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Togo : élections législatives : archive revue de presse 2012

31 décembre 2012

Togo : élections législatives de 2103 (report de 2012)

Archive 2012

1. Actualités 2012-2013: législatives et lutte pour la fin de la dictature (revue de presse)

Revue de presse : archives 2012: Décembre, Novembre, Octobre, Septembre, Août, Juillet, Juin, Mai, Avril.


Décembre 2012

– 31 décembre, discours à la nation du Chef de l’Etat, afreepress.info

… Des élections législatives et des élections locales seront en effet organisées à la fin du premier trimestre. Le suffrage universel devra s’exprimer pour mettre en place une nouvelle législature mais aussi pour insuffler un nouveau dynamisme à la démocratie locale. Avec ces élections, le Togo a une occasion unique de rejoindre définitivement la catégorie si enviée des pays qui ont su éradiquer le syndrome des violences électorales

– 29 décembre, Bawara : « Pas de syndrome de putsch au Togo, élections dans trois mois », http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article6715

… Pour réaffirmer la sérénité qui caractérise en ce moment l’action gouvernementale, M. Bawara a assuré que « le Togo organisera au plus tard dans trois mois ses législatives et locales (….) Au plus tôt, dans deux mois, ces scrutins se tiendront car le processus de leur organisation est bel et bien enclenché »…

– 26 décembre, Message de vœux du Président National, anctogo.com

Nous appelons la communauté internationale et tous les partenaires de notre pays, à soutenir un processus consensuel de sortie de crise au Togo, au lieu d’accompagner le gouvernement dans ses tentatives de coup de force électoral que traduisent les récentes mesures unilatérales, antidémocratiques et anticonstitutionnelles. La communauté internationale doit prêter une oreille attentive aux aspirations profondes et aux préoccupations légitimes du peuple togolais, de la classe politique ainsi que des associations de défense des droits de l’homme qui ont souffert des décennies durant et souffrent encore des nombreuses dérives du régime RPT à tous les plans. Au cours de cette année 2012, les violations des droits de l’homme ainsi que des situations dans lesquelles l’instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes est flagrante, se sont amplifiées. Les faits les plus marquants concernent les violences policières gratuites, la pratique systématique de la torture dans les lieux de détention, la falsification du rapport de la CNDH, la confiscation abusive des fonds des commerçants des marchés de Lomé, l’affaire dite d’escroquerie internationale. Il est temps que la communauté internationale rende justice au Togo en soutenant résolument le peuple togolais dans sa quête légitime d’adoption et de mise en œuvre consensuelles des réformes politiques. La communauté internationale évitera ainsi à notre pays, les situations dramatiques qu’il a connues par le passé, avant, pendant et après des élections mal préparées. ..

– 24 décembre, Des indices qui rendent improbable l’officieuse date du 24 mars 2013, L’union : republicoftogo.com

… Mais, visiblement, le pouvoir de Lomé veut s’armer de garde-fous avant d’officialiser la proposition de la CENI projetant les opérations de vote sur le 24 mars 2013. Surtout que le chronogramme établi par l’équipe de Angèle Dola Aguigah, présidente de la CENI, est déjà dépassé. A l’analyse, des activités devraient déjà être exécutées pour aboutir à la date du 24 mars. Ce n’est pas le cas. Exemple des Commissions électorale locales indépendantes (CELI) qui devraient être mises en place au plus tard le 29 novembre dernier pour rester le délai légal et probable de 15 jours, de la conception, commande et réception du matériel de sensibilisation pour le recensement électoral à achever le 20 décembre dernier, de la désignation des membres des Comités de listes et cartes (CLC) au plus tard le 4 décembre 2012, suivie de leur nomination et mise en place avant le soir du 6 décembre dernier. Le point d’orgue de cette improbabilité dans la date du 24 mars 2013 reste l’indication de la date du 22 décembre 2012 pour le décret portant ouverture et clôture du recensement électoral. Sans oublier l’autre chapelet d’activités dont les dates sont expirées : spécifications techniques du bulletin unique de vote, définition des critères d’accréditation et accréditation des observateurs nationaux, production du répertoire des centres de recensement et de vote, développement et réception du logiciel de recensement électoral, formation des membres des CELI sur le processus électoral, etc. Pas d’information qui filtre. Aux dernières nouvelles, le Gouvernement travaille sur le chronogramme à lui remis depuis le 13 décembre dernier. Il se dit même que le texte du Code électoral refait l’objet d’une attention de l’Autorité et que quelque chose devra être dit dans les jours à venir. En clair, la date du 24 mars ne reste qu’une indication à confirmer ou infirmer. La deuxième option étant la plus certaine. .. Il y a deux budgets à réunir aux fins de tout dérouler. Pour sa propre consommation, la CENI réclame pas mois de 1,478 milliard de francs Cfa, à redistribuer entre le matériel et fournitures, les dépenses d’entretien, les frais de personnel à hauteur de 29%, les assurances, l’eau et électricité, les dépenses de communication, le loyer des bureaux CENI-CELI, le transport et les dépenses diverses à concurrence de 35%. Parallèlement, la CENI indique qu’il faudra la bagatelle de 8,914 milliards de francs Cfa pour tenir le scrutin de 2013. L’Etat en a déjà inscrit au budget 2013 la somme de 5 milliards de francs Cfa. Le gap est à financer par les bailleurs de fonds.

– 24 décembre, « Les conditions réunies pour un scrutin transparent », dixit Faure Gnassingbé, Déconnexion de la réalité, cécité volontaire ou fuite en avant ?, liberte-togo.com

… Le drame dans toute cette histoire, c’est que Patrick Spirlet a semblé lui faire confiance malgré tout. Le Chef de la Délégation de l’Ue au Togo dit prendre « note avec satisfaction » de la « volonté » de Faure Gnassingbé « d’en assurer toute la transparence et la crédibilité ». Et pourtant les recommandations de la mission d’observation électorale de l’institution européenne en 2007 ne sont pas matérialisées et Bruxelles refuse de financer le processus électoral à cause justement de l’inexistence des gages de crédibilité.

– 24 décembre, Dernière sortie du négationniste Alilou Sam-Dja Cissé, L’ASVITTO condamne les propos scandaleux du nouveau Président de la CNDH et exige sa démission immédiate, liberte-togo.com

… l’Association des Victimes de la Torture au TOGO (ASVITTO) non seulement condamne et fustige les propos de Monsieur Alilou Sam-Dja CISSE mais également demande sa démission immédiate de la présidence de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

– 24 décembre, Agbéyomé Kodjo dénonce une conspiration et des manœuvres visant à l’éliminer, liberte-togo.com

Depuis quelques jours, circulent à Lomé des rumeurs tendant à associer le Président National de OBUTS, Agbéyomé Kodjo, à une affaire relative à la préparation d’un coup de force contre les institutions de la République. Le Bureau Politique de l’OBUTS réuni le 22 décembre 2012, en séance extraordinaire et après analyse approfondie de cette information livrée par une source crédible, et délibéré, tient à faire la mise au point suivante : « Il est consternant que le Président National Agbéyomé Kodjo soit constamment la cible des accusations malveillantes et diffamatoires de la part d’un régime, coutumier de violation des droits humains et praticien ordinaire du non respect des lois de la République », lit-on dans le communiqué de presse.

– 24 décembre, Interview de Messan Agbéyomé Kodjo : « Les services de sécurité du pays sont en train d’interroger les imposteurs (…) je ne suis lié à quoi que ce soit », http://www.afreepress.info

… Je ne pense pas que nous sommes encore à l’étape de la rumeur, puisque les services de sécurité du pays sont en train d’interroger les imposteurs, en tout cas en ce qui me concerne, je ne suis lié à quoi que ce soit. On dit que j’aurai donné de l’argent pour aller acheter des armes en Guinée Conakry pour venir renverser le régime, je ne sais pas si la Guinée Conakry est un fabriquant d’armes, mais dans tous les cas, je dis que je ne suis ni de près ni de loin mêlé à cette accusation et voudrais faire une mise en garde contre ceux qui orchestrent, manipulent autour de cette affaire dans un dessein précis, je dis que cette fois-ci je serais intraitable. .. Je n’ai pas été interpellé, mais je connais très bien le système qui gouverne ce pays et à partir de ce moment il faut que l’opinion nationale et internationale le sachent. Vous étiez ici lorsqu’ils ont réuni une armada d’agents de sécurité pour venir défoncer ma porte me chercher au lit et m’amener à la gendarmerie pour un interrogatoire musclé alors que je n’avais rien fait. La communauté internationale est informée, les Togolais sont aussi informés…

– 23 décembre, Togo : le président de la Commission nationale des droits de l’Homme contraint à la démission, afrik.com

… D’après les Organisations des Droits de l’Homme au Togo (ODDH), Sam Dja Alilou Cissé s’est refusé de reconnaitre que le rapport sur les faits de torture au Togo a subi un tripatouillage. Le nouveau président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a même déclaré qu’ « on doit laisser ce rapport au tiroir et poursuivre leur mission habituel, celle de former la population et ses membres sur la question des droits de l’homme ». Suite à ces propos prononcés par le nouveau président, les Organisations des Droits de l’Homme au Togo (ODDH) ont réagi dans un communiqué rendu public pour exprimer leur mécontentement vis a vis de sa déclaration qui selon elles ne tiennent pas la route. Traumatisées par cette déclaration, les six organisations de défense des droits de l’homme demandent la démission pure et simple d’Alilou Sam Dja Cissé. ..

– 22 décembre, Confidentiel : Des cartes d’UNIR établies aux militaires togolais, pour quel but ?, mo5-togo.com

Les choses se précisent. Dans la perspective certainement des élections législatives, des manœuvres sordides sont opérées par le pouvoir en place pour flouer l’opinion tant nationale qu’internationale afin de présenter  le nouveau parti en gestation de Faure  GNASSINGBE comme étant le parti qui a l’adhésion du peuple. Ce qui baliserait déjà la voie à ce parti pour qu’il sorte ‘vainqueur’ desdites élections en  truquant les résultats qui seront issus des urnes. .. Dans le même registre, des informations font état de l’établissement abusif des cartes UNIR aux populations dans les lacs.

– 22 décembre, Un petit Mussolini de la HAAC dans ses œuvres : Kokou Tozoun refuse de renouveler le récépissé de la ‘’ Gazette du Golfe’’, un journal légalement constitué, lalternative-togo.com

Le Togo est devenu un no man’s land où certains s’érigent en potentats et font la loi selon leurs humeurs. Kokou Biossey Tozoun, l’ancien journaliste, syndicaliste devenu un grand serviteur du pouvoir des Gnassingbé est l’un de ces Mussolini qui font la pluie et le beau temps. Catapulté à la tête de la HAAC, il ne cesse de s’illustrer comme un vrai prédateur de la presse fermant radios et journaux illégalement, supprimant des émissions ou mettant en demeure des radios trop critiques vis-à-vis de ses bienfaiteurs. Il vient d’inscrire à son tableau de chasse macabre le journal « la Gazette du Golfe » dont il refuse le renouvellement du récépissé après une demande du Directeur de Publication, Akpaki  Idelfonse dont l’absence du pays avait entraîné la suspension de la parution. ..

– 21 décembre 2012, Economie : Les phosphates togolais pré-vendus sur 5 ans sous le regard complaisant de la Banque Mondiale et du FMI, article du journal ‘l’Alternative’ sur mo5-togo.com

Le 10 décembre dernier, le Togo s’est doté d’un Office Togolais des Recettes (OTR) à travers une loi votée à l’Assemblée nationale par les députés… Il est connu depuis longtemps que le vrai patron de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a pour nom Raphy Edery, l’Israélien sans visage, l’ancien agent du MOSSAD (services secrets)  et de la KNESSET (Parlement israélien) qui équipe l’ANR en matériels d’écoute et de torture ainsi que la sécurité personnelle de Faure Gnassingbé. Le Directeur général de la SNPT, Michel Kezié n’est en réalité qu’un pantin qui ne dispose d’aucun pouvoir décisionnel dans la gestion quotidienne de la société. Comment le sieur Raphy Edery est-il rétribué pour les nombreux services obscurs qu’il rend au régime de Faure Gnassingbé ? La réponse est toute simple et frise le scandale : les phosphates togolais ont été pré-vendus sur une période de cinq (5) ans à cet Israélien à un prix dérisoire. Selon plusieurs sources concordantes, la tonne du phosphate a été vendue à 80 dollars à ce monsieur qui a ouvert dans un pays un compte sur lequel est versée la différence des fluctuations. Ces sommes colossales qui atterrissent directement sur son compte personnel échappent au Trésor public togolais, en d’autres termes, à tous les citoyens togolais. Et comme si cela ne suffisait pas, tout est fait par ce monsieur et son frère juif Charles Debbasch pour renforcer systématiquement leur emprise sur les phosphates togolais. Le dernier voyage de Faure Gnassingbé en Israël a été organisé, planifié de bout en bout par le réseau de Raphy Edery qui l’a convaincu d’attribuer à une société israélienne (Chemicals Group) spécialisée dans la production de phosphates, d’engrais, d’acides sulfuriques et de potasse, l’installation d’une usine de production au Togo. L’arrivée de ce groupe israélien au Togo est annoncée pour l’année prochaine (cf. Africa Mining Intelligence N° 287 du 11 décembre 2012). .. Ce pillage organisé à travers des structures écran implantées à l’extérieur, permet de siphonner les milliards, avec la complicité de ceux qui ont en charge les responsabilités de présider aux destinées du Togo. Tout ce jeu de l’ombre se déroule sous le regard complaisant des institutions de Bretton Woods, notamment le FMI et la BM, et dans une moindre mesure le PNUD. Les politiques, en particulier ceux de l’opposition qui aspirent à gouverner ce pays, doivent aussi sortir de leur léthargie pour prendre la mesure de la gravité du pillage actuel des ressources et lancer un grand débat à ce propos. ..

– 21 décembre, Situation de la Corruption au Togo selon Carlos KETOHOU (Extrait), anctogo.com

… Pire, même à la commission Vérité justice et réconciliation, il y a plein de malversations. Ces messieurs et dames ont continuellement berné le pauvre archevêque pour se distribuer l’argent des partenaires au nom de la réconciliation. ..

– 20 décembre, Les femmes du CST font entendre leur voix dans les rues de Lomé, collectifsauvonsletogo.com

Elles étaient des milliers de femmes affiliées au Collectif « Sauvons le Togo – CST — » tout de rouge vêtues à descendre ce jeudi dans les rues de Lomé pour « protester contre les violations des droits de l’Homme, le déchirement du tissu social, le refus d’application des réformes institutionnelles et constitutionnelles et l’instrumentalisation des associations de femmes », a constaté l’Agence Afreepress. ..

– 20 décembre, Passage du Togo devant le comité des Nation Unis contre la torture : Séance de restitution ce jeudi de l’ACAT de du CACIT-Togo, savoirnews.net

… Etaient présents à cette rencontre, plusieurs personnalités dont Minekpor Kokou (représentant du ministre des droits de l’homme) et Eric Sallah (représentant de Mme Olatokoumbo Ige du Bureau du Haut Commissariat des Droits de l’homme +HCDH-Togo+). Selon Pierre Claver Dékpo, le secrétaire général de l’ACAT-Togo, cet atelier permettra aux participants de s’imprégner des acquis du passage du Togo devant le comité des Nation Unis contre la torture, afin d’avoir une des « défis qui nous attendent dans la lutte contre la torture et l’impunité au Togo » …

– 19 décembre, Jean-Pierre Fabre : « La CENI n’organisera pas les élections dans les conditions actuelles. Nous allons l’empêcher », anctogo.com

Des milliers de militants et sympathisants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) étaient une fois encore samedi dans les rues de Lomé. A travers cette  énième marche de protestation, Jean-Pierre Fabre et sa suite ont dénoncé l’arrogance et le mépris affichés par le régime RPT dans la préparation des élections législatives à venir. Ils ont fustigé entre autres la légèreté du gouvernement qui considère comme subsidiaire, la question fondamentale des réformes institutionnelles et constitutionnelles ; le refus du pouvoir d’accéder au retour des neuf députés ANC à l’Assemblée Nationale, en dépit des décisions pertinentes de l’Union Interparlementaire (UIP) et des arrêts dela Courde Justice dela CEDEAOet les violations répétées dela Constitutionet des droits de l’homme… Jean-Pierre FABRE a rassuré que cette « CENI n’organisera pas les élections dans les conditions actuelles. Nous allons l’empêcher », a-t-il dit. Pour lui, le silence des responsables politiques de l’opposition n’est pas signe d’abdication, mais celui de «reculer pour mieux sauter ».

– 19 décembre, La machine à fraude en branle dans les Savanes avec la carte d’Unir/Rpt, liberte-togo.com

… des caciques du régime font croire aux populations que c’est la carte d’Unir qui tient lieu de carte d’électeur, et donc tout électeur qui tient à voter doit la posséder. Conséquence, les bureaux d’Unir dans les Savanes ne désemplissent pas. Elèves, commerçants, ouvriers, tout le monde se rue au siège dans une ignorance totale. Ils sont même allés plus loin en disant qu’avec cette carte, on peut voyager dans la sous-région sans risque d’être inquiété. Une dame qui aurait perdu son passeport, a servi de cobaye pour endormir la conscience de la population. ..

– 19 décembre, Patrick Spirlet : « Malgré la crise internationale, les conditions économiques au Togo sont restées favorables en 2012 », savoirnews.net

… présentation de vœux du nouvel an du corps diplomatique au chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé… « Je n’aurai pas le temps d’aborder tous les importants chantiers de réforme pour le développement en cours et à venir. Je pense ici, entre autres, aux statistiques pour le pilotage de l’économie ou encore la publication du premier rapport IITE pour l’amélioration de la transparence dans un secteur extractif en pleine évolution, phosphates, marbre, fer, manganèse, clinker et espérons aussi bientôt pétrole. Les efforts entrepris pas le Togo dans le cadre de cette initiative pour une meilleure comptabilisation des recettes perçues, une transparence dans leur utilisation et des informations budgétaires et un cadre juridique idoine à la lutte contre la corruption accrue nous semblent demeurer des éléments clés pour la consolidation de ces efforts de réformes », a-t-il souligné. .. « A ce niveau, le fait le plus marquant de l’année a sans doute été la remise et la publication du premier volume du rapport de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Ce rapport et ses recommandations, dont celle de rédaction d’un livre blanc, nous semblent définir un fil conducteur de réalisations et d’avancées concrètes pour les années à venir. La réconciliation au Togo doit passer par ce travail de mémoire partagé », a-t-il martelé. Sur le plan des droits de l’homme, « l’année 2012 a connu des avancées importantes dont, entre autres, l’adoption d’un code réformé de la personne et de la famille, la mise en place d’une nouvelle Commission Nationale des Droits de l’Homme, et la préparation d’un nouveau code pénal incorporant la pénalisation de la torture », a souligné M.Spirlet. .. Pour le Chef de Délégation de l’Union européenne (UE) au Togo, l’année 2013 sera également celle d’élections législatives et locales, « étapes fondamentales pour le processus de démocratisation du Togo ». « Nous avons pris note avec satisfaction de votre volonté d’en assurer toute la transparence et la crédibilité et nous espérons qu’elles puissent être mises en œuvre dans un cadre apaisé et inclusif. Elles constituent pour nous une étape essentielle de l’évolution politique du pays et d’émergence d’une nation togolaise réconciliée », a-t-il poursuivie.

– 19 décembre, Prochaines législatives et locales : « Nous travaillons à faire de ces échéances, un vrai rendez-vous démocratique » (Faure Gnassingbé), savoirnews.net

…Pour ces scrutins à venir, le gouvernement a pris en compte « les diverses recommandations constructives que certains parmi vous ont eu l’amitié de formuler, à l’issue des précédents scrutins, au même titre que les observateurs électoraux« , indiqué le chef de l’Etat. « C’est d’ailleurs cette démarche qui nous fonde à considérer que les conditions sont réunies pour que ces scrutins se tiennent, comme ce fut déjà le cas en 2007 et en 2010, dans le calme et la transparence et en conformité avec les pratiques et standards en cours dans les pays de tradition démocratique. C’est mon souhait le plus vif que le succès de ces élections à venir, puisse permettre au Togo de franchir un nouveau cap dans son processus de développement économique et social. Je souhaite vivement que ce succès que j’appelle de tous mes vœux, balise la voie pour la poursuite, dans un climat serein et apaisé des grandes réformes dont notre pays a besoin pour renforcer sa marche vers le progrès », a-t-il souligné. .. Pour la CVJR, les conclusions et les recommandations pertinentes du rapport font l’objet « d’une étude approfondie du gouvernement togolais qui ne ménagera aucun effort, après leur évaluation, pour les concrétiser ». « A cet effet, il me plaît d’annoncer d’ores et déjà, la création du Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale chargé de la mise en œuvre progressive et intégrale de ces recommandations ainsi que la rédaction du livre blanc« , a annoncé le président de la République. Faure Gnassingbé a également annoncé la création d’un « Fonds spécial de réparation et de réhabilitation des victimes » dans la loi de finances en cours d’adoption à l’Assemblée Nationale, « pour que le processus d’indemnisation intervienne dès l’année prochaine, sous la direction du Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale ».

– 19 décembre, premiers couacs d’un nervi des tortionnaires à la tête de la CNDH, Alilou Cissé exprime son agacement vis-à-vis du rapport Kounté, liberte-togo.com

« Le rapport de la CNDH est derrière nous. « Faut pas chaque jour poser les mêmes problèmes par rapport au rapport. Pourquoi on veut toujours revenir sur ce rapport ? Je voudrais que nous comprenions que c’est un parcours et qu’on doit le mettre entre parenthèses »,vociférait à casser les tympans, Alilou Cissé ? le nouveau président de la CNDH sur le journaliste dont le tort aura été de l’avoir interrogé sur le sort que le nouveau bureau entend réserver au rapport Koffi Kounté sur la torture au Togo et ses recommandations. La raison de cette subite crise des nerfs ? L’homme estime que le rapport est venu en fin de mandat et qu’ils ont trouvé un mécanisme pour gérer ça. Pis, il se procure un malin plaisir à nier une évidence : le tripatouillage du rapport par Charles Debbasch, Mes Tchitchao Tchalim et Hamadou Yacoubou, l’ancien défenseur des droits de l’Homme et autres collabos, agissant au nom et pour le compte des tortionnaires agréés de la République, à savoir Yotroféï Massina, patron de l’ANR, le Général Atcha Titikpina, Chef d’Etat major général des FAT, le Col. Yark Damehame, l’actuel ministre de la Sécurité tous cités nommément par ledit rapport. « Est-ce qu’il y a eu tripatouillage ? Moi je ne sais pas. C’est vous qui me le dites. Si vous dites qu’il y a eu tripatouillage, peut-être c’est votre lecture ». Et de jouer au Professeur devant le journaliste devenu l’instant de cette interview, son élève ou étudiant : « Vous savez ? Sur un texte, on peut avoir des lectures différentes. Je suis enseignant des lettres. Il ne peut jamais y avoir une seule lecture pour dix personnes. Chaque lecteur a sa lecture ». Mais peut-on interpréter ce qui est clair comme l’eau de roche ? Un étudiant en première année de droit à Lomé, suivi en cela par son professeur répond : « lorsque la loi est claire, on ne l’interprète pas ». « La loi n’est susceptible d’être interprétée que lorsqu’elle est obscure ou pas suffisamment claire », informe-t-il en outre. User de tels subterfuges est un comportement typique du pouvoir. Ceci expliquerait-il cela ?Alilou Cissé nie même l’existence de deux rapports de la CNDH pour une seule enquête commandée par le gouvernement : « Est-ce que vous avez comparé les deux versions, si elles existent ? ». L’actuel président de la CNDH était de toute évidence sur une autre planète au moment des faits. Car le cndhgate, comme on a surnommé cette affaire, a fait le tour du monde et s’est même invité dans les débats lors de la présentation par le Togo de son rapport sur la torture devant le Comité des Nations Unies contre la torture. ..

– 19 décembre, plainte contre Abbas Youssef pour corruption déposée devant le Tribunal de Paris, liberte-togo.com

Extrait de la plainte « … A la suite de la plainte déposée par Monsieur Al Youssef ABASS le 18 Mars 2011, une instruction pour des faits d’escroquerie et de complicité d’escroquerie a été ouverte près le Tribunal de Première instance de Lomé, TOGO, à l’encontre de plusieurs personnes parmi lesquelles figurait Monsieur Loïk LE FLOCH PRlGENT. Or, il apparaît à la lecture de nombreux échanges par courriels envoyés ou reçus par Monsieur Al Youssef ABBAS que l’arrestation de Monsieur Loik LE FLOCII PRlGENT n’a pas été le seul fait spontané de la procédure pénale engagée au Togo à l’issue du dépôt de plainte du 18 Mars 2011, mais qu’un certain nombre de manœuvres a été mis en place pour faire aboutir l’arrestation de Monsieur LE FLOCH PRlGENT, et ce, en contrepartie du versement d’importantes sommes d’argent. .. »

– 19 décembre, UE, Prix Nobel de la Paix 2012 : Une pilule amère à avaler pour les Togolais, liberte-togo.com

– 18 décembre, CST : Déclaration liminaire : Pour la dignité de la femme togolaise: Faure doit partir, collectifsauvonsletogo.com

– 16 décembre, L’ex-ministre des Mines et de l’Energie, Noupokou Dammipi, accusé de créer des comptes fictifs, liberte-togo.com

– 15 décembre, Diplomatie : La rédemption de Faure Essozimna Gnassingbé se trouve en Israël, mo5-togo.com

… Seule la coopération dans le domaine de la sécurité relève d’un grand intérêt pour Faure Gnassingbé. Le puissant Israël a déjà, avec l’aide de Charles Debbasch, dit-on, le marché sur la télécommunication. Une entreprise israélienne dont le nom est occulté est chargée de maintenance et de la surveillance du réseau de télécommunications et Internet. La garde présidentielle est entraînée par des militaires israéliens.  Dans le domaine de l’armement également, le Togo achète des armes auprès d’Israël, d’où la présence de Yark Damehane, d’Atcha Titikpina et de Massina Yotroféï en Israël pendant la visite du chef de l’Etat. Les relations entre la « mère » France et le Togo ne sont plus tellement chaudes comme par le passé. Le Togo aime que l’Hexagone ferme totalement les yeux sur ses exactions de toutes sortes. De plus, les intérêts de la France au Togo ne sont plus aussi importants, et de source diplomatique on constate le retour en force de l’Allemagne et des Etats-Unis. Faure Gnassingbé a compris cette donne et sait que Paris ne volera plus à son secours. Dans ce cas, il vaut mieux compter sur soi-même en renforçant sa propre sécurité, d’autant plus que le successeur du général a toujours un ersatz de côte sur la scène internationale, c’est faute de mieux à l’intérieur. De l’analyse de beaucoup d’observateurs avisés, les chancelleries n’ont pas encore trouvé un homme crédible à leurs yeux pour assurer la transition et l’alternance au Togo. Un homme capable de garantir en même temps leurs reliquats d’Intérêt. L’opposition à un sérieux travail de lobbying à faire. ..

– 15 décembre, Entrave à la liberté d’expression et d’exercice au Togo par la HAAC : Le DP de « La Gazette du golfe » Koffi Koba AKPAKI, privé de ses droits, mo5-togo.com

– 14 décembre 2012, Togo : La CENI a remis son chronogramme au Premier ministre Ahoomey-Zunu, mo5-togo.com

… une délégation du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Conduite par sa présidente, Mme Angèle Dola Aguigah, … ils ont remis au Premier ministre le chronogramme de l’élection législative, le budget de fonctionnement de la CENI et le budget de l’opération électorale de 2013. .. Mais selon plusieurs sources, elles devraient avoir lieu le 24 mars de l’année prochaine. Info ou diversion stratégique ? L’opposition doit éviter de se faire surprendre. Le mandat de l’actuel parlement est arrivé à terme depuis novembre dernier mais la Cour constitutionnelle a, selon l’opposition, anticonstitutionnellement maintenu les députés à leur poste jusqu’à l’élection du nouveau parlement.

– 12 décembre, Comité contre la torture: Observations finales du deuxième rapport périodique du Togo, ohchr.organctogo.com

Observations finales du deuxième rapport périodique du Togo, adoptées par le Comité lors de sa quarante-neuvième session (29 octobre – 23 novembre 2012), version avancée non éditée. 1.   Le Comité contre la torture a examiné le deuxième rapport périodique du Togo (CAT/C/TGO/2) à ses 1114ème  et 1117ème séances, tenues les 12 et 13 novembre 2012 (CAT/C/SR.1114 et CAT/C/SR.1117), et a adopté les observations finales suivantes à sa 1128ème séance (CAT/C/SR.1128), le  21 novembre 2012. ..

– 12 décembre, Déclaration du Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD): La question du retour des exilés togolais, togocity.com

… Le Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD) pense que pour permettre aux exilés de regagner le Togo, le gouvernement doit œuvrer pour créer un climat de confiance et faire disparaitre ses miliciens qui opèrent dans l’ombre.

– 11 décembre, Des correspondances d’Abbas Al Yousef qui montrent comment le dossier est piloté par la Présidence de la République, liberte-togo.com

Depuis que l’affaire d’escroquerie internationale a éclaté, nous n’avons cessé de dire qu’elle est personnellement gérée par le chef de l’Etat qui veut en profiter pour se débarrasser de son ami et homme à tout faire, Pascal Bodjona et de Bertin Agba. Certaines correspondances de l’Emirati Abbas Al Yousef dont nous avons obtenu copie le montrent à suffisance. En plus, il a mis tout le monde à ses pieds : avocats, ministre de la Justice, magistrats … Par ailleurs, un certain François Labr, travaillant sûrement pour Abbas Al Youssef, est, dans un autre courriel en date du 6 novembre 2012, revenu sur le parcours du général Jeannou Lacaze et a révélé ensuite que la société OPS est belle et bien fondée par Bertin. Pour soutenir les résultats de son enquête, il a annexé à ce mail des preuves. Ce qui constitue un cinglant désaveu pour ceux qui soutiennent que Jeannou Lacaze est le vrai propriétaire de la société OPS que Bertin Agba aurait prise pour lui tout seul.

– 11 décembre, La cour de justice de la CEDEAO juge recevable la plainte de Kpatcha Gnassingbé déposée par ses avocats, doit-il espérer une rapide libération ?, mo5-togo.com

L’affaire Kpatcha Gnassingbé est une énorme épine dans le pied de Faure Gnassingbé. Et il le traîne comme un boulet. Hier lundi, 10 décembre, journée des droits de l’homme. Date symbolique choisie par la Cour de Justice de la CEDEAO pour se prononcer sur l’affaire Kpatcha Gnassingbé, accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et condamné en 2011 à 20 ans de prison. Le dossier est des plus obscurs, l’immunité du sulfureux prévenu, somme toute un député, n’a jamais été levée. Mais il comporte aussi un « volet d’aveux extorqués sous la torture ». Gravissime. La Cour de justice de la CEDEAO a rejeté toutes les  exceptions soulevées par les avocats de l’Etat du Togo ; elle s’est déclarée compétente et a jugé recevable la plainte des avocats de Kpatcha Gnassingbé. En attendant qu’elle se prononce sur le fond de l’affaire, le Palais de la Marina est quelque peu échaudé, car Kpatcha Gnassingbé pourrait bien être libéré. ..

– 11 décembre, Affaire d’escroquerie: Loïk Le Floch-Prigent porte plainte contre X à Paris et vise Abbas Al Youssef, mo5-togo.com

… Laurent Fabius a demandé la libération provisoire de M. Le Floch-Prigent. ..

– 10 décembre, Des attitudes suspectes induisant des conclusions qui font craindre le pire pour Faure Gnassingbé. L’assassinat de leaders politiques susceptibles d’être un obstacle pour les militaires en cas de « catastrophe nationale » bis programmé, liberte-togo.com

… Depuis plusieurs mois déjà, l’information circule au sein des FAT, selon laquelle, « si Faure venait à disparaître subitement, l’armée referait le même coup qu’en 2005 en faisant irruption dans la vie politique et en procédant rapidement à l’élimination physique de quelques leaders politiques ciblés qui pourraient constituer pour les militaires un obstacle ». Pourtant la situation d’avant la mort d’Eyadèma où l’armée n’avait jamais proclamé son caractère apolitique et républicain n’est pas la même que celle d’aujourd’hui avec une armée disposant depuis 2007 d’un statut. ..

9 décembre, Paris : intervention d’Agbéyomé Kodjo à la conférence-débat « Elections en Afrique de l’Ouest: cas du Togo et de la Guinée Conakry » organisé par l’OMDGvidéo : letogovi.com, plus d’information sur la conférence-débat.

– 7 décembre, Togo : Le général Titikpina poursuit sa tournée en Chine, afriscoop.net

… Mardi dernier, le ministre chinois de la Défense, Liang Guanglie, et le général Titikpina se sont félicités de « l’amitié bilatérale entre leurs deux armées et ont passé en revue les résultats obtenus de la coopération militaire dans des domaines tels que la formation du personnel, les échanges de visites et la technologie en matière d’équipement », a-t-on appris d’un compte rendu de l’Agence Xinhua (Chine Nouvelle). ..

– 6 décembre, Les ambassadeurs occidentaux et la représentante-résidente du PNUD au Togo complices du drame électoral qui se prépare, liberte-togo.com

Les ambassadeurs de France, d’Allemagne, de l’Union européenne (UE), des Etats-Unis d’Amérique, et la représentante-résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), communément appelés le « Groupe des cinq », n’ont que faire des gémissements du peuple togolais et viennent de choisir le camp de ceux qui ont « l’argent et les armes ». Prétextant un blocage de la situation, ce qui est une conséquence de leur hypocrisie, ils ont demandé au pouvoir d’enclencher le processus électoral, quitte aux autres, séduits plus tard par sa bonne organisation, de prendre le train en marche.Depuis quelque temps, les diplomates occidentaux accrédités au Togo (France, Allemagne, Etats-Unis, UE) et la représentante-résidente du PNUD ont commencé à adopter une curieuse position dans la crise togolaise. Ils ne cessent de jeter l’anathème sur l’opposition en lui reprochant de ne pas chercher le dialogue. Surtout, ces diplomates trimbalés un peu partout par les ministres togolais,   digèrent mal le retrait de l’opposition de la comédie organisée le 16 novembre dernier à la Primature. Etant donné que la situation est bloquée, estiment-ils, ils ont dit au pouvoir de préparer les élections de façon démocratique pour que tout le monde s’y présente. Pour eux, si les élections sont préparées de façon démocratique, les opposants se raviseront et y participeront. Quelle plaisanterie ! Depuis quand ce pouvoir a-t-il organisé des élections démocratiques au Togo ? Comme le dirait l’autre, ces diplomates sont perdus puisque aujourd’hui, ce sont eux qui encouragent le pouvoir à violer l’Accord politique global (APG) en organisant de façon unilatérale les élections. C’est à se demander l’intérêt qu’ils ont dans l’organisation des élections. Selon les informations en notre possession, cette malheureuse position est incarnée par l’Ambassadeur de France, Nicolas Warnery. Ce diplomate semble prendre fait et cause pour le clan au pouvoir. Est-ce pour protéger les intérêts du Groupe Bolloré qui, grâce à son ami Nicolas Sarkozy, a complètement conquis le Port autonome de Lomé ? La question reste posée. La même position est défendue par le chef de la délégation de l’Union européenne au Togo, Patrick Spirlet, considéré comme l’un des pions du réseau Louis Michel. Et il n’est pas exclu qu’avec le temps, l’UE décide de financer les élections. Dans ces conditions, l’Ambassadeur d’Allemagne, Joseph Weiss qui souffle le chaud et le froid dans le dossier togolais – son dernier discours à l’occasion de la fête nationale de son pays en dit long-, ne peut que s’aligner. Tout comme l’Ambassadeur des Etats-Unis, Robert Whitehead et la représentante-résidente du PNUD, Mme Khardiata Lo N’Diaye qui avait initié cette réunion de haut niveau sur « les enjeux démocratiques et la consolidation de la paix » et dont les recommandations ne sont même pas prises en compte par le pouvoir lors de la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Bref, le « Groupe des cinq » est complice du drame électoral qui se prépare au Togo. ..

– 6 décembre, Droits de l’homme : La LTDH vulgarise la loi sur les manifestations publiques, mo5-togo.com

… Pour le président de la Ligue, cet atelier a donc pour but de vulgariser ladite loi car sa simple adoption n’a pas mis fin à toutes les inquiétudes en la matière. L’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, a insisté sur le fait que le droit de réunion est partie intégrante de plusieurs traités pour lesquels le Togo est partie prenante. «  Il s’agit d’un mécanisme rétroactif nécessaire à la société, et quand elle est injustement supprimée, elle devient une menace pour le régime qui l’a supprimé », a-t-il conclu. Cet atelier se déroulera dans les cinq régions administratives du pays. Il a été ouvert par le ministre des droits de l’Homme Mme Léontina Wilson de Souza. ..

– 3 décembre, Propagande : Faure Gnassingbé quémande l’attachement du peuple à sa politique après la rumeur lancée sur sa mort, mo5-togo.com

– 3 décembre, OMCT: 10 Portraits contre la Torture et l’Impunité, Interview Pierre-Claver Akolly Amégnikpo DEKPOH, secrétaire général ACAT-Togo, omct.org

… Il y a une recrudescence inquiétante depuis 2009 de violations des droits de l’homme, notamment des cas de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés à des citoyens. Les cas les plus patents sont ceux confirmés par le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en date du 15 février 2012 dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat de 2005. Toutes les couches sociopolitiques du pays sont exposées à la torture et aux mauvais traitements sans distinction. Les catégories les plus touchées sont les politiciens, certaines personnes soupçonnées d’avoir des ambitions politiques et les forces de sécurité et de défense suspectées d’être de connivence avec elles. Les actes de torture et autres mauvais traitements sont généralement perpétrées par les officiers et les forces de sécurité et de défense avec la complicité de certaines autorités politiques ou de leurs proches. L’enjeux aujourd’hui dans la lutte contre la torture dans notre pays est de préserver l’intégrité physique des citoyens du pays et le respect de la dignité humaine. Pour ce faire, un certain nombres de reformes législatives et institutionnelles s’avère nécessaire. La réorganisation du mandat de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) devra être effective et le constat devra être faite par la CNDH et les ONG.

– 1er décembre 2012, Faure Gnassingbé désespéré par son état de santé, reçoit un appui significatif des israéliens, mtn-togo.org


Novembre 2012

– 29 novembre, Markus Löning (Allemagne): « Il faut que les acteurs politiques parlent ensemble pour trouver un consensus et aller aux élections », togoactualite.com

« Il faut que les acteurs politiques parlent ensemble pour trouver un consensus et aller aux élections », a déclaré mercredi à Lomé Markus Löning, Délégué du Gouvernement allemand à la politique des droits de l’homme et à l’aide humanitaire au Ministère fédéral des Affaires étrangères. ..  « Il faut améliorer les conditions de vie des prisonniers et aussi mettre fin à la torture »…

– 29 novembre, BMA Togo à Paris: Allez ouste, du balai ! Le clan Gnassingbé doit libérer les biens d’état, lynxtogo.info

… Ces  [9] immeubles ne sont certainement que la partie visible et identifiée… Pour certains, on se demande pourquoi l’état togolais les détient car ils n’ont aucun caractère de prestige pour justifier leur acquisition et leur utilisation officielle. Qui en profite et dans quel but? L’affaire Tina Gnassingbé est révélatrice de cette situation où un clan s’est accaparé sans vergogne des biens de l’état. Allez ouste, du balai ! …

– 29 novembre, conférence de presse du collectif sauvons le Togo. Déclaration liminaire: Crise institutionnelle au Togo : nécessite d’un accord politique pour la préservation de la paix sociale et l’unité de la nation, togocity.com

… La poursuite par l’Assemblée nationale de ses activités dans les conditions actuelles constituerait un précédent dangereux aux conséquences incalculables. ..

– 29 novembre, TOGO: Le CST devant la presse ce jeudi matin à Lomé : L’irrégularité constitutionnelle, l’annonce d’une série de manifestations et la santé de Faure Gnassingbé étaient au menumo5-togo.com

… Après avoir fait remarquer que le Togo traverse une crise sociopolitique grave, la déclaration liminaire a indiqué qu’un nouvel écueil émanant du dysfonctionnement des institutions togolaises est intervenu pour compliquer davantage la situation. Ce qui requiert de tous les acteurs quelque soit le bord qu’on se trouve, poursuit la déclaration, responsabilité et humilité afin de redonner espoir au peuple togolais. Cet écueil, indique le texte, n’est autre que la fin légale du mandat des députés à l’Assemblée nationale, à eux conféré par le peuple. « Depuis le 11 novembre 2012, le mandat que le peuple avait confié à ses représentants a pris fin », précise le texte. A en croire les responsables du CST : « l’avis émis le 14 novembre 2012 par la Cour constitutionnelle, ne saurait valablement constituer dans le contexte politique actuel, une source de légitimité qui conférerait à cette Assemblée un blanc-seing lui permettant de poursuivre sans aucun encombrement, un mandat qui légalement n’existe plus. » Devant cette situation, les responsables du CST préconisent, une concertation débouchant sur un accord politique  avec les différents acteurs de la vie politique nationale pour corriger cet imbroglio et relancer le Togo sur les rails d’un Etat normal où les institutions fonctionneront légalement. C’est « la seule alternative pouvant mettre à l’abri des dérives aux conséquences imprévisibles », prévient le texte. .. Pour ce faire, les responsables du CST, soucieux du bien-être des Togolais, disent restés ouverts à tout dialogue franc dans un cadre assaini et en appelle à la responsabilité du régime en place. « A défaut d’un retour à la raison, le régime en place assumera toutes les conséquences qui pourraient résulter de cette situation d’illégalité doublée d’un défaut de légitimité. Le temps est compté », préviennent-ils. .. « Il faut que nous interpellions publiquement le chef de l’Etat et le gouvernement pour qu’on nous fasse l’état sur l’état de santé du chef de l’Etat, c’est clair (…) Ça fait même plus d’un an que la rumeur circule.» dixit Zeus Ata Mensan AJAVON .

– 28 novembre, Le pouvoir Faure Gnassingbé décidé à passer sans les réformes, liberte-togo.com

… Cette sortie a le mérite de confirmer la position du pouvoir en place. Gilbert Bawara conseille ainsi au Cst et à sa frangine de la Coalition Arc-en-ciel d’oublier leur exigence. Et visiblement, le gouvernement est prêt à y aller avec l’Ufc seule, si l’opposition venait à boycotter le scrutin que Bawara voit d’ailleurs assez démocratique et transparent. ..

– 27 novembre, ONU : Comité contre la torture : Observations finales du deuxième rapport périodique du Togo, adoptées par le Comité lors de sa quarante-neuvième session (29 octobre – 23 novembre 2012), mo5-togo.com, liberte-togo.com

L’Etat partie devrait accélérer le processus de réforme législative et prendre les mesures nécessaires pour promulguer dans les plus brefs délais et faire adopter  le nouveau Code pénale et le nouveau Code de procédure pénale afin de remédier au vide juridique actuel concernant la torture... L’Etat partie devrait : a) Conformément à son engagement lors de l’Examen périodique universel, mettre fin à l’impunité des personnes qui ont commis des actes de torture en ouvrant des enquêtes crédibles, promptes et impartiales sur toutes les allégations d’actes de torture ou de mauvais traitements commis par les agents des services de sécurité ou autres,  en particulier dans les locaux de l’ANR en 2009, et, le cas échéant, punir les coupables conformément à la gravité de leurs actes ; b) Inclure l’imprescriptibilité du crime de torture dans le Code pénal et enlever la disposition de dix ans de prescriptibilité pour les actes de torture qui seraient actuellement inclue dans le projet du Code pénal ; c) Mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour respecter toutes ses obligations conventionnelles, notamment de lutter contre l’impunité pour les auteurs des actes de torture.  Le Comité rappelle à l’Etat partie que conformément à l’article 27 de la Convention de Vienne sur le droit des traités « une partie ne peut invoquer les dispositions de son droit interne comme justifiant la non-exécution d’un traité » ; d) Prendre des mesures pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les allégations de torture et de mauvais traitements dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) et autres lieux de détention ; e) Établir un registre central spécifique pour consigner les cas de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants et fournir des informations sur les résultats des enquêtes initiées. ..

– 26 novembre, La Chambre d’accusation revoit le montant de la caution de Le Floch-Prigent à six millions de dollars, liberte-togo.com

– 24 novembre, Le Président Français François Hollande bien informé sur l’état de santé du chef de l’État togolais, mtn-togo.org (Note du rédacteur RE: un peu d’humour noir: article fantaisiste et non crédible signalé pour évoquer la multiplication des rumeurs actuelles sur la santé du dictateur togolais)

… Plusieurs notes de la DGSE ont éclairé ces dernières semaines le Président Français François Hollande sur la nécessité de ”remplacer” le togolais Faure Gnassingbé dont la mort prématurée créerait des instabilités politiques d’une grande ampleur. .. Faure Gnassingbé doit suivre des traitements toutes les deux semaines en Italie , c’est ce que révèle une source proche de la cellule présidenitelle. Une maladie qui est en phase terminale. Le leucémique Gnassingbé s’est confié à sa mère : << Maman on dirait qu’ils m’ont eu!>> . Ce sont ces raisons qui expliquent les pressions du gouvernement français ces dernier temps sur le régime dictatorial Togolais. ..

– 23 novembre, Togo : Cissé Samdja Alilou, président de la CNDH par confusion, http://independantexpress.com/?p=2284

C’est à travers une élection houleuse minée de pression et d’interventions extérieures que le camp des tortionnaires l’a emporté sur ceux qui sont favorables à l’indépendance de la Commission nationale des Droits de l’Homme. .. L’élection de Cissé Samdja Alilou dans les conditions actuelles relance le débat de l’indépendance de la Commission Nationale des Droits de l’Homme qui est depuis longtemps inféodée au régime en place avant le clash de Koffi Kounté.

– 23 novembre, Economie : L’Union européenne (UE) alloue 14,7 milliards FCFA au Togo, mo5-togo.com

L’Union Européenne (UE) a mis vendredi à la disposition du Togo, une enveloppe de vingt-deux millions et demi d’euros (22,5M€), soit environ 14.7 Milliards de FCFA, pour appuyer la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi du Togo. .. L’Union Européenne (UE) a mis vendredi à la disposition du Togo, une enveloppe de vingt-deux millions et demi d’euros (22,5M€), soit environ 14.7 Milliards de FCFA, pour appuyer la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi du Togo. ..

– 19 novembre, Des manœuvres du pouvoir pour imposer un zélote de Yotroféï Massina et de Tchitchao Tchalim à la tête de la CNDH, liberte-togo.com

.. Pour éviter un scénario CNDHgate bis, et ramener cette institution à son rôle décoratif, le pouvoir, selon les informations, a entrepris d’imposer un certain Aliou Cissé, membre de la Convergence patriotique Panafricaine à la tête de l’institution. Certaines sources proches de la CNDH ne s’enthousiasment pas à l’idée de voir cet homme à la tête de l’institution. Premier argument en sa défaveur, il n’aurait aucun charisme pour une telle tâche qui requiert un certain niveau d’engagement personnel. Deuxièmement, il serait un homme sans grande conviction pour la cause des droits de l’Homme. Mais pour réussir cette mission vile destinée à faire de la CNDH la caisse de résonance des positions du gouvernement en matière de droits de l’Homme, deux méthodes aussi exécrables l’une que l’autre seraient très prisées : les menaces d’une part et la corruption de l’autre. Dans l’ombre, le patron des tortionnaires Yotroféï Massina menacerait les potentiels rivaux d’Aliou Cissé.Le juge Ayim et M. Vondoly, militant des droits de l’Homme seraient dans son viseur. Il les dissuaderait de se présenter contre son protégé. Mais en outre, Me Tchalim Tchitchao l’actuel ministre de la Justice, Garde des Sceaux et bien d’autres hommes du pouvoir s’activeraient, à coup d’arrangements obscurs au goût de corruption, pour amener certains membres de la nouvelle équipe de la CNDH à porter leur choix sur cet homme qui peine à faire l’unanimité

– 18 novembre, Marche suivie de meeting du FRAC et CST à Lomé ce samedi : Les responsables résolus à mener le combat ensemble, mo5-togo.com

… Revenant sur la réunion de la concertation qui a échoué, le leader de l’ANC a insisté sur le retour des neuf (9) députés ANC au parlement même si la législature a pris fin, ceci pour obliger, à ses dires, les dirigeants RPT-UNIR à ne plus commettre les mêmes bêtises. « Je serai député avant de parler avec eux », a-t-il indiqué avant d’insister sur le fait que les recommandations de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et celles de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation (CVJR) soient traduites dans les faits pour que les auteurs et commanditaires des actes crapuleux subissent la rigueur de la loi. « On ne veut plus encourager l’impunité au Togo. C’est terminé », a martelé Jean-Pierre FABRE visiblement plus enclin au durcissement de la lutte. Il a enfin, comme ses prédécesseurs, lancé un appel vibrant aux populations togolaises afin qu’elles se mobilisent pour la nouvelle bataille qui vient de s’engager jusqu’à la victoire.

17 novembre, Interview de Kofi Yamgnane, mo5-togo.com

… Héritière des grands principes de la Révolution française de 1789 et de la République de 1792, la famille socialiste est partout attentive à l’appel des peuples, mais c’est d’abord aux peuples «d’aider la France à les aider»… C’est simplement un appel que je veux adresser au peuple togolais, à l’opposition politique togolaise, au pouvoir politique togolais. .. – À l’opposition togolaise : votre crédibilité tient en un seul mot: «unité». Sans cette unité, l’opposition togolaise n’aura plus aucune crédibilité ni auprès du peuple, ni auprès de la communauté internationale. De deux choses l’une: ou bien on est capable de s’unir et on peut chasser ce pouvoir illégitime; ou bien on continue dans le culte extravagant des ego, et  alors il faut arrêter tout de suite de mentir au peuple car il n’y a alors aucune chance ni d’alternance, ni de changement.

– 17 novembre, le programme des programmes de l’opposition togolaise, anctogo.com

« Il faut d’abord chasser le renard loin du poulailler avant de s’occuper des poulets » Dicton éwé-mina.

– 16 novembre, Position et Appel du Collectif Sauvons le Togo, collectifsauvonsletogo.com

… Le CST estime que dans la situation actuelle, il est prématuré d’aborder des questions liées à des élections sans la réalisation consensuelle des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Il convient plutôt de réunir les conditions devant ouvrir la voie à un dialogue structuré, franc et serein, qui pose les vrais problèmes tels qu’identifiés dans la ‘’Plate-forme citoyenne pour un Togo démocratique’’, en date du 04 juin 2012 et y apporte les vraies solutions. Naturellement, pour être crédible, un tel dialogue nécessite un climat de confiance et d’apaisement qui passe par la réalisation de certaines exigences et préalables. Le CST propose la mise en place d’un comité préparatoire qui conviendra des modalités du dialogue, dans ses aspects liés à la composition, au fonctionnement et aux sujets à débattre. Pour la sérénité des débats, la présence d’un médiateur choisi consensuellement, avec l’assistance de la communauté internationale, s’impose.Le CST demande au Chef de l’Etat de prendre enfin conscience de la profondeur de la crise. Le CST demande au gouvernement de s’investir résolument dans le règlement de la crise, en faisant droit aux revendications légitimes des populations togolaises. Le CST appelle les autorités religieuses à user de leur influence pour amener le gouvernement togolais à se préoccuper de cette crise. Le CST appelle les opérateurs économiques, dont les affaires pâtissent des conséquences de cette crise, à apporter une contribution active à la recherche de l’apaisement dans le pays. Le CST invite la communauté internationale à s’impliquer aux côtés des populations togolaises pour un dialogue franc et serein, en vue de l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance au Togo. Le CST entend mobiliser les populations togolaises à redoubler de vigilance et d’être à l’écoute des mots d’ordre.

– 16 novembre, Coalition ARC-EN-CIEL : Communiqué relatif à l’échec du dialogue du 16 novembre 2012, mo5-togo.com

Sur invitation du Gouvernement, la Coalition Arc-en-ciel a pris part au dialogue ouvert ce jour, vendredi 16 novembre 2012. D’entrée, la Coalition Arc-en-ciel a fait observer qu’en limitant les discussions au seul  processus électoral, le pouvoir  n’a pas pris en compte les préoccupations des populations relatives aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. Face à l’enlisement des débats, la Coalition Arc-en-ciel et le CST ont proposé la mise sur pied d’un comité préparatoire pour élaborer un agenda, convenir du cadre des discussions et réfléchir sur le choix d’un médiateur qui peut être national. Devant le refus du pouvoir d’élaborer un agenda prenant en compte les préoccupations soulevées par l’opposition, la Coalition Arc-en-ciel a proposé un report en début de semaine prochaine pour  assurer de meilleures conditions de réussite du dialogue. Même cette proposition a été rejetée par le pouvoir. Face à cette obstruction délibérément orchestrée par le pouvoir au dialogue franc et sincère que réclame l’opposition, la Coalition Arc-en-ciel a été obligée de se retirer pour laisser le pouvoir face à ses responsabilités. Tout ceci démontre à suffisance que le gouvernement RPT/UNIR–UFC n’est pas du tout disposé au dialogue. La coalition lance un appel à une dynamique unitaire de toutes les forces démocratiques afin d’empêcher le régime de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire.

– 16 novembre, Dialogue à la Primature ce vendredi: Retour sur une journée de clash et quelques réactions, mo5-togo.com

Les discussions entre les acteurs politiques togolais, dont les travaux ont été ouverts à la Primature, dans la capitale togolaise, ce matin du vendredi 16 novembre 2012 et qui ont connu la présence des responsables politiques tant de l’opposition que de la mouvance présidentielle, assistés des membres du gouvernement ainsi que ceux de la société civile ont, sans grande surprise, achoppé suite à un malentendu intervenu au cours des débats. … « Pas de sujet tabou », précisait pourtant le Premier ministre, Séléagodji Kwessi AHOOMEY-ZUNU à l’ouverture des travaux de concertation qui ont réuni les acteurs politiques togolais à la primature ce jour. Pour la circonstance, le chef de l’exécutif togolais avait en face de lui une délégation du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) composée de Zeus Ata-Messan AJAVON, Patrick LAWSON, Raphaël KPANDE-ADZARE, Aimé GOGUE, Gérard ADJA, Francis Pedro AMOUZOU et celle de la Coalition « Arc-en-ciel comprenant : Dodji APEVON, Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON, Bassabi KAGBARA et Jean KISSI. Dans la salle on pouvait également remarquer la présence, côté gouvernemental, des ministres Gilbert BAWARA, Esso SOLITOKI, Elliott OHIN, PRE E. et Nicoué BROOM, ainsi que des membres d’autres partis politiques tels que Francis EKON de la CPP, KOLANI du PDR, Dahuku PERE de l’Alliance, deux représentants du PRR de Nicolas LAWSON ainsi que des représentantes de regroupements de femmes comme le REFAMP et le GF2D. Après trois heures d’horloge, les débats n’ont accouché que d’une petite souris parce que le pouvoir RPT-UNIR, appuyé par ses partis satellites, n’a pas voulu discuter d’aucun autre sujet que celui concernant le processus électoral enclenché unilatéralement par eux seuls. Toutefois, avant d’en arriver là, les débats ont été houleux, mais sourds, selon certains membres du CST et de la Coalition puisqu’il n’y a pas eu un terrain d’entente entre les deux protagonistes pouvant déboucher sur des résultats concrets. Houleux parce que les membres du gouvernement appuyés par certains partis politiques qui lui sont favorables tels : la CPP, le PDR et les deux regroupements de femmes à savoir le REFAMP et le GF2D n’ont pas souhaité en effet aborder aucun autre sujet à part celui ayant trait aux préparatifs des prochaines élections législatives et locales dans le pays. Cette position n’ayant pas été celle du CST et de la Coalition « Arc-en-ciel » a reçu une fin de non recevoir de la part de ces derniers qui ont estimé qu’à cette étape de la crise, il faille que toutes les questions, sinon celles concernant les réformes constitutionnelles et institutionnelles soient discutées afin qu’on leur trouve des solutions adéquates. Mais, avant d’entrer dans le vif du débat, les membres du CST et de la Coalition ont souhaité qu’un comité préparatoire soit mis en place pour élaborer un agenda sur les points à débattre et si possible sous la supervision d’un prélat. Le gouvernement et la mouvance présidentielle ne conçoivent pas les choses comme leurs interlocuteurs. Ce qui a fait que de 9H08 où ont démarré les discussions jusqu’à 13H23 où sont sortis les membres de la Coalition de la salle, aucun consensus n’a été trouvé qui puisse aider les protagonistes à évoluer positivement dans les discussions… Les impressions de Maître Zeus Ata-Mensan AJAVON au sortir des discussions :   « Le gouvernement a dit non c’est pour quoi nous sommes sortis. » « Nous estimons au CST que la question fondamentale qu’on doit débattre aujourd’hui, n’est pas une question électorale. Nous estimons qu’il y a beaucoup de problèmes récurrents qui existent au Togo depuis plus de vingt ans. Nous estimons que ces problèmes doivent être examinés au cours d’un dialogue franc, serein et sincère. Nous sommes venus aujourd’hui pour dire cela au gouvernement. Pour dire que le processus électoral qui est le sujet du débat aujourd’hui, n’est pas approprié, n’est pas opportun. Et qu’il vaudrait mieux que le gouvernement puisse organiser les choses de telle sorte qu’on se retrouve pour discuter des problèmes togolais et de tous les problèmes togolais. Et que, c’est à l’issue de ces discussions que nous pourrons organiser des élections de façon apaisée, sereine et démocratique. La Coalition a les mêmes positions que nous. Mais nous, nous avons estimé que comme le gouvernement ne veut pas qu’on évolue et qu’il soit resté campé sur sa position, qu’il faut nécessairement qu’aujourd’hui traite des problèmes électoraux. Nous avons estimé que, comme  pour nous le problème, principal, le problème récurrent, le problème fondamental togolais n’est pas un problème d’élection. Au contraire, au Togo, les élections sont plutôt l’occasion à des problèmes, à des violences et à des violations. C’est pour cela que nous ne voulions plus qu’il y ait des violations. Nous ne voulons plus qu’il y ait manipulation électorale comme on a assisté à cela. Nous n’en voulons plus, qu’il ait des violences physiques intenses comme on l’a vu en 2005. Nous ne voulons plus ça dans le pays. Or pour que cela n’arrive plus, il faut qu’on s’assoie. Qu’on voit les problèmes un à un, qu’on les résolve et qu’à la suite de ça, qu’on organise les élections. Nous voulons discuter des propositions pour aller à un dialogue. Un dialogue franc qui s’impose aujourd’hui. Le gouvernement a dit non c’est pour quoi nous sommes sortis. On a proposé la mise en place d’un comité préparatoire pour que nous puissions nous organiser pour aller à un dialogue franc et sincère. La Coalition Arc-en-ciel a proposé la même chose et la Coalition a demandé tout à l’heure, c’est pourquoi je suis resté dans la salle, que la séance soit suspendue et qu’on parte pour que le gouvernement aille réfléchir sur les propositions et qu’il nous rappelle pour qu’on puisse revenir pour discuter. Mais, ils ont refusé et comme ils ont refusé, nous on est parti. Nous voulons qu’on mette en place un comité préparatoire avec un médiateur. Vous savez le problème qui se pose au Togo, c’est que nous ne nous faisons plus confiance. Nous ne faisons plus aucune confiance au pouvoir en place. Donc, nous estimons que nous ne pouvons plus nous asseoir autour d’une table pour discuter et arriver à des solutions. C’est pour ça que nous demandons que ce comité préparatoire soit dirigé par un médiateur qui puisse mettre en place l’agenda que nous devons : l’ordre du jour, les points à débattre et qu’on vienne s’asseoir pour débattre réellement et sereinement. Et que ce ne soit plus un dialogue parmi tant d’autres. Nous voulons que le dialogue qui va s’instaurer, soit le dernier dialogue togolais qui doit nous amener aux solutions adéquates, aux solutions qu’il faut pour que le pays sorte de la crise. »… Notons que des représentants des organisations partenaires du Togo, comme le PNUD et l’UE, ont assisté aux débats en tant qu’observateurs. [Note blog : le Chef de la délégation de l’UE au Togo (Patrick Spirlet) et de la Représentante résidente du PNUD au Togo, Mme Khardiata Lo Ndiaye.]

– 15 novembre, OBUTS : Agbéyomé Kodjo reçu au Quai d’Orsay et à l’Elysée / Togo : De l’impérieuse nécessité d’un dialogue refondateur de la République, obutsonline.org

… Sur les alternatives de sortie pacifique de crise  politique au Togo,  le Président national de OBUTS, Agbéyomé Messan KODJO, qui séjourne actuellement à Paris, a été reçu par les autorités françaises et s’est entretenu ce jour respectivement au Quai d’Orsay avec le Directeur Afrique occidentale, Laurent BIGOT, et à l’Élysée avec la Conseillère aux affaires africaines du Président François HOLLANDE, Mme Hélène Le GAL, ainsi que son  adjoint Mr Thomas MELONIO. Le Bureau Politique de OBUTS résolument attaché à l’éthique au cœur de l’action politique et au rétablissement des fondamentaux de la République, invite Faure GNASSINGBE et son Gouvernement à faire preuve de  bonne foi et au dépassement pour faire du dialogue qui va s’ouvrir un véritable rendez vous de refondation démocratique de la République. ..

– 15 novembre, Les « Proposants » au Parlement français, une flopée de journalistes à Genève… Ces missions organisées aux frais de la princesse qui font pschitt, liberte-togo.com

Genève, Paris. Ces deux capitales européennes ont accueilli des hôtes venus du Togo. Respectivement une délégation de ministres accompagnés d’une bonne demi douzaine de journalistes spécialisés dans la défense du pouvoir Faure Gnassingbé, puis une autre constituée de ceux qui se font appeler « Les Proposants ». Pour une opération de charme au profit du pouvoir en place au Togo. Mais à quoi bon ces missions organisées aux frais de la princesse, qui se révèlent infructueuses ? Contrevérités, mensonges, langue de bois…pour convaincre…

– 14 novembre, Genève: Togo: Ne pas torturer est une obligation de ne pas faire (Communiqué ACAT-Togo, CACIT, FIACAT et OMCT), omct.org, cacit.org, repris sur collectifsauvonsletogo.com

Le Togo a été examiné par le Comité contre la Torture des Nations unies les 12 et 13 novembre 2012 à Genève.  Les experts ont demandé aux autorités togolaises de mettre fin à l’impunité en poursuivant les auteurs présumés d’actes de torture et en accélérant la mise sur pied d’un cadre juridique favorable. Le Comité d’experts, s’il salue la volonté exprimée par les autorités de mettre en œuvre les obligations découlant de la Convention contre la torture, a toutefois exprimé sa profonde inquiétude quant à la persistance des mauvais traitements dans les lieux privatifs de liberté. L’ACAT-Togo, le CACIT, la FIACAT et l’OMCT se félicitent que les experts aient pris en compte les recommandations contenues dans leur rapport alternatif conjoint. Un des experts a regretté des réponses « laconiques » de la part du Togo, ainsi que les difficultés rencontrées pour vérifier l’application de la Convention en l’absence de criminalisation de la torture. Les experts ont par ailleurs souligné l’urgence d’adopter les projets de Code pénal et de Code de procédure pénale. Ils ont également invité l’Etat partie à renforcer ses formations en matière de droits humains et de prohibition absolue de la torture, à l’attention de la police judiciaire, des militaires, et du personnel pénitentiaire. La délégation togolaise, a affirmé que « le gouvernement fait et fera le nécessaire pour résoudre les problèmes soulevés par les experts du Comité ». En coopération avec les acteurs pertinents, nos organisations suivront le processus de mise en œuvre des recommandations du Comité qui seront publiées à la fin du mois de novembre 2012.

NB: Dans la délégation du pouvoir togolais à Genève figurait le journaliste Dimas Dikodo qui avait été lui-même torturé en 2003. En 2007, Dimas Dikodo dénonçait à Paris dans le bus des Biens Mal Acquis son ‘tortureur’ qui était était ce jour-là à l’école militaire. Le voilà à Genève 5 ans plus tard pour défendre le camp de ses agresseurs de 2003.

– 13 novembre, Macky Sall poursuit Karim Wade au Sénégal, Faure Gnassingbé jouit des biens mal acquis et protège la « minorité » de pilleurs au Togo, liberte-togo.com

… Faure Gnassingbé aurait vraiment le sens de la gestion, de la juste répartition des biens du pays et du bien-être des populations togolaises, comme il le clame à longueur de discours, qu’une pareille fortune serait rapatriée depuis et investie pour la cause commune. Mais en lieu et place, c’est la gestion scabreuse, et la jouissance de cette fortune d’Eyadéma divise profondément ses rejetons. « …Il est évident, au regard du déballage au cours du procès (Affaire Kpatcha Gnassingbé, ndlr), que c’est sa colossale fortune, en fait les biens du Togo passés dans le privé, qui est au centre de la guerre à mort entre Luc Kpatcha Gnassingbé et son frère Faure Gnassingbé », écrivait il y a quelques mois le confrère « L’Alternative », dans un article intitulé « Ces biens mal acquis qui déchirent la fratrie Gnassingbé », … A en croire le confrère, la fortune d’Eyadéma, « fruit d’un pillage en règle du Togo », serait disséminée partout dans le monde : Singapour, Îles Caïman, Suisse, France, Afrique du Sud, Allemagne, Vatican. Le Prince le sait, mais pour l’instant, il en jouit. Et c’est l’essentiel.

– 14 novembre, Audition (du 12 novembre) du Togo à la 49e session du Comité contre la torture : 2 vidéos 1h30+20min, anctogo.com

– 11 novembre, Torture : Révélations d’un ex-commandant des FAT devant le Comité Contre la Torture à Genève, mo5-togo.com

Olivier Poko AMAH, ex-commandant de la gendarmerie nationale arrêté, détenu et torturé dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, président de l’association des victimes de la torture (ASVITO), a témoigné vendredi en Suisse sur la torture au Togo. .. L’ancien Directeur de Service de Renseignements et d’Investigations (SRI) a, durant des heures, fait un exposé détaillé sur les actes de tortures et autres traitements inhumains et dégradants que lui et ses co-détenus ont subis à l’ANR, à la gendarmerie et au camp militaire Gnassingbé Eyadéma. Il a fait cas des actes de tortures, de violences, de barbaries,  d’assassinats, d’enlèvements et autres que pratique le régime par le biais des militaires, des gendarmes, des policiers et aussi des miliciens à la solde du clan et famille. Après son exposé des faits, le président de l’ASVITO a répondu à une série de questions de la part des membres du Comité Contre la Torture.  Ces derniers émus par des réponses précises du Commandant ont eu des larmes aux yeux et des frissons à un point que l’un d’eux se demande comment se fait il que le régime peut se permettre d’arriver jusqu’à cet extrême. .. Selon ses déclarations, le régime de Faure Gnassingbé a tenté de le corrompre avec 12 millions de francs CFA, pour acheter son silence mais aussi en guise de réparation des tortures qu’il avait subies dans le cadre de l’affaire Kpatcha Gnassingbé. Le commandant avait été relaxé par le tribunal. Il a déclaré également avoir dénoncé  un plan de son enlèvement et de son assassinat programmé à cause du refus d’encaisser les 12 millions.  L’ex dirigeant du redoutable SRI a également fait des déclarations sur  les répressions des manifestations pacifiques de l’opposition ces derniers mois par le pouvoir. Il a notamment  fait des témoignages circonstanciés sur les menées de l’appareil sécuritaire du régime qui infiltrent les manifestations de militaires, surtout les bérets rouge des Forces Armées Togolaises (FAT), des éléments de police et de gendarmerie. Lesquels éléments sèment le désordre et la violence. .. M. Koffi Kounté, l’ex-président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en exil, interviendra ce même lundi par vidéo conférence pour éclaircir sur le rapport de la CNDH. Ce rapport a été traficoté sur ordre, selon Kounté, par Charles Debbasch avec la complicité du ministre de la justice. ..

– 11 novembre, Enjeux de pouvoir ou volonté d’existence : Les dessous du rififi actuel au sein de l’opposition, www.anctogo.com

… Regroupement de partis politiques (ANC, PSR, ADDI) et d’un mouvement politique  (Sursaut Togo) au sein du CST, le FRAC a démontré une homogénéité apparente et une constante dans la lutte depuis la tenue de la présidentielle de 2010 à ce jour. Hormis un pavé dans la marre de l’un de ses leaders Koffi Yamgnane, à propos de la stratégie de l’opposition, le FRAC travaille essentiellement pour la création des conditions d’une alternance politique au Togo. Il pose comme préalables à la tenue d’un dialogue en vue de mettre en œuvre les réformes institutionnelles et constitutionnelles, la création d’un environnement apaisé, le respect des libertés fondamentales, le retour à l’Assemblée nationale de 09 députés illégalement exclus, le respect des droits de l’homme. Pour le FRAC, il s’agit fondamentalement de contraindre le pouvoir de Faure Gnassingbé à céder des espaces de liberté avant la tenue d’un dialogue capable de déboucher sur les conditions pour la réalisation d’une alternance pacifique au Togo. On  note cependant dans les stratégies et mot d’ordre du FRAC, également des velléités de révolution populaire. Mais parallèlement, ce regroupement et en particulier l’ANC de Jean-Pierre Fabre a poursuivi son implantation sur le terrain comme au sein de la diaspora. Le parti dont le leader est arrivé second avec 33% de suffrages selon les résultats officiels à l’issue de la présidentielle de 2010, vise assurément l’échéance de 2015. Tout comme Jean-Pierre Fabre, l’ancien secrétaire d’Etat français Koffi Yamgnane, croit en ses chances et se met dans la peau du leader naturel autour duquel doit fédérer les forces au sein du FRAC. L’existence de ces deux présidentiables est d’ailleurs l’une des faiblesses du FRAC, qui ne parvient pas à conclure un accord électoral comme base d’une alternative à la gestion du pouvoir PT-UNR/UFC, à proposer aux populations et aux partenaires du Togo. Le Parti des Travailleurs de Claude Améganvi, OBUTS de Agbéyomé Kodjo et le MRC de Abass Kaboua, partagent au sein du CST, la même vision que les composantes du FRAC. Mais l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo qui malgré le peu d’envergure de sa formation politique, se croit un destin présidentialiste, espère vivement la conclusion d’un accord électoraliste entre toutes les formations politiques au sein du CST, alors que visiblement, l’ANC principale force de cet regroupement, semble vouloir se contenter d’un accord entre composantes au sein du FRAC, après un peu plus de deux années d’une cohabitation éprouvée. Une approche qui rapproche à présent Agbéyomé Kodjo des leaders de la Coalition Arc-en-ciel, notamment du CAR. Arc-en-ciel, partagée  entre survie et alternance. Créée par six partis politiques avant la défection du NET de Jerry Taama, la Coalition Arc-en-ciel s’est dès son origine positionnée sur le terrain de la participation aux élections législatives. En même temps qu’elle exigeait les réformes en vue de garantir la transparence des prochaines échéances électorales, la Coalition Arc-en-ciel écartait toute idée de boycott des élections même au cas où les réformes ne venaient pas à être mises en œuvre. Mais visiblement, ici aussi, les mobilisations populaires des 12, 13 et 14 juin en faveur des réformes comme préalables à la tenue des élections, ont eu des effets rectificatifs. La Coalition s’est alors rapprochée du CST. Ce rapprochement des deux regroupements qui est également la conséquence du refus du pouvoir à concéder au moins la réalisation de l’alternance en 2015, à travers le retour à la limitation du mandat présidentiel à deux avec effet immédiat, a renforcé la mobilisation populaire en faveur des réformes et des élections transparentes. Mais dans le même temps, la Coalition Arc-en-ciel appelle à une alliance électorale entre les partis politiques en vue de garantir un succès de l’opposition à l’issue des prochaines échéances électorales. La mutualisation des moyens est pour la Coalition Arc-en-ciel, le préalable incontournable pour la réalisation de l’alternance. .. les populations bouderaient ces élections si les garanties de transparence ne sont pas offertes et que certaines formations politiques représentatives décidaient d’empêcher leur tenue sans consensus préalables. L’incontournable maintien de la dynamique unitaire. Malgré les dissensions et le jeu sournois de leadership qui minent les oppositions regroupées au sein du CST et la Coalition Arc-en-ciel, les deux blocs sont bien obligés de maintenir la dynamique unitaire. Car ceux qui souhaitent participer aux prochaines élections sans le règlement des préalables, à moins de négocier des sièges avec le pouvoir, s’en sortiraient malmenés, alors que ceux qui entendent faire des prochaines élections un enjeu d’alternance, ne parviendront pas à leurs fins, sans une forte dynamique contestataire que seule une unité d’action des oppositions peut assurer. Divergences entre les oppositions, oui. Mais nul ne doute que le pouvoir et autres détracteurs attendront encore longtemps la division consommée entre les entités qui animent l’opposition. La profondeur de l’aspiration populaire au changement et à l’alternance, l’incapacité du pouvoir à assurer le mieux être des populations et une prospérité partagée ainsi que la mobilisation d’un peuple de plus en plus politiquement mature, laissent peu de place aux jeux de certains leaders de l’opposition, qui consistent à faire des passes intéressées à l’adversaire dans le but de l’aider à se conserver, contre la volonté populaire

– 4 novembre 2012, Interview de Agbéyomé Kodjo (OBUTS + CST) à AfreePress, collectifsauvonsletogo.com

… Il n’a échappé à personne que cette CENI est l’émanation d’une loi électorale votée unilatéralement en mai dernier par l’Assemblée nationale, et qui a fait l’objet de vives controverses en raison de la violation des dispositions pertinentes de  l’article 2 du protocole a/sp1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Par ailleurs les manifestations qu’ont provoquées le vote de la loi électorale et celle du découpage électoral qui discrimine le vote des électeurs devraient normalement amener le pouvoir à faire le choix de l’apaisement social plutôt que de la violence. Preuve donc est faite qu’une CENI contestée avec des membres proches du pouvoir et loin d’être au-dessus de tout soupçon est une illustration de plus de la gravité de l’autisme politique dont souffrent les tenants du pouvoir, hostiles à tout véritable dialogue politique et social… C’est pourquoi il urge en cette fin de législature de l’Assemblée nationale actuelle que les négociations soient engagées ici et maintenant avec beaucoup de hauteur pour convenir ensemble de la manière de dérouler le processus électoral dans un climat apaisé, et s’assurer que les suffrages exprimés par le peuple souverain soient bien respectés afin que cesse la contre vérité des urnes au Togo. .. Pour nous sur la base démographique des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2010, le nombre de députés dans la nouvelle législature doit être fixé à 110. Si au cours des négociations il y a des raisons sérieuses d’en diminuer le nombre nous aviserons, mais il n’est pas digne et décent que pour des calculs politiciens le pouvoir décide unilatéralement dans le mépris total de l’intérêt supérieur de la Nation du nombre des élus devant représenter le Souverain Peuple togolais. .. Ils se trompent lourdement en voulant faire des élections avant les reformes pourtant actées dans l’APG depuis 2006. Faure GNASSINGBE ne peut plus faire l’économie d’un vrai dialogue sérieux dont les conclusions soient immédiatement applicables avant la tenue des prochaines élections. Il faut que cesse définitivement dans la pratique politique au Togo, le recours à des négociations comme des variables d’ajustement destinées, in fine, à entériner les fraudes électorales et le viol répétitif de la volonté du Souverain Peuple togolais !

3 novembre, Jean-Pierre Fabre: “La CENI ne peut pas être mise en place en dehors du dialogue” (Vidéo), http://www.anctogo.com/jean-pierre-fabre-la-ceni-ne-peut-pas-etre-mise-en-place-en-dehors-du-dialogue-8972

– 1er novembre, Sit-in de l’ASVITO (Association des Victimes de torture au Togo) ce mardi à Lomé : Manifestants et journalistes sauvagement réprimés par les forces de l’ordre, mo5-togo.com

… Mais très vite, cette manifestation pacifique sera violemment dispersée à coups de gaz et de grenades lacrymogènes par ces forces dites de l’ordre et de sécurité, qui sur leur passage ont même violenté les journalistes dans l’exercice de leur profession et procédé  à plusieurs arrestations dans les rangs des manifestants. Les écoles de la localité n’ont pas échappé à la barbarie policière. Des écoliers et élèves n’ont pu supporter les gaz lacrymogènes parce que enfermés dans leurs salles de classes. Plusieurs d’entre eux ont suffoqué et ont été évanouis…


Octobre 2012

– 29 octobre, L’ANC au congrès du Parti Socialiste (PS) français à Toulouse, + Photos de Jean-Pierre Fabre avec Ayrault, Fabius, Désir, Valls, Cambadélis, Mélonio, … anctogo.com

A l’invitation du Parti Socialiste Français, une délégation de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a pris part au congrès de ce parti les 26, 27 et 28 octobre 2012 à Toulouse. La délégation de l’ANC conduite par le Président National, Monsieur Jean-Pierre Fabre, comprenait également Maître Isabelle AMEGANVI, 2ème vice Présidente, et Monsieur Camille LAWSON-BODY, Président de Synergie Togo. Plusieurs partis politiques africains membres de l’Internationale Socialiste étaient également présents (Sénégal, Niger, Mali, Tchad, RDC, Cap Vert, Gabon, Bénin,…) La délégation de l’ANC a eu de nombreux contacts avec plusieurs personnalités politiques notamment  des responsables du Parti Socialiste Français, de l’Assemblée Nationale et du gouvernement.

– 27 octobre, CST/Arc-En-Ciel : Appel à la mobilisation générale contre une CENI illégale, collectifsauvonsletogo.com

… En effet, le mercredi 24 octobre 2012, la Cour Constitutionnelle a fait prêter serment aux membres de la CENI mise en place de manière illégale par la majorité RPT /UNIR–UFC qui s’est attribuée la quasi totalité des sièges devant revenir à l’opposition malgré le tollé général. Cette prestation de serment n’est que l’acte un(1) du plan concocté par le couple RPT /UNIR-UFC pour embrigader la CENI. La prochaine étape sera d’exclure l’opposition de toutes les CELI puis de tous les Comités de Listes et Cartes et de tous les Bureaux de Vote sur l’ensemble du territoire national. Il est tout à fait clair que des élections organisées dans ces conditions, sont perverties d’avance et vont conduire le pays tout droit à une grande catastrophe. …

– 26 octobre, L’ACAT Togo, le CACIT, la FIACAT et l’OMCT soumettent un rapport alternatif conjoint au Comité contre la Torture (des Nations Unies), omct.orgRésumé exécutif du Rapport alternatif conjoint ACAT/ CACIT/ FIACAT/OMCT au Comité contre la Torture des Nations Unies 49e session, 2012 , plus d’info : www2.ohchr.org

… Ce rapport a pour objectif de fournir des informations précises et des recommandations au CCT qui examinera le 2e rapport périodique du Togo lors de sa 49e session  à Genève (29 octobre – 23 novembre 2012). L’absence de criminalisation de la torture ne permet toujours pas de poursuivre et juger leurs présumés auteurs, contribuant ainsi à l’absence effective de recours pour les victimes. Nous invitons le Togo à adopter au plus vite les projets de Code pénal et de Code de pénal criminalisant la torture et les traitements ou peines cruels inhumains ou dégradants afin de contribuer à une lutte effective contre l’impunité. De même, nos organisations s’inquiètent notamment du manque de formation des forces de l’ordre et agents pénitentiaires sur la prohibition absolue de la torture, de la lenteur de mise en œuvre des recommandations de la Commission vérité justice et réconciliation et de la Commission Nationale des droits de l’Homme. Nous appelons les autorités togolaises à prendre toutes les mesures nécessaires afin de renforcer la prohibition absolue de la torture, d’ouvrir des enquêtes impartiales dans tous les cas de torture et de remédier à la situation inquiétante dans les prisons…

Résumé Exécutif (extrait des recommandations): Nos organisations invitent le Comité contre la Torture à recommander à l’État partie d’adopter au plus vite le projet de Code pénal et de le transmettre à l’Assemblée pour adoption… Nos organisations invitent notamment le Comité contre la torture à recommander à l’État partie : Concernant la mise en place du MNP [Mécanisme national de prévention]: – De modifier la loi organique N°96-12 du 11 décembre 1996 portant composition, organisation et fonctionnement de la CNDH afin de doter cette dernière d’un mandat et d’attributions conformes à l’OPCAT ; – D’allouer un budget adéquat à la CNDH afin qu’elle puisse mener à bien ses activités. Concernant la mise en oeuvre des recommandations émises par la CNDH : – De garantir la mise en oeuvre effective de toutes les recommandations de la CNDH et des 13 mesures adoptées par le Gouvernement ; – D’ouvrir une enquête sur les allégations de falsification du rapport final de la CNDH et sanctionner les auteurs ; – De garantir une enquête immédiate, exhaustive, indépendante et impartiale sur tous les actes de tortures et autres peines et traitements inhumains et dégradants commis dans les locaux de l’ANR. .. Nos organisations invitent notamment le Comité contre la torture à recommander à
l’État partie : – De prendre des mesures immédiates et efficaces pour enquêter, poursuivre et punir tous les actes de torture et veiller à ce que celle-ci ne soit pas pratiquée par les  fonctionnaires de police ou de justice notamment :  en ouvrant systématiquement des enquêtes sur tous les cas de torture ou de mauvais traitements ; et en appliquant les sanctions disciplinaires adéquates et en transmettant les dossiers au ministère public pour permettre une poursuite pénale. – De prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la protection des victimes,
des familles des victimes et des témoins d’actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains à tous les stades de la procédure;
– D’installer dans un bref délai des Tribunaux de Grande Instance (TGI) dans chaque chef lieu des régions du Togo afin de rapprocher le justiciable du juge; – D’instruire les plaintes déposées par les victimes d’actes de torture, notamment celles déposées avec l’assistance du CACIT suite aux violences politiques de 2005. .. Nos organisations invitent le Comité contre la torture à recommander à l’État partie: – De prendre toutes les mesures pour garantir la mise en oeuvre effective des recommandations de la CVJR dans un délai raisonnable ; – De rendre opérationnel dans les plus brefs délais le programme de réparation en faveur des victimes recommandé par la CVJR; – D’offrir des garantis sérieuses de non répétition par des mesures concrètes visant à lutter contre l’impunité ; – De faire une large diffusion des recommandations de la CVJR en impliquant la
société civile ; – De mettre en place un programme efficace et efficient de réparation des victimes d’actes de torture. ..

– 26 octobre, L’Universitaire Comi Toulabor démissionne avec fracas de l’ANC de Jean-Pierre Fabre, mo5-togo.com

… Pyrocratisée, vivant de et dans l’immédiat, l’ANC est incapable de présenter aujourd’hui, comme ses alliés de l’opposition d’ailleurs, un programme de gouvernement pour le Togo de demain, son souci cadet, laissant accroire que le « changement est une prophétie dont le temps est déjà fixé » comme elle l’affiche sur son site. Sauf à proclamer urbi et orbi que « l’ANC cherche le bien-être des Togolais », elle est totalement aphone sur ce qu’elle fera en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, de sécurité, d’énergie, d’art et culture, de politique étrangère, de relation avec la France, de politique envers la diaspora, de fiscalité, d’infrastructure, d’industrialisation, de réforme de l’appareil administratif, de promotion de la femme, d’emplois des jeunes, de salaire, de retraite, etc., sans parler des sujets hautement sensibles tels la clientélisme, la corruption, le tribalisme et surtout le foncier pollué par des expropriations abusives et arbitraires. Le chantier est énorme, nécessitant un effort colossal que l’ANC seule ne peut fournir pour remettre en bon état de marche le pays-cadavre en décomposition avancée. Comme l’UFC, sa fille ANC n’est pas un parti de réflexion prospective et de vision d’avenir, un parti de gouvernement. Elle s’est spécialisée dans la production de communiqués de presse au demeurant bien ficelés, limitant son horizon militant uniquement à ça : une pandiculation intellectuelle qui lui vient de sa mère, l’UFC qui l’a héritée du RPT-UNIR où on a une détestation somatique pour tout ce qui peut rassembler à une activité intellectuelle ou abstraite…

26 octobre, Violences de Doumasséssé-Adéwui: La mauvaise foi du pouvoir togolais mise en jeu, mo5-togo.com

… Presque un mois et demi plus tard, le ministre [Yark Damehane] annonce au cours d’une conférence de presse avoir bouclé son enquête et transmis son procès verbal  au « parquet » qui déterminera la suite à donner à cette affaire… Alors, en mettant sur le même plan les agressions d’Adéwui et les répressions de la manifestation du 05 octobre, le colonel ministre, qui a troqué son uniforme contre le costume trois pièces, essaie de minimiser voire banaliser les violences de la milice du pouvoir. .. Dans ce cas, il faut s’attendre à ce que les personnes identifiées ne soient pas traduites devant la justice et condamnées sévèrement pour leurs forfaits et voir ce dossier classé sans suite ou avec des condamnations mineures. ..

25 octobre, Exclusif ! Gilbert Bawara : Nous ne faisons pas les élections pour plaire à la communauté internationale et aux bailleurs de fonds…, lynxtogo.info

… Avec le renouvellement des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la prestation de serment, nous venons de franchir une étape importante et d’entrer dans une phase active du processus électoral. Dans la foulée, la CENI est appelée à mettre en place son bureau et à adopter son budget et le chronogramme des élections. L’étape suivante, décisive celle-là, consistera dans la refonte complète du fichier électoral. Il est réconfortant de constater que le Togo a été précurseur et est aujourd’hui nettement en avance sur la plupart des pays africains dans l’utilisation de la biométrie pour le recensement électoral, avec l’obligation de délivrance immédiate des cartes d’électeurs et un fichier électoral fiable et de bonne qualité. Une fois les listes et les cartes d’électeurs disponibles, le scrutin pourra intervenir à tout moment…

25 octobre, Le Togo fixe la caution de Loïk Le Floch-Prigent à 9 millions de dollars, togoactualite.com

– 24 octobre, Les membres de la Céni ont prêté serment, republicoftogo.com (! site du gouvernement)

– 23 octobre, Faure Gnassingbé parle partenariat à Dubaï, republicoftogo.com (! site du gouvernement)

Le séjour du président Gnassingbé aux Emirats est l’occasion promouvoir les opportunités d’affaires au Togo et de rechercher de nouveaux financements pour assurer le développement du pays.

– 22 octobre, Jean-Pierre Fabre est arrivé ce lundi matin à Paris pour des rendez-vous avec le milieu politique françaismo5-togo.com

… Outre des rencontres politiques programmées en France, Jean-Pierre Fabre mettra à profit son séjour pour accroître le lobbying de demande d’adhésion de son parti (ANC) à l’Internationale Socialiste. Un virage idéologique à 180°, diront certains, puisque l’UFC dont est issue l’ANC par scission est bien connue comme un parti libéral.

– 22 octobre, OBUTS lance un appel solennel pour une cessation immédiate des opérations électorales, togocity.com

… C’est également au nom de ce devoir de progrès politique et institutionnel, de même que la paix sociale, que la formation politique OBUTS exprime ses vives préoccupations de la situation socio politique et propose un schéma de sortie de crise en sept points, pour doter notre pays des institutions fortes qui résistent aux péripéties de l’histoire et aux ambitions des hommes : I/ Organisation d’un dialogue entre le pouvoir et les partis de l’opposition et des organisations représentatives de la société civile. Ce dialogue sera destiné à apaiser le climat politique, amorcer le retour de la confiance entre les acteurs de la vie politique, et enclencher un processus de construction de l’Etat de droit et de la démocratie grâce aux réformes institutionnelles et constitutionnelles. II/ Réformes du cadre électoral notamment du découpage électoral sur la base du critère démographique, et de la loi électorale impérativement avant la tenue des élections locales et législatives. III/ Election d’une Assemblée constituante pour revisiter la Constitution de 1992. IV/ Formation d’un Gouvernement de mission qui devra rester en place jusqu’en 2015, V/ Adoption de la nouvelle constitution par référendum, VI/ Organisation des élections locales et législatives, VII/Elections présidentielles dans le cadre de la nouvelle constitution en 2015. L’objectif de ces propositions est de favoriser l’alternance, la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la prospérité partagée et l’égalité de tous devant la loi. La limitation du mandat présidentiel à deux quinquennats, un scrutin à deux tours pour les élections législatives et présidentielles, et la fin de l’impunité constituent pour nous des impératifs non négociables. L’impunité sous toutes ses formes doit être combattue avec fermeté au Togo. L’impunité étant criminogène, le pouvoir a l’obligation de sanctionner de manière indiscriminée et sans état d’âme, le comportement de tous ceux qui se seront méconduits. C’est à ce prix que sortirions de la médiocrité et de la pauvreté. Nous ne comptons pas sur la communauté internationale pour bâtir à notre place le Togo libre et démocratique que nous appelons de tous nos vœux. Mais nous ne voulons pas non plus qu’elle continue à être une entrave à l’expression du désir d’alternance justifié du peuple togolais, après un règne de près de 50 ans par une seule famille. Il n’est dans l’intérêt d’aucun membre de la communauté internationale, proche ou lointain voisin du Togo, que notre pays s’enlise dans la régression politique et s’embrase dans un conflit civil. Dans le contexte de la sous région ouest africaine et des intérêts de plus en plus mondialisés, chacun aura quelque chose à perdre dans la détérioration de la situation au Togo. Il est donc dans l’intérêt de la communauté internationale, notamment dans celui de nos partenaires privilégiés de favoriser activement le dialogue inter togolais en vue des reformes politiques, destinées à édifier des institutions crédibles et à donner aux prochaines élections au Togo, toutes les chances d’êtres transparentes, et équitables. Le refuge derrière le fallacieux principe de la non ingérence, est un odieux soutien au coup d’état permanent et au massacre en silence des peuples. ..

– 22 octobre 2012, Manque notoire de sérieux du groupe dit des cinq au Togo, Apporter une caution délibérée à un Etat voyou comme le nôtre, une horrible forfaiture !, liberte-togo.com

… La rédaction du présent article nous a été inspirée par la très pertinente déclaration rendue publique le 15 octobre 2012 par le PDP de Bassabi Kagbara. « En effet, et à tort, les positions des forces démocratiques sont, en des termes à peine voilés, critiquées de plus en plus par les partenaires en développement de notre pays, comme un refus délibéré de participer au dialogue, seule voie d’obtenir des solutions à la crise », peut-on lire dans l’appel du PDP aux partenaires du Togo pour un dialogue sincère et sans duperie pour la sortie de crise, appel à travers lequel, ce parti membre de la Coalition Arc-en-ciel a eu à apporter des éléments suffisants de preuve de bonne foi de l’opposition et a contrario, de mauvaise foi de la part du pouvoir…. Si les diplomates Robert Whitehead (USA), Patrick Spirlet (UE), Nicolas Warnery (France), Joseph Weiss (Allemagne) et Mme Khardiata Lo Ndiaye (PNUD), témoins privilégiés des incongruités, incohérences et multiples erreurs dont le chef de l’Etat et son gouvernement se sont rendus coupables, peuvent s’arranger entre eux, diplomates, de sorte à garder le silence sur la forfaiture qui se prépare contre le peuple togolais et encourager ceux-ci à foncer après notamment le drame de 2005, nous voulons leur poser la question de savoir combien ce régime qui s’amuse à corrompre à coup de millions, voire de milliards, a-t-il pu leur remettre pour qu’ils se comportent comme ils le font et leur rappeler les événements suivants qu’ils semblent oublier.

– 21 octobre, CENI : L’escroquerie politique de l’UFC et du RPT/UNIR, lalternative-togo.com

… Or, avec la composition de la CENI pour les prochaines élections, l’opinion a été surprise de voir l’UFC se réclamer de l’opposition et de se voir attribuer 3 places sur les 5 qui reviennent à l’opposition. Logiquement l’UFC et le RPT devrait se partager les 5 places de la CENI réservée à la majorité présidentielle.  En réponse au tollé suscité par l’attribution des places de l’opposition à l’UFC, Gilbert Bawara dans ses élucubrations affirme qu’en 2006 le CAR et la CDPA étaient au gouvernement tout en obtenant des places de l’opposition à la CENI. Un curieux argument rapidement repris en compte par les responsables de l’UFC. Mais là où les responsables du RPT/UNIR et de l’UFC ne sont pas honnêtes avec eux- mêmes,  c’est qu’en 2006, la participation au gouvernement du CAR et de la CDPA n’était que la conséquence d’un accord politique signé par l’ensemble de la classe politique pour un objectif clair dans un délai précis. Et c’est de l’Accord Politique Global (APG) qu’il s’agit…

– 21 octobre, Manifestation du FRAC à Adéwui ce samedi : La détermination et la bravoure des responsables et de leurs militants ont porté leurs fruits, mo5-togo.com

… Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark DAMHANE a-t-il enfin bouclé son enquête et rendu public les résultats, comme il l’a signifié aux responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC)? La question mérite d’être posée puisque la manifestation interdite ou empêchée, il y a bientôt trois semaines, a eu lieu ce samedi, en présence du leader de l’Alliance Nationale pour Changement (ANC), Jean-Pierre FABRE et des représentants des autres formations politiques membres du FRAC. Faits inédits. Contrairement à ce qui se dit, que les habitants du quartier Tokoin Doumasséssé (Adéwui) sont hostiles aux responsables de l’opposition, les manifestants de l’opposition qui ont pris part à la manifestation ont été stupéfaits de voir ces habitants ovationner le leader de l’ANC à sa vue… Au sujet de l’élection des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le leader de l’ANC a laissé entendre que le pouvoir est dans une tentative d’intimidation et celle de passage en force en voyant l’allure que prennent les actes posés par les membres du gouvernement en l’occurrence le ministre BAWARA. « Mais, nous allons nous opposer avec la dernière fermeté à cela», a affirmé ce dernier. Sur les prochaines élections:  S’agissant des futures élections législatives, Jean-Pierre FABRE a indiqué qu’ils ne boycotteront jamais ces élections. « Non, personne ne boycottera les élections. Et on ne cessera jamais de vous le dire. Les élections auront lieu et tout le monde y participera. Ou elles n’auront pas lieu. Mais il ne s’agira pas de les boycotter. Nous insistons là-dessus », a-t-il conclu.

– 19 octobre, Désignation des membres de la CENI : CST et Arc-En-Ciel dénoncent un coup de force du régime au pouvoir, collectifsauvonsletogo.com

… En effet, dans le contexte de crise politique actuelle qui devrait exiger d’un gouvernement responsable, des actes d’apaisement et la recherche du consensus, la majorité gouvernementale poursuit sa politique de provocation, non seulement en désignant, les membres de la CENI, sur la base de lois scélérates unilatéralement modifiées, mais aussi en s’arrogeant la quasi-totalité des membres. Ce comportement du gouvernement, atteste une fois encore sa mauvaise foi  et  sa volonté  manifeste de plonger le pays dans un chaos, certainement plus grave que la situation vécue par les togolais en 2005. ..

– 18 octobre, Interview de Patrick Spirlet, Chef de Délégation de l’Union Européenne au Togo, icilome.com

Il est souhaitable d’avoir un accord ou au moins un compromis politique sur la façon d’y aller. Une partie des partis politiques met un accent sur les réformes comme préalable à une discussion sur les élections tandis que d’autres soutiennent le contraire. La situation est donc délicate et l’équilibre difficile à trouver entre l’importance d’organiser des élections crédibles dans des délais raisonnables et celle de renouer avec un dialogue sur les conditions et la façon d’y aller. .. Les partenaires et en particulier ceux impliqués, indirectement, dans le dossier politique, notamment l’UE, ne sont pas habilités à prendre des décisions en lieu et place des autorités togolaises ou à imposer leurs points de vue aux acteurs de la scène politique togolaise. Ils peuvent être considérés à la fois comme facilitateurs et comme témoins ou référents d’un certain nombre de principes et de standards internationaux tant sur les principes démocratiques que sur les droits et valeurs essentielles.
Il faut également ajouter qu’une grande partie de nos responsabilités reste aussi liée à la mise en place de programmes de coopération dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du renforcement de la bonne gouvernance tout en maintenant un dialogue politique conforme à l’Accord de Cotonou, un dialogue politique qui s’est totalement normalisé depuis 2008. .. A ce stade il et trop tôt pour se prononcer. Il pourrait être envisagé la mise en place d’une importante mission observation électorale nationale à travers la société civile et l’appui à la mise en place de mesures de crédibilité du processus à travers des expertises et formations ou le comptage parallèle et la traçabilité des résultats. La contribution de l’UE sera donc liée à l’évaluation des conditions politiques et techniques de préparation et de mise en œuvre du processus électoral. Ce sont, à la fois les questions relatives à la mise en œuvre des recommandations des missions d’observation électorales précédentes et celles de l’environnement politique et de confiance qui seront prises en compte. .. Nous avons, accepté le principe d’observer tout dialogue de façon neutre et sans intervenir. C’est pourquoi nous y étions. Suite aux invitations lancées, notre attente était, que la majorité de la classe politique togolaise fût présente. Ce qui, n’a pas été le cas. Au-delà de l’appréciation qui peut être faite des conclusions de ce dialogue, c’est évidemment la politique des « chaises vides » qui en diminue la portée et l’impact. .. Sans rentrer dans les détails, l’approche est celle d’encourager toute initiative et mesure allant dans le sens de l’apaisement, du respect des Droits de l’homme et de la réconciliation en btissant sur les acquis dont, entre autres, les conclusions du travail de la CVJR.

– 18 octobre, Communiqué : le CST exige la réintégration et l’annulation des sanctions contre les étudiants de l’Université de Kara, collectifsauvonsletogo.com

– 18 octobre, Sidiki Kaba, Président d’honneur de la FIDH, désormais complice du pouvoir de Faure Gnassingbé, liberte-togo.com, + FIDH: Togo +

… « C’est depuis plusieurs années que Me Sidiki Kaba roule pour Faure Gnassingbé. Il vient régulièrement à Lomé et conseille souvent le chef de l’Etat sur la question des droits de l’homme. En plus, il est l’un des ardents défenseurs du régime à l’extérieur », affirme une source à la présidence. Et un ministre d’ajouter : « Nous avons réussi à le retourner ».  Des indiscrétions, c’est le Sénégalais Sidiki Kaba qui aurait conseillé à l’ancien président de la LDTH Me Yacoubou Hamadou d’aller au gouvernement. Et depuis, ce dernier se la coule douce et met à profit ses réseaux pour sauver la face quand le pouvoir est accusé de violation des droits de l’homme. Le cas le plus patent concerne les recommandations du rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) sur la torture. Après avoir falsifié puis reconnu quelques jours plus tard le rapport authentique, le gouvernement a annoncé le 29 février 2012, 13 mesures. A l’époque, c’est Me Hamadou, petit ministre des Arts et de la Culture, qui a été envoyé à la TVT pour expliquer aux Togolais les 13 « galéjades ». C’était juste du saupoudrage pour flouer l’opinion. Mais la FIDH manipulée par Me Hamadou et Sidiki Kaba s’est empressée de saluer cet acte pendant que son affiliée nationale, la LTDH, émettait encore des réserves. Ce communiqué publié le 1er mars 2012 par la seule FIDH qui, auparavant cosignait les déclarations avec la LTDH, a été nuitamment remis aux journaux proches du pouvoir qui l’ont relayé gaiement. La FIDH est allée jusqu’à commettre l’impair suivant : « Le directeur de la Sûreté aurait été mis aux arrêts pour sa responsabilité dans la perpétration de ces violations des droits de l’homme », alors qu’il n’en était rien. Le Directeur de la Sûreté n’est pas concerné par ce rapport et le principal responsable, c’est-à-dire le DG de l’ANR, le Colonel Massina Yotroféï, n’a jamais été interpellé même si des journaux pro-ANR l’avaient annoncé. Il faut rappeler que sur ce méli-mélo créé et entretenu par le tandem Hamadou-Kaba, la FIDH a dû publier deux déclarations.  Suite à ces malheureuses sorties, la FIDH s’est imposé la loi du silence sur les violations des droits de l’homme au Togo. Par exemple, elle est la seule organisation des droits de l’homme à ne pas avoir réagi aux exactions commises le 15 septembre dernier par des milices du RPT-UNIR sur des manifestants du Collectif « Sauvons le Togo ». ..

–  18 octobre, Conférence de presse du FRAC : Les responsables dénoncent les abus d’autorité du ministre de la sécurité Yark Damhane et maintiennent la manifestation du 20 octobre, mo5-togo.com

… Dans une déclaration liminaire lue par le Secrétaire national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Eric DUPUY, les responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) sont revenus sur les évènements graves du 15 septembre 2012 au quartier de Tokoin Doumasséssé (Adéwui). Evènements au cours desquels des miliciens à la solde du pouvoir RPT-UNIR, s’en sont pris violemment aux militants et sympathisants de l’ANC et du FRAC, faisant des blessés graves. Les responsables du FRAC, à cet effet, ont dénoncé l’attitude du ministre de la sécurité Yark DAMHANE dans la gestion  de ces évènements et ont mis à nu son parti pris dans les enquêtes qui doivent normalement aboutir à l’arrestation des auteurs de ces évènements. « L’attitude du ministre de sécurité confirme, s’il en a encore besoin, que le commanditaire de l’opération est bien le régime RPT-UNIR. Et que cette opération n’a d’autre objectif que d’interdire et d’empêcher toute manifestation de l’opposition dans le quartier de Tokoin Doumasséssé considéré par le RPT comme son fief à Lomé », précise la déclaration liminaire.

– 17 octobre, Lancement officiel ce mardi à Lomé de l’Observatoire des Médias pour la Démocratie et la bonne Gouvernance, savoirnews.net, + afreepress.info

SavoirNews: ‘L’Observatoire des Médias pour la Démocratie et la bonne Gouvernance (OMDG), structure ayant pour mission principale d’impliquer davantage les médias africains dans le combat pour la démocratie et la lutte contre la mal gouvernance, a été lancé ce mardi à Lomé, a constaté une journaliste de l’Agence Savoir News. Certains partis politiques étaient représentés à la conférence de presse de lancement de cet Observatoire. Le directeur de cabinet du ministère de la communication, ainsi que l’ambassadeur de France au Togo ont assisté à cette conférence. ..’.  Afreepress: ‘L’Observatoire des Médias pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (OMDG) est porté sur les fonds baptismaux mardi à Lomé par des journalistes venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo avec pour objectif d’« impliquer » davantage les médias africains dans le combat pour la démocratie et la lutte contre la mal gouvernance.’

– 17 octobre, Agressions contre des journalistes : « Silence » sur les radios vendredi pendant 30 minutes et sit-in au ministère de la sécurité le 23 octobre, savoirnews.net

Le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT), SOS Journaliste en danger et le Réseau africain des journalistes sur la sécurité humaine et la paix (RAJOSEP) sont montés au créneau ce mercredi, pour dénoncer des agressions dont sont victimes ces derniers mois, des journalistes togolais, a constaté l’Agence Savoir News.

– 17 octobre, Prochaines législatives : Encore 9 membres de la CENI élus ce mercredi par le Parlement, soit au total 15, savoirnews.net

– 16 octobre, Togo : Les propositions du GRAD de Victor Komla Alipui pour une sortie de crise, mo5-togo.com

Proposition du GRAD : A.    Préalables : Une transition politique avec un Gouvernement d’Union Nationale … Le gouvernement d’union dont il est question, aujourd’hui, au Togo doit avoir pour mission, entre autres, la convocation d’une Assemblée Constituante et non l’organisation des élections législativestelles que le pensent et le recommandent certains leaders politiques togolais, Chefs d’Etat facilitateurs et institutions internationales. 9. La convocation de cette Assemblée Constituante s’avère indispensable, pendant une période transitoire, pour la reprise saine des activités politiques après les récentes répressions sanglantes. Elle procédera à la nécessaire refondation de toutes les institutions de l’Etat pour l’avènement d’un Etat de droit.

– 16 octobre, Tentative d’assassinat à Kara des responsables du Collectif « Sauvons les étudiants, liberte-togo.com

… Dans la nuit du dimanche à lundi dernier, trois responsables du Collectif « Sauvons les Etudiants », un mouvement estudiantin qui se veut être un creuset de tous les exclus de l’université de Kara ont été, chacun à leur domicile, victimes de tentatives d’assassinat. Selon les témoignages recueillis par nos confrères de la Légende Fm auprès de Shérif Salami qui se trouve être le Secrétaire général de l’UNEET (Union nationale des Elèves et Etudiants du Togo), un incendie a été provoqué à leurs domiciles distincts par des individus inconnus qui cherchaient à les assassiner. Etaient visés Agnité dit Guillaume Soro et Alinké M’Clawa. Selon les recoupements, ces incendies, qui, à en croire un faisceau d’indices, sont effectivement d’origine criminelle, se sont produits lundi dernier en synchro, à 02 heures du matin. Les pyromanes qui, manifestement, étaient là pour assassiner les étudiants qui sont entrés en dissidence avec les responsables de l’Université de Kara sur la question des revendications estudiantines, explique Salami Shériff, ont pris la fuite. Mais dans leur évasion, ils ont oublié sur les lieux du crime, couteau et autres armes blanches qui devaient leur servir à porter le coup fatal à leur cible. La piste criminelle est d’autant plus sûre, que 48 heures plus tôt, soit le vendredi dernier, à la même heure, c’était Bitsioudi Birenam, un autre responsable du mouvement qui était visé par ce plan d’élimination. ..

– 16 octobre, Coup de force pour la mise en place de la CENI: réaction du CAR, collectifsauvonsletogo.com

Le CAR  (Comité d’Action pour le Renouveau), membre de la Coalition Arc-en-ciel, réagit à l’élection par l’Assemblée nationale des membres de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) en dénonçant un coup de force du régime RPT-UNIR-UFC. Il suspend la participation de ses deux représentants actuels, le Dr Kokou AMAGLO et Mr Adjawé DJERI, aux travaux de la Commission.

– 16 octobre, Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON (CDPA) demande la suspension du processus électoral enclenché par le pouvoir RPT-UNIR, mo5-togo.com, + conférence de presse

En effet, malgré la situation politique très tendue  dans laquelle végètent le Togo et les Togolais, le régime en place tente un passage en force en procédant, hier  lundi 15 octobre2012,  à l’élection de six membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), dont trois de l’opposition extraparlementaire et trois de la société civile.

Conférence de presse : Cependant, elle [la CDPA] s’étonne que ce renouvellement intervienne alors qu’il n’y a pas de consensus sur la composition de la nouvelle CENI. Cette situation est d’autant plus surprenante que le CAR a suspendu ce même jour sa participation à la CENI et, tout comme l’ANC, n’a envoyé aucun nom de représentants à la CENI. La CDPA est convaincue que seule une commission électorale consensuelle et équilibrée peut organiser des  élections équitables et transparentes, non génératrices de violence, parce que gages de résultats issus des urnes non contestés et acceptés par tous. En conséquence, la CDPA demande une fois encore au pouvoir, dans l’intérêt supérieur du Togo, de créer les conditions objectives d’un dialogue franc et utile en vue de procéder de manière consensuelle aux réformes constitutionnelle et institutionnelle qui prennent en compte entre autres sujets, la composition de la CENI.

– 16 octobre, Togo : Le train de la fraude électorale remis en marche ? mo5-togo.com

… Hier lundi matin seuls 63 députés à l’Assemblée nationale étaient présents et 12 se sont faits représentés par procuration. N’empêche, ils ont renouvelé 6 membres de la Commission nationale électorale indépendante (CENI)… La CENI compte 17 membres en raison de 3 pour la société civile, 3 pour les partis extraparlementaires, 5 pour l’opposition parlementaire, 5 pour le pouvoir et 1 venant de l’administration. Demain mercredi l’Assemblée nationale nommera les 11 membres restants de la CENI. Les dates des élections législatives ne sont pas encore fixées.

– 16 octobre, Les menaces qui ont poussé l’ANC à annuler sa marche du samedi dernier, lalternative-togo.com

« Nous avons préféré annuler la marche de ce matin pour préserver la quiétude de notre manifestation de demain (ndlr, dimanche 14 octobre). Tous les signes montrent que cette marche sera réprimée. Nous sommes en train de fêter notre anniversaire, nous ne voulons pas qu’il y ait encore des blessés et des arrestations. Nous avons une grande fête demain, alors nous voulons nous consacrer aux préparatifs », a ajouté Eric Dupuy. A la veille de cette manifestation, le ministre de la Sécurité, le Colonel Yark Damehame a fait une sortie au cours de laquelle il demande aux organisateurs de modifier le point de départ de la marche. Pour le ministre, le carrefour de Tokoin-Doumasséssé contient beaucoup trop de risques qui pourraient encore conduire à ce qu’on a vécu le 15 septembre dernier. Comme réponse du berger à la bergère, les responsables du parti « Orange » ont opposé un refus quant au changement du point de départ.

16 octobre, Le Col Yark Damehame justifie la répression des manifestations au Togo, lalternative-togo.com

Mais en visualisant attentivement cette projection, on constate que les forces de sécurité avaient bouché toutes les issues pouvant permettre aux populations de manifester librement. Dos au mur, le peuple qui, voyant son droit de manifester violé, n’a pu que se défendre. Après ce spectacle que le Colonel Yark Damehame a semblé offrir aux journalistes, il revient de se demander pourquoi le film sur la barbarie d’Adéwui le 15 septembre dernier orchestré par les miliciens acquis à la cause du pouvoir n’a pas été projeté pour situer les responsabilités. Pour un observateur de la scène politique togolaise, c’est la preuve que Faure Gnassingbé et ses sbires cherchent à  légitimer les violences dont sont victimes les manifestants de l’opposition. Mais cette stratégie choisie par le pouvoir ne parviendra pas à faire reculer un peuple assoiffé de l’alternance au pouvoir en 2015.

– 15 octobre, Les élucubrations du Col Yark Daméhane qui alimentent une insécurité permanente

… A priori le patron de la Sécurité ne devrait pas avoir trop de peines pour mettre la main sur eux [les miliciens]. Le reste n’est que manque de volonté et pure diversion de la part du pouvoir pour passer cette affaire dans les oubliettes. Ces milices sont bien au service du pouvoir et reçoivent la bénédiction qu’il faut pour agir. Le phénomène Gilbert Bawara n’avait-il pas légitimé ces violences ? Ces événements servent désormais de prétexte au pouvoir pour interdire toute manifestation de l’opposition à Adéwui. Les forces de l’ordre, qui arrivent à encadrer ou à réprimer des dizaines voire des centaines de milliers de manifestants, ne sont bizarrement pas capables d’empêcher une centaine de miliciens, fussent-ils armés de machettes et autres gourdins cloutés. Nous avons eu à le souligner, le danger c’est que ces miliciens se sentent dopés par cette complaisance et continuent leur besogne. ..

– 15 octobre, Message du Président National à l’occasion de la commémoration du 2eme anniversaire de la création de l’ANC, anctogo.com

Nous ne le répèterons jamais assez. Après les nombreux dialogues passés, dont les conclusions sont restées lettres mortes, en raison de la mauvaise volonté du régime RPT qui refuse l’alternance à laquelle aspire le peuple togolais, il n’y aura plus de pseudo-dialogue, il n’y aura plus de faux dialogue, mais un vrai dialogue politique, un dialogue structuré, sérieux, responsable et crédible, un dialogue dont les conclusions seront assorties d’un calendrier d’exécution précis et suivi. Voilà pourquoi, des gages de crédibilité sont indispensables. Voilà pourquoi, les préalables formulés par le CST, préalables parmi lesquels le retour des neuf députés ANC à l’Assemblée Nationale, préalables auxquels l’ANC adhère pleinement, demeurent rigoureusement d’actualité. La réalisation de ces préalables contribuera en effet, à l’apaisement du climat politique et ouvrira la voie à un dialogue franc et serein, un dialogue pouvant déboucher sur l’organisation d’élections propres, des élections justes, transparentes et démocratiques. En tout état de cause il est entendu, et c’est le leitmotiv des revendications des populations togolaises sur toute l’étendue du territoire, qu’il ne saurait y avoir d’élections sans les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il ne saurait y avoir d’élections qui ne procèdent d’un accord politique lui-même issu de discussions politiques dignes de ce nom. A défaut il n’y aura aucune élection. C’est le lieu d’appeler la communauté internationale à prêter une oreille attentive aux aspirations profondes et aux préoccupations légitimes du peuple togolais, de la classe politique ainsi que des associations de défense des droits de l’homme qui ont souffert des décennies durant et souffrent encore des nombreuses dérives du régime RPT à tous les plans. L’affaire Agba Bertin-Loïc le Flok-Prigent-Pascal Bodjona/ Abass Youssef, dans laquelle, l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques a pris de nouvelles dimensions, doit enfin ouvrir les yeux de la communauté internationale sur le cas du Togo. Il est temps que la communauté internationale rende justice au peuple togolais, en reconnaissant qu’au Togo, « la situation est tout à fait inacceptable sur le plan des droits de l’homme, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition » comme la France vient de le faire pour un autre pays africain. Tout comme elle le fait pour la Syrie en affirmant que « Bachar El Assad doit partir », il est temps que la communauté internationale rende justice au Togo en soutenant avec le peuple togolais, qu’après deux mandats usurpés, « Faure Gnassingbé doit partir » ! La communauté internationale doit éviter d’accompagner le pouvoir togolais dans ses velléités d’’organiser des élections de manière unilatérale. A cet égard, l’adoption d’un code électoral et d’un découpage électoral ainsi que la mise en place d’une CENI en dehors dialogue attendu, sont totalement inacceptables. L’ANC met en garde le gouvernement RPT contre toute tentative de passage en force pour organiser des élections en dehors de tout consensus. C’est également le lieu d’appeler la communauté internationale à prendre la mesure de la réalité de la crise politique togolaise et à user de son influence pour amener les autorités togolaises à s’atteler résolument à l’apaisement et à l’assainissement du climat politique de manière à ouvrir la voie aux discussions que nécessitent des élections justes, équitables, transparentes et démocratiques. Elle évitera ainsi à notre pays, les situations dramatiques qu’il a connues par le passé, avant, pendant et après des élections mal préparées…

– 12 octobre, Le pouvoir de Faure Gnassingbé exploite-t-il clandestinement le pétrole aux larges de nos côtes ?, lalternative-togo.com

Lors de la signature du contrat entre le gouvernement togolais et le groupe ENI, il a été clairement dit que le groupe italien allait faire des recherches aux larges de nos côtes alors qu’en réalité, le groupe américain Hunt Oil Company avait déjà trouvé le pétrole sur la base des études géotechniques de la société norvégienne.  Alors que fait exactement le groupe ENI au Togo ? A quelle adresse sont logés ses bureaux dans notre capitale ? Tout cela relève du mystère. L’autre mystère dans ce dossier est le rôle exact que joue Raph Edery, l’ancien député israélien, ancien agent du MOSSAD qui se trouve être le vrai patron des phosphates togolais. C’est d’ailleurs lui qui s’occupe de la sécurité personnelle de Faure Gnassingbé et de l’équipement de l’ANR en matériels d’écoutes sophistiqués et performants. Déjà, il lui avait été attribué sur le pétrole togolais des royalties. Selon certaines sources proches de la Présidence de la République, le 28 juillet 2008 lorsqu’il a été reçu en audience par Faure Gnassingbé et a manifesté son désir d’investir dans le pétrole, il a été dit à Abbas Al Youssef qu’il y avait déjà dans le pétrole un Israélien et qu’il était souhaitable qu’il se joigne à lui. Mais l’Emirati a refusé l’offre de cheminer ensemble avec Raphy Edery.  Selon plusieurs sources, le pétrole togolais existe bel et bien et est déjà exploité sur nos côtes. Par qui, et pour qui ? Pour l’heure, aucune trace de cette exploitation dans le budget national. Cette exploitation qui concerne les blocs Mono et OTI, Faure Gnassingbé entend l’officialiser en 2013 pour s’en servir comme arme de campagne électorale, avec des promesses démagogiques aux populations. Il y a de cela quelques semaines, de nouvelles machines d’exploitation de l’or noir ont été débarquées au Port autonome de Lomé, et ce sont des Bérets rouges qui sont allés les escorter pour une destination inconnue.  Il est important de le souligner, un important projet de construction d’une raffinerie est actuellement en cours  dans les parages de Togoville où le processus d’indemnisation des propriétaires terriens a déjà démarré. Ce projet soutenu par des bailleurs de fonds, est piloté par un petit frère de l’ancien Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo.  Il est donc temps que Faure Gnassingbé et ses amis qui pillent le Togo en silence dans les phosphates, dans le marbre, dans les télécommunications, dans le clinker, dans le diamant et les autres pierres précieuses, au PAL, situent les Togolais sur la réalité de ce qui se passe aux larges de nos côtes et qui permet à certains de garnir d’avance leurs comptes bancaires. A suivre.

– 10 octobre, Arthème Ahoomey-Zunu tourne en bourrique la presse internationale à Paris

Et c’est la réponse qu’il a donnée à Paris le vendredi 5 octobre dernier, en marge de sa participation au 12e forum économique international sur l’Afrique organisé par l’Organisation internationale sur la coopération et le développement (Ocde), à un parterre de journalistes de la presse internationale qui voulaient s’enquérir de la situation au Togo. « Cette crise dont on parle est artificielle et n’existe que dans les médias. La vérité, c’est que le Togo vit une vie politique normale. Les manifestations qui se déroulent dans la capitale ne sont que l’expression de la vitalité de la démocratie togolaise. Les gens protestent contre un certain nombre de choses ; c’est normal. Mais les manifestations doivent se dérouler comme partout ailleurs dans le cadre des lois en vigueur », s’est laissé ensuite aller le Premier ministre. Togo-Presse parle d’« informations alarmistes distillées sur les médias, surtout en ligne, tendant à faire croire que le pays est en crise », et de « campagnes d’intoxications et de dénigrements orchestrées par certains de ses fils ».

– 10 octobre, Togo : Les étudiants exclus de l’Université de Kara créent le « Collectif sauvons les étudiants », mo5-togo.com

« Si les étudiants exclus ne sont pas réintégrés, le MEET se verra dans l’obligation d’entreprendre des actions de grandes envergures dans les deux universités très prochainement », souligne Kondo Akomabou, le vice-président du MEET. La Ligue togolaise des droits de l’Homme de Me Kpandé-Adzaré demade également la réintégration des étudiants exclus.

– 9 octobre, M.Fabre : « Nous avons posé un certain nombre de préalables et le refus de régler ces préalables témoigne de l’absence de volonté politique d’organiser des élections libres (…) », togoactualite.com

« Nous avons posé un certain nombre de préalables et le refus de régler ces préalables témoigne de l’absence de volonté politique d’organiser des élections libres et honnête et par voie de conséquence, de régler la crise togolaise », a indiqué M.Fabre. Comme préalables, le président de l’ANC a cité pêle-mêle : « la mise en œuvre des recommandations de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) dans l’affaire de torture de co-accusés de Kpatcha Gnassingbé, l’exécution rigoureuse des décisions de l’Union Interparlementaire et de la Cour de justice de la CEDEAO au sujet des neuf députés de l’ANC révoqués de l’Assemblée nationale ». Selon M.Fabre, « le régime ne semble pas mesurer l’ampleur de la crise (…) « .  » C’est pourquoi, je veux à dire à M.Ahoomey-Zunu que les prochaines élections, si elles ne sont pas programmées pour être organisées après un accord politique issu d’un dialogue réel, elles n’auront pas lieu. Je veux le mettre en garde contre toute velléité de chercher à passer en force ». S’agissant de la limitation du mandat présidentiel, M.Fabre a affirmé : « La non rétroactivité de la loi, cela prête à rire, parce que la loi peut disposer pour le passé, le présent ou l’avenir, si tel est la volonté du législateur. Et nous disons aujourd’hui, qu’en aucun cas, nous n’accepterons plus que Monsieur Faure Gnassingbé se représente aux élections ».

– 9 octobre, Interview JP Fabre sur RFI: « Le peuple togolais est déterminé à barrer la route à la fraude électorale », anctogo.com

« Nous ne voulons pas nous laisser appâter par des dialogues qui n’en sont pas et qui permettent au régime en place de se maintenir indéfiniment. (…) Le peuple togolais est déterminé à barrer la route à la fraude électorale. Le problème du Togo, c’est que nous sommes un pays atypique, où les lois de la République, les droits de l’homme sont violés dans l’indifférence de la communauté internationale. Alors, le peuple togolais face à cela a pris en main son destin. La création du collectif “Sauvons le Togo” illustre parfaitement cela. »

– 9 octobre, Elections : l’obsession des partenaires est dangereuse, togoactualite

… Le Rapport Final de la MOE UE-Togo 2007 indiquait que la répartition des sièges entre circonscriptions a aboutit à des variations très importantes dans le coefficient de représentativité des sièges, au détriment des villes du Sud du pays et principalement de la ville de Lomé et de son hinterland (préfecture du Golfe) ; secundo, l’UE recommandait la révision du Code électoral afin d’harmoniser les différents articles contradictoires et mettre certains éléments en accord avec la pratique établie et acceptée ; au troisième point, il y a nécessité d’adopter dès que possible des mesures permettant d’assurer le suivi, le stockage, et la mise à jour informatisés de toutes les données du fichier électoral. Aujourd’hui, aucune de ces recommandations n’est véritablement mise en œuvre. Dans la logique des choses, la Délégation de l’UE présente sur place devrait sévir et exiger la mise en œuvre de bout en bout de ces recommandations. Mais tout porte à croire que le PNUD et l’UE confondent vitesse et précipitation. Ils n’ont apparemment qu’une seule vision : les élections à tout prix.

– 8 octobre, Manifestation à Bruxelles en soutien au CST, collectifsauvonsletogo.com

… Les togolais ont décidé de prendre leur destin en main afin de briser définitivement le cycle  « élections – contestations – répressions – négociations ». Ils appellent l’UE à tirer tous les enseignements des situations chaotiques et dramatiques qu’a vécues le pays par le passé, afin d’apporter une assistance plus avisée, plus complète, plus sereine et plus conséquente. Ils exhortent l’UE à s’assurer dès à présent que toutes les étapes des processus électoraux qu’elle finance obéissent aux normes et standards internationaux en matière de transparence et d’équité. Les Togolais invitent l’Union Européenne à faire le bilan de son action au Togo au regard de la dernière résolution du Parlement Européen sur les politiques extérieures de l’UE en faveur de la démocratisation et à revoir sa stratégie et son plan d’action au Togo.

– 8 octobre, lettre au président togolais du 27 septembre : Le CACIT, ACAT-TOGO et OMCT interpellent le chef de l’état et demandent une enquête, cacit.org

Une enquête indépendante doit être conduite sur les violences survenues lors de la manifestation organisée par le Collectif « Sauvons le Togo » (CST) et le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), le 15 septembre 2012, à Lomé. ..

– 8 octobre, La Federation Internationale des Journalistes (FIJ) Condamne la Violence Policière Contre un Journaliste au Togo, africa.ifj.org

…  Selon l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), un affilié de la FIJ, le journaliste Justin Anani a été agressé par les forces de sécurité  alors qu’il assurait la couverture de la marche de protestation organisée par deux groupes de l’opposition, le «Collectif Sauvons le Togo » (CST) et « Arc-en Ciel »

– 6 octobre, Répression de la commémoration du 22ième anniversaire du soulèvement populaire du 5 Octobre 1990 (vidéos de la répression), collectifsauvonsletogo.com

… La paisible population marchant les mains nues et les riverains ont été sévèrement réprimés et on dénombre une trentaine de blessés dont un bébé asphyxié par le gaz, une femme enceinte, un vieil homme. Les journalistes n’ont pas été épargnés:  le commissaire Babarim a ordonné à ces hommes de les mater et montrera lui même l’exemple en donnant un coup de coude et de pied au journaliste Justin Anani

– 6 octobre, L’UFC de Gilchrist Olympio pour un « Parlement démocratique », seule solution de sortie au Togo, savoirnews.net

« Pour une sortie de crise, il faut un Parlement démocratique qui va jouer le rôle d’une Assemblée constituante chargée de ces reformes au Togo », a-t-il précisé. Selon lui, si les différents cadres de concertation et de dialogue qui devraient proposer des pistes de réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que recommandées par les partenaires au développement n’ont pas connu les succès escomptés, c’est que les réformateurs sont cooptés sans des règles bien définies et que certains de ces responsables n’ont aucune légitimité ou représentativité.

– 5 octobre, Faute de consensus sur l’itinéraire : La marche du CST/Coalition « Arc-en-ciel » dispersée à haut du marché du Bè, savoirnews.net

… Selon des responsables du CST, une quarantaine de personnes ont été blessées et d’autres interpellées. « Des forces de l’ordre ont lancé plusieurs gaz lacrymogènes dans des maisons, blessant des personnes qui ne sont même pas concernées par la manifestation », a déclaré Me Zeus Ajavon le coordonnateur du CST lors d’une conférence de presse.

– 5 octobre, Togo: Violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants de l’opposition, http://www.mo5-togo.com

De très violents affrontements ont lieu actuellement dans les quartiers de Bè, Akodessewa et Amoutiévé entre les forces de l’ordre et les manifestants du Collectif Sauvons le Togo et ceux de la Coalition Arc-en-ciel. On dénombre de nombreux blessés à cause de la sauvage répression des forces dites de l’ordre. Les deux organisation célèbrent le 22èmeanniversaire du soulèvement du 05 octobre 1990 contre le pouvoir du parti unique du général Eyadema. Ce matin, la manifestation pacifique a dégénéré pour un étrange malentendu sur l’itinéraire de la marche…

– 5 octobre, Loïk Le Floch-Prigent dans un état de santé «catastrophique» selon Me Klugman, lalternative-togo.com

– 5 octobre, Une impertinence troublante qui tranche avec le diagnostic de Patrick Spirlet, togoactualite.com

… Patrick Spirlet, chef de la délégation de l’Union européenne au Togo a prononcé un discours qui se présente comme un diagnostic pertinent de la situation politique compliquée du pays. Mais alors, se demande-t-on, Bruxelles doit-elle se contenter d’un tel diagnostic et se résigner à financer des élections qui, au lieu d’éclairer l’horizon politique, l’assombrissent encore et encore. .. Des interrogations valables pour l’Afrique de l’Ouest certes mais également pour le Togo bien que le problème togolais requière des questionnements spécifiques. M. Spirlet en trouve cinq (5) qui s’énoncent ainsi : « comment parvenir à l’alternance ? est-ce le préalable ou l’éventuelle conséquence du jeu démocratique ? Comment assurer la confiance dans les processus électoraux ? Quelles sont les clés pour en assurer la crédibilité et la transparence ? Quel (sic) rôle et responsabilité pour l’opposition fragmentée et avec peu de moyens ? » … Parlant d’élections, il est étonnant que l’Union européenne assiste presque impuissante à la logique du pouvoir qui escamote ouvertement et sans pudeur les recommandations des différentes missions d’observation électorale. Récemment, Bruxelles a menacé de ne pas financer les élections en vue si ses recommandations ne sont pas prises en compte. La réalité est que, alors même que le pouvoir de Faure Gnassingbé essaie de faire croire que ces recommandations sont la charpente et le fil conducteur des dialogues, il n’en fait rien à l’arrivée. Autrement, le dernier dialogue Ahoomey-Zunu II n’aurait pas reconduit le découpage électoral de 2007 que le rapport de la mission d’observation a jugé injuste et dont il a exigé la correction. Au total pour les observateurs et analystes, l’Union européenne n’a aucun intérêt à se cacher derrière la souveraineté d’un Etat ni l’obligation de ne pas s’ingérer dans les affaires internes d’un pays pour continuer à investir de l’argent qui ne sert qu’à tromper les apparences. Il lui faut reconsidérer sa position afin d’aider efficacement le Togo à trouver une solution pérenne à son problème politique. Elle en a sûrement les moyens. A moins de préférer le statu quo du mythe de Sisyphe ou de la toile de Pénélope.

– 5 octobre, Togo: Duplicité ou complicité de la communauté internationale?, etiame.com

M. Patrick Spirlet et ses camarades de la délégation de l’Union européenne au Togo avaient déjà conseillé aux forces démocratiques de consentir à un accord à minima pour aller aux élections. Même s’ils se sont repris plus tard pour démentir, qui s’excuse, s’accuse, ils n’ont pas vraiment renoncé à leur logique  insensée des élections à tout prix. .. Dans le contexte actuel du pays, des initiatives de ce genre sonnent et résonnent comme une caution explicite de la logique de passage en force du pouvoir de Faure Gnassingbé. Hormis les amis de ce pouvoir qui se sont bousculés à la primature pour parapher un accord au contenu creux, la classe politique d’opposition dans son ensemble est farouchement engagée dans un refus absolu de nouvelles élections contestées. Les regroupements tels le Collectif Sauvons le Togo (CST) etla Coalition Arc-en-ciel ont exprimé clairement leur position : pas d’élections tant que des réponses pérennes ne sont pas trouvées aux problèmes restés en instance depuis au moins 2006. .. Leur préoccupation, ce sont les élections, ici et maintenant, vaille que vaille. Chose plus curieuse encore : l’Union européenne qui se plaint de l’oubli des recommandations des deux rapports de mission d’observation électorale ouvrent le dossier, un nouveau, des élections alors même que l’accord du 13 septembre a divinement mis une croix sur ces recommandations. A quoi joue-telle finalement ? Veut-elle écrire une encyclopédie avec les rapports d’observation électorale au Togo ? Au lieu de courir à des élections dont l’issue peut être catastrophe pour le pays, aucun Togolais ne voulant plus d’ailleurs d’élections kamikaze, le PNUD et l’UE feraient mieux d’insister auprès de Faure Gnassingbé afin que les réformes exigées par les forces d’oppositions soient faites. En agissant ainsi, en aidant le pouvoir et ses contempteurs du CST et d’Arc-en-ciel à trouver un terrain d’entente, elles convaincraient les Togolais de leur utilité et de leur efficacité.

– 3 octobre, Message de Agbéyomé Kodjo à Faure Gnassingbé : « Réformer sur une base consensuelle ou Dégager », letogolais.com

… C’est en l’espèce, une idée reçue, le fait de dresser l’armée comme pilier du régime. Il serait intéressant de faire parler les authentiques soldats de la Grande muette qui n’ont d’autres préoccupations que de jouer leur partition et d’accomplir leur mission qui est celle de veiller à l’intégrité de l’Etat de défendre les intérêts supérieurs de la nation ! Bien attendu, il s’est constitué une armée dans l’armée, en réalité une milice de quidams hors-la-loi au service des intérêts antirépublicains des apparatchiks du pouvoir. Ceux-là ne font que ternir l’image de l’armée composée en réalité de braves citoyens prêts au sacrifice suprême pour défendre la Nation tout entière ! La meilleure démarche me semble résider en une compréhension stratégique pour mieux articuler avec ces forces un avenir radieux pour la République. Bien entendu, cela ne rime pas avec impunité ! … En réalité, l’armée togolaise est prise en otage par une poignée de militaires affairistes et antirépublicains comme d’ailleurs est pris en otage le Peuple togolais tout entier ! La tenue d’une assise nationale ouverte à l’armée est moins le problème qu’un véritable ménage au sommet de l’Etat, seul moyen de permettre à l’armée togolaise de faire sa mue !

– 2 octobre, A quoi jouent le PNUD et l’Union Européenne ?, liberte-togo.com

… Pour donner un cachet spécial à la rencontre, les ambassadeurs du Groupe des cinq étaient tous présents : Nicolas Warnery de France, Joseph Weiss pour l’Allemagne, Robert Whitehead des Etats-Unis d’Amérique, le Chef de la Délégation de l’Ue au Togo Patrick Spirlet et la Représentante résidente du Pnud, Mme Khardiata Lo N’Diaye. Etait aussi de la partie le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, Mgr Nicodème Barrigah. .. Doit-on privilégier l’organisation des élections aux réformes et autres mesures pouvant assurer sa transparence ? C’est malheureusement la logique du Pnud et de l’Ue. Les réformes fondamentales de l’Accord politique global (Apg) du 20 août 2006 ne sont pas encore matérialisées, de même que les recommandations des missions d’observation électorale successives de l’Ue. Le pouvoir ne montre d’ailleurs aucune disposition d’esprit pour ce faire. Le cadre électoral devant présider à l’organisation des prochaines élections législatives et locales est taillé sur mesure ; le découpage électoral confectionné reste inique et déséquilibre d’avance le jeu en faveur du pouvoir en place. La problématique de l’alternance n’est même pas envisagée par Faure Gnassingbé ; pour preuve, son refus du mode de scrutin à deux tours et de la limitation du mandat à deux avec effet immédiat, ce qui devrait induire son départ du pouvoir en 2015. C’est justement pour arracher les conditions de transparence de ces élections et d’alternance au pouvoir que le peuple togolais se retrouve dans la rue avec le CST et la Coalition Arc-en-ciel. Mais pour ça, les manifestations sont réprimées par les forces de l’ordre, et parfois dans le sang. La nouveauté, c’est que le pouvoir recourt à ses milices qui opèrent désormais à visage découvert, avec l’appui manifeste des corps habillés. Les violences du samedi 15 septembre à Adéwui sont assez illustratives.

– 2 octobre, Patrick Spirlet, Chef de la délégation de l’UE apporte de l’eau au moulin des députés ANC exclus de l’Hémicycle, liberte-togo.com

… Le Chef de la délégation de l’UE au Togo …  a abordé la crise entre l’ANC (Alliance nationale pour le Changement) et l’Etat togolais. D’une manière assez inhabituelle. Depuis le scrutin de 2010, le contexte politique est caractérisé par une crise profonde entre le pouvoir et l’opposition qui va au-delà de la bipolarisation« historique », constate-t-il. Cette période récente a été caractérisée… entre autres, par un certain nombre d’événements qui ont exacerbé cette situation : la scission de l’UFC suivie de la création de l’ANC, le procès pour atteinte à la sécurité de l’Etat et les allégations de tortures, les deux versions différentes du rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme portant sur ces allégations. Mais aussi et surtout« l’exclusion des neuf députés de l’ANC de l’Assemblée nationale ».

– 1er octobre, Vendredi 5 Octobre à Bruxelles: grande manifestation au Parlement Européen, collectifsauvonsletogo.com


Septembre 2012

– 30 septembre, L’ANC et l’ARC-EN-CEL ont boudé une rencontre sur les élections organisée par la Représentante Résidente du PNUD au Togo, http://www.mo5-togo.com

… « Notre pays traverse actuellement une grave crise sociopolitique où on ne peut parler de processus électoraux sans avoir réglé les questions liées à l’alternance, aux réformes constitutionnelles et institutionnelles, seules susceptibles de décrisper la situation sociopolitique », écrit Me Apévon Dodji, au nom de la Coalition Arc-en-ciel en réponse à l’invitation de la Représentante Résidente du PNUD…

– 28 septembre, Plus de 150 personnes attendues à une conférence de haut niveau vendredi à Lomé sur la « démocratie et la paix au Togo », http://www.savoirnews.net

Plus de 150 personnes dont des leaders des partis politiques et des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) prendront part vendredi à Lomé à une conférence de haut niveau sur « les enjeux démocratiques et la consolidation de la paix », initiative du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD-Togo) dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui aux Processus Electoraux (PAPE), financé par l’Union Européenne, a appris jeudi soir, l’Agence Savoir News auprès du PNUD à Lomé. Des représentants des organisations de la société civile, des médias ainsi que des institutions impliquées dans les processus électoraux au Togo sont également invités à cette conférence qui sera officiellement ouverte à l’hôtel Sarakawa à 8H GMT. Cette conférence sera animée par des personnalités politiques africaines et européennes connues pour leur leadership et leur compétence dans le domaine. Il s’agit notamment de M. Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal, Mme Christine Desouches, Ancienne Conseillère Spéciale du Secrétaire Général de l’OIF, du Général Siaka Sangaré, Président du Réseau des Compétences Electorales Francophones, M. Dan Dah Mahaman Laouali, Ancien Président de la CENI Niger et de Mgr Nicodème Benissan Barrigah, Président de la CVJR Togo. .. « Le projet vise, entre autres, la mise en œuvre des recommandations des missions d’observation électorale de l’Union européenne et le renforcement des capacités des acteurs dans le but de leur permettre de contribuer à l’amélioration du processus électoral, en dotant le pays d’un cadre institutionnel aligné sur les standards internationaux, avec une administration électorale professionnelle et des parties prenantes mieux outillées pour jouer pleinement leurs rôles », précise le communiqué.

-28 septembre, lettre d’OBUTS à Mme Khardiata Lo Ndiaye, Représentante Résidente PNUD en réponse à l’invitation à la conférence sur « les enjeux démocratiques et la consolidation de la paix » http://www.lynxtogo.info

… OBUTS estime que pour l’heure, la communauté internationale devrait aider la coalition gouvernementale UNIR/UFC à assainir le climat politique, par la tenue d’un véritable dialogue franc et sincère avec les groupes politiques qui manifestent contre la mal gouvernance du pays. Ce dialogue en présence d’un médiateur international doit déboucher sur la mise en œuvre effective des réformes politiques et du cadre électoral. C’est ce faisant que, votre Institution et celles qui souhaitent accompagner le Togo pour l’avènement d’un véritable Etat de droit, pourront ouvrir la voie à la tenue d’élections libres et transparentes dans le respect de la vérité des urnes…

– 28 septembre, L’accord RPT/UNIR-UFC à l’épreuve de la transparence des législatives, lalternative-togo.com

… Lors d’un entretien mardi dernier à New-York entre François Hollande et Faure Gnassingbé, le sujet des échéances à venir a été  abordé. Selon des sources, le Président Français préoccupé par la situation qui prévaut actuellement au Togo, a exhorté son interlocuteur à organiser des élections avec un maximum de transparence. Mais comment y arriver si les réformes politiques sont mises en épochès ? S’interroge un acteur politique  togolais. Justement les réformes constitutionnelles et institutionnelles et l’organisation d’une élection crédible constituent l’essentiel de l’accord du 26 mai 2010 intervenu entre le parti au pouvoir et l’Ufc. Deux ans après, non seulement les réformes sont rangées aux placards, mais la question de la transparence du scrutin est problématique. Il y a de cela quelques jours, Gilchrist Olympio de passage à Paris, a demandé le report des prochaines échéances. De retour au pays, il semble afficher la même fermeté. Selon certaines indiscrétions, les questions électorales risquent de susciter un profond désaccord entre les deux héritiers. Au même moment, Faure Gnassingbé, lui, visiblement, ne veut pas en entendre parler.

– 28 septembre, Fin ce jeudi à Lomé de la formation des officiers et sous-officiers sur les « pratiques professionnelles du maintien de l’ordre en contexte électoral », http://www.savoirnews.net

Ouverte lundi dernier à Lomé, la formation à l’intention d’une cinquantaine d’officiers et sous-officiers de la police et de la gendarmerie nationale sur les notions relatives aux « pratiques professionnelles du maintien de l’ordre en contexte électoral », s’est achevée jeudi, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News. C’est l’Ecole nationale de la gendarmerie qui a servi de cadre à cette formation dite des « formateurs ». Initiative du Centre Régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui aux processus électoraux (PAPE) financé par l’Union européenne (UE) et en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’Etat togolais, le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) sont les autres parties prenantes à l’organisation de cette formation qui se situe dans le cadre des prochaines consultations électorales nationales (élections parlementaires et locales). Aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue de ce scrutin. Le Projet d’appui aux processus électoraux est géré par le PNUD. Il vise notamment le renforcement des capacités des acteurs dans le but de leur permettre de contribuer à l’amélioration du processus électoral. Ce Projet vise également à doter le pays bénéficiaire d’un cadre institutionnel aligné sur les standards internationaux avec une administration électorale professionnelle. C’est le ministre de la sécurité le Colonel Yark Damehane qui a présidé la cérémonie de clôture de cette formation.

– 28 septembre, Loïk Le Floch-Prigent et la fable du trésor ivoirien, http://www.lemonde.fr

– 27 septembre, CST : Déclaration finale à l’issue des 3 jours de marche pacifique suivis de sit-In, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Face à cette situation des plus tragiques pour le peuple togolais, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » et les centaines de milliers de manifestants … déclare que le régime de Faure Essozimna GNASSINGBE n’est plus apte à gouverner notre pays, le Togo… proclament solennellement que Faure Essozimna GNASSINGBE et son gouvernement doivent partir ! … Grande Marche pacifique … vendredi 5 octobre 2012, à partir de 8H, de Bè-Château au Palais de justice de Lomé, pour dire : « Ça suffit, Faure doit partir dans les plus brefs délais ! »

– 27 septembre, Faure et Hollande évoquent Le Floch Prigent et Bonfoh clame son innocence, http://www.togoactualite.com

Dans l’opinion, on se demande alors pourquoi le président de l’Assemblée nationale Abass Bonfoh ainsi que le ministre des mines Noupokou Damipi, qui ont également reçu l’Emirati, ne font pas l’objet d’une inculpation tout comme Pascal Bodjona. D’autant qu’il se rapporte que Abass Al Youssef a été généreux également avec les deux autres personnalités. … de sources proches de François Hollande que le sujet le Floch Prigent a été évoqué lors de la rencontre à New York entre le président Français et son homologue Togolais Faure Gnassingbé. Ce dernier, du peu d’informations reçues, aurait « rassuré » le Président français sur ce dossier. Nous apprenons de la même source, que Faure aurait exprimé le désir d’une réception à l’Elysée.

– 25 septembre, Faure Gnassingbé s’entretient avec le président français (à l’ONU), (sur le site du gouvernement) http://www.republicoftogo.com

… Les deux hommes ont aussi abordé les questions relatives à la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime. Au plan bilatéral, Faure Gnassingbé a informé le président français des préparatifs en vue des élections législatives et locales au Togo. Il a exprimé le souhait que ces scrutins se déroulent avec le maximum de transparence.

– 25 septembre, Révolution Kpatima : Le CST et l’AEC entament trois jours de sit-in à la place de l’indépendance, http://sylviocombey.wordpress.com

– 25 septembre, Rencontre Obama-Faure à New York (site du gouvernement), http://www.republicoftogo.com

Faure Gnassingbé a débuté lundi un marathon diplomatique de plusieurs jours au cours duquel il rencontrera de nombreux dirigeants de la planète. Membre du Conseil de sécurité de l’ONU, le Togo est un interlocuteur naturel sur les grandes questions de politique étrangères, dont les crises en Syrie et au Mali.

– 25 septembre 2012, Faure Gnassingbé à New York pour la 67eme session de l’Assemblée générale des Nations Unies, http://www.togoactualite.com

… Pour cette 67eme session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la réunion de haut niveau sur l’Etat de droit se tiendra mardi et portera sur le thème de l’Etat de droit aux niveaux national et international. Cette réunion regroupera des représentants des États Membres, des ONG de la société civile et d’autres organisations internationales. C’est une occasion unique de discuter et de s’accorder sur un programme commun pour le renforcement de l’Etat de droit. ..

– 24 septembre 2012, Rencontre François Hollande – Faure Gnassinbé à New- York, http://www.icilome.com

En marge de la 67e session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre ce mardi 25 septembre à New-York (Etats-Unis), et à laquelle ils assisteront tous les deux, les Chef de l’Etat français François HOLLANDE et togolais Faure GNASSINGBE devraient avoir un entretien, ont confié des sources diplomatiques françaises. Cette rencontre prévue pour durer environ 1 heure, sera consacrée aux sujets internationaux brûlants, notamment la Syrie et la crise malienne. Mais également à l’actualité politique togolaise avec la question du dialogue et les conditions d’organisation des prochaines élections législatives. Ce sera le premier entretien entre les deux hommes depuis l’élection de François HOLLANDE à la tête de l’Hexagone.

– 24 septembre, Memorandum des femmes du Collectif Sauvons Le Togo et de la Coalition Arc-En-Ciel, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… nous, femmes du Collectif Sauvons le Togo et de la Coalition ARC-EN-CIEL lançons un appel pressant : à la communauté internationale afin qu’elle se désolidarise du régime RPT/UNIR qui, alors qu’il refuse d’opérer des réformes institutionnelles et constitutionnelles conséquentes, se précipite cependant à imposer au peuple togolais des élections qui ne répondent en rien aux standards internationaux de transparence, d’équité, de justice et de démocratie, …

– 22 septembre, Manifestation du Frac ce samedi à Lomé : Les forces dites de l’ordre ont dispersé violemment les manifestants, http://www.mo5-togo.com

Sortis nombreux à l’appel des responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et ceux du Collectif « Sauvons le Togo » (CST), les manifestants ont pris d’assaut le carrefour du Trésor du quartier de Doumasséssé où devait démarrer une marche qui aboutira à la plage de Lomé. Mais très vite, ceux-ci seront dispersés par les forces de l’ordre qui, une fois de plus, ont  usé de la méthode forte pour déloger les manifestants. Tirs de gaz et de grenades lacrymogènes, courses poursuite et passage à tabac des manifestants par ces forces de l’ordre, ont été le menu du jour. Pendant les échauffourées, deux manifestants ont été arrêtés par les gendarmes.

– 20 septembre, Conférence de presse conjointe CST et Arc-en-ciel du 19 septembre 2012, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Les concertations politiques de façade entreprises par le pouvoir en place pour se sortir de la pression de la rue auront démontré une fois de plus, son mépris du peuple togolais et sa duplicité envers les acteurs politiques. Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » et la Coalition        ARC-EN-CIEL observent que les conclusions auxquelles sont parvenues la coalition gouvernementale UFC-UNIR avec certains partis politiques et organisations de la société civile proches du pouvoir au terme des travaux qui se sont déroulé les 10 et 13 septembre 2012,  relèvent d’un enfumage destiné à flouer la communauté internationale en vue de se donner un quitus pour poursuivre en toute opacité et de façon unilatérale, l’organisation des élections législatives frauduleuses. .. Tout indique donc que le pouvoir en place est décidé à rééditer un coup de force électoral et imposer, par la force et la terreur, des résultats falsifiés lors des prochaines consultations électorales. Les prémices de ce plan funeste ont été révélées le samedi 15 septembre 2012 par des miliciens avec à leur tête des personnes formellement identifiées comme étant à la solde du régime en place et qui sont connus pour être les auteurs des atrocités de 2005. .. Par ailleurs, ceux qui clament avoir le souci d’apaiser le climat politique en vue de l’organisation sereine des prochaines élections, n’ont apporté aucune attention au controversé code électoral adopté le 25 mai 2012 en violation de l’article 2 du protocole a/sp1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.. Le CST et la Coalition Arc-en-ciel lancent un cri d’alarme à toute la communauté internationale afin qu’elle prenne la mesure du drame qui se joue au Togo et demandent aux chancelleries présentes dans notre pays, que le pouvoir cherche à utiliser comme caution pour opérer le coup de force en cours depuis le jeudi 13 septembre 2012, d’agir pour aider à la résolution de la crise dont la source principale est le refus de l’alternance. ..

– 20 septembre, Manifestations des femmes contre Faure : Une marrée rouge dans les rues de Lomé, http://www.collectifsauvonsletogo.com

– 19 septembre, AFP : Manifestation empêchée de l’opposition: « vive préoccupation » des ambassadeurs au Togo, http://www.afriqueexpansion.com

LOME, 19 sept 2012 (AFP) – Les chefs de missions de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la France, des Etats-Unis et la coordonnatrice du système des Nations Unies accrédités au Togo ont exprimé mercredi leur « vive préoccupation », après la manifestation de l’opposition empêchée samedi à Lomé. Plusieurs dizaines de personnes armées de gourdins et de machettes ont empêché la tenue d’une manifestation du Collectif « Sauvons le Togo » – regroupement de neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l’opposition – entraînant des heurts sporadiques dans lesquels la police n’était pas intervenue. Au moins quarante personnes ont été blessées, selon les responsables du Collectif, qui a accusé des miliciens du parti du pouvoir. Dans un communiqué conjoint transmis à l’AFP, les chefs de mission expriment leur « vive préoccupation au vu des images de confrontations violentes et d’utilisation d’armes blanches lors de cette manifestation autorisée de l’opposition ». Ils « déplorent ce regain de tension politique, tout en réitérant leur attachement à la liberté d’expression et de manifestation non violente », et appellent « toutes les parties à faire preuve de retenue et de modération dans le respect des droits de l’Homme ».

– 19 septembre, Agence nationale de renseignement : Après les basses besognes, le tristement Colonel Alex Yotroféï Massina poussé à la sortie ?, http://lalternative-togo.com

Après l’épisode du rapport de la CNDH et son charcutage, la pression est actuellement forte sur le pouvoir, et avant le prochain round de l’EPU (Examen périodique universel), Faure Gnassingbé compte utiliser le départ du tortionnaire de la tête de l’ANR pour convaincre ses interlocuteurs sur sa volonté de réformer cette agence. Reste l’épineuse question des poursuites auxquelles des avocats du CST et bien d’autres s’attèlent pour des plaintes à l’international.

– 19 septembre,Togo : le plaignant dans l’affaire Loïk Le Floch Prigent souhaite être entendu, http://www.rfi.fr

– 19 septembre, CEDEAO : Ouédraogo : « Chacun doit faire des compromis » (sur le site du gouvernement togolais), http://www.republicoftogo.com

Le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo (photo), était mercredi chez le Premier ministre Arthème Kwesi Séléagodji [Ahoomey –Zunu] pour des consultations relatives à la situation politique au Togo. L’occasion d’évoquer, bien sûr, les prochaines consultations électorales. « Nous rencontrons ici tous les acteurs politiques et de la société civile sur la situation qui prévaut et dans le cadre des élections à venir. Des contacts destinés à trouver un  consensus afin que ces scrutins se déroulent de façon pacifique, transparente et démocratique », a-t-il déclaré. M. Ouedraogo s’est félicité des conclusions du récent accord politique. « Nous pensons que le dialogue est une vertu cardinale que l’on doit toujours conserver. Nous voulons lancer un appel à tous les acteurs pour qu’ils acceptent le dialogue, pour qu’ils acceptent de faire des compromis dans l’intérêt supérieur du pays », a-t-il lancé.

– 18 septembre, Communiqué commun Union européenne, RFA, France, Etats-Unis d’Amérique et Nations Unies, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Les Chefs de Mission de l’Union européenne, de la République fédérale d’Allemagne, de la France, des Etats-Unis d’Amérique ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies accrédités au Togo tiennent à exprimer leur vive préoccupation au vu des images de confrontations violentes et d’utilisation d’armes blanches lors d’une manifestation autorisée de l’opposition le 15 septembre à Lomé. Ils déplorent ce regain de tension politique, tout en réitérant leur attachement à la liberté d’expression et de manifestation non violente. Ils appellent toutes les
parties à faire preuve de retenue et de modération dans le respect des droits de l’Homme. Dans l’esprit de leur communiqué du 7 juin, ils appellent tous les acteurs politiques, ainsi que les medias et la société civile, à condamner toute forme de violence et à prendre toutes les mesures pour assurer l’apaisement nécessaire à l’approfondissement et à l’élargissement du dialogue, politique et citoyen, en vue de la poursuite des réformes démocratiques et de la préparation des prochaines échéances électorales.

– 18 septembre, CNDH : Communiqué suite aux violents affrontements qui ont opposé les manifestants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) à un groupe de personnes se réclamant du quartier ADEWUI le samedi 15 septembre 2012, http://cndh-togo.org

Les libertés de manifestations publiques et pacifiques étant garanties par la Constitution, aucune personne ou groupe de personnes n’a le droit de s’ériger en responsable de la sécurité ou des intérêts d’un quartier, d’une ville, d’un village ou d’un quelconque endroit du territoire.

– 18 septembre, AFP: L’ex-patron d’Elf Loïk Le Floch-Prigent inculpé pour escroquerie au Togo, http://www.lemonde.fr

– 18 septembre, Communiqué de presse du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Togo (HCDH-Togo), suite a la manifestation publique du samedi, 15 septembre 2012, http://www.hcdh-togo.org

Le HCDH-TOGO condamne tout recours à la violence comme moyen d’expression et attire l’attention de leurs auteurs, commanditaires ou complices sur leur responsabilité individuelle.

– 18 septembre, L’Union africaine s’est trompée, le dialogue était stérile, http://www.anctogo.com

… Ce énième dialogue n’a ni apporté une avancée notable, ni trouvé une solution à la crise qu’on était supposé résoudre en l’initiant. Bien au contraire, elle va contribuer à durcir les positions du CST et de la Coalition Arc-en-ciel et à les mettre sur un pied de guerre, surtout que nous sommes à quelques mois des prochaines législatives. .. les réformes constitutionnelles doivent à tout prix passer par le retour du scrutin uninominal à deux tours. .. Avec ce découpage, le RPT a obtenu la majorité au parlement avec 50 députés. Alors qu’il a eu moins de voix dans les urnes que le CAR et l’UFC d’alors, qui ne s’en sont sortis qu’avec 31 députés. Voilà la raison pour laquelle il était important de revoir un tel découpage. Mais, malheureusement, cela n’a pas été le cas. Ce qui veut dire qu’on risque de se retrouver avec les mêmes injustices et les mêmes résultats lors des prochaines législatives. Avec les crises qui s’en suivront. .. Faure Gnassingbé pourra choisir d’ignorer tout simplement le mandat actuel et remettre le compteur à zéro. Dans ce cas de figure, il aura la possibilité de se représenter en 2015, puis en 2020. Il restera ainsi aux affaires jusqu’en 2025… ce dialogue n’a été qu’un monologue. L’UFC, Alliance, la CPP et le PDR se sont contentés d’être des observateurs et de voir UNIR manœuvrer la machine…

– 17 septembre, L’UA se réinvite dans la crise au Togo mais partialement, http://www.afriscoop.net

… « La Commission de l’Union africaine suit de près les efforts en cours visant à approfondir la démocratie au Togo et à créer les conditions du bon déroulement des élections locales et législatives à venir », s’exprime l’institution coordonnée par la Sud-africaine Dlamini Zuma. L’institution basée à Addis-Abeba « note par ailleurs avec satisfaction les conclusions auxquelles sont parvenues les acteurs politiques togolais » durant les nouveaux marchandages enclenchés par le Premier ministre Ahoomey-Zunu. Ce constat a aussi poussé l’Ua à estimer qu’elle « encourage la poursuite des efforts engagés et en appelle à tous les acteurs politiques pour qu’ils œuvrent en faveur du dialogue aux fins de trouver des solutions consensuelles aux questions qui font l’objet de préoccupations ». Sur les onze formations politiques conviées au dialogue de la semaine écoulée, seules six ont répondu favorablement à l’invitation de la Primature togolaise. Le consensus loué par l’Ua « remet complètement en cause divers multiples acquis provenant de précédents marchandages (sur les des réformes institutionnelles et constitutionnelles avec le pouvoir togolais) », ont dénoncé plusieurs opposants en fin de semaine écoulée. ..

– 17 septembre, Togo / Affaire Agba – Bodjona : Contre-attaque des avocats du ministre Pascal Bodjona, http://www.mo5-togo.com

S’agissant justement de la présence dans la défense de l’ancien directeur de cabinet de Faure Gnassingbé de certains avocats du CST, ceux-ci répondent « Ce n’est pas parce que Bodjona aurait traité avec le CST comme certains le disent que nous le défendons. Nous sommes dans ce dossier pour cause. Il y a beaucoup d’incongruités, d’irrégularités et aucun avocat ou défenseur des droits de l’homme ne peut rester indifférent. Même si Faure Gnassingbé ou tout autre ministre arrivaient à connaître ces genres de déboires, tous les avocats du CST se mettront dans la bataille pour le défendre », a souligné Me Jil-Benoît Afangbedji.

– 16 septembre, conférence de presse des femmes du collectif Sauvons le Togo et de la coalition Arc-En-Ciel, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Femme togolaise, aujourd’hui plus qu’hier, la Nation t’appelle. Elle  t’invite à choisir entre  l’inertie, le silence, la résignation et l’action pour te libérer et libérer le Togo. La nation nous invite simplement à choisir entre accepter de subir la dictature du clan Gnassingbé ou à agir pour nous octroyer le droit de prétendre rentrer un jour dans un Togo démocratique où le respect des droits de la personne humaine ne sera pas un leurre, mais une réalité.

– 16 septembre, Manifestations CST: la Coalition Arc-en-ciel condamne les actes barbares de milices du pouvoir, http://www.collectifsauvonsletogo.com

– 16 septembre, Les milices armées de Faure Gnassingbé s’attaquent aux manifestants du CST, CST – Déclaration relative à la marche du 15 septembre 2012 empêchée par des miliciens, communiqué : http://www.collectifsauvonsletogo.com, + vidéo + photos

Les miliciens étaient encadrés par plusieurs personnes qui ont participé aux événements sanglants de 2005, notamment Houna GNASSINGBE, Charles PASSOU, Jean-Claude MONTCHO et Théo BANASSIM président de la Fédération des Associations des Jeunes (FAJ). Etaient également présents sur les lieux, Gilbert, Emile, Tchalim et Raymond, tous membres du FAJ. .. Il faut signaler que la collusion des forces de l’ordre avec les miliciens était patente car, les miliciens n’étaient nullement inquiétés et n’hésitaient pas à se montrer très enthousiastes à leur passage. Ils ont même été encouragés par le Capitaine AKAKPO, responsable du Service de Renseignements et d’Investigation de la gendarmerie nationale que plusieurs témoins ont vu en train de leur distribuer des boissons alcoolisés au niveau des rails de Doumasséssé, non loin du centre commercial Uniprix. Plus tard, certains d’entre eux ont été aperçus sortant de la gendarmerie. En fin d’après-midi, plusieurs dizaines de miliciens se sont rendus au siège du RPT/UNIR au quartier Tokoin Forever où de l’argent leur a été distribué. Selon des informations dignes de foi, près de 150 millions de francs CFA auraient été déboursés par le pouvoir en place pour cette opération. .. Par ailleurs, ces évènements laissent présager, des violences à l’instar de celles de 2005 qui surviendraient, si le coup de force électoral en préparation pour les prochaines législatives advenait. Ils sont une fois de plus la preuve que, la non-application des recommandations de la CVJR en l’occurrence celles relatives à la poursuite des auteurs et commanditaires connus des violences et crimes de 2005 ainsi que l’impunité dont ils jouissent encouragent la réédition des ces actes barbares. Face à cette situation, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » exige du gouvernement de faire ouvrir une information judiciaire à l’encontre des sieurs Houna GNASSINGBE, Charles PASSOU, Jean-Claude MONTCHO et Théo BANASSIM en raison de leur implication directe dans les événements sanglants de ce jour. Le CST exige également que les mesures qui s’imposent soient prises à l’encontre du Capitaine AKAKPO dont la collusion avec les miliciens est une évidence.

– 15 septembre, Crise sociopolitique au Togo : le Ministre Bawara confirme le report des élections locales et législatives, http://sylviocombey.wordpress.com

Le ministre de l’administration territoriale Gilbert Bawara vient d’être reçu dans le cadre d’une émission sur BBC Afrique. L’émission qui s’est déroulée via appel téléphonique a connu la participation du coordonateur du Collectif Sauvons le Togo (CST) Me Zeus Ajavon. Plusieurs sujets politiques ont été brossés. .. Me Ajavon, un ancien vice-président de la CENI, dit connaitre le chronogramme des activités électorales et affirme qu’il est impossible d’organiser des élections législatives couplées aux locales avant même la fin de cette année 2012. Sur ce point le Ministre Bawara a donné raison au président du CST tout en affirmant que le gouvernement togolais est guidé par deux considérations. La première selon ses explications est que le délai constitutionnel doit être respecté tout en relativisant : « ce qui est primordial c’est d’organiser des élections qui soient apaisées, consensuelles et qui ne soient pas contestables ». « Ce deuxième paramètre parait plus important pour le gouvernement que l’échéance constitutionnel », a-t-il ajouté avant de continuer qu’il revient à la CENI de proposer une date et un chronogramme.

– 13 septembre, CST : Conférence de presse du 13 Septembre 2012 – La Mobilisation Continue !, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Il est important de souligner que le Premier Ministre, dans sa nouvelle invitation, n’a daigné faire mention des préalables posés, ni des lettres à lui envoyées par l’ANC et OBUTS. Cette attitude du Premier Ministre est la preuve supplémentaire de la mauvaise foi du régime de Faure GNASSINGBE et de son mépris pour les acteurs politiques. De même, la poursuite des concertations politiques telles qu’elles ont cours est également la preuve que, le pouvoir en place n’a aucune volonté de mener des discussions franches et sincères avec les organisations qui reçoivent l’adhésion et le soutien massifs des populations togolaises dont elles défendent les aspirations légitimes ; mais s’inscrit dans la logique d’un simulacre de dialogue avec des acteurs qui, de toute évidence, s’accommodent de sa mal gouvernance marquée par l’instrumentalisation des institutions à des fins de conservation du pouvoir, les violations de la Constitution et des lois de la République, les violations des droits et libertés des citoyens, etc. Le Collectif « SAUVONS LE TOGO »  est convaincu que l’aboutissement de telles manœuvres politiciennes est l’adoption de mesures impopulaires qui permettront au pouvoir en place de se donner un quitus en vue de poursuivre en toute opacité et de façon unilatérale, l’organisation des élections législatives frauduleuses. .. Le Collectif « SAUVONS LE TOGO »  est convaincu que l’aboutissement de telles manœuvres politiciennes est l’adoption de mesures impopulaires qui permettront au pouvoir en place de se donner un quitus en vue de poursuivre en toute opacité et de façon unilatérale, l’organisation des élections législatives frauduleuses. .. Par ailleurs, le CST prend acte de la déclaration de Monsieur Koffi KOUNTE, président de la CNDH en exil, laquelle déclaration implique directement le chef de l’Etat Faure GNASSINGBE dans la falsification du rapport de la CNDH sur la torture et affirme qu’il s’agit là d’un acte de haute trahison. De ce fait, Faure GNASSINGBE est disqualifié pour diriger le Togo.

– 10 septembre, Dialogue politique : Ouverture ce lundi à la Primature des discussions, l’ANC, l’OBUTS, le CAR, la CDPA…. Absents, http://www.savoirnews.net

Le dialogue politique annoncé ces derniers jours, a officiellement démarré ce lundi à la Primature, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News. Les discussions ont démarré peu après 10H GMT, en l’absence des « poids lourds » de l’opposition dont le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS). ..

– 10 septembre, Dialogue politique : « (…) Il faut nécessairement un médiateur international » (Agbéyomé Kodjo), http://www.savoirnews.net/Dialogue-politique-Il-faut

… Selon Agbéyomé Kodjo, le président Faure Gnassingbé doit faire un effort pour trouver un « médiateur international », de commun accord avec les forces politiques en présence. « Et Faure Gnassingbé, lui-même, doit être présent à ce dialogue. Toutes les conclusions qui seront issues de ce dialogue doivent être immédiatement respectées et sans délai », a souligné le président de l’OBUTS. « Concernant ce médiateur, nous avons une liste avec des profils. Les jours à venir – avec le corps diplomatique et les proches de Faure Gnassingbé – nous arriverons à trouver cet oiseau rare », a ajouté Agbéyomé Kodjo. ..

– 10 septembre, L’ASVITTO met à nu une fois encore les mensonges du pouvoir et organise un sit-in le 13 septembre, http://liberte-togo.com

Suite au communiqué mensonger des autorités togolaises relatif à la mise en application des recommandations de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) sur les cas de tortures pratiquées dans la fable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) a animé une conférence de presse au cours de laquelle des témoignages de victimes et parents de victimes ont mis à nu les réalités de la détention au Togo. .. Pour ASVITTO, il n’y a jamais eu de sanction contre les auteurs et commanditaires de ces actes de torture. « Même pour ce qui concerne les mesures disciplinaires annoncées, il est curieux de remarquer que le gouvernement se contente d’instruire « le commandement militaire» pour cette fin alors que le Chef d’Etat Major des Forces Armées Togolaises, le Général Mohamed ATCHA TITIKPINA, est lui-même mis en cause par le rapport de la CNDH et la seule autorité compétente à prendre de telles mesures se trouve donc être le Chef de l’Etat lui-même, en sa double qualité de Ministre de la Défense et des Anciens Combattants et de Chef suprême des armées. D’ailleurs, la composition du Haut Commandement Militaire (le Chef de l’Etat, le Chef d’Etat Major Général des FAT, les Chefs d’Etat Major des armées de terre, de l’air et de la marine, le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale et le patron des Renseignements) laisse transparaître clairement que de telles sanctions disciplinaires ne pouvaient être prises dans la mesure où on ne peut être juge et partie », explique le président d’ASVITTO, l’ex-commandant et patron du SRI Olivier Poko AMAH. ..

– 10 septembre, Le point sur l’affaire du rapport (article sur le site du gouvernement), http://www.republicoftogo.com

La CNDH indique, par ailleurs, sur son site Internet que : « …le Gouvernement a fait publier un rapport travesti et obtenu sur menaces ». Le gouvernement dément catégoriquement ces allégations de menaces et précise qu’il n’a reçu de la CNDH qu’un seul rapport paraphé et signé par son président. Et c’est ce rapport qu’il a rendu public le 18 février 2012 en toute transparence. .. Le gouvernement est déterminé à faire la lumière sur cette publication de deux rapports différents par la CNDH. .. Saisi de ces deux rapports contradictoires, le gouvernement a souhaité adopter l’attitude la plus favorable pour les droits de l’homme. Tout en reconnaissant les failles du second rapport, il a souhaité tirer les conséquences des conclusions les plus défavorables pour mieux défendre les droits de l’homme. Le Conseil des ministres du 29 février 2012 a pris 13 mesures concrètes après la publication du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Le gouvernement entend réorganiser l’Agence nationale de renseignement (ANR). Interrogatoires et gardes à vue seront désormais du seul ressort de la police judiciaire. Le communiqué souligne également que le Code togolais intègrera les différentes conventions signées et ratifiées par le Togo en matière de traitement inhumain et dégradant. Les prérogatives de la CNDH seront révisées afin de lui permettre de s’autosaisir, de faire des investigations et de prévenir s’il y a lieu, toutes les actions des agents de l’exécutif qui seraient de nature à être considérées comme un traitement inhumain. Enfin, le conseil des ministres a annoncé que des mesures seraient prises pour assurer la sécurité du président de la CNDH et de sa famille. Le conseil des ministres a réexaminé le 30 août  2012 les recommandations de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) se rapportant aux cas de tortures alléguées lors du procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Il a évoqué, notamment, la réforme de l’Agence nationale de renseignement (ANR), la prise charge et le dédommagement par l’Etat des éventuelles victimes de tortures. Les actes de tortures seront pris en compte dans le nouveau code de procédure pénal. Enfin, tout sera mis en œuvre pour assurer la sécurité de Koffi Kounté, l’ancien président de la CNDH, Koffi Kounté. Ce dernier pourra revenir au Togo pour y assurer son mandat à la tête de la Commission. Les recommandations de la CNDH ont été avalisées à 90% ; le reste est en voie de finalisation, indique le communiqué publié à l’issue du conseil.

– 9 septembre, CST:  conférence de presse du 9 septembre: la duplicité du gouvernement, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Par lettre en date du 4 septembre 2012, le Premier Ministre a convié l’ANC et l’OBUTS, deux partis politiques membres du Collectif « SAUVONS LE TOGO » à participer aux prochaines  concertations politiques qui démarreront le 10 septembre 2012 à la Primature. Les sujets de discussion annoncés portent essentiellement sur : e cadre électoral (le code électoral en particulier) ; le découpage des circonscriptions électorales ; les réformes constitutionnelles et institutionnelles ; autres sujets et divers. Cette invitation fait suite à celle adressée au Collectif « SAUVONS LE TOGO » le 29 août 2012 pour une rencontre le lendemain, 30 août 2012, à 09 heures, à la Primature, invitation que le CST a déclinée. Il faut rappeler que des solutions idoines à la quasi-totalité des sujets à aborder ont été formulées dans la « Plateforme citoyenne pour un Togo démocratique » transmise en juin 2012 aux plus hautes autorités du pays.  A titre d’exemple, des points tels que le scrutin à deux tours pour l’élection présidentielle et les élections législatives ainsi que la limitation du mandat présidentiel avec effet immédiat avaient même fait l’objet de consensus en décembre 2011 au terme de plusieurs mois de discussions au sein du CDPD rénové. Ces deux recommandations qui, dès lors, ne nécessitent pourtant aucune discussion à nouveau avant leur traduction en texte de loi, n’ont connu à ce jour le moindre début d’exécution confirmant ainsi que, les dialogues politiques ne sont que des marchés de dupes destinés à berner le peuple togolais, dans la lutte active et multiforme amorcée depuis 22 ans pour l’avènement d’un Togo démocratique. De plus, il y a lieu de rappeler que les discussions réunissant les partis parlementaires aux mois de février-mars 2012 ont achoppé sur le même problème de limitation du mandat présidentiel. ..

Cependant, pour la tenue d’un éventuel dialogue, le Collectif «SAUVONS LE TOGO» rappelle au gouvernement la nécessité de donner satisfaction aux préalables susceptibles de rassurer la classe politique et les populations togolaises quant à la réelle volonté du régime de Faure GNASSINGBE d’apaiser le climat politique dans le pays et de mettre fin à l’instrumentalisation des institutions et aux violations de la Constitution, des lois de la République ainsi que des droits et libertés des citoyens. Ces préalables portent sur les six points suivants : le respect effectif de la liberté de manifester et des droits humains ; la restitution des matériels confisqués lors des manifestations des 12 et 13 juin 2012 (véhicules, apatam, matériels de sonorisation et podium) ; la démission et la traduction devant les tribunaux des falsificateurs du rapport de la CNDH ainsi que les auteurs d’actes de torture mis en cause dans ledit rapport de même que l’application de toutes ses recommandations avec effet immédiat ; le retour effectif des neuf députés de l’ANC à l’Assemblée nationale, conformément aux décisions de l’UIP et de la Cour de Justice de la CEDEAO ; la mise en œuvre immédiate des recommandations urgentes du Rapport de la CVJR, notamment celles visant à mettre fin à l’impunité en sanctionnant les auteurs, co-auteurs et instigateurs des violations des droits humains, des assassinats lors des répressions policières avant, pendant et après l’élection présidentielle d’avril 2005 de même que l’indemnisation des victimes; la désignation d’un médiateur international accepté par toutes les parties pour conduire une prochaine concertation politique.

– 9 septembre, ANC et OBUTS disent NON au dialogue de dupes (lettre ANC + lettre OBUTS du 6 septembre), http://www.collectifsauvonsletogo.com

– 9 septembre, Togo : L’opération concerts de casseroles contre le pouvoir dictatorial bat son plein les midis, http://www.mo5-togo.com

Les concerts de casseroles à midi, décidé lors d’un récent meeting du FRAC-CST, font boucan au propre comme au figuré à Lomé et quelque peu à l’intérieur du pays. Elles sont nombreuses chaque midi, des personnes à se munir de leurs casseroles et de tout objet pouvant faire du bruit pour exprimer par tintamarre leur ras-le-bol, leur mécontentement contre le régime autiste des Gnassingbé. ..

– 7 septembre, Charles Debbasch est l’auteur du rapport truqué de la CNDH, selon un article publié par Amnesty International, http://www.mo5-togo.com, article source du 1er juin 2012: http://www.amnesty.fr, autre article le 10 septembre: http://liberte-togo.com

Amnesty: … Le 25 janvier 2012, Koffi Kounté remet en main propre son projet de rapport au président de la République. « Il me l’avait demandé, je ne trouvais pas anormal de lui donner la primeur du texte. »Une semaine après, il apprend que le doyen Charles Debbasch, conseiller à la présidence, veut le rencontrer. Premières inquiétudes. Le juriste mercenaire n’a-t-il pas, en tripatouillant la Constitution, autorisé la succession dynastique, Faure Gbassingbé, prenant la place de son père, le général-président Eyadema, au lendemain de son décès le 5 février 2005 ? Le conseiller attaque sans détour le contenu du rapport : « À sa lecture, j’ai eu le sentiment que certains rédacteurs en voulaient au chef de l’État. » « Doyen, je ne comprends pas, réplique Koffi Kounté, j’ai rédigé personnellement le rapport. » « Ne nous énervons pas, reprend Charles Debbasch, en lui tendant un document écrit et une clé USB, voici le rapport révisé. » … Le président de la CNDH tente un dernier recours auprès de Faure Gnassingbé. Ce dernier a cette fois choisi son camp : « Je te demande d’adopter le rapport tel que modifié par le conseiller Debbasch. »

– 7 septembre, Enlisement dans l’affaire Pascal Bodjona / Abass Al Youssef, http://www.afreepress.info/index.php/2012-07-13-22-36-48/politique/570-enlisement-dans-laffaire-pascal-bodjona-abass-al-youssef

– 6 septembre, réponse OBUTS à invitation au dialogue du 1er ministre (lettre au Premier Ministre au sujet du dialogue politique que le Gouvernement se propose d’organiser à partir du 10 septembre 2012), http://www.obuts.org

… Enfin, pour une question d’efficacité et de confiance, OBUTS en solidarité avec le Collectif Sauvons le Togo, adhère pleinement au choix d’un médiateur international accepté de toutes les parties pour conduire la prochaine consultation politique qui devra se dérouler en présence de Faure GNASSINGBE. Cette assise doit avoir un caractère national et proclamer sa souveraineté afin que toutes les conclusions qui en découleront s’imposent à tous et immédiatement mises en applications. Elle devra connaitre l’examen des reformes institutionnelles, constitutionnelles,  des questions liées à la transparence électorale, et le découpage électorale. Enfin elle devra réaffirmer solennellement la mission des forces armées dans la construction de notre jeune démocratie et sacraliser la liberté de manifester.

6 septembre, réponse ANC à invitation au dialogue du 1er ministre (lettre au Premier Ministre au sujet du dialogue politique que le Gouvernement se propose d’organiser à partir du 10 septembre 2012), http://www.anctogo.com

… Nous confirmons cette position, dont la constante reste et demeure, avant tout dialogue, la satisfaction par votre gouvernement, de préalables susceptibles de rassurer la classe politique et les populations togolaises quant à la réelle volonté du régime RPT d’apaiser le climat politique dans le pays et de mettre fin à l’instrumentalisation des institutions et aux violations de la Constitution, des lois de la République ainsi que des droits et libertés des citoyens. Ces préalables concernent : La restitution des matériels confisqués lors des manifestations des 12 et 13 juin 2012 (véhicules, apatam, matériels de sonorisation et de podium); Le respect des lois relatives à la liberté de manifester ; La mise en œuvre des recommandations de la CNDH et de la CVJR ; Le retour effectif des neuf députés de l’ANC à l’Assemblée nationale, conformément aux décisions de l’UIP et de la Cour de Justice de la CEDEAO ; …

– 6 septembre, Interview de Kofi Yamgnane de Sursaut-Togo, http://www.mo5-togo.com

… Plus de 90% des militaires, gendarmes et policiers togolais sont en osmose avec le peuple dans la lutte pour la démocratie… Mais ils sont pris en otage par un clan qui leur fait croire que la démocratie est leur ennemie. Un mensonge alimenté malheureusement par certains opposants qui incriminent à longueur de journée, mais à tort, les FAT, la gendarmerie et la police nationales. Je pense que nos compatriotes militaires, gendarmes et policiers ont, au contraire, besoin d’être rassurés. .. Heureusement, notre message commence par faire son effet dans l’armée, la gendarmerie et la police nationales, à tel point que des inquiétudes naissent dans l’antre même du pouvoir.

– 4 septembre, Le CST demande ouvertement le « départ de Faure Gnassingbé du pouvoir », http://www.afreepress.info

… Passée l’époque du mystère autour de ses véritables motivations. Le collectif demande désormais ouvertement « le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ». C’est en substance, l’exigence contenue dans une déclaration liminaire lue à l’ouverture de la conférence de presse par Me Jil-Bénoît Afangbédji, membre du collectif. Celui-ci a fait observer que c’est « face aux répressions barbares et sauvages des manifestations du CST des 21, 22 et 23 août derniers » que le collectif a été dans « l’obligation » de lancer un appel à la « désobéissance civile » à l’endroit des populations. .. « Nous disons que nous ne dialoguerons plus avec le pouvoir. Sauf s’il y a une médiation internationale. Dans ce cas nous nous assiérons pour discuter des conditions de leur départ. S’il n’y a pas de médiation internationale, nous ne discuterons plus », a tenu à faire savoir Me Zeus Ajavon, coordinateur des activités du CST. .. Le collectif exigeait au départ, de « meilleures conditions d’organisations des élections au Togo » et la lutte contre l’impunité. Aujourd’hui, il demande ouvertement le « départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ». Fin.

– 4 septembre, CST, conférence de presse : la mobilisation continue, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le Collectif « Sauvons le Togo » invite les populations de Lomé, de ses environs et des préfectures voisines de la préfecture du Golfe à se mobiliser et à participer massivement aux manifestations ci-après :

  •  Du 03 au 09 septembre 2012 : concert de casseroles et de tout instrument pouvant faire du bruit. Il s’agira, pour chaque togolais et chaque togolaise, de taper dans les casseroles tous les jours à 12 heures précises et pendant dix minutes pour faire du bruit afin de signifier aux gouvernants leur ras-le-bol.
  •  Le 20 septembre 2012 : marche des femmes habillées en rouge.
  •  Les 25, 26 et 27 septembre 2012 : Deckon 2 bis, marche suivie de sit-in à Deckon,pour dire, à haute et intelligible voix,  avec détermination et engagement : « Faure doit partir ! Faure must go ! »

– 1er septembre, L’ancien ministre Akoussoulèlou Pascal Bodjona est arrêté ce samedi à Lomé, http://www.mo5-togo.com

Pour rappel, Pascal Bodjona est accusé d’être impliqué dans l’affaire « d’escroquerie internationale » contre un émirati Abass Youssef. Son frère de village Bertin Agba croupit en prison pour cette affaire malgré une décision de la Cour d’appel demandant sa remise en liberté provisoire. Lundi dernier, l’Emirati était à Lomé avec une forte délégation d’une vingtaine de personnes.


Août 2012

– 31 août, Pourquoi une grève du sexe comme moyen de s’opposer à la dictature au TOGO ? http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Nous avons demandé la libération de ceux qui ont été arbitrairement arrêtés et détenus dans des conditions effroyables dans les prisons surpeuplées suite à des manifestations pacifiques organisées par notre Collectif. Nous voulons intéresser la communauté nationale et internationale à notre sort – trop souvent, elle fait semblant de ne pas voir l’inexorable descente aux enfers du Togo. Et puisque le dialogue est impossible, à ce stade, nous voulons le départ de Faure Gnassingbé. ..

– 29 août, Conférence de presse : Déclaration relative à la désobéissance civile et aux manifestations, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Nombreux étaient encore les togolais ayant répondu présents à l’appel aux manifestations du Collectif « SAUVONS LE TOGO » (CST) qui se sont déroulées les 21, 22 et 23 août 2012 dans les rues de Lomé, signe de leur soif éprouvée pour l’alternance dans notre pays le Togo. .. A ce jour, on dénombre, plus de 150 manifestants arrêtés dont près d’une dizaine ont été déférés à la prison civile de Lomé après avoir été sauvagement molestés. De même, on dénombre plus d’une centaine de blessés dont près d’une vingtaine de cas graves et plus d’une dizaine de disparus. .. le jeune AMETEPE Koffi a été violement molesté et a subi des traitements cruels, inhumains et dégradants de la part des éléments du Camp FIR avec la participation active du Colonel Félix KADANGA. Sans contestation aucune, il s’agit là d’actes de torture

– 23 août, lettre du 13 août 2012 du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes français, Laurent Fabius, au CST, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Comme vous le savez, le Président de la République française, le gouvernement et moi-même, sommes profondément déterminés à soutenir un déroulement transparent, démocratique et apaisé du processus électoral qui devrait intervenir à la fin de cette année. Ce soutien s’inscrit dans un cadre européen, et j’appuie sans réserve la mise en œuvre des recommandations des deux rapports des missions d’observation électorales de l’Union européenne de 2007 et de 2010. ..

– 23 août, CST: Appel aux citoyens togolais, http://www.collectifsauvonsletogo.com

21 août : … Alors que le départ de la manifestation venait d’être lancé, aux environs de 11H, les forces de l’ordre ont, en violation de l’accord conclu et sur instruction des autorités togolaises, commencé, sans raison aucune et de façon incompréhensible, un tir nourri, et sans les sommations d’usage, de grenades lacrymogènes sur les manifestants qu’ils passaient à tabac de façon systématique, semant une panique généralisée, occasionnant de nombreux blessés et procédant à de nombreuses arrestations. Face cette dérive répressive inouïe et aveugle, la population a opposé une farouche résistance.

22 août : … A peine la manifestation avait-elle commencé que les forces de l’ordre ont commencé à tirer à nouveau, sans les sommations d’usage, des grenades lacrymogènes sur les manifestants et à les passer sauvagement à tabac entraînant une nouvelle résistance des populations. Le Collectif « Sauvons le Togo ! » condamne et dénonce avec la plus grande vigueur la mauvaise foi patente et la dérive répressive systématique des autorités togolaises qui, en violation flagrante de la Constitution togolaise et de la loi sur les manifestations pacifiques publiques, ont administré la preuve de leur volonté d’interdire la manifestation du CST. Dans ces conditions, le Collectif « Sauvons le Togo ! » considère qu’il s’agit d’un énième coup de force contre la démocratie du régime RPT-UNIR qui n’a cessé d’imposer son maintien en place par des coups d’Etat permanents, notamment depuis l’intrusion violente de Faure Essozimna GNASSINGBE dans la vie du peuple togolais. ..

Le Collectif « Sauvons le Togo ! » appelle le peuple togolais, sur toute l’étendue du territoire national, à « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime ». Par ailleurs, le CST invite la population de Lomé et de ses environs à participer massivement à la marche pacifique qu’elle organise, le samedi 25 août 2012, à partir de 8H, du Rond Point Sun-AGIP de Bè Kpota (passage des bœufs) jusqu’à la plage, devant l’Hôtel de la paix.

– 23 août, alerte : la police recrute des miliciens à Lomé, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Des jeunes miliciens sont recrutés par la police pour se faire passer pour des manifestants du Collectif « Sauvons le Togo ». Dans les photos ci-après, contre toute logique ils se laissent embarquer avec le sourire aux lèvres. Ils sont organisés pour lancer des pierres aux forces de sécurité et provoquer la répression et l’arrestation de vrais militants du Collectif. Dans l’une des photos ci-après l’homme en tenue basin bleu tient en main la liste des jeunes miliciens qui doivent émarger le soir et prendre d’autres consignes.

– 21, 22 août, Manifestations de Deckon2 (vidéo + photos sur site du CST): série 1, série 2

Lomé – 22 août 2012, Des manifestants arrêtés et torturés dans les véhicules des forces du régime en place, comme ce jeune manifestant….

– 18 août, Faure Gnassingbé change les patrons de la sécurité : davantage de répression ou signal d’apaisement ?, http://www.mo5-togo.com

… Lieutenant-colonel Messan Akobi  remplace le désormais ministre controversé Colonel Yark Damehane alias « Rentrez-leur dedans » à la tête de la Gendarmerie nationale …

– 17 août, Déclaration liminaire – Conférence de presse du 16 août 2012, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… En effet par son communiqué en date du 14 aout 2012 au contenu fallacieux, faisant usage des arguments de mauvaise foi, des contrevérités, qui font injure aux lois de la République notamment aux  dispositions pertinentes de  la loi du 16 mai 2011, fixant les conditions d’exercice des libertés de manifestations et celles de la constitution togolaise, pour  se trouver des motifs tendant à interdire de façon permanente générale et absolue les manifestations  publiques débouchant sur DECKON, Gilbert BAWARA s’est révélé comme un faussaire, et se trouve donc indigne d’incarner une charge républicaine. En  conséquence et à bon droit, le Collectif Sauvons le Togo  exige sa démission immédiate et sans condition  du Gouvernement de la République. ..

– 17 août, Le collectif «Sauvons le Togo» persiste dans son choix de la place Deckon comme lieu de sit-in, http://www.rfi.fr

Le collectif « Sauvons le Togo » appelle ses militants à une mobilisation de trois jours à partir du 21 août prochain, suivie d’un sit-in place Deckon de Lomé. La manifestation n’est pas interdite, mais le lieu du sit-in l’est, déclare le gouvernement. Le sit-in aura lieu à cet endroit, répondent les membres du collectif. ..

– 14 août, Pascal BODJONA: Le gros s’effondre, Dessous d’une « chute » et Fin… http://www.tribunedafrique.net/?p=286

Vingt ans au service du régime togolais et le plus « Puissant » des ministres de Faure Gnassingbé a été remplacé par l’un de ses éternels rivaux, Gilbert Bawara. Sur fond d’une nébuleuse affaire d’escroquerie d’Etat dans laquelle il serait impliqué, Pascal Bodjona est écouté par la justice à Lomé. Entre une affaire d’escroquerie d’Etat et les multiples montages du Colonel Masssina pour le manger cru, Le « Bulldozer Noir » vit le comble de l’humiliation après avoir été l’incontournable pilier d’un régime qui ronge à petits feux l’un de ses derniers « inconditionnels ». Chronologie d’une chute brutale! …

– 8 août, Le gouvernement crie au dialogue, mais manie l’arme du délai constitutionnel, http://liberte-togo.com

… Le pouvoir en place a entre-temps intoxiqué l’opinion avec l’argument d’un certain vide constitutionnel si les élections ne s’organisaient pas en octobre. C’était au moment où le CST, à travers sa plateforme rendue publique début juin dernier, faisait savoir que le scrutin législatif ne saurait être organisé de façon efficiente avant un délai de neuf (09) mois, c’est-à-dire mars 2013, et demandait ainsi le report. Même si Arthème Ahoomey-Zunu clame le dialogue de toutes ses forces, il faut redouter la résurgence de cette arme de vide constitutionnel. En tout cas, c’est ce qu’il faut lire à travers les propos du Premier ministre devant les députés. « L’agenda du dialogue sera défini de commun accord entre le gouvernement et les principaux partis représentatifs de la classe politique, en tenant compte des points de vue des organisations de la société civile et des autres acteurs politiques, sans perdre de vue les impératifs liés aux délais constitutionnels et à l’agenda républicain. En effet, le dialogue et la recherche du consensus ne doivent pas paralyser le jeu normal de la démocratie et mettre à mal le fonctionnement régulier des institutions républicaines », a déclaré Arthème Ahoomey-Zunu. Sur la même dynamique, il ajoute : « La recherche du consensus occupera donc une place centrale dans l’action du Gouvernement…Toutefois, le dialogue politique ne doit pas être un exercice qui suspend la vie de la nation. Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour que les institutions de la République puissent poursuivre leur fonctionnement normal ». Point de doute que derrière ces propos, se cache l’intention inavouée du pouvoir de brandir au moment venu, certainement lorsque le dialogue va capoter – à cause de sa mauvaise foi -, l’argument massue de vide constitutionnel, pour éviter de reporter le scrutin.

– 7 août, Conférence de presse : Le CST dénonce le recrutement de miliciens par le régime de Faure Gnassingbé, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Malgré le respect des formalités administratives en la matière, des bérets rouges furent  déployés sur le terrain. Et  ce n’est qu’à la suite de moult tractations qu’ils ont dû replier, remplacés quelques minutes plus tard par un renfort des miliciens munis de cordelettes, des machettes et de gourdins. Ces derniers ont proféré des menaces à l’endroit des responsables du Collectif qu’ils ont sommé de quitter rapidement les lieux sous peine de subir des actes de violence car Kara n’a pas besoin de sauveurs. Selon leurs propos la ville ayant été déjà sauvée par Faure GNASSINGBE, le CST n’a qu’à aller offrir ses prestations dans d’autres préfectures du Togo. Plus grave, un véhicule de couleur blanche de marque BMW immatriculé TG 4239 AD appartenant à monsieur Romy Badanaro-Essom, beau-frère d’Ernest Gnassingbé, était positionné sur les abords du lieu du meeting, rempli de gourdins et de machettes. Face à l’agressivité des miliciens qui voulaient en découdre avec les membres du CST et la foule des militants qui ont fait le déplacement du meeting malgré les intimidations et surtout l’indifférence complice et coupable des forces de sécurité qui n’ont daigné intervenir, la délégation du CST a quitté le lieu du meeting pour se replier à la station Total, pour l’approvisionnement des véhicules en carburant. Elle fut aussitôt cernée par trois véhicules de police où des éléments des forces de sécurité ont commencé par débarquer des caissons de gaz lacrymogène pour démarrer pour leur entreprise de répression sauvage. Les responsables du CST ayant décidé de quitter rapidement les lieux, ils furent néanmoins poursuivis par la gendarmerie en voitures, les miliciens à  motos sur une distance de 20 kilomètres avant de rebrousser chemin. Le véhicule de sonorisation loué pour la propagande et la sensibilisation  a été saisi par les forces de l’ordre, de même qu’une camera et des téléphones portables appartenant aux membres du comité d’organisation. Un professeur d’université  a été agressé, et blessé à la tête et à la main par les miliciens. La traque et l’intimidation des militants des entités membres du CST se poursuivent à l’heure actuelle avec des menaces sur la sécurité d’Abass KABOUA, de ADJANLA Kokou, Secrétaire Préfectoral de OBUTS ainsi que d’un militant du MRC contraint de rentrer dans la clandestinité. De sources concordantes, il a été établi que quelques jours plus tôt, certains hauts  responsables de notre pays ont tenu plusieurs réunions avec les responsables des cellules de UNIR de Kara à qui plusieurs dizaines de millions de francs CFA et des vivres furent distribués avec pour mission de ne pas laisser rééditer à Kara l’entreprise de démolition des biens dans laquelle se serait  illustré le Collectif Sauvons le Togo à Lomé. Il leur a été recommandé de défendre la ville de Kara au péril de leur  vie. ..

–  4 août,  Déclaration de politique générale d’Ahoomey-Zunu, http://www.lalternative-togo.com

… Devant les députés et dans un contexte sociopolitique difficile, Séléagodji Ahoomey-Zunu  envisage dans l’immédiat  et dans les tout prochains jours deux axes d’actions à savoir l’accélération de mise en œuvre des recommandations de la Commission nationale des Droits de l’Homme et de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, mais aussi la relance sans délai du dialogue démocratique et républicain pour un apaisement du climat sociopolitique très tendu. Selon lui, les consultations seront immédiatement entamées avec l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile pour l’organisation démocratique et transparente des échéances électorales à venir. .. En tout cas, le CST et les populations togolaises, attendent de pied ferme Séléagodji Ahoomey-Zunu et son équipe en ce qui concerne la mise en œuvre des recommandations de la CVJR et de la CNDH.

– 5 août, Les miliciens puissamment armés ont empêché la réunion du CST sur les regards complices des forces de l’ordre,  http://www.collectifsauvonsletogo.com

– 4 août, Togo : Six partis de l’Opposition se fédèrent dans « Arc-en-ciel », http://www.mo5-togo.com

Quatre mois après la création du Collectif « Sauvons le Togo », une nouvelle coalition des forces démocratiques vient d’être mis sur pied ce vendredi à Lomé. Dénommée « Arc-en-ciel », elle regroupe six formations politiques à savoir : Le Comité d’Action pour le renouveau (CAR) de Me Dodji Apevon, le Parti démocratique panafricain (PDP) de Bassabi Kagbara, la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) de Leopold Messan Gnininvi, le Mouvement citoyen pour la démocratie  (MCD) de Mouhamed Tchassona Traoré, l’Union pour la démocratie sociale (UDS-Togo) d’Antoine Folly et le Nouvel engagement togolais (NET) de Gerry Taama. ..

– 1er août, Togo : Ahoomey-Zunu forme son premier gouvernement UNIR, http://www.mo5-togo.com

… Mais c’est aussi possible que personne n’a envie de s’engager dans un gouvernement dont la mission avouée est d’organiser les législatives prochaines de manière RPT-UNIR.  Le constat, il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas un gouvernement de pieds nickelés, c’est l’aile dure du pouvoir qui a pris définitivement le pouvoir. Le nouveau gouvernement est l’exact reflet de la politique de Faure Gnassingbé.  Le Président reste dans l’optique de faire rapidement des élections et mettre le cap pour un troisième mandat en 2015.  Il s’agirait a priori du premier gouvernement UNIR. Ce qui explique la sortie de certains ténors anti-UNIR du gouvernement, dont Pascal Akoussoulèlou Bodjona, précédemment en charge de l’Administration territoriale et des collectivités locales. .. L’ancien militant du HACAME devenu incontournable depuis 2005 est cette fois contourné.  Certains observateurs parlent déjà de « l’ingratitude de Faure à l’égard de Bodjona » et n’hésitent pas à comparer, grosso modo, le sort de Pascal Bodjona à celui d’un Kpotivi Laclé. Mais a-t-il réellement été évincé ou tout simplement désiré lui-même de ne plus continuer l’expérience ? .. [Le] remplacement [du colonel Gnama Latta] par le colonel  Yark Damehane, un dur, vaut tout son pesant d’or et un mauvais signal à l’opposition. L’insolite est le fait d’avoir dans un gouvernement un officier du renseignement qui sait tout sur tout le monde ! On peut voir aussi dans l’entrée de Yark Damehane au gouvernement, la volonté du pouvoir de faire main basse sur la gendarmerie nationale, quelque peu hésitante ces dernières semaines à exécuter certaines basses besognes. ..


Juillet 2012

– 31 juillet 2012, CST, conférence de presse et appel à mobilisation nationale des 21, 22, 23 août, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Meetings à Kara le samedi 04 août 2012, Sokodé et Atakpamé le dimanche 05 août 2012; Conférence-débat sur l’usure du pouvoir et le rôle des forces de sécurité le mardi 07 août 2012; Meetings à Tsévié le samedi 11août 2012 et à Aného le dimanche 12 août 2012; … Caravane contre l’impunité dans la ville de Lomé le lundi 20 août 2012;  Marche suivie de sit-in à Déckon les mardi 21, mercredi 22, et jeudi 23 août 2012 à Lomé.

– 31 juillet 2012, Nouveau Gouvernement au Togo : La politique du recommencement, http://sylviocombey.wordpress.com

… Le Ministre de l’administration territoriale, porte-parole du gouvernement Pascal Akoussoulèlou Bodjona vient d’être éjecté. Il est remplacé par le très bouillant Gilbert Bawara, jusqu’alors Conseiller à la Présidence après un dernière remaniement. Gilbert Bawara est donc le nouveau ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales. Cela confirme sans doute que le torchon brûle entre le ministre Pascal Bodjona et son maître Faure Gnassingbé. Le Ministre de la Sécurité Gnama Latta, direction de l’aviation civile perd son portefeuille au profit du Colonel Yark Damehane qui était jusqu’alors Directeur de la Gendarmerie nationale.

– 23 juillet 2012, CST – Déclaration liminaire de la conférence de presse de lancement de la semaine contre l’impunité au Togo, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… que soit mis fin au règne de l’impunité au Togo par : Le respect des droits de l’homme et le règlement de la question de l’impunité;  la mise en œuvre effective du rapport de la CNDH sur la torture; la nécessité de l’assainissement de la situation  sociopolitique au Togo; les réformes constitutionnelles et institutionnelles; …

– 23 juillet 2012, Programme de la semaine de lutte contre l’impunité au Togo, http://www.collectifsauvonsletogo.com

– 23 juillet, Le Collectif «Sauvons le Togo» réclame la fin  de l’impunité au Togo, http://liberte-togo.com

… C’est pour crier haro sur Faure Gnassingbé et ses sicaires que sur des pancartes tenues par les manifestants, on pouvait lire : « Massina, tortionnaire » ;  « Titikpina, tortionnaire », « Pas de place pour les tortionnaires sur la Terre de nos Aïeux » ou encore « Non aux forces de répression occultes et  invisibles ». Dans le sens de ce combat contre l’impunité, Me Zeus Ajavon, Coordonnateur du CST appelle à compter d’aujourd’hui, à une semaine contre l’impunité au Togo. ..

– 21 juillet, CST FRAC – Manifestation du Samedi 21 juillet : La mobilisation est en marche, http://www.collectifsauvonsletogo.com, Phhotos de la manif sur : http://www.flickr.com//photos/collectifsauvonsletogo

Des milliers de togolais ont répondu à l’appel du CST et du FRAC pour la marche de ce samedi 21juillet; Les togolais se mobilisent et veulent prendre leur destin en main. En sus des membres du CST et du FRAC, cette manifestation a connu la participation du nouveau collectif des artistes togolais engagés   »Y-en-a-marre Etiame ».

– 20 juillet, Nomination d’Ahoomey-Zunu : Faure Gnassingbé joue la carte du durcissement et rempile déjà pour 2015, http://www.mo5-togo.com

La nomination de Kwessi Arthème Seleagodji Ahoomey-Zunu est accueillie sans surprise, mais en même temps avec beaucoup de déceptions ce matin à Lomé. Les opinions sont quasi unanimes quant à l’interprétation de cette nomination : il s’agit d’un durcissement  de la ligne de Faure Gnassingbé qui, à l’évidence, a nommé un Premier ministre dont la mission inavouée est d’organiser les prochaines élections dont le cadre électoral controversé est le point d’orgue ayant entraîné la démission de Gilbert Houngbo. .. Schématiquement le pouvoir est émietté entre différents clans des officiers impunis qui le gèrent chacun comme une portion de territoire. Le président a fait acte d’allégeance à ces officiers des FAT en leur assurant l’impunité, « peut-être parce qu’ils en savent un peu trop sur lui« , selon un diplomate.  ..

– 19 juillet, Violences au domicile de Jean-Pierre Fabre: Le rapport établit « des voies de fait imputables à des éléments des forces de l’ordre », http://liberte-togo.com

Déclaration du ministre de la sécurité et de la Protection civile: … Grâce à la vidéo, les quatre fautifs ont été identifiés et eu égard à la gravité des faits il a été décidé ce qui suit : 1) Les quatre agents fautifs sont mis aux arrêts de rigueur pour 60 jours et passeront en conseil de discipline. 2) Les soins des blessés seront pris en charge par l’Etat.

– 18 juillet, Communiqué: Appel à la mobilisation pour la marche pacifique du samedi 21 juillet et le meeting du dimanche 22 juillet, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le Collectif «SAUVONS LE TOGO», invite les vaillantes populations de Lomé et de ses environs à participer massivement à la grande marche pacifique de protestation qu’il organise ce samedi 21 juillet 2012 à partir de 08 heures ainsi qu’au grand meeting d’information et de sensibilisation qui aura lieu ce dimanche 22 juillet 2012 à partir de 14 heures au stade oscar Anthony de Béniglato.

– 18 juillet, SOS Journaliste en danger condamne la tentative d’enlèvement du Directeur de « La Nouvelle » et l’interdiction du journal par la HAAC, http://www.mo5-togo.com; Fin septembre, le site MTN publie l’article a priori en cause « Zoom sur les femmes de Faure Gnassingbé » : http://mtn-togo.org

… Le lundi 16 juillet 2012, le mensuel « La Nouvelle » dirigé par Bonéro Lawson a été interdit de parution par une décision de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) lue  les médias nationaux par cette institution, en violation de la loi fondamentale du pays. Dans un autre communiqué rendu public par « SOS Journaliste en Danger », l’Association de défense de la presse au Togo, tout en déplorant les manquements déontologiques graves qui ont entaché la parution du journal « La Nouvelle », s’insurge contre les contorsions ubuesques de la HAAC qui, « fidèle à sa forfaiture, se substitue à la Justice avec des arguments mensongers  pour interdire la parution d’une publication ». « SOS Journaliste en Danger » élève une vive protestation contre ce communiqué mensonger de la HAAC qui ne vise aucune disposition légale voire réglementaire. Elle condamne avec fermeté l’intrusion des individus armés au domicile du Directeur de la Publication de « La Nouvelle » et la tentative de son enlèvement. Pour « SOS Journaliste en danger » ces faits viennent confirmer les rumeurs de ces derniers jours sur des projets d’atteinte à l’intégrité physique de certains journalistes jugés critiques et qui refusent de céder aux sirènes du régime en place.

-15 juillet, Le Collectif « Sauvons le Togo » a finalement tenu ce dimanche, son premier meeting au stade de Béniglato à Loméhttp://www.savoirnews.net

14 juillet, Communiqué ANC: L’ANC fustige les entraves au libre exercice des activités des partis politique, http://www.anctogo.com

14 juillet, Fête nationale française: Nicolas Warnery (ambassadeur de France au Togo) réaffirme la volonté de son pays à « appuyer toutes les initiatives visant à l’établissement d’un climat politique serein » au Togo, http://icilome.com

Dans son discours, l’ambassadeur de France a réaffirmé la volonté de son pays à « appuyer toutes les initiatives visant à l’établissement d’un climat politique serein ». « La prochaine étape est celle des élections législatives et locales. La France contribue, par son expertise technique, à leur préparation. Elle entretient, dans le cadre de sa coopération en matière de police et de gendarmerie, le savoir-faire acquis par la force de sécurisation de l’élection présidentielle de 2010, afin que, dans quelques mois, il n’y ait, comme en 2010, pas une seule victime« , a souligné M.Warnery. Selon lui, « tout doit être fait pour que les prochaines élections soient crédibles, transparentes et apaisées, conformément aux recommandations des missions d’observation de l’Union européenne de 2007 et 2010. Elles doivent constituer une réelle avancée démocratique. Tout doit être fait pour que ce scrutin débouche sur l’élection d’une assemblée pleinement légitime ». .. Le diplomate français a salué le travail abattu par la Commission vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), soulignant que l’œuvre « doit se poursuivre, se prolonger au sein de la classe politique, mais aussi de tous ceux qui n’ont pas encore demandé pardon ou qui n’ont pas encore pardonné. D’autres pays ont réussi dans cette voie difficile, exigeante ». « Le Togo peut aussi y parvenir, j’en suis convaincu. Les recommandations de la CVJR, entérinées par le gouvernement, nous montrent la voie. Il reste à s’engager résolument dans leur mise en œuvre. Il en va de même des recommandations de la Commission nationale des droits de l’Homme, également endossées par le gouvernement et qui touchent au domaine le plus fondamental qui soit: celui de la vie et de la dignité humaines », a-t-il poursuivi. M.Warnery n’a pas manqué de relever des actions menées par son pays: l’assistance militaire technique et la coopération en sécurité intérieure françaises, soutient des efforts du Togo contre le terrorisme, le trafic de drogue, l’immigration clandestine ou encore le commerce illégal d’essence de contrebande etc…

14 juillet, Togo : Fête du 14 juillet : Warnery invite la classe politique à plus de confiance,intégralité du discours tenu par Nicolas Warnery, http://www.afreepress.info

… Dans le cadre de ce partenariat privilégié, l’assistance militaire technique et la coopération en sécurité intérieure françaises aident les forces armées, la police et la gendarmerie togolaises à se préparer à des opérations de maintien de la paix sous casque bleu. Toujours dans un cadre régional, nous avons, avec d’autres pays, une coopération régionale de première importance en matière de lutte contre la piraterie maritime. La France soutient, par ailleurs, les efforts du Togo contre le terrorisme, le trafic de drogue, l’immigration clandestine ou encore le commerce illégal d’essence de contrebande. Soyons en bien conscients : Il n’y aura pas d’avenir heureux pour le Togo sans combat résolu contre la criminalité. .. Il n’y aura pas de réel développement du pays sans instauration d’un minimum de confiance et de respect entre la majorité et l’opposition, sans gestes forts d’apaisement, sans démarrage d’un dialogue de bonne foi entre les principales forces politiques. La France est disponible et à l’écoute. Elle est prête à appuyer toutes les initiatives visant à l’établissement d’un climat politique serein. La prochaine étape est celle des élections législatives et locales. La France contribue, par son expertise technique, à leur préparation. Elle entretient, dans le cadre de sa coopération en matière de police et de gendarmerie, le savoir-faire acquis par la force de sécurisation de l’élection présidentielle de 2010, afin que, dans quelques mois, il n’y ait, comme en 2010, pas une seule victime. ..

– 14 juillet, Message à François Hollande (de Faure Gnassingbé), http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Diplomatie/Message-a-Francois-Hollande

«Je reste pour ma part convaincu que nos actions, dans les grandes instances internationales et plus singulièrement au Conseil de sécurité des Nations Unies, contribueront à la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationale ainsi qu’à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales », conclut Faure Gnassingbé dans son télégramme au chef de l’Etat français.

14 juillet, Togo : Irruption des forces de l’ordre dans le domicile de Jean-Pierre Fabre, plusieurs blessés, http://www.mo5-togo.com

La vidéo (lancement de la lacrymo par un policier et 2 blessés): http://www.mo5-togo.com

14 juillet, Dialogue selon Faure Gnassingbé: une marche du FRAC est dispersée au gaz lacrymogène (MAJ), http://www.collectifsauvonsletogo.com

14 juillet, Manifestations du CST : Le gouvernement libère les 47 détenus restant en prison, http://www.mo5-togo.com

Les 47 manifestants arrêtés et toujours détenus à la suite des manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » du début du mois de juin dernier ont été libérés ce samedi. .. Notons que la libération de ces détenus faisait partie des préalables posés par le CST et l’ANC avant tout dialogue avec le pouvoir. Reste maintenant à savoir si le pouvoir va répondre aux doléances de l’opposition dans un «  esprit d’ouverture et de dialogue franc » en vue de la mise en œuvre des réformes consensuelles à quelques mois des élections législatives. ..

13 juillet, Lettre ouverte du CST à M. François Hollande, président de la république française, http://www.collectifsauvonsletogo.com

DE LA NÉCESSITE DE DÉFENDRE LA DYNAMIQUE DES VALEURS, DE LA RÉPUBLIQUE ET DE LA DÉMOCRATIE AU TOGO !

… A la lumière de la déclaration sur le Togo du 14 juin 2012 du Quai d’Orsay, le Collectif « Sauvons le Togo » (CST) espère que vous tiendrez vos engagements de rupture en matière de partenariat avec l’Afrique, pour notamment plus de démocratie en Afrique et au Togo, en particulier. Le Collectif « Sauvons le Togo » espère que vous tiendrez les engagements de rupture avec un certain type de partenariat  avec l’Afrique formulés par votre gouvernement à travers la déclaration du Quai d’Orsay en date du 14 juin 2012. Le Collectif « Sauvons le Togo » considère que la gravité des événements, survenus le 05 juillet 2012, devant l’Ambassade de France à Lomé, de même que la démission, en pleine crise, le 11 juillet 2012, du Premier ministre Gilbert Fossoun HOUNGBO, donne l’occasion d’accompagner le Peuple togolais dans sa lutte ardue et déterminée pour la résolution de la longue et grave crise sociopolitique qui a mis le Togo en lambeaux. Monsieur le Président, Face au risque d’embrasement du Togo qui se profile à l’horizon en raison de l’autisme de Faure GNASSINGBE et son gouvernement à entendre les légitimes revendications du peuple togolais, respecter la Constitution et les lois de la République s’impose comme le seul impératif catégorique à même de préserver notre pays du chaos. Le Collectif « Sauvons le Togo », voudrait vous  prendre à témoin aussi bien que la Communauté internationale, sur la tragédie du Peuple togolais, et espère qu’il ne sera pas trop tard avant que n’émerge une réelle volonté politique à mettre hors d’état de nuire la dictature militaro-clanique de Lomé dont la similitude au pouvoir de Damas n’est plus à démontrer.

13 juillet, Interview de Messan Agbéyomé Kodjo : « Le Premier ministre se sentait ridiculisé et dominé par l’aile dure du régime », http://www.obuts.org

Pour tout observateur de la scène politique togolaise, c’est une logique. La crise est arrivée à un niveau tel que le Premier ministre se sentait ridiculisé et dominé par l’aile dure du régime. Il a tiré toutes les conséquences de cette situation et je pense que c’est pour cela qu’il a donné sa démission. ..  Je pense que le discours que le Premier ministre Houngbo a tenu est un discours qui tend à le disculper des repressions policières que nos manifestants subissent. Il était Premier ministre quand nous avons été gazés. Moi on m’a crucifié sur un mur, on m’a mis des menottes, on a cassé ma maison. Bref, pour dire que le Premier ministre Houngbo ne contrôlait rien. Je dis qu’il reste ou qu’il parte, pour le moment ça ne change rien au CST, ça ne change rien à la vie que mènent tous les Togolais de toutes les régions du pays. ..

12 juillet, « Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » déclare qu’aucune des entités qui en sont membres ne participera au nouveau gouvernement envisagé », http://www.lalternative-togo.com

C’est pourquoi, le Collectif réitère solennellement son exigence que soient sanctionnés les agissements de MM. Yotroféi MASSINA, directeur de l’ANR et Mohamed Atcha TITIKPINA, mis en cause pour actes de tortures pratiqués sur des détenus par le Rapport de la CNDH, par leur démission de leurs fonctions afin qu’ils soient mis à la disposition de la justice. En outre, pour le Collectif « SAUVONS LE TOGO », la démission du Premier ministre Fossoun HOUNGBO et de son gouvernement reste un épiphénomène parce qu’elle n’enlève en rien la validité des préalables liés à la répression de ses dernières manifestations et celles formulées dans sa « Plateforme citoyenne pour un Togo démocratique ». C’est pourquoi, concernant l’invitation faite, suite à cette  démission, par le Président de la République que « tous les courants représentatifs de la société togolaise soient associés à la gestion des affaires publiques », le Collectif « SAUVONS LE TOGO » déclare qu’il n’est en rien concerné et qu’aucune des entités qui en sont membres ne participera au nouveau gouvernement envisagé. Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » invite les populations à rester mobilisées et à participer massivement à ses prochaines manifestations notamment au Grand meeting d’information et de sensibilisation sur sa « Plateforme citoyenne pour un Togo démocratique » qu’il organise le dimanche 15 juillet 2012, à 14 heures, au Stade Oscar Anthony de Bèniglato, à Lomé.

12 juillet, Togo : Les raisons d’une démission inattendue, http://www.mo5-togo.com

« Y en a marre de tout ça ! Je démissionne si le Colonel Yotrofeï Massina ne sort pas du jeu-politique », aurait affirmé le Premier Gilbert Houngbo à des émissaires de Faure Gnassingbé venus le dissuader. Le Premier ministre n’aurait évidemment pas supporté l’énième intervention du Directeur de l’Agence nationale du renseignement (ANR) dans la gestion des affaires de l’Etat. Les bruits des malversations financières seraient donc des contre-feux.

12 juillet, L’ANC condamne les dérives du gouvernement, http://www.lalternative-togo.com

… Les responsables de l’ANC prennent la Communauté internationale à témoin des voies de fait commises par le régime en place sur les citoyens et les leaders de l’opposition. Pour eux, il n’est plus question d’ailleurs de suivre les instructions de cette Communauté qui demande à l’opposition de suivre le gouvernement dans ses dérives et aller aux élections mal organisées, pour dialoguer après. « La Communauté internationale, c’est bien. Mais le peuple togolais, c’est mieux », a indiqué Jean-Pierre Fabre, le leader de l’ANC. ..

12 juillet, Togo : démission du Premier ministre Gilbert Houngbo, http://www.afriscoop.net

« Le président Faure Gnassingbé a l’intention de former un gouvernement de large union nationale. Il lui incombe maintenant de trouver un Premier ministre plus rassembleur », a confié sous couvert de l’anonymat, un proche de la présidence joint par AfriSCOOP.

12 juillet, Gilbert Fossoun Houngbo poussé à la démission par l’aile dure du régime, http://liberte-togo.com

… Selon des sources concordantes, étant sous la pression constante de la rue et du Quai d’Orsay, Gilbert Houngbo aurait donné l’assurance à l’Ambassadeur de France au Togo qu’il allait relancer le dialogue avec l’opposition et ordonner pour ce faire, la libération des cinquante-trois (53) manifestants interpellés lors des manifestations des 12 et 13 juin derniers. C’était l’un des préalables posés par le CST avant toute discussion avec le pouvoir. Mardi donc, Gilbert Fossoun Houngbo joignait l’acte à la parole, ou du moins tentait de le faire, avant d’être stoppé net par Faure Gnassingbé. Il avait en effet ordonné la libération des 53 manifestants. Certains détenus confient les avoir vus sortir de leur lieu de détention, avant de rebrousser chemin et de retrouver leur cachot. Entre-temps, l’ordre était venu de Faure Gnassingbé ordonnant le maintien de ces jeunes en détention. Gilbert Fossoun Houngbo a reçu ce coup comme la pire humiliation de sa vie et, ne voulant pas être le dindon de la farce, a jugé plus digne de rendre le tablier. Signe d’un autre point de vue, qu’il n’en pouvait plus de supporter l’aile dure du régime qui ne jure que par les répressions systématiques des opposants radicaux, leur extermination au besoin, ainsi que l’assassinat des journalistes qui jouissent d’une franche liberté de ton vis-à-vis du pouvoir et sont étiquetés comme les empêcheurs de tourner en rond ou les dérangeurs, c’est selon. Un camp qui curieusement, bénéficie d’une meilleure écoute de la part du jeune monarque. …

11 juillet, Interview exclusive de Jean Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour le Changement, http://www.savoirnews.net

… Savoir News : La semaine dernière, vous étiez à Paris où vous avez été reçu par le Conseiller-Afrique du Président français François Hollande. De manière succincte, de quoi avez-vous discuté ? –  Jean Pierre Fabre : Nous avons discuté de la situation politique au Togo et de la réalité de la crise qui secoue actuellement le pays. Nous avons aussi discuté des solutions. Vous convenez avec moi que le Togo est secoué par une crise depuis plus de 20 ans. C’est une crise au seuil du refus du pouvoir en place, d’œuvrer à la restauration de la démocratie, comme les populations togolaises le demandent ardemment. Le régime use de tous les superfuges pour se maintenir au pouvoir. Et c’est l’origine de la crise. Le pouvoir viole constamment la constitution, les lois et les droits de l’Homme. Vous vous souvenez de la question des députés ANC, révoqués de leur mandat parlementaire et du dossier relatif au rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Ces deux points suffisent pour expliquer le tableau que je viens de brosser. Savoir News : Et qu’est-ce que le Conseiller-Afrique de M.Hollande vous a dit ? – Jean Pierre Fabre : On ne divulgue pas sur la place publique, le contenu de ces genres de discussions. Comme je l’ai dit plus haut, nous avons discuté de la situation politique actuelle au Togo. Il m’a écouté et il a donné le point de vue du gouvernement français. ..

11 juillet, Togo: Le CST appelle de nouveau la population à un meeting ce dimanche (15 juillet) à Béniglato, http://www.mo5-togo.com

11 juillet, L’ANC condamne l’usage de la violence gratuite par le régime RPT pour empêcher tout dialogue constructif, http://www.anctogo.com

… L’ANC réitère son appel à la communauté internationale, pour qu’elle se préoccupe davantage du ‘’déficit démocratique’’, des violations des droits et libertés des citoyens et de la grave situation de déni de justice et de non-droit qui prévalent au Togo, de manière à s’impliquer en toute connaissance de cause dans le règlement des questions cruciales qui, en amont et en aval, plombent les processus électoraux au Togo et leur enlèvent toute signification. L’ANC, ensemble avec la classe politique, les organisations de la société civile et les populations togolaises mobilisées, appelle la communauté internationale à aider le Togo à opérer les réformes institutionnelles et constitutionnelles prévues par l’APG et à élaborer un cadre électoral consensuel, pour sortir enfin le Togo de la routine funeste ’élections frauduleuses — contestations réprimées — dialogue politique biaisé’’.

11 juillet, Togo : Des Togolais encore devant la Cour de la Cedeao (Kpacha gate et torture des 2 membres de Sursaut-Togo), http://www.afriscoop.net

A Abuja (capitale fédérale du Nigeria qui abrite son siège), la Cour de la Cedeao va vider son délibéré au sujet de deux affaires judiciaires. Il s’agit d’une part de la lutte argumentaire qui oppose depuis septembre 2011 les avocats de Kpatcha Gnassingbé et ceux défendant l’Etat togolais, après le verdict rendu par la Cour Suprême du Togo dans l’« affaire de complot contre la sûreté de l’Etat d’avril 2009 ». D’autre part, la même juridiction communautaire rendra publique sa position dans le cadre de la saisine dont elle a fait l’objet par deux militants de Sursaut-Togo (association chapeautée par le Franco-togolais Kofi Yamgnane), après leur détention du 1er juillet 2010 au 12 mars 2012, jugée illégale par plusieurs organisations locales de défense des droits humains. Dans leur saisine, les sieurs Innocent Assima et Narcisse Azanléko dénoncent entre autres leur embrigadement à l’Anr (Agence nationale de renseignements, créée en 2006 et dépendant directement de Faure Gnassingbé).

10 juillet, Togo : Les Responsables du CST de nouveau entendus ce mardi matin par le juge sous un nouveau chef d’accusation, http://www.mo5-togo.com

Les leaders du Collectif «  Sauvons le Togo » sont de nouveau attendus ce matin devant le doyen des juges d’instruction. Ils comparaissent cette fois-ci sous les chefs d’accusation « d’organisation de rassemblement illicite ». Précédemment accusés de « complicité de violence volontaire et de dégradation des biens publics et privés », le juge a requalifié les faits. ..

9 juillet, Menace sur la sécurité du directeur de publication de « L’Alternative », Ferdinand Ayité, http://www.lalternative-togo.com

Depuis quelques jours, des informations alarmantes faisant état d’un possible kidnapping du Directeur de Publication de L’Alternative, Président de SOS Journaliste en Danger par les sicaires du régime,  parviennent à la Rédaction du journal. Ces informations provenant de diverses sources, se sont intensifiées le week-end, obligeant certains confrères à appeler à chaque heure le Directeur de Publication du journal pour s’assurer qu’il est en sécurité. La Rédaction du Journal L’Alternative porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ces informations et tiendra pour responsable le régime de Faure Gnassingbé, et surtout ses fameux systèmes de renseignements au cas où ce plan funeste venait à être mis à exécution. La Rédaction de L’Alternative tient à faire savoir à l’opinion que ces manœuvres d’intimidations ne réussiront pas à infléchir sa ligne éditoriale et remercie les confrères mobilisés pour leur solidarité manifestée.

8 juillet, Togo: Jean-Pierre Fabre de retour d’Europe accueilli par une pluie de grenades lacrymogènes, http://www.mo5-togo.com

8 juillet 2012, vidéo Jean-Pierre Fabre sur TV5 : « C’est pour déverrouiller le système [de Faure Gnassingbé] que les jeunes se battent, que nous avons mis en place ce Collectif Sauvons le Togo », http://www.collectifsauvonsletogo.comhttp://www.anctogo.com/jean-pierre-fabre-invite-du-journal-tv5-7-juillet-2012-7753 + 7 juillet sur Africa24: “Le régime togolais est un régime qui use de violence, qui viole quotidiennement la constitution, les lois et les droits de l’homme”, http://www.anctogo.com/jean-pierre-fabre-president-de-lanc-sur-africa24-le-regime-togolais-est-un-regime-qui-use-de-violence-qui-viole-quotidiennement-la-constitution-les-lois-et-les-droits-de-lhomme-7776

6 juillet, reuters, Des manifestants dispersés devant l’ambassade de France au Togo, http://www.letogolais.com/article.html?nid=7436

… « Les jeunes voulaient que l’ambassadeur de France soit le témoin de ce qui se passe au Togo, c’est pourquoi ils se sont rendus à l’ambassade », a déclaré Patrick Lawson, l’un des coordinateurs de la campagne « Sauvons le Togo ». « Les policiers les en ont empêché. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser. » L’artère menant à l’ambassade était couverte de chaussures laissées par les manifestants, a pu constater un journaliste de Reuters présent sur les lieux. « Nous étions assis devant l’ambassade en train de chanter quand la police et la gendarmerie sont apparues et ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes dans toutes les directions. Ce fut la débandade », raconte un des manifestants. Le gouvernement et l’ambassade n’ont pas fait de commentaire.

5 juillet 2012, Togo : Les manifestants du CST, dispersés violemment devant l’Ambassade de France se dirigent vers celle d’Allemagne, http://www.mo5-togo.com

Les manifestants du CST et les forces dites de l’ordre semblent jouer au chat et à la souris, avec une pointe de répression policière. Chassés à Terrainvi (Béniglato) et repliés à l’Ambassade de France ou ils ont été de nouveau dispersés à coup de gaz lacrymogènes, les manifestants du Collectif « Sauvons le Togo » se dirigent actuellement (18h30) vers l’Ambassade d’Allemagne, où ils comptent poursuivre leur manifestation. Selon nos informations, l’ordre de répression est venu des officiers Morpion et Yark.

5 juillet, Togo : L’Ambassade de France à Lomé, théâtre de tirs de grenades lacrymogènes et de jets de pierres, http://www.afreepress.info/index.php/a-la-une/356-togo-lambassade-de-france-a-lome-theatre-de-tirs-de-grenades-lacrymogenes-et-de-jets-de-pierres

… Ils étaient plus d’un millier de manifestants à s’agglutiner devant le grand portail de l’Ambassade de France à Lomé aux cris de « François Hollande sauve nous !!! ». En tête des manifestants, se trouvaient Agbéyomé Kodjo, Patrick Lawson, Abass Kaboua, Claude Améganvi, Me Jil-Bénoît Afangbedji… La guerilla devant l’Ambassade de France va durer une dizaine de minutes avant de s’arrêter. L’opération sur le terrain est coordonnée par les deux plus hauts gradés de la police et de la gendarmerie, Mompion Matéyédou et Yark Damhane…

5 juillet, Reportage sur la tournée marathon de Me Jil-Benoît AFANGBEDJI du 25 juin au 03 juillet 2012 en Europe, http://www.togocity.com

Me Jil-Benoît AFANGBEDJI du Collectif Sauvons le Togo est reparti le 03 juillet 2012 au Togo après une semaine très chargée qui l’a conduit en Hollande (CPI), en France et en Allemagne. A Berlin où il a été reçu le vendredi 29 juin 2012 par Mme Regine Heß, Directrice Adjointe chargée de l’Afrique Centrale et de l’Ouest au Ministère allemand des Affaires Étrangères, Me Afangbandji a eu l’occasion d’exposer le problème togolais et discuter sur la situation qui prévaut actuellement au Togo ainsi que sur les voies et moyens pour parvenir à la sortie de crise…

4 juillet, Entretien à L’Elysée entre Jean-Pierre Fabre et un conseiller de François Hollande, http://www.mo5-togo.com

Le Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre FABRE, a été reçu ce mercredi 04 juillet 2012 à l’Élysée par Monsieur Thomas MELONIO, Conseiller Afrique du Président François Hollande, selon un communiqué du Secrétariat national de ce parti. « Lors de l’entretien, Jean-Pierre FABRE a informé le Conseiller du Président de la République Française de  la réalité de la crise togolaise. Il a insisté sur la situation actuelle de tension, qui résulte des violations répétées de la Constitution, des Lois de la République et des droits de l’Homme par le régime RPT ainsi que de l’entêtement de celui-ci à vouloir  organiser des élections frauduleuses malgré les mises en gardes des partis politiques et de la Société civile, et l’hostilité des populations togolaises », selon ce communiqué. C’est la première rencontre entre un représentant de l’opposition togolaise avec un officiel de la nouvelle équipe dirigeante de la France depuis l’arrivée de M. François Hollande à l’Elysée. Cette rencontre intervient quelques jours après de violentes répressions des manifestations du Collectif « Sauvons Le Togo » dans la première quinzaine de juin dernier. …

3 juillet, Togo : Vers un nouveau round de discussions à Ouaga chez Blaise Compaoré ?, http://www.mo5-togo.com/actualites

Le président burkinabè Blaise Compaoré a dépêché dimanche à Lomé son ministre des Affaires étrangères Djibril Bassolé. L’émissaire de l’ex médiateur dans la crise togolaise s’est entretenu à deux reprises à l’hôtel Sarakawa avec les responsables du Collectif « Sauvons le Togo», Maîtres Ata Zeus Ajavon et Raphaël Kpande Adzare au sujet de la crise que traverse actuellement le Togo. Après s’être informé de la situation au Togo, le diplomate burkinabè a déclaré qu’il entend œuvrer pour renouer le fil du dialogue entre les deux parties. Au cours de son séjour, Djibril Bassolé s’est également entretenu avec le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Le Collectif a réitéré au cours de l’entretien qu’il a eu avec l’envoyé de Compaoré son point de vue sur la situation qui prévaut actuellement au Togo et sur les solutions de sortie de crise. Me Ajavon Zeus a néanmoins laissé entendre que ce n’est pas à « Bassolé de régler les problèmes togolais mais quand une personnalité surtout étrangère vous appelle vous ne pouvez pas refuser de la rencontrer. On est allé l’entendre et lui dire notre point de vue. On lui a dit que si le gouvernement togolais continue comme ça –en réprimant et en interdisant les manifestations pacifiques -il peut dire adieu à son dialogue. On ne peut pas dialoguer dans ces conditions là ». Depuis le début du processus démocratique au Togo, le Burkina Faso a offert ses hospices pour des interminables dialogues entre le pouvoir et l’opposition démocratique. La capitale burkinabè a aussi donné son nom à plusieurs accords et le dernier accord, l’Accord politique global (APG) date d’août 2006. Malgré ses actions de médiation, la faiblesse du médiateur burkinabè réside dans sa passivité chaque fois que les accords sont violés. Il garde toujours le mutisme quand les accords sont violés par le pouvoir.

3 juillet, Togo : Le Gouvernement a fermé la porte du dialogue, selon Me Zeus Ajavon le Coordinateur du CST, http://www.mo5-togo.com

Alors qu’il n’a pas encore satisfait les préalables posés par le Collectif « Sauvons le Togo » pour un dialogue avec lui, le gouvernement en décidant une fois encore de réprimer le meeting du CST dimanche dernier a fermé la porte du dialogue. « Le pouvoir en réprimant ce meeting a bloqué la porte du dialogue », a annoncé Me Zeus Ajavon. Pour lui, le meeting du 1er juillet 2012 était l’événement qui devrait permettre de jauger la bonne foi du gouvernement pour qu’on arrive à des solutions. Mais on s’aperçoit que le gouvernement ne veut pas dialoguer.

– 3 juillet, Réprobation : Le gouvernement américain opposé à la répression des manifestations du CST, http://www.mo5-togo.com

« On ne peut pas empêcher le Collectif « Sauvons le Togo » de tenir un meeting », telle est la position du gouvernement américain clairement exprimé par son diplomate en poste à Lomé. Robert Whitehead a réaffirmé cette position de son gouvernement aux responsables du Collectif au moment où les militants et sympathisants du Collectif subissaient la furie des forces de l’ordre. « Nous prenons des dispositions pour que de telles choses ne reproduisent plus », a-t-il assuré. Robert Whitehead a insisté sur la liberté de manifestation de tous les courants politiques et de pensées.

3 juillet, discours de Robert E. Whitehead, Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, http://liberte-togo.com

… Dans son discours, le Président Obama a souligné le fait que l’Afrique a besoin d’institutions fortes, et que nous reconnaissons la nécessité pour les Africains d’élaborer des solutions durables aux défis auxquels ils sont confrontés, et par là construire leur propre démocratie. Nous pouvons encourager et soutenir ce processus ici, mais au bout du compte sa réussite ou son échec dépend de ceux qui en sont responsables, et il ne s’agit pas seulement de l’élite politique mais de tous les citoyens togolais. Les États-Unis continueront à inciter toutes les forces politiques démocratiques à rechercher un dialogue équilibré et constructif et à rester ouvertes au compromis du donner et du recevoir, susceptible de créer la confiance requise pour des cycles récurrents d’élections pacifiques et responsables. Les élections se décident au vote majoritaire, mais elles s’organisent mieux par l’approche consultative et consensuelle. Les États-Unis soutiennent les universaux de la gouvernance démocratique, y compris les droits de la liberté de réunion, d’expression, et de protestation publique pacifique. Nous sommes aussi engagés dans l’évaluation des élections aux phases de préparation, de vote et de décompte sur la base des critères les plus exigeants en matière d’équité et d’impartialité. Nous allons collaborer avec des partenaires de l’ensemble de la classe politique, au Togo et ailleurs, ainsi qu’avec la communauté internationale, en vue d’une conclusion réussie des futures élections. … Les États africains ont montré une capacité accrue à prendre le devant en matière de sécurité sur le continent, et le Togo en particulier mérite des félicitations pour son rôle dans le renforcement de la paix et la sécurité dans la région. Des unités de maintien de la paix sont activement déployées en Côte d’Ivoire et au Darfour, alors même que d’autres se forment pour des déploiements éventuels futurs. Les États­Unis accordent une valeur particulière à leur partenariat avec le Togo, avec le soutien d’autres pays, par la formation et l’équipement en maintien de la paix pour faciliter la capacité du Togo à apporter des solutions africaines aux problèmes africains. Nous nous réjouissons également de notre collaboration étroite avec la marine togolaise pour le renforcement de la sécurité maritime dans les eaux togolaises, en vue d’un maintien de l’intégrité des voix maritimes commerciales du Golfe de Guinée. Les États-Unis ont fourni de l’équipement et une formation bilatérale à la Marine togolaise, et parrainé des manœuvres multilatérales avec le Togo et des pays voisins, ce qui reste une grande priorité pour nous.

2 juillet, Le meeting du collectif « Sauvons le Togo » prévu ce dimanche, n’a pu se tenir, les lieux très bouclés par des forces de l’ordre, http://www.savoirnews.net/Le-mariage-par-echange-toujours-en

« Sauvons le Togo » a également prévu des meetings d’explication les 6, 7 et 8 juillet dans plusieurs préfectures dont le Golfe, les Lacs, de Vo, le Haho, le Zio, l’Ogou, l’Anié, l’Assoli et la Kozah. Le Collectif a aussi annoncé des marches, suivies de sit-in les 10, 11, 12, 13 et 14 juillet dans certaines villes dont Lomé, Aného, Tsévié et Dapaong.

1er juillet, Me Zeus AJAVON, Me Kossi AFANGBEDJI et Me Nyama KPANDE-ADZARE sont convoqués ce lundi 02 juillet 2012 au tribunal. Le CST appelle la population togolaise à un soutien massif lors de cette audience, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Me Ata Messan Zeus AJAVON, Avocat au Barreau du Togo, Président du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), Coordonnateur général du Collectif « Sauvons le Togo », Me Jil-Benoît Kossi AFANGBEDJI, Avocat au Barreau du Togo, ancien Président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, Section Togo (ACAT-TOGO), Trésorier général adjoint du Collectif « Sauvons le Togo », Me Raphaël Nyama KPANDE-ADZARE, Avocat au Barreau du Togo, Président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et Rapporteur général du Collectif « Sauvons le Togo » (CST), sont tous convoqués demain lundi, 02 juillet 2012, devant le Doyen des Juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Lomé, au Togo pour répondre des charges de complicité de violences volontaires, destructions et dégradations volontaires. […] Il n’est pas superfétatoire de rappeler que la justice togolaise fait l’objet d’une instrumentalisation à outrance à des fins politiques de la part du régime en place.

1er juillet, Les gendarmes ont fermé le stade de Béniglato lieu du meeting du CST, tandis que le pouvoir envoie une mission de désinformation à l’UE , http://www.mo5-togo.com

Le meeting du Collectif Sauvons le Togo a été empêché par les forces de l’ordre cet après-midi. Déjà très tôt ce matin, les forces de l’ordre ont rapidement investi le lieu du meeting, le stade Terrainvi de Béniglato, qu’ils ont fermé après avoir chassé les joueurs qui s’y entraînaient. Des grenades lacrymogènes ont encore intensément parlé pour disperser les manifestants qui regimbaient. [..] Pour flouer la communauté internationale, nous venons d’apprendre que le pouvoir a envoyé une mission très spéciale composée de ministres et journalistes en Europe. Ils sont actuellement à Bruxelles, où ils devaient présenter une version controuvée des manifestations réprimées du CST. L’objectif serait de discréditer le Collectif « Sauvons le Togo » auprès de l’Union Européenne (UE).

1er juillet Meeting du CST empêché à coups de gaz lacrymogènes, http://www.afriscoop.net

[..] Qui a alors donné l’autorisation d’empêcher la tenue de cette énième activité politique du Cst ? Durant la répression du sit-in de ce Collectif à la mi-juin, le ministre togolais de la Sécurité, Gnama Latta, avait déjà décliné sa responsabilité. Dans sa dernière livraison, le confrère occidental « La Lettre du continent » a indiqué que la répression de la mi-juin 2012 avait été ordonnée par Faure Gnassingbé sur les conseils du patron des services secrets togolais, Yetroféi Massina et du chef de l’armée togolaise, le gal Atcha Titikpina. Pour l’heure, le Cst maintient son programme initial de remobilisation de ses troupes ; un programme qui prévoit une tournée de sensibilisation dans les grandes villes du pays et une nouvelle série de manifestations entre le 1er et le 14 juillet 2012, avec à la clé encore un sit-in à Deckon (à Lomé).

1er juillet, Déclaration du Collectif SAUVONS LE TOGO relative à un memorandum rendu public par le gouvernement le vendredi 29 juin 2012 dans le quotidien TOGO PRESSE, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Au vu de tout ce qui précède, la mesure prise par le gouvernement est arbitraire et viole purement et simplement la liberté de manifestation et de réunion telle que prévue par l’article 30 de la Constitution du 14 octobre 1992 et réglementée par la Loi N° 2011- 010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques. En conséquence, le Collectif «SAUVONS LE TOGO» maintient toutes les manifestations qu’il a projetées aussi bien à Lomé que dans les villes de l’intérieur du pays  et tiendra le gouvernement responsable des conséquences d’une éventuelle répression policière.

29 juin, Le FRAC dénonce et condamne fermement l’usage de la violence gratuite et de la terreur au Togo, http://www.anctogo.com

Le FRAC dénonce et condamne fermement l’usage de la violence gratuite et de la terreur par le régime togolais ainsi que les assignations à résidence répétées de son leader Jean-Pierre FABRE.


Juin 2012

– 28 juin, Point de presse ce jeudi à Lomé: Le CST a donné des explications sur son refus de participer, pour l’instant, au dialogue avec le pouvoir, http://www.mo5-togo.com

Pour l’avocat la raison formelle c’est qu’ils ont reçu la lettre les  invitant à la primature mardi après midi alors que les discussions devraient commencer jeudi matin. « Nous sommes des gens  responsables dans le Collectif parce que le Collectif est composé d’entité responsable et de chefs responsables. Il ne saurait question de nous inviter la veille de venir discuter des sujets aussi importants que l’avenir de notre pays. Nous pensons qu’on doit nous informer longtemps d’avance pour que nous prenions nos dispositions. Nous n’allons pas pour discuter avec le pouvoir pour nous amuser. On va discuter de quoi ? Il faut que nous le sachions », martèle cet avocat du barreau de Lomé, par ailleurs professeur de droit dans les universités du Togo. Les raisons fondamentales de leurs absences sont de trois niveaux. Le premier préalable est relatif au respect du deuil des familles éplorées. Les manifestations organisées par le  Collectif à Lomé ainsi qu’à l’intérieur du pays ont occasionné des décès dont les familles n’ont pas encore enterré leurs enfants. « Comment voulez-vous qu’allègrement on aille s’asseoir autour de la même table avec des gens qui ont causé ces décès ? Nous ne pouvons pas. Je ne sais pas si des gens peuvent le faire », s’interroge Me Ajavon. Le Collectif exige également la libération des 54 personnes arrêtées et détenues à la prison civile de Lomé et à la direction de la police judiciaire. La rétrocession du véhicule et du matériel de sonorisation saisis à leurs propriétaires fait aussi partie des préalables. Pour le Collectif, il est disposé à discuter des problèmes réels du Togo résumés dans sa « Plateforme citoyenne pour un Togo démocratique » lorsque le gouvernement aura fait la preuve de sa bonne volonté en réglant les différents points soulevés.

28 juin, Collectif Sauvons le Togo, Lettre réponse à l’invitation du MATDCL, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » accuse réception de votre lettre n°0081/MATDCL-CAB du 26 juin 2012, l’invitant à une rencontre d’échanges au siège du gouvernement le 28 juin 2012 à 9 heures. Le Collectif salue cette initiative et vous en remercie. Vous ne sauriez cependant ignorer que la répression policière de nos manifestations courant juin 2012 a occasionné, à ce jour :  la mort de trois de nos concitoyens dont deux à Lomé et un à Sokodé; plus d’une centaine de blessés dont 52 cas graves; 53 personnes détenues à la prison civile de Lomé et une personne illégalement détenue à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Par ailleurs, les matériels de sonorisation, véhicules et autres biens meubles, illégalement saisis sont toujours aux mains de la Gendarmerie nationale. Dans ces conditions, alors même que les personnes décédées ne sont pas encore inhumées, que le droit de manifester garanti par la Constitution togolaise en son article 30 et réglementé par la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 sur les manifestations publiques continue d’être violé et que les leaders politiques continuent d’être séquestrés  à leurs domiciles respectifs, il est inopportun d’entamer un dialogue avec le gouvernement. Enfin, nous rappelons que nous sommes disposés à discuter des problèmes réels du Togo que nous avons résumés dans notre « plateforme citoyenne pour un Togo démocratique », lorsque le gouvernement aura fait la preuve de sa bonne volonté  en réglant les différents points soulevés plus haut.

28 juin, Reprise pleine et entière de la coopération Togo/Allemagne : Réception mercredi soir à l’Ambassade d’Allemagne, http://www.savoirnews.net

La plupart des partenaires bilatéraux du Togo, ont renoué avec Lomé, au lendemain de la reprise de la coopération en décembre 2007 entre l’Union européenne (UE) et le Togo. Bruxelles avait suspendu sa coopération avec le Togo en 1993 pour « déficit démocratique ». Les liens de coopération entre les deux paries ont été resserrés, suite aux efforts fournis par les autorités togolaises en matière de respect des droits de l’Homme et surtout la bonne tenue en octobre 2007, des élections législatives. Cette situation a poussé beaucoup de partenaires dont l’Allemagne à revoir leur position vis-à-vis du Togo. Aujourd’hui, on note une reprise pleine et entière de la coopération entre l’Allemagne et le Togo, en témoigne la séance de travail de deux jours entre une délégation allemande conduite par Mme Ute Heinbuch (Chef division Afrique de l’Ouest, du Centre et Madagascar du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement) et des membres du gouvernement togolais. A l’issue de cette rencontre, l’Allemagne a décidé de mettre à la disposition du Togo, une enveloppe financière de 17,7 milliards de F.CFA pour des projets de développement.

27 juin, Togo : L’Allemagne invite toutes les parties au dialogue, http://www.afreepress.info/index.php

« C’est une histoire de longue date qui lie l’Allemagne et le Togo. Je me réjouis que nous puissions reprendre la coopération avec le Togo après une suspension de près vingt ans. Cette reprise découle des mesures encourageantes prises le gouvernement togolais et qui vont dans le sens de la démocratisation dont nous avons pu être témoins ces dernières années », a souligné Mme Ute. Selon la diplomate, «des mesures d’importance ont été prises, même si celles qui doivent suivre sont encore nombreuses sur la voie d’une démocratie stable sur le long terme. Nous allons observer de près le chemin que prendra le Togo à l’avenir et invitons le gouvernement à continuer sans relâche sur la voie de la démocratisation. Un élément clé dans ce sens, sont des élections libres et justes au cours desquelles l’opposition dispose de chances égales ». La délégation allemande, parlant des violentes manifestations de rue qui ont eu lieu les 12 et 13 juin derniers à Lomé, a condamné ces violences avant inviter le gouvernement togolais à «prendre au sérieux les critiques exprimées par l’opposition ». « Il y a quelques jours, nous avons vu des manifestations non pacifiques à Lomé. Nous n’acceptons pas la violence », a vivement protesté la délégation allemande. Nous prions expressément le gouvernement togolais de prendre au sérieux les critiques qu’elles expriment (ces manifestations, ndlr) et de continuer à chercher sérieusement le dialogue avec l’opposition et la société civile, comme le ministre, M. Niebel, a souligné clairement lors de sa visite (au Togo en décembre dernier, ndlr). Mais l’opposition doit aussi être prête à suivre les invitations à négocier avec le gouvernement. Nous attendons du gouvernement togolais qu’il fasse tout son possible pour que la période électorale se passe dans un climat apaisé. Les élections elles-mêmes doivent être transparentes, libres et crédibles afin de maintenir la confiance des Togolais dans leur gouvernement. Il s’agit également d’un élément clé de notre coopération bilatérale », a ajouté la Chef de la délégation allemande en visite au Togo. Selon Mme Ute Heinbuch, le respect des droits de l’Homme est un autre clé de la politique allemande de développement.

27 juin, Bruxelles, Selon la Lettre du Continent : menace de Bruxelles (article payant 5euros): http://www.africaintelligence.fr

… La fébrilité au sommet de l’état agace d’ailleurs de plus en plus de chancelleries occidentales, à commencer par l’Union Européenne (UE) et son représentant à Lomé, le belge Francis Spirlet. A bruxelles, la menace d’un nouveau gel de la coopération a été ouvertement brandie auprès d’officiel togolais.

27 juin, Collectif « Sauvons le Togo »: Tous au meeting de présentation de la « Plateforme citoyenne pour un Togo démocratique » le Dimanche 1er juillet 2012, http://www.mo5-togo.com

– 26 juin, Le Collectif dénonce les dérives répressives du pouvoir et annonce une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire, http://liberte-togo.com

… Quant à la violence des répressions survenues, le Collectif cc SAUVONS LE TOGO», après analyse des faits et des témoignages de manifestants réprimés, est plus que convaincu de l’existence d’un service parallèle de sécurité et de maintien d’ordre qui a pour unique mission de réprimer sans discernement les manifestants, au mépris de règles de maintien d’ordre et dont le commandement échappe même au ministre de la sécurité qui a déclaré aux responsables du Collectif n’avoir jamais donné l’ordre de réprimer. Des informations précises font état de ce que ces pratiques rétrogrades sont l’œuvre des éléments du capitaine AKAPKO du Service de Renseignement et d’Investigations (SRI), du lieutenant colonel KONDI, chargé de la division des opérations à la gendarmerie nationale, du colonel MASSINA Yotroféï de l’ANR, le tout commandité, coordonné et soutenu par le général Mohamed Atcha TITIKPINA, chef d’Etat major général des FAT, celui-là même qui est coutumier des faits, les intimidations et manœuvres contre le CST. ..

Meeting d’explication à Lomé, le dimanche 1er juillet 2012, à partir de 14H 30, au Stade T errainvi de Bèniglato ; Meetings d’explication les 06, 07 et 08 juillet 2012, dans les préfectures du golfe, des Lacs, de Va, du Bas Mono, de Haho, de Yoto, de Zio. d’Agou, de l’Ogou, de l’Anié, de Sotouboua, de Tchaoudjo, de Tchamba, d’Assoli, de la Kozah, de Bosser, de Cinkassé, de Tone et de l’Oti; Marches suivies de sit-in les 10, 11. 12, 13, 14 juillet 2012, à Lomé, Aného, Tsévié, Kpalimé. Atakpamé. Sokodé, Kara. Dapaong.

-26 juin, Trois morts à la suite des manifestations sur tout le territoire, selon le Collectif « Sauvons le Togo, http://www.mo5-togo.com

Le bilan des victimes relatives aux manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » est malheureusement porté à la hausse, a annoncé cet après midi les responsables de ce Collectif au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) à Lomé. Précédemment de deux morts, ce bilan vient de s’alourdir par le décès au cours de cette journée d’une jeune demoiselle de 19 ans.

26 juin, Association des victimes de Torture au Togo (Asvitto) : L’ASVITTO demande à Faure de faire liberer les victimes de la torture et de démettre les tortionnaires, http://www.lalternative-togo.com

… A ce jour, force est de constater que les tortionnaires courent allègrement la rue, menaçant et narguant leurs victimes et l’ensemble de la population togolaise. La conséquence directe de cette impunité notoire et caractérisée est que certains d’entre eux comme le Général Mohamed Atcha Titikpina, chef d’Etat Major de l’Armée togolaise, participent, sans être inquiétés, aux différentes manifestations sur les plans nationales et sous régional. ..

25 juin, OBUTS : Communiqué de presse du 24 juin 2012 : Acharnement politico judiciaire contre le CST, http://www.mo5-togo.com

Des informations persistantes et précises de sources bien informées font état d’un projet de saisine de l’Assemblée nationale par la Cour suprême en vue  de délibération au sujet de la levée de l’immunité parlementaire dont jouit le Président national de OBUTS, Monsieur Agbéyomé Messan KODJO.

– 24 juin, Paris, NPA (France) – Togo : Le gouvernement français doit cesser de soutenir la dictature, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA France) réaffirme sa solidarité avec la lutte des populations togolaises et exige la fin du soutien du gouvernement français à la dictature avec comme premières mesures, l’arrêt de toutes coopérations des programmes sécuritaires et le départ immédiat des attachés de défense et de service de sécurité intérieur de l’ambassade de France à Lomé.

24 juin, Deux morts déjà enregistrés après la répression sanglante des manifestations de Sokodé et Lomé, http://liberte-togo.com

Jeudi 21 juin dernier, une marche suivie de sit-in organisée par le Collectif « Sauvons le Togo » a été réprimée à coup de gaz lacrymogènes par la gendarmerie et la police dans la ville de Sokodé. Bilan de la répression : plusieurs blessés dont un policier, et trois manifestants interpelés, avons-nous annoncé. Et dans la nuit de samedi à dimanche, l’un des manifestants est décédé des suites de sa blessure, quelques heures après la mort d’une femme à Lomé.

23 juin, Jean-Pierre FABRE de nouveau assigné à résidence, http://www.anctogo.com/jean-pierre-fabre-de-nouveau-assigne-a-residence-7655

Depuis 6h du matin, le domicile du Président national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) est à nouveau assiégé par de nombreux véhicules de la Police et de la gendarmerie avec à leur bord, des dizaines d’hommes en treillis et  lourdement armés. Il s’agit, une fois encore, d’une violation grave des droits de l’Homme de Monsieur Fabre.

22 juin, Répressions des manifestions à l’intérieur du pays, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le  Collectif « SAUVONS LE TOGO » dénonce les répressions systématiques et l’interpellation en cascade de ses membres à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé et Kara. Après les manifestations du  Collectif « SAUVONS LE TOGO » à Lomé les 12,13,14,15,18 et 19 juin 2012 qui ont fait l’objet de répressions policières systématiques et barbares, c’est le tour cette fois-ci de celles de  Tsévié, d’Atakpamé, de Sokodé et de Kara les 20 et 21 juin 2012.

22 juin , Lomé – Genève, déclaration ACAT-TOGO, CACIT & OMCT : Une enquête indépendante et impartiale doit être conduite sur la répression des manifestations, http://www.cacit.org

L’Organisation Mondiale Contre la Torture et deux de ses organisations membres au Togo, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) et le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) expriment leur inquiétude quant à la répression des manifestations qui ont eu lieu les 12, 13 et 14 juin 2012, à Lomé, par les forces de sécurité togolaises. L’OMCT, l’ACAT-Togo et le CACIT demandent aux autorités compétentes togolaises de garantir une enquête immédiate, indépendante et impartiale sur ces faits.

21 juin, Soutien du Parti Communiste Français aux manifestations pour les libertés au Togo, Jacques Fath, Membre du Comité exécutif national, Responsable des relations internationales, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le Parti Communiste Français exprime sa pleine solidarité au peuple togolais, à l’ensemble des forces progressistes, syndicales et associatives, qui manifestent depuis plusieurs jours à Lomé, pour exprimer leur désaccord avec la politique répressive et anti-démocratique du Gouvernement de Faure Gnassingbé.

– 21 juin, Manifestations à Lomé : Le Bureau du HCDH-Togo « vivement préoccupé » par les violences, invite « toutes les parties à privilégier davantage dialogue », Junior AUREL, Savoir News, http://www.savoirnews.net, Communiqué mis en ligne sur le site du HCDH le 24 juin: http://www.hcdh-togo.org/documentation/hcdh-25062012113437-communiquedepressehcdhtogo20062012.pdf

Savoir News: Le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH-Togo) s’est dit « vivement préoccupé » ce mercredi par les « violences qui ont émaillé les manifestations du Collectif +Sauvons le Togo+ ces derniers jours et a invité « toutes les parties à privilégier davantage le dialogue dans la résolution des questions politiques ». … Dans un communiqué transmis à l’Agence Savoir News, le bureau du HCDH-Togo « réaffirme que le droit de manifestation publique pacifique et le droit à la liberté d’expression sont des droits fondamentaux garantis par le droit international des droits de l’Homme et qui doivent s’exercer dans le cadre de la loi »…. Le HCDH-Togo invite le gouvernement à « continuer par assurer la pleine jouissance et l’exercice droit de manifestations et de réunions publiques pacifiques et de veiller scrupuleusement à ce que l’usage de la force soit nécessaire et proportionnelle, conformément aux normes et standards internationaux en la matière ». …

20 juin, Togo : Les évêques togolais condamnent les bavures en cours, http://www.afriscoop.net

(AfriSCOOP Exclusif) — C’est la première fois que l’on voit les évêques togolais regroupés au sein du Cet (Conférence des évêques du Togo) vitupérer contre la gouvernance Faure Gnassingbé, depuis l’accession de ce dernier au pouvoir en mai 2005. Ce 19 juin, le Cet est sorti de ses gonds dans une déclaration au ton presque virulent sur toute la ligne.

– 19 juin, Paris, Amnesty internationale:  Togo: Vague d’arrestations et répression de manifestantshttp://www.amnesty.org

Amnesty International s’inquiète de la répression de manifestants et d’opposants politiques qui expriment, depuis plusieurs jours, leur désaccord avec la politique du gouvernement. Alors que d’autres manifestations sont prévues dans les jours qui viennent, l’organisation appelle les forces de l’ordre à s’abstenir de tout recours excessif à la force et demande la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour avoir exprimé de manière pacifique leur opinion. …  Aujourd’hui, aux environs de 6 h du matin, des éléments de la gendarmerie ont arrêté à son domicile Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre et président national de l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS). Ils ont défoncé la porte et ont emmené ce responsable de l’opposition à la gendarmerie. Au cours de cette arrestation, ils ont giflé la fille d’Agbéyomé Kodjo et ont brutalisé son fils. Par ailleurs, les gendarmes n’ont pas autorisé Agbéyomé Kodjo à emporter son traitement médical. Il a été libéré dans l’après-midi. …  Les forces de sécurité togolaises recourent régulièrement à un usage excessif de la force et à la torture contre des manifestants et opposants politiques. Malgré des engagements répétés de la part des autorités, la plupart de ces actes ont bénéficié d’une totale impunité.

19 juin, ‘Sauvons le Togo’ : Déclaration du 19 juin 2012 relative a l’enlèvement de M. Agbéyome Kodjo, ancien president de l’assemblée nationale, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Dans la matinée du 19 juin 2012, le domicile de Monsieur Agbéyomé KODJO, ancien Président de l’Assemblée Nationale, ancien Premier Ministre, Président national de la formation politique OBUTS, a été investi, dès 4 heures du matin par plus d’une centaine d’agents de sécurité armés de kalachnikovs avec à leur tête, le capitaine AKAKPO, responsable du Service de Renseignements et d’Investigation (SRI) de la Gendarmerie nationale.   Peu après, les portes donnant lieu à sa chambre à coucher ont été défoncées et    M. KODJO a été enlevé puis conduit à la Gendarmerie nationale, menotté, le tout en violation flagrante des dispositions de l’article 54 alinéa 4 de la de la Constitution du 14 octobre 1992 et des articles 10 et 11 de la loi organique n°2007-014 du 18 mai 2007 portant détermination du statut des anciens présidents de l’Assemblée nationale.

19 juin, Le CST exprime son indignation et appelle les populations à une marche ce matin, http://liberte-togo.com

On assiste depuis une huitaine de jours à un big bang politique au Togo. Hier, alors qu’une manifestation était prévue à l’appel du collectif « Sauvons le Togo », des forces de l’ordre ont été postées à tous les coins stratégiques, réputés empruntés par les manifestants, empêchant du coup la tenue de ladite manifestation. Pis, très tôt le matin, aux environs de 4h, Agbéyomé Kodjo, pdt d’OBUTS et membre du CST a été victime à son domicile d’un kidnapping perpétré des mains de maître par le sulfureux Capitaine Akakpo, responsable du SRI et ses éléments, une centaine. Et ce, de manière très cavalière. Une bavure de plus qu’a dénoncée avec la dernière vigueur dans la soirée, le CST lors du point de presse qu’il a organisé.

– 19 juin (13h à Paris – 11h à Lomé) : Les 3 responsables du « Collectif Sauvons le Togo » qui passeront en « procès » demain, le Coordinateur général Me Zeus Ajavon, le Rapporteur Me Jil-Benoît Afangbédji et le porte-parole et président de la LTDH, Me Raphael Kpanté-Adzaré, ont été interdit de manifestation ce matin; Jean-Pierre Fabre est toujours enfermé chez lui. La manifestation prévue ce matin à 8h (10h en france) n’a pas lieu. Agbéyomé KODJO qui devait la mener a été arrêté ce matin, par Capitaine Akakpo du Service de renseignements et d’Informations (SRI), il est actuellement au commissariat. Il y a des échauffourrés dans une partie de Lomé (Bê et d’autres quartiers périphériques de Lomé) et quelques arrestations encore ce matin.

17 juin,TOGO / CST : Appel à la mobilisation citoyenne contre les dérives anti-républicaines par Agbéyomé Kodjo pour le Collectif Sauvons le Togo, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… le Collectif « SAUVONS LE TOGO »:

  1. Met en garde le pouvoir en place contre toute velléité de dérives répressives, d’intimidations, d’arrestations arbitraires à l’endroit des populations et des responsables du Collectif ;
  2. Demande l’arrêt immédiat de poursuites judiciaires infondées, iniques et cyniques engagées à l’encontre de Me Zeus AJAVON, Me Raphaël KPANDE-ADZARE, Me Gil-Benoît AFANGBEDJI et de tous ceux qui ont été interpellés dans le cadre de cette procédure.
  3. Exige la libération immédiate et sans conditions de toutes les autres personnes arbitrairement arrêtés lors des manifestations des 12  13 et 14 juin 2012  ainsi que la restitution des matériels et véhicules saisis ;
  4. Appelle la communauté internationale et les ambassadeurs en poste à Lomé à prendre la mesure de la gravité de la crise politique qui secoue notre pays ;
  5. Demande aux familles qui auraient des personnes disparues ou sans nouvelle en raison des enlèvements survenus ces derniers jours à contacter la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) au  numéro  spécial 99 61 67 46 ;
  6. Appelle les populations à prendre leurs dispositions pour se défendre en cas d’agression à domicile par les forces de l’ordre dans la mesure où, l’espace de maintien de l’ordre se limite à la voie publique et que toute intrusion de ces dernières dans les maisons sans mandat d’arrêt ou mandat d’amener, est une violation de domicile ;
  7. Appelle les populations à se rendre à Bè-Gakpoto le mardi 19 juin 2012 à 8h pour une marche suivie d’un sit-in au carrefour Deckon suivant l’itinéraire: Bè-Gakpoto – marché de Bè – carrefour Deckon, en remplacement des manifestations légalement autorisées des 12, 13, et 14 juin 2012, mais dont la tenue a été intentionnellement perturbée.

17 juin, Libération de Me Zeus Ajavon, président du CACIT et ses collègues Me Jil-Bénoit Afangbedji (ancien président de l’ACAT Togo) et Raphael Kpande-Adzare (actuel président de la LTDH), http://www.collectifsauvonsletogo.com

Les responsables du CST ont été libérés, mais un procès est engagé contre eux par le pourvoir en place, et qu débute ce mercredi 20 JUIN. TOUTE LA POPULATION EST APPELÉE À SE MOBILISER POUR VENIR MASSIVEMENT  À CE PROCÈS.

16 juin 2012, Jean-Pierre Fabre, Président national de l’ANC, assigné à résidence, http://www.anctogo.com

Très tôt ce matin, une horde d’hommes fortement armés  a pris position autour du  domicile du Président National de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC), empêchant toute sortie. Le Ministre de la sécurité, Gnama Latta, pour justifier cette assignation à résidence, a appelé le leader de l’opposition togolaise pour lui déverser des mensonges et des menaces à peine voilées, arguant que cette décision était justifiée par la nécessité de sa protection et pour éviter des casses de boutiques à Lomé. La preuve, une fois encore, de la mauvaise foi du régime RPT et de son  refus de toute évolution du Togo vers un Etat de droit.

16 Juin, Communiqué de presse CST suite à la marche du FRAC empêchée par les ‘forces de sécurité’, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Ce samedi 16 juin 2012 les forces de sécurité ont empêché la tenue de la marche hebdomadaire du Frac à laquelle s’est associée le Collectif Sauvons le Togo dans le cadre de la célébration de journée de l’enfant africain. Tôt ce matin les domiciles de Jean Pierre FABRE  leader de l’ANC, Aimé GOGUE leader de ADDI ont été encerclé par les forces de l’ordre. Elles ont également investi Tokoin Trésor d’où est censé partir la marche et ont lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Plus tard on apprend que Me Zeus AJAVON Coordinateur du Collectif Sauvons, Maitre Raphael Kpandé Adzaré, Rapporteur Général, Me Gil-Benoit AFANGBEDJI Trésorier Adjoint ont été arrêtés par le Capitaine AKAKPO du service de renseignement et d’investigation, qui leur notifie qu’une information judiciaire a été ouverte à leur encontre. Messieurs Edem Atantsi de l’ANC, Pédro AMOUZUN et Ferdinand AYITE de SOS Journaliste en Danger, Membres du Collectif furent aussi interpellés et arrêtés. Invité par appel téléphonique à se rendre au SRI, Mr Agbéyomé KODJO leader  de OBUTS, a fait comprendre au Capitaine AKAKPO, qu’il se rendra à son invitation avec ses avocats. Agbéyomé KODJO ancien Président de l’Assemblée Nationale ne peut être recherché, ni arrêté sans la levée de son immunité parlementaire par l’assemblée selon la législation en vigueur au Togo. Le CST s’indigne contre ces manœuvres anti républicaines qui font injure à la position de la France qui appelle à l’apaisement et exige la libération immédiate et sans condition des responsables arbitrairement arrêtes, ainsi que celles de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations du CST

15 juin, Paris, déclaration du porte parole du Ministère des Affaires Etrangères, Bernard Valéro : « Togo – Manifestations (15 juin 2012) », http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/togo/la-france-et-le-togo/evenements-4216/article/togo-manifestations-15-06-12, http://www.ambafrance-tg.org/Manifestations-declaration-du

Depuis plusieurs jours, nous suivons avec attention la situation au Togo où des manifestations ont lieu. Nous rappelons notre attachement à la liberté d’expression qui est un fondement de la démocratie. Nous condamnons toutes les violences ainsi que leur instrumentalisation. Le maintien d’un dialogue constant, dans le respect de tous, peut seul permettre l’apaisement de la vie politique au Togo. La préparation des prochaines échéances électorales doit se dérouler dans cet esprit de conciliation en mettant en œuvre les mesures nécessaires à un processus transparent, démocratique et apaisé.

14 juin, Le collectif ST appelle à la vigilance contre les dérives répressives du général Titikpina, http://www.collectifsauvonsletogo.com

… Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » met en garde les auteurs connus de ces actes, notamment le capitaine AKAKPO, le lieutenant colonel KONDI, le lieutenant colonel MASSINA et le général TITIKPINA, les deux derniers régulièrement mis en cause comme tortionnaires avérés. Par ailleurs, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » exige  la révocation  du  colonel MASSINA et du général Mohamed TITIKPINA de leurs fonctions. …

14 juin, Manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » : « Les portes du dialogue demeurent ouvertes » selon le ministre Pascal Bodjona, http://www.togoactualite.com

« Les portes du dialogue demeurent ouvertes », a affirmé mercredi, Pascal Bodjona, le ministre de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement, suite à des manifestations à Lomé à l’appel du Collectif « Sauvons le Togo ». Ce Collectif a déclenché trois jours de manifestations. Elles ont démarré mardi par une marche suivie de sit-in à Dékon à laquelle ont pris part des milliers de partisans et sympathisants de ce collectif. Certains manifestants ont même passé la nuit sur cette place. Mercredi, les manifestants ont été vite dispersés par des forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène. Quelque 119 blessés dont 56 cas graves ont été enregistrés et 78 personnes interpellées pour ces deux jours, selon le Collectif « Sauvons le Togo ».

13 juin, Collectif « Sauvons le Togo » : Déclaration liminaire à la conférence de presse du 13 juin, http://www.collectifsauvonsletogo.com

Le mercredi 13 juin 2012, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » a poursuivi le deuxième jour d’une série de manifestations qui ont débuté le 12 juin 2012. Ce matin, aux environs de 9 heures, les agents de sécurité positionnés du côté ouest du carrefour Deckon, ont subitement et sans motif, chargé à coups de tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc de type non conventionnel dans le cadre du maintien d’ordre, la foule de manifestants dont la majorité avait passé la nuit au carrefour. Les manifestants ont été poursuivis dans les ruelles et maisons environnantes ainsi que dans la cour de l’église saint Augustin d’Amoutivé. Ces répressions sans discernement ont engendré les conséquences ci-après : Blessés : 54 blessés dont 24 graves dans la journée du 12 juin 2012, 65 blessés dont 32 graves ; Arrestations : 15 personnes arrêtées le 12 juin 2012, 63 personnes le 13 juin 2012, dont une douzaine au sein de l’église saint Augustin d’Amoutivé. Saisie de biens : l’ensemble du matériel de sonorisation déployé sur les lieux a été emporté et saisi. Le Collectif « SAUVONS LE TOGO »  met à nouveau en garde le gouvernement et le rend entièrement responsable des conséquences de ces répressions et demande la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées les 12 et 13 juin 2012, ainsi que la prise en charge des frais de soins de santé des blessés. Face à cette situation, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » : Lance un appel aux vaillantes populations de Lomé à se mobiliser de nouveau pour occuper le carrefour Deckon demain, jeudi 14 juin 2012 à partir de 8h ; Lance une journée Togo mort le vendredi 15 juin 2012 pour protester contre la répression sauvage et barbare dont les manifestants ont fait l’objet les 12 et 13 juin 2012 ; Renouvelle la tenue des deux jours de marches et sit-in dont le déroulement a été perturbé, pour le lundi 18 et le mardi 19 juin 2012 ; Annonce la tenue d’une nouvelle marche suivie de trois (03) journées de sit-in les mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 juin 2012, sur toute l’étendue du territoire national.

13 juin, Déclaration  du le Collectif « SAUVONS LE TOGO », http://www.collectifsauvonsletogo.com/declaration-du-13-juin-2012-424

Le mardi 12 juin 2012, le Collectif « SAUVONS LE TOGO » a débuté une série de manifestations, régulièrement déclarées et actées par le président de la délégation spéciale de la commune de Lomé, autorité compétente habilitée par la loi. Déjà aux environs de 8 heures, sous une pluie battante, des centaines de milliers de Togolais, se sont rassemblés à Bè-Gakpoto, lieu de départ de la marche, tandis que d’autres ont pris d’assaut, à partir de 10 heures, le carrefour  Deckon, lieu prévu pour le sit-in. Malgré la rencontre qui a eu lieu le jeudi 07 juin 2012 entre les ministres de la sécurité et de l’administration territoriale et les responsables du Collectif « SAUVONS LE TOGO », malgré la sortie médiatique de ces deux ministres sur la télévision nationale la veille de la manifestation, rassurant les populations qu’elle serait encadrée conformément aux règles de l’art, il est à déplorer qu’à peine les manifestants se sont approchés du lieu du sit-in qu’ils ont été violemment chargés, réprimés et dispersés à coups de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc de type non conventionnelles dans le cadre du maintien d’ordre.On dénombre plusieurs manifestants blessés dont l’ancien premier ministre, monsieur Agbéyomé KODJO, président de la formation politique OBUTS, et des dizaines d’autres arrêtés, passés à tabac et détenus dans les commissariats où ils subissent des mauvais traitements et sont privés de visite et de nourriture.

7 juin, Prochaines législatives : L’UE, la France, les USA, l’Allemagne et le système des Nations Unies « prennent note » de l’adoption par l’Assemblée nationale, de nouvelles dispositions et réformes, Savoir News, Junior Aurel, 7 juin 2012, http://www.savoirnews.net, Le communiqué en pdf: http://eeas.europa.eu/delegations/togo/documents/press-corner/20120607_01_fr.pdf

Savoir News: Les Chefs de missions de l’Union européenne, de la République fédérale d’Allemagne, de la France, des Etats-Unis d’Amérique ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies accrédités au Togo ont « pris note » ce jeudi, de l’adoption par l’Assemblée Nationale, de nouvelles dispositions et réformes relatives à l’organisation des élections législatives et locales, annoncées pour le dernier trimestre 2012″…

Le communiqué : Les Chefs de missions de l’Union européenne, de la République fédérale d’Allemagne, de la France, des Etats-Unis d’Amérique ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies accrédités au Togo prennent note de l’adoption, par l’Assemblée Nationale, de nouvelles dispositions et réformes relatives à l’organisation des élections législatives et locales, annoncées pour le dernier trimestre 2012…

4 juin, Le Collectif ‘Sauvons le Togo’ s’engage à empêcher la tenue des mascarades d’élections législatives et locales au Togo, Conférence de presse du 04 juin 2012. Déclaration liminaire, http://www.togocity.com

… Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » recommande impérativement que soient mises en œuvre sans délai : a)les recommandations pertinentes faites par les différentes institutions qui ont soumis des rapports à l’effet de proposer des solutions positives à la crise togolaise et exposées au chapitre « Assainissement de la situation sociopolitique ; b) les réformes constitutionnelles et institutionnelles ; c) les propositions faites par le Collectif « SAUVONS LE TOGO » au titre du cadre électoral en ce qui concerne notamment : – la tenue des élections locales (municipales et préfectorales) avant les législatives ; – un nouveau découpage électoral ; – une nouvelle rédaction du code électoral. …

4 juin, Plateforme Citoyenne pour un Togo Démocratique, Collectif Sauvons le Togo, Lomé, le 04 Juin 2012, http://mo5-togo.com

… Les élections organisées de 1993 à 2010 ont été émaillées de fraudes et de violences postélectorales dont les plus graves sont celles de la présidentielle d’avril 2005 par laquelle, Faure Essozimna GNASSINGBE fut installé, suite à un triple coup de force, militaire, constitutionnel et électoral intervenu après le décès, le 05 février 2005, de son père Gnassingbé EYADEMA. Le sort du peuple togolais, devenu une tragédie, se joue sous le regard passif de la communauté internationale, suivant le cycle infernal désormais connu : « élections – contestations – répressions – négociations ». Il résulte de cette situation, un discrédit des processus électoraux au Togo qui, à ce jour, amènerait le peuple togolais à recourir de nouveau à sa solution initiale d’octobre 1990 pour se libérer d’un régime qui l’opprime depuis 45 ans…


Avril, Mai 2012

31 mai, Lettre ouverte à Faure Gnassingbé et la classe politique, Agbéyomé KODJO, Président National OBUTS, Lomé, le 31 mai 2012, http://www.obuts.org

Le poids des derniers événements politiques dans notre pays notamment l’orchestration de l’échec des dialogues politiques en vue de l’adoption les 25 et 31 mai 2012 par le parlement de textes controversés indique qu’il y a péril en la demeure face à la récurrente crise des excès au Togo.
Une fois de plus, l’imposture de la coalition au pouvoir s’est illustrée avec éclat ce 31 mai 2012 par la dissonance relative à l’adoption du projet de loi du gouvernement sur le découpage électoral. Le désaveu dudit projet par les parlementaires de l’UFC est le révélateur par excellence de la mésentente politique dans les rangs des tenants de la dictature militaro-clanique. Preuve que l’éthique républicaine a déserté le sommet de l’Etat, et que le Togo ne cesse d’être un laboratoire de la violence politique ! …

30 mai, Déclaration relative à l’adoption du code électoral par l’assemblée nationale, Collectif Sauvons le Togo, Lomé, le 30 mai 2012, http://www.anctogo.com

Le vendredi, 25 mai 2012, l’Assemblée Nationale togolaise a voté le texte de loi portant code électoral nonobstant le tollé général qui a suivi l’adoption du projet de loi par le gouvernement et sa transmission au parlement. La séance plénière ayant conduit à l’adoption de cette loi s’étant déroulée sous haute surveillance policière, induit le caractère nettement singulier de la procédure et du cadre dans lequel la représentation nationale a siégé, étant donné que les précédentes plénières ne se sont pas déroulées avec un tel dispositif. Il n’est pas superfétatoire de préciser que malgré la haute importance de cette loi, seuls 49 députés sur 81 étaient présents. Le Collectif «SAUVONS LE TOGO» note qu’il a en son temps attiré l’attention du gouvernement des suites fâcheuses qui adviendraient si une telle loi venait à être votée sans aucun consensus de la majorité des acteurs politiques et en violation flagrante du Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole de la CEDEAO relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité qui dispose au point 1 de son article 2 qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ».

17 mai, 3 questions à Patrick Spirlet, ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Savoir News, http://www.savoirnews.net

Les élections législatives sont prévues en octobre prochain au Togo. Le pouvoir et certains « poids lourds » de l’opposition se cognent depuis quelques jours au sujet d’un projet de code électoral et d’un avant-projet de loi organique portant de 81 à 91, le nombre de députés pour la prochaine législature, textes examinés et adoptés par le gouvernement le mois dernier. Certains partis politiques dont l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean Pierre Fabre et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Dodji Apévon boycottent les discussions entamées depuis lundi par le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo avec certaines formations politiques…

Avril 2012, création du Collectif « Sauvons le Togo » (site internet créé le 12 juin 2012), http://www.collectifsauvonsletogo.com/le-collectif

… A cet effet, à l’initiative des Organisations de Défense des Droits de l’Homme: Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture Branche Togo (ACAT-TOGO); Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH); Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits Humains (ATDPDH); Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT); Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CTDDH); Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO); Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH); et d’autres Organisations de la Société Civile à savoir : SOS Journaliste en Danger (SOS JED); SYNERGIE-TOGO; les partis politiques: Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI); Alliance Nationale pour le Changement (ANC); Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS); Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR); Parti des Travailleurs; ainsi que le Mouvement Politique Sursaut-Togo, se constituent en un Collectif dénommé Collectif «SAUVONS LE TOGO».

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