d’avion, hôtels, restaurants….) ont imposé qu’une somme globale soit envoyée à la ville principale… Qui fera le partage. C’est ainsi que 4000 euros ont été envoyés à Bordeaux, Lille, Rennes, Toulouse, Marseille et Lyon.
Pour Lille l’ambassadeur a changé le nom du destinataire pour mettre celui de sa parente Raïssa Kombila, qui n’a rien foutu pour la Fédération depuis que je la connais. Résultat, Miche Nzouba-Liba à été schunté, et tous les petits qui étaient avec lui sont restés avec ‘la houe ‘…
7 – A Rennes, Lyon et Marseille qui n’ont pas pu récupérer l’argent à temps, les fameux représentants du candidat ont décidé de récupérer l’argent a la poste, en annulant les mandats. QUELLE HONTE !

8 – notre défaite s’explique par par des anecdotes pareilles.
9 – cette défaite nous enseigne que le PDG est pourri et que nos autorités sont irrécupérables.
10 – je félicite des personnes telles que Cathy, Fred, Guillaume , Max, Giovanni EDOU EDOU ABESSOLO, Steeve, … Pour les valeurs qu’ils ont affiché pour tenir cette Fédération à bout de bras, pour me soutenir et m’encourager à continuer.
Le résultat n’est pas à la hauteur de vos efforts les gars, mais qui sait ce que l’avenir nous réserve…
11 – il faut tirer la conclusion de tout cela, et la conclusion c’est que le fossé entre le PDG et les gabonais est trop grand maintenant. Le fossé entre le DCP et les gabonais ne peut plus se combler.
12 – Le PDG en France, C’EST MORT. Sauf hypocrisie et optimisme exagéré.

J’ai eu l’occasion de faire un message enregistré que vous aurez l’occasion d’écouter sur les médias. Je crois qu’il va passer sur tv5 (d’après ce qu’on m’a dit), mais dans la journée, il devrait être diffusé. Il Reprend presque point pour point ce que je viens de dire.

PING a gagné, qu’on lui rende sa victoire, et que le sang cesse de couler, bêtement, rien que pour assouvir les ambitions de pouvoir d’une caste. SANS MOI, SANS FAÇONS.

Merci à vous tous de m’avoir supporté si longtemps, de toutes façons, on garde le contact, je ne garde que les bons souvenirs.
A bientôt.

TAD.

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3.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/monsieur-bilie-bi-nze-ne-vous-inquietez.html

MONSIEUR BILIE BI NZE, NE VOUS INQUIETEZ PAS, IL N’Y AURA PAS DE CHASSE AUX SORCIERES MAIS NOUS AURONS NOTRE NUREMBERG!

3.9

De France où il se trouve en ce moment, traqué d’ailleurs par de nombreux patriotes Gabonais, pour essayer de redorer le blason dégoulinant de sang d’innocents Gabonais, de son patron Ali Bongo, Alain Claude Bilie Bi Nze continue à tenir un discours éloigné de la vérité et empreint d’arrogance envers le peuple Gabonais.

Dans l’interview qu’Alain Claude Bilie Bi Nze a donnée à la radio française RTL, que vous pouvez écouter sur le lien ci-dessus ; il a justifié le taux de participation de 99,93% dans le Haut-Ogooué, en affirmant que dans le fief de Jean Ping, le vote a atteint 104% dans certains bureaux de vote. Il veut ainsi créer dans l’esprit de ses interlocuteurs français le sentiment que les deux camps soient coupables de la même pratique frauduleuse et donc que leurs effets s’annulent mutuellement.

Chers lecteurs, nous ne permettons plus à l’imposture de se propager en ce qui concerne le Gabon, et c’est pourquoi nous voulons ici vous faire la démonstration du mensonge d’Alain Claude Bilie Bi Nze à propos du taux de vote dans les bureaux de l’Ogooué-Maritime.

Notre compatriote Mays-Mouissi, sur la base des procès-verbaux officiels signés par toutes les parties et publiés par les gouverneurs de province, a fait une compilation indiscutable sur son site internet. Ce blog a fait la revue des documents utilisés par Mays-Mouissi, qui se trouvent sur le site internet « Gabon Election », et que n’importe qui peut consulter à sa guise. L’Ogooué-Maritime avait 216 bureaux de vote. Dans aucun de ces bureaux de vote a-t-on noté un taux de vote supérieur au nombre d’inscrits comme veut nous le faire croire Monsieur Alain Claude Bilie Bi Nze. Par contre dans le Haut-Ogooué, les vrais procès-verbaux ont aussi été mis en ligne et démontrent les incohérences du PV global pour la province qui a été trafiqué par le régime. Rien qu’un petit exemple pour Monsieur Alain Claude Bilie Bi Nze :

Dans la ville de Moanda dans le Haut-Ogooué, le PV officiel dit que le nombre d’inscrits y était de 12665 personnes et que 7208 personnes y ont voté. Ceci donne une abstention de 4799 personnes. Mais par magie, sur le PV trafiqué par le régime pour l’ensemble de la province du Haut-Ogooué, le régime dit que pour l’ensemble de cette province, le nombre d’abstention soit inférieur à celui de la ville de Moanda, ce qui défie l’entendement, les mathématiques, la logique et la raison.

L’abstention à Moanda est supérieure au niveau d’abstention provincial, ce qui est absurde. Mais ne vous en faites pas Monsieur Alain Claude Bilie Bi Nze, vous aurez l’occasion de nous expliquer tout cela lors de notre Nuremberg. Il aura lieu. Ce n’est pas un souhait, oh non, c’est une promesse de Gabonais, ce peuple que vous méprisez tant!

Posted Yesterday by Charlie M.

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3.9, 9h55

http://info241.com/la-diaspora-gabonaise-de-france-se-mobilise-pour-denoncer-les,2173

La diaspora gabonaise de France se mobilise pour dénoncer les faux résultats de la présidentielle

Publié le 3 septembre 2016 à 09h55min

A l’initiative de plusieurs associations et institutions de la diaspora gabonaise de France, une série de manifestations contre les massacres commis sur la population par le régime d’Ali Bongo et les résultats frauduleux proclamés par la Commission électorale. Ainsi, plusieurs manifestation auront lieu ce samedi en France notamment à Paris, Strasbourg et Bordeaux.

Les Gabonais de France sont vent debout contre les exactions commises par les forces de l’ordre gabonaises à l’annonce des résultats controversés de la présidentielle gabonaise de samedi dernier. Très mobilisés durant la campagne, la diaspora gabonaise, a l’instar des autres gabonais de l’étranger, ont massivement accordé son suffrage au challenger d’Ali Bongo, Jean Ping.

Des manifestants gabonais à Marseille

Pour défendre leur vote pour l’alternance et dénoncer les violences policières en cours au Gabon qui ont déjà coûté la vie à 3 personnes selon les autorités et une vingtaine selon diverses sources, les gabonais de France multiplie depuis les sorties pour interpeller les autorités françaises sur la crise politique qui secoue le Gabon depuis mercredi.

A Paris, le rassemblement est prévu ce samedi 11h00 (heure française) à l’esplanade du Trocadero avant de converger par une marche à 14h30 en direction de l’ambassade du Gabon à Paris dans le 16e arrondissement. Même son de cloche à Strasbourg où la communauté gabonaise a prévu organiser à 14h00 une procession et une manifestation de protestation devant le Parlement européen situé dans cette ville.

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3.9, 8h04

http://info241.com/une-epouse-d-ali-bongo-l-implore-de-cesser-le-massacre-de-civils,2172

Une épouse d’Ali Bongo l’implore de cesser le massacre de civils gabonais

Publié le 3 septembre 2016 à 08h04min

Dans une vidéo publiée hier sur son compte Facebook, Inge Collins Bongo, l’épouse Américaine d’Ali Bongo, a tenu à adresser un message de paix à son époux, l’actuel président du Gabon. Dans celle-ci, celle qui a partagé la vie d’Ali Bongo durant plusieurs années, confie qu’il lui aurait avoué qu’il n’était pas le fils de la chanteuse Patience Dabany. Mieux, elle en profite pour l’implorer d’épargner les vies humaines de citoyens gabonais dans sa folie mortifère pour conserver le pouvoir.

Inge Collins Bongo n’est pas insensible à la crise qui secoue actuellement le Gabon avec son ancien époux qui se refuse à reconnaître les résultats issus des urnes qui ont largement donné vainqueur son challenger Jean Ping.

Elle a donc décidé de tenter de le raisonner afin qu’il épargne les civils gabonais dans sa course meurtrière à la conservation du pouvoir malgré la volonté populaire qui s’est tournée vers l’alternance.

Voici l’intégralité du message vidéo adressé par Inge Collins Bongo à Ali Bongo :

vidéo (non disponible)

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2.9

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2.9

http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/the-civil-war-imposed-by-ali-bongo.html

LA GUERRE CIVILE IMPOSÉE PAR ALI BONGO DEVIENT MÉTASTATIQUE DANS L’ENSEMBLE DU GABON

Version française

Comme l’indique la première image ci-dessus, internet a été coupé au Gabon depuis la proclamation du coup d’Etat électoral par la CENAP et le ministère de l’Intérieur. Mais les vaillants compatriotes ont quand même réussi à compiler l’état des choses sur toute l’étendue du territoire. Chers lecteurs, la guerre civile que nous a imposé Ali Bongo est train de se propager comme des métastases, sur toute l’étendue du territoire. En voici le résumé:  Bitam : Enlèvement de Jean Michel Edou Sima par la gendarmerie vers une destination inconnue, suite à quoi la population aurait attaque la gendarmerie. Lambaréné: Pont détruit pour empêcher la Garde Républicaine de passer. POG: Violence et attaques de la foule par hélicoptère. LBV: Incendie d’immeubles appartenant à des membres du régime ; la gendarmerie du PK9 a été prise d’assaut. Cité Damas et Mindoumbé en feu, combat à Ndzeng Ayong et Démocratie, plusieurs morts. Mitzic: Combat entre les forces de l’ordre et la population. Franceville et Moanda: Quelques mouvements des populations ne voulant pas être prises pour des bouc-émissaires.

Posted 20 hours ago by Charlie M.

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2.9

http://gabonmediatime.com/chroniques-de-libreville-crise-post-electorale/

[CHRONIQUES DE LIBREVILLE] Crise Post-Electorale

2 septembre 2016

Libreville revêt actuellement les habits d’une ville en chaos. Entre immeubles en ruine, cris de colères, larmes et coups de feu, la ville s’embrase, un peu plus chaque jours et se laisse lascivement emporter dans un tourbillon de violence encore jamais connu dans notre capitale.

“Entre 6h et 17h, c’est le paradis au Gabon tout est calme. Mais dès 18h, l’enfer ouvre ses portes à Libreville” nous révèle un des habitants de la capitale.

Hier, c’est dans les Zones de PK, GNALi et ASGA que les manifestants ont affronté les forces de l’ordre. Des tirs nourris ont été entendus dans la Zone du PK 11, où deux personnes auraient trouvé la mort. L’armée tue et ramasse les corps.

Ce matin à Dragage, dans le quartier Populaire de Nzeng-Atong, les jeunes ont soulevé le corps d’un de leurs frères de Combat qu’ils ont arraché aux mercenaires. Ils ont décidé de de marcher avec celui-ci pour montrer ce qui se passe au Gabon…. Pour montrer à la face du monde comment les mercenaires à la solde du Pouvoir sèment la mort.

Résultat : des hélicoptères tournent au-dessus d’eux. Nous apprenons également que Le commissariat de belle vue est totalement incendié.

“Le bilan humain est donc 3 voir 4 fois supérieur aux chiffres annoncés” nous affirme notre interlocuteur.

10h : Nous apprenons à l’instant que l’hélicoptère a tiré sur les trois jeunes qui portaient le corps de leurs frère. La foule s’est dispersée et les 4 cadavres gisent au sol

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http://gabonmediatime.com/disparition-inquietante-de-notre-journaliste/

Disparition Inquiétante de notre JOURNALISTE

Par La Rédaction

2 septembre 2016

Morel MONDJO, journaliste à Gabon Média Time, a été vu pour la dernière fois le mercredi 31 Août 2016 à Libreville, dans la province de l’Estuaire alors qu’il couvrait pour notre site les événements qui se sont déclenchés ce jour après l’annonce de la réélection du candidat Ali BONGO ONDIMBA.

Alors, que la direction de notre site cherche depuis le 31 Août a voir des nouvelles de nos journalistes repartis à travers tout le pays pour couvrir les évènements post-électoraux et avec la situation actuelle des communications au Gabon, ce n’est qu’aujourd’hui en recoupant toutes les informations que nous constatons la disparition de notre confrère.

Nous tenons à rappeler que MOREL MONDJO est Journaliste accrédité pour notre site, il bénéficiait donc d’une autorisation de travail et en tant que journaliste de rendre les images et faits qu’il constatait.

Pour quel nul n’en ignore merci de faire large diffusion !

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http://gabonmediatime.com/les-gabonais-de-marseille-pour-un-gabon-libre/

Les Gabonais de Marseille pour un Gabon Libre

Par La Rédaction

2 septembre 2016

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http://gabonmediatime.com/christian-bongo-les-citoyens-du-haut-ogooue-nont-rien-a-voir-avec-tout-ca/

Christian Bongo “Les citoyens du Haut-Ogooué n’ont rien à voir avec tout ça”

1 septembre 2016

Qui l’eût cru ? Au travers d’une interview accordée au site d’informations français LExpress.fr, Christian Bongo, demi-frère d’Ali Bongo, et figure emblématique du Haut-Ogooué, mais également du clan Bongo, désavoue publiquement ce dernier. Un entretien à cœur ouvert dans lequel Christian Bongo ne mâche pas ses mots et tire à boulets rouges sur Ali Bongo.

Âgé de 49 ans et notoirement connu pour avoir dirigé plusieurs entreprises étatiques, dont la Banque Gabonaise de Développement (BGD), Christian Bongo est aux yeux de nombreux observateurs avertis, un homme au tempérament modéré, très discret et extrêmement attentif aux problèmes du clan Bongo.

Tout au long de  l’entretien exclusif qu’il a accordé à LExpress.fr, Christian Bongo n’a pas manqué de souligner que le passage en force de son frère plonge le Gabon dans un chaos profond. Il explique entre autres que l’ensemble des altogovéens dont la famille Bongo, est, pris en otage par Ali Bongo et par son entourage aveugle. Il s’étonne du fait qu’Ali Bongo ait effectué un coup d’état électoral au détriment du peuple gabonais.

À la mort de son père Omar Bongo dont il était très proche, il a œuvré aux côtés de sa sœur aînée Pascaline Bongo à faire en sorte que sa fratrie ne se déchire pas autour des questions liées au partage d’un colossal héritage estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.

Infondées ou pas, de nombreuses rumeurs faisaient état depuis plusieurs années, de profondes divergences entre Ali Bongo et Christian Bongo. Personnage énigmatique, peu coutumier de la scène politique gabonaise, Christian Bongo est aujourd’hui la tête du Fonds de garantie pour le Logement (FGL).

Christian Bongo sort du silence en soulignant que les agissements irresponsables et antidémocratiques de son frère sont une atteinte flagrante à la démocratie gabonaise et aux libertés individuelles. Au regard de ce qui précède et tenant absolument à ce que cette mascarade électorale prenne rapidement fin, Christian Bongo  appelle le camp présidentiel à cesser l’escalade de violence.

Préoccupé au plus haut point par la situation que traverse actuellement le pays, Christian Bongo estime que les exigences de l’opposition sont totalement fondées et méritent des réponses frappées par le sceau de la transparence. Pour lui, seul le recomptage manuel, bureau de vote par bureau de vote, procès-verbal par procès-verbal des résultats de la province litigieuse (le Haut-Ogooué), pourrait apaiser les esprits.

Entretien avec Christian Bongo

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http://gabonmediatime.com/crise-post-electorale-focus-sur-le-woleu-ntem/

[CRISE POST-ELECTORALE] Focus sur le Woleu-Ntem

1 septembre 2016

Le woleu-Ntem s’embrase. (image d’illustration) Au téléphone avec notre confrère Ndong MBADINGUE, On nous signale des affrontements entre populations et forces de l’ordre.

Dans le village de Mboulou Beka ” Nkonoville ” des affrontements entre policiers et populations. La Population serait est Armée

A Oyem , les quartiers Akouakam, Enguema ” font l’objet de pillages. Des magasins brûlés, toute la ville caillassée. L’hôtel de l’actuel Premier Ministre a egalement été incendié.

A BITAM, la mosquée a brûlée.

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http://gabonmediatime.com/six-leaders-de-lopposition-interpelles/

Six leaders de l’opposition interpellés

1 septembre 2016

La Garde Républicaine a interpellé ce Jeudi 01 Septembre matin à Libreville au moins deux cents personnes au QG* de Jean PING

En effet, suite à l’assaut engagé par la GR* au quartier général de campagne du candidat Jean PING dans la nuit de mercredi à jeudi. La police a procédé à plusieurs interpellations, au moins deux cents personnes ont été interpellées dont six leaders de l’opposition ( Zacharie MYBOTO, René Ndemezo’o OBIANG, Alexandre Barro CHAMBRIER, Vincent De Paul GONDJOUT, Paul-Marie GONDJOUT et Chantale MYBOTO) et plusieurs autres activistes dont le tout jeune  Marceau MALEKOU.

Cet assaut fait suite aux heurts qui ont éclaté dans la ville (Incendie Assemblée Nationale, Voitures brûlées, magasins vandalisés) après l’annonce de la victoire du candidat du Parti Démocratique Gabonais, Ali BONGO ONDIMBA. Pour la Police, les responsables de ces actes se seraient réfugiés au QG du candidat Jean PING.

GR = Garde Républicaine

QG = Quartier Général

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/vincent-hugeux-speaks-of-crisis-in.html

Vincent Hugeux à Paris (31.8.16)

Vidéo BFM (début idem France 24 ?,

Hugeux: 10900 ressortissants français… pas pris pour cibles

Note R*E : On devine que si le gouvernement français allait un peu dans le sens d’Ali maintenant, à cause de la répétition de 2009, la probabilité que les ressortissants français soient pris pour cibles augmenterait.

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http://gabonenervant.blogspot.fr/2016/09/ali-bongo-has-started-civil-war-in.html

vidéo 1 18’39 : tellmemoreTv => cenap + images rue au début des tirs 1er blessé +

vidéo 2 compilation France 24 : Mengue sur France 24

vidéo 3 : Laurence Ndong France 24 31.8.16, à 5’00, président Haut Ogooué, bureau de vote par bureau de vote, population du Haut Ogooué gonflée

Chers lecteurs, l’auteur de ses lignes vient de passer la journée la plus difficile de sa vie. Ce jour, j’ai personnellement communiqué de diverses manières avec pas moins de 500 Gabonais de tous horizons. Le dénominateur commun entre nous tous, moi compris, est une colère indescriptible ; mais surtout la réalisation d’avoir reçu une déclaration de guerre d’Ali Bongo. Ce qui m’a surpris a été que malgré nos larmes de colère, la lucidité et la détermination de répondre du tac au tac étaient fermement présentes et j’ai entendu des hommes et des femmes jurer d’en finir avec Ali Bongo. Chers lecteurs, ce n’étaient pas que des mots et leur détermination n’avait rien de superficielle.

Chers lecteurs, je veux faire honneur aux combattants qui se battent au Gabon en ce moment en relayant autant que faire se peut, la réalité de ce qu’ils subissent contre les forces d’Ali Bongo. Le cœur n’est pas à l’analyse mais à l’action, car qu’on le veuille ou non, Ali Bongo vient de nous entrainer dans une guerre civile.

Posted 8 hours ago by Charlie M.

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